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Recommandations pour contrer le phénomène des paradis fiscaux

Voici nos recommandations au gouvernement canadien pour contrer l’effet des paradis fiscaux.

 Considérant que le Canada et la Barbade partagent un traité de non-double imposition permettant aux investisseurs de payer leurs impôts non au Canada, mais à la Barbade, celui-ci possédant un taux d’imposition quasi-nul soit de 0,25% en moyenne, pour ensuite rapatrier leur fonds et éviter la fiscalité, nous recommandons au Canada l’abolition de ce traité. Cela permettrait au gouvernement de récupérer une grande partie des fonds qui lui échappe.

Considérant que le Canada partage plusieurs traités de partage d’informations avec des pays qui sont considérés comme des paradis fiscaux,  les Accords d’échange de renseignements fiscaux, et que ceux-ci ne permettent pas d’avoir des renseignements valables ce qui, ultimement, facilite l’utilisation des paradis fiscaux, nous recommandons au Canada de revoir leur législation dans le but de soit la rendre plus efficace pour avoir des renseignements pertinents sur l’évasion fiscale ou soit l’abolir puisqu’elle n’a aucune utilité si elle ne remplit pas son rôle.

Considérant que les peines pour les coupables ne sont pas assez sévères puisqu’elles ne consistent qu’à rembourser les impôts impayés de la dernière année comptabilisée, nous recommandons au Canada d’implanter une pénalité de 30% de leur revenu qui sera additionnée aux impôts qu’ils doivent rembourser pour l’année comptabilisée. Non seulement ceci sert d’avertissement aux autres investisseurs, mais cette pénalité permettrait, d’une certaine façon, de récupérer une partie d’impôt qui a évitée la fiscalité.

Considérant que le Canada n’est pas au même niveau que les autres pays de l’OCDE concernant les politiques qui devraient être mis en oeuvre pour combattre les paradis fiscaux, nous recommandons au Canada de participer aux discussions internationales sur le sujet. De cette façon, le Canada pourra suivre la tendance mondiale de combat contre les paradis fiscaux.

Considérant que le Canada a perdu environ 170 milliards de dollars dans les paradis fiscaux en 2013, et que ce type de donnée n’est plus disponible puisqu’il n’y a plus assez de personnel au sein de l’Agence du Revenu du Canada pour se pencher sur la question d’évasion fiscale, celui-ci ayant procédé à des coupures de postes dans cette même année de presque 8000 employés, nous recommandons au Canada de créer un groupe spécial qui se penchera sur l’évasion fiscale pour mieux cerner le problème et trouver des solutions pour y remédier.

Considérant que le Canada perd des quantités énormes d’argent; que retrouver même une partie des sommes perdues à l’évasion fiscale pourrait grandement bénéficier les services publics fédéraux et provinciaux, et la population; que ces sommes d’argent peuvent aider à diminuer les déficits budgétaire fédéraux et provinciaux; et que malgré le fait que l’évasion fiscale existera toujours, il y a des façons de le contrer dont l’abolition des paradis fiscaux, nous recommandons au Canada d’abolir ceux-ci et d’obliger les entreprises à avoir leur siège social au Canada. De plus, nous exigeons que le Canada augmente le taux d’imposition des entreprises qui se situe à 15%, à au moins 38%, ce à quoi il était auparavant. De cette façon, la plupart de l’argent sera récolté par les impôts et pourra être réinjecté dans les services publics pour améliorer la qualité de ceux-ci.

Peut-on récupérer la somme totale de l’argent perdu? – Extrait d’entrevue d’Alain Deneault

 

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Les conséquences des paradis fiscaux: Les solutions canadiennes pour lutter contre ceux-ci

Pour contrer l’évasion fiscale, le gouvernement conservateur a adopté une nouvelle mesure en ce début d’année 2015. Il force tous les contribuables, les casinos et institutions financières de déclarer les télé-virements et virements bancaires internationaux de plus de 10 000$ à l’Agence du revenu du Canada (Joël-Denis Bellavance, 2015).  Cette loi avait été adoptée en 2013, mais entrait seulement en vigueur le 1er janvier 2015. Ce qui est nouveau avec cette loi est que les déclarations rapportés au Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada sont directement transmis à l’Agence du revenu. De cette façon, elle peut maintenant garder un œil sur tous les contribuables qui essaient d’éviter la fiscalité canadienne. En date du 17 février 2015, plus de 1,5 millions de déclarations de virements de 10 000$ et plus ont été enregistrées par l’Agence du revenu, et elle prévoit en recevoir 10 millions avant la fin de l’année (Joël-Denis Bellavance, 2015). Plusieurs individus déclarent leurs revenus puisqu’il est maintenant obligatoire pour les montants de 10 000 $ et plus. Ils ne veulent pas se faire prendre et devoir payer des pénalités plus grandes que les impôts qu’ils payeront à la fin de l’année fiscale. On prévoit récupérer 44 millions en impôts impayés pour l’année fiscale 2014-2015 qui prend fin dans le prochain mois. Cependant, pour l’année fiscale 2015-2016, le gouvernement prévoit récupérer plus de 389 millions en impôts impayés (Joël-Denis Bellavance, 2015). En d’autres mots, le gouvernement canadien permet l’utilisation des paradis fiscaux, mais s’empare de moyens pour s’assurer que les contribuables payent leur juste part.

Une autre solution du gouvernement conservateur est de prendre exemple sur d’autres pays membres de l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, comme l’Allemagne et les États-Unis. C’est un système de dénonciation volontaire qui se nomme «programme de dénonciateurs de l’inobservation fiscale à l’étranger». Il permet aux individus qui ont des compagnies à l’étranger et qui payent leurs impôts de recevoir 5% à 15% de la valeur de leurs impôts lorsque la somme qu’ils dénoncent dépasse 10 000$ (Joël-Denis Bellavance, 2015). Ceci encourage les gens à aider le gouvernement à chasser les fraudeurs puisqu’ils reçoivent un montant d’argent élevé pour le faire.

Stephen Harper, Premier Ministre du Canada et chef du parti conservateur au fédéral By World Economic Forum swiss-image.ch/Photo by Remy Steinegger [CC BY-SA 2.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

C’est un bon début, cependant, le Canada devrait, pour optimiser la récupération d’impôts et pour mettre un frein à l’évasion fiscale, abolir son accord de non-double imposition avec la Barbade, entre-autres, qui permet le rapatriement de capitaux sans payer d’impôts. Il n’est pas possible de croire que le gouvernement canadien ne connaisse pas les taux d’imposition des différents pays avec qui les contribuables canadiens font affaire. Il est injuste de considérer que les impôts sont payés à l’étranger alors que le taux d’imposition est nettement plus bas que celui du Québec qui est de 25,75% (Revenu Québec) pour un revenu plus élevé que 102 040$. Le gouvernement devrait ajuster ou compenser le taux pour pouvoir récupérer l’argent ici. Par exemple, comme le taux en Barbade se situe entre 0,25% et 2,5% (Bruno Geoffroy, 2015), le Canada devrait percevoir entre 23,25% et 25,5% d’impôts. De plus, le gouvernement canadien devrait arrêter de signer des accords de partage de renseignements avec les pays qui sont des paradis fiscaux parce que cela encourage les individus à enregistrer le siège social de leurs compagnies à l’étranger et non sur leur propre territoire. Ce qui est contradictoire, est que le Canada implante des règlements comme la nouvelle mesure de déclaration, mais permet l’utilisation des paradis fiscaux, et par l’entremise de ses lois et accords, encourage leur utilisation.

Une autre recommandation serait d’imposer des pénalités aux personnes qui se dénoncent d’avoir bénéficié d’évasion fiscale. En ce moment, ceux qui se font prendre et participe au programme doivent seulement rembourser leurs impôts et les intérêts qui y sont appliqués. Une meilleure approche serait d’inclure une pénalité additionnelle de 30% sur le revenu de l’individu (Michel Munger, 2015). De cette façon, on démontre que l’action de ne pas déclarer les impôts sera punie par le gouvernement sévèrement. Cela mettrait aussi un frein à l’évasion fiscale et enverrait un avertissement aux autres profiteurs.

Les solutions – Extrait d’entrevue d’Alain Deneault

Shelleen Sterling

Recommandations et solutions retenues pour contrer l’homophobie

Réformer les milieux scolaires

Comme nous l’avons vu dans l’article Différents milieux où l’homophobie se développe, les milieux scolaires, au Québec, ne sont pas encore très bien formés pour éviter l’intolérance face aux différentes orientations sexuelles. Il serait, d’abord, important de former le personnel en milieu scolaire pour les sensibiliser à l’homophobie et donner une démarche précise à suivre lorsque des cas de discriminations ou d’intimidation ont lieu à l’endroit des homosexuels. Il serait aussi intéressant de faire plus d’ateliers dans les écoles pour discuter de la diversité sexuelle (Chouinard, 2011, p.90-91).

Aussi, les manuelles de biologie ou de psychologie humaine devraient mieux informer les élèves de ce qu’est l’homosexualité ou la bisexualité dans un cadre plus positif.

Enfin, nous devrions informer les jeunes dans les écoles sur la diversité sexuelle. Ainsi, les préjugés et l’intolérance appris dans la famille, les équipes sportives ou la rue ne prendront pas le dessus sur « une éducation incitant au respect de soi et des autres » (Welzer-Lang, Dutey, & Dorais, 1994, p.62).

Changer le milieu sportif

Étant donné les statistiques qui nous montrent que l’homophobie est étroitement liée aux sports d’équipes chez les garçons, nous croyons que les associations sportives devraient s’assurer d’une meilleure sensibilisation de leurs entraineurs pour éliminer les mentalités archaïques qui mettent en valeur une vision fermée et très restrictive de ce qu’est un « vrai homme ». Ainsi, il y aurait une diminution de la pression sur les jeunes sportifs qui n’aurait plus à se conformer à ce genre de stéréotype, mais aussi une diminution de comportements et de mentalités homophobes.

Un exemple appliqué en France est la Charte contre l’homophobie dans le sport. En effet, cette charte oblige les institutions sportives à s’engager activement contre la discrimination à l’égard des homosexuelles. Elle comprend 6 articles d’obligations soit :

  • Reconnaitre l’homophobie comme contraire aux principes universels de protection des Droits de l’Homme.
  • Sanctionner toute attitude homophobe.
  • Promouvoir la diversité dans le sport et assurer la diffusion de messages sur la tolérance.
  • Apporter de l’aide à ceux qui évoluent dans le sport qui pourrait être intimidé en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée.
  • Mettre en place des modules éducatifs sur la lutte contre toutes les discriminations
  • Recenser les actes d’homophobie et en référer régulièrement au ministère chargé des sports afin de constater l’évolution des comportements dans le sport et d’ajuster les actions à entreprendre.

Myriam Laferrière

Reconnaitre la réalité des minorités sexuelle

Depuis quelques années, le gouvernement du Québec s’est mis comme but d’informer la population québécoise au sujet de l’homophobie et des diversités sexuelles. Présentement, ce gouvernement essaie de contrer l’intimidation faite à ceux-ci par un plan d’action qu’ils se sont mis. Dans leur plan d’action, leur premier objectif est de « sensibiliser et d’éduquer la population aux diversités sexuelles par la tenue de campagnes médiatiques de sensibilisation traitant de l’homophobie » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8). De plus, il suggère de réaliser des « activités de sensibilisations sur les réalités des personnes de minorités sexuelles et des familles homoparentales » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8). Ensuite, il propose la tenue d’activités de formations qui inclurait « la prise en compte des problématiques des personnes de minorités sexuelles » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8). Aussi, le plan d’action opterait, afin de sensibiliser la population aux diversités sexuelles, pour « la diffusion d’informations sur l’homophobie » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8), « le soutien et l’accompagnement » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8) pour les personnes à minorités sexuelles, « la collaboration dans l’élaboration d’activités et d’outils de sensibilisations » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8) et « l’incitation à la réalisation d’actions pour contrer l’homophobie » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8). Le deuxième objectif visé par le plan d’action est de « favoriser la recherche par la mise en place d’une chaire de recherche universitaire sur l’homophobie » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8). Aussi, pour ce même objectif, il suggère « la stimulation de projets de recherche sur l’homophobie », « la production de statistiques ciblées sur les réalités des personnes de minorités sexuelles » et « la prise en considération des réalités des personnes de minorités sexuelles lors de la réalisation d’enquêtes et de recherches » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.8).

 Favoriser le mieux-être

Dans ce même plan d’action, le gouvernement a émis plusieurs solutions qui seraient en lien avec les organismes communautaires qui soutiennent les nombreuses diversités sexuelles présentes au travers du Québec. Il a englobé ces solutions dans une priorité qui s’intitule « Favoriser le mieux-être » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9). Dans cette priorité, il y a trois objectifs : « Soutenir les victimes d’homophobie » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9), « Favoriser l’adaptation des services publics » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9) et « Soutenir l’action communautaire » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9). Dans cette partie du plan d’action, le gouvernement du Québec propose une multitude de solutions, dont « la prise en compte des jeunes des minorités sexuelles dans le cadre de mesures visant à contrer le suicide » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9), « une formation adéquate du personnel professionnel susceptible d’intervenir auprès des personnes de minorités sexuelles » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9), « la promotion d’activités » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9), « l’accès à des ressources  adéquates » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9), « le maintien de l’aide financière accordée aux organismes communautaires œuvrant auprès des personnes de minorités sexuelles » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9), « la participation financière à des projets en provenance du milieu autochtone » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9) et « l’établissement d’un portrait des organismes communautaires » (Gouvernement du Québec, 2011-2016, p.9).

Catherine Néron

Réactions sur la scène internationale et les solutions proposées

Le terrorisme, un ou plusieurs actes, unique ou en continu, planifié et/ou exécuté par une ou plusieurs personnes est en des termes plus pacifiques un moyen de pression afin d’imposer ou de revendiquer une idéologie, un système politique, des valeurs, des normes sociales, etc. en employant la peur et la terreur pour mettre à exécution les desseins. Sur la scène internationale, le terrorisme est catégorisé de criminel et reconnu comme étant un crime contre l’humanité (Action de l’ONU contre le terrorisme: Stratégie antiterroriste mondiale. (8 septembre 2006). Puisqu’il va à l’encontre des relations pacifiques que tentent d’établir les différents pays du monde autour de la planète, le terrorisme est très mal perçu et prend souvent sa source lors d’un conflit armé entre deux pays. Tout de même, dans les dernières années, le monde a surtout assisté à une forme de terrorisme prenant sa source de la religion. C’est d’ailleurs le cas de l’actuel groupe terroriste que l’on nomme l’É.I (État islamique) qui est composé de musulmans extrémistes, auteur des attentats à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa au Québec ainsi qu’à Sydney en Australie en décembre 2014, et en France contre Charlie Hebdo en janvier 2015. C’est suite à ces événements ayant secoué la planète entière que nous aborderons les réactions au terrorisme quant à l’ONU, au Canada et aux États-Unis. Nous verrons les moyens de prévention mis en place ainsi que les solutions proposées par chacun.

Organisation des Nations Unies

L’Organisation des Nations Unies fut d’abord créée suite à la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) afin d’éviter de répéter cet évènement qui aura couté la vie à plus de six millions d’individus. Cette guerre aura été d’une atrocité non seulement sur le côté de vie humaine, mais aussi sur le côté psychologique du monde. Ayant vécu dans des climats de terreur pendant environ six ans (1939-1945), des populations entières seront restées marquées par cette forme de terrorisme à grande échelle que pratiquait le gouvernement nazi. C’est donc le 28 octobre 1945 que l’Organisation des Nations Unies (ONU) fut créée, regroupant à la base «51 pays déterminés à maintenir la paix et la sécurité internationale, à développer des relations amicales entre les nations, à promouvoir le progrès social, à instaurer de meilleures conditions de vie et à accroître le respect des droits de l’homme» (À propos de l’ONU. (n.d.)). Aujourd’hui, l’ONU compte 193 États Membres et est très actif à la lutte contre le terrorisme (spécialement depuis les derniers mois en raison des activités de l’État islamique et Boko Haram).

Il faut d’abord comprendre qu’en tant qu’organisation permettant un Conseil des pays du monde, les méthodes adoptées par l’ONU ainsi que ses solutions sont régulièrement appliquées à travers la majorité des États Membres. Ce qui sera sujet dans le texte qui suit est donc les grandes lignes des nombreuses méthodes et solutions employées par les différents pays de l’organisation pour lutter contre le terrorisme.

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

Comme nous sommes au XXIe siècle et que la technologie domine le monde, l’ONU propose surtout des méthodes afin de prévenir le terrorisme en se basant sur de nouveaux logiciels permettant d’augmenter la sécurité des États. Par exemple, la société INTERPOLE, une société développant des systèmes de base de données de haute sécurité, aurait permis à l’ONU d’établir un réseau d’information mettant en lien les services de police, militaires ainsi que politiques afin d’échanger plus facilement des informations concernant la sécurité d’un État et ainsi prévenir plus aisément les actes terroristes ou encore, d’augmenter les chances de découvrir les complots (La Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies: Activités menées par le système des Nations. (4 avril 2012)). De plus, en tenant compte de l’augmentation de la vigilance dans les aéroports, l’ONU ne cesse de mettre à jour ses méthodes visant à contrer le vol d’identité ou le transport de matière ou d’objets nuisibles à la sécurité des populations. Par exemple, l’organisation encourage fortement les aéroports à adopter le système de reconnaissance de l’iris, un système ayant été mis en place en autre à l’aéroport de Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. De plus, l’ONU adopte des mesures économiques visant à empêcher les groupes terroristes de financer leurs activités. C’est en organisant un blocus économique, politique et  militaire complet des gouvernements membres de l’organisation contre les groupes terroristes que l’ONU réussit peu à peu à éradiquer les groupes rebelles. Par exemple, le 12 février dernier, l’ONU a appelé les États Membres à cesser tout commerce, direct ou indirect, avec l’organisation État islamique, ce dernier tirant son argent de la contrebande de pétrole, d’armes et des rançons pour les otages. Chaque pays possède comme devoir d’empêcher quiconque sur son territoire tentant de communiquer ou de commercer avec l’organisation terroriste (Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’État islamique. (10 février 2015)). La lutte dépend donc de l’interdépendance entre les pays membres et chacun d’entre eux est responsable de sa lutte contre le terrorisme.

Tout de même, les valeurs fondamentales de l’ONU, soit celles du respect des droits de l’homme ainsi que la liberté d’expression, ne permettent pas de donner carte blanche aux États Membres afin de lutter individuellement contre le terrorisme. Comme le rappelle le Vice-Secrétaire général, Jan Eliasson, «les États ne peuvent pas se permettre de lutter contre le terrorisme de manière isolée ou uniquement par l’entremise d’actions militaires» (Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’État islamique. (10 février 2015)). L’adoption de mesures pour contrer les groupes terroristes est donc une affaire pointilleuse et qui requiert évidemment la bonne collaboration de tous.

Le Canada et le terrorisme

En ce qui concerne le Canada, selon le site du Ministère de la Justice du Canada, la majorité de la population pense que le gouvernement canadien se doit d’améliorer son système afin de prévenir les attentats terroristes (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)).

Le Ministère de la Justice étale une multitude de solutions ou de méthodes que pourrait adopter le gouvernement du Canada, ces dernières étant proposées par des professeurs d’université se spécialisant dans le domaine du terrorisme, de la liberté d’expression, dans la politique ou encore dans la sécurité nationale et internationale. Parmi ces mesures préventives, on retrouve principalement celle où il s’agirait de l’amélioration d’un système de mise en commun des informations de tout genre pouvant être pertinente à contrer les actes terroristes, non seulement entre les provinces et territoires, mais aussi entre les ministères des gouvernements (provinciaux et fédéral). Une implication au niveau de l’organisation des grandes villes serait aussi importante. Par exemple, d’une étude menée par le gouvernement du Canada auprès d’opinions d’universitaires, un professeur de l’université de Toronto dans la faculté de droit, le professeur Kent Roach propose au gouvernement d’améliorer le système pour l’analyse des eaux potables des grandes villes, mais pas uniquement afin de prévenir le terrorisme: l’application de cette mesure permettrait aussi de bien vérifier la salubrité des eaux et mieux contrôler la qualité de l’eau (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)). Aussi, le professeur Stuart Farson de l’Université Simon Fraser propose que le Canada classe les menaces naturelles ou humaines en ordre de priorité «de façon à ce que les gouvernements au pays puissent réagir convenablement et efficacement à l’échelle régionale» (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)).

Tout de même, il faut mentionner que le gouvernement de Paul Martin en 2003 à 2006 aura instauré «la création, […], du nouveau super-ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile, qui s’intéresse à la menace d’un point de vue global, est un pas dans la bonne direction» (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)). D’une autre paire de manches, plusieurs s’entendent pour dire que le Canada ne devrait peut-être pas trop dépenser dans des mesures préventives au terrorisme. Malgré qu’il ait été mis sur la liste des pays ciblés de Ben Laden en 2002 (Brodeur, J., & Leman-Langlois, S. (2009)), le Canada ne peut juger son risque d’être un pays ciblé pour un attentat terroriste à élever en raison de la diplomatie qu’il emploie envers les autres pays. Tout de même, cette notion peut changer radicalement. Il suffirait d’un gouvernement misant sur les opérations militaires visant à combattre le terrorisme (un peu comme l’est le gouvernement américain) et le sol canadien devient alors un territoire beaucoup plus à risque. Si l’on observe l’actualité, il est plausible de penser que le Canada augmente ses chances d’être victime d’un attentat terroriste dû au fait qu’il est désormais lié à d’autres pays pour combattre l’État islamique.

Afin de résumer cette partie du travail, l’islamophobie se doit, tout comme les actes de racisme et de discrimination, de disparaître des mentalités des populations. Il est irrationnel de blâmer un peuple entier pour des actes commis par un petit nombre de personnes appartenant à ce groupe. L’islamophobie devrait être vue comme un crime au même titre que le terrorisme. Ensuite, l’ONU doit continuer d’apporter de nouvelles solutions afin d’éradiquer les actes de terreur et de violences commis par des extrémistes. Le monde doit vivre en paix et c’est non seulement à l’ONU, mais aussi aux populations du monde de rechercher le Bien commun et d’accepter de vivre ensemble tout en étant différentes dans les cultures. Enfin, en raison des derniers actes terroristes dont a été victime le Canada durant le mois de décembre 2014 et la grande activité du groupe terroriste de l’État islamique qui vise particulièrement les pays occidentaux, il serait bon pour le Canada d’investir un peu plus de son budget dans le domaine de la prévention au terrorisme afin d’assurer la sécurité de sa population et d’avoir les moyens nécessaires pour contrer les actes de terrorisme.

Photo DDC

Merci,

Samuel Groulx