Archives par mot-clé : rituels

Nouveaux apprentissages concernant les rituels et la culture Atikamekw durant le séjour à Manawan

Le premier jour complet à Manawan, nous avons rencontré Annick Flamand au Conseil de bande. Elle est aussi la représentante des femmes autochtones du Québec des trois communautés atikamekw. Durant la rencontre, elle a mentionné le rituel du placenta. Les femmes ayant une fausse couche et allant voir un médecin à Joliette ont de la difficulté à ramener leur placenta dans la réserve. Elles voudraient le ramener pour l’enterrer dans la terre et planter un arbre à cet endroit pour symboliser la relation avec la Terre-Mère.

De plus, il y a la célébration du Pow-wow, un rassemblement culturel qui permet une communication avec les esprits. C’est un évènement où tout le monde peut participer, mais il y a un cheminement à faire pour se préparer à la fête. Par exemple, la fabrication d’un régalia (un costume qui est souvent porté lors de Pow-wow) doit se faire tranquillement et le savoir de la fabrication doit être transmis. Pour les Atikamewks, les plumes disent beaucoup à propos d’une personne : qu’est-ce qu’elle a parcourue et son chemin futur. De plus, les autochtones ne tuent pas les oiseaux pour recueillir les plumes, mais attendent que le créateur l’offre comme symbole d’un devoir pour la communauté.

Pour ce qui est des guérisseurs de la région, il y en a 2 ou 3 assez reconnus à Manawan. Madame Flammand a précisé que Fernand Niquay était le plus connu.

Malheureusement, il y a aussi certains rituels et traditions qui ont tendance à disparaître avec le temps. C’est le cas de la fabrication de canots, de raquettes et de Tikinakan.

Durant l’après-midi, nous avons rencontré Jolianne Ottawa, Francine Moer et Jacinthe Petiquay. Elles ont parlé de l’alphabet atikamekw qui ne contient que 15 lettres et le fait qu’il y a un dictionnaire atikamekw. Pour nous donner plus d’information sur le rituel du placenta, elles ont mentionné que c’est seulement une partie du placenta qui est planté alors que l’autre partie est utilisée pour faire un médicament.

Finalement, nous avons rencontré plusieurs membres du personnel de l’école secondaire Otapi. Monsieur Volant, le directeur de l’école a parlé de la construction de l’aréna dans la réserve, il y a environ 1 an et demi. Il a précisé que ce changement a augmenté les conditions de vie des jeunes, puisqu’à la place de traîner dans les rues, ils peuvent s’occuper en participant à des activités. Le hockey n’est pas la seule activité pratiquée par les jeunes de la région, il y a aussi le basketball, la marche et le projet cirque du monde qui avait pour but de parler de suicide, comme nous a mentionné Mélanie Petiquay, l’intervenante scolaire.

Hyperlien pour voir le film Le Pacte de Melanie Petiquay: https://ressources.cgodin.qc.ca/login?url=http://cve.grics.qc.ca/fr/916/3528

Finalement, nous avons rencontré un artisant chez lui. Lors de cette rencontre, il nous a parlé de son parcours de vie et nous a montré ce qu’il fabrique. De plus, il nous a joué une chanson au tambour et montré les vêtements qu’il porte au Pow-wow.

Élisabeth

IMG_6720

Annick Flamand, agente d’employabilité et membre de Conseil de bande

Source: Erika Palamaro, 2015IMG_6751

Jacinthe Petiquay, Francine Moer, infirmières

Jolianne Ottawa, infirmière et membre de Conseil de bande

IMG_6777

M. Volant, directeur de l’école secondaire

Source: Erika Palamaro, 2015

 

 

IMG_6875

Artisan

SourceLErika Palamaro, 2015

 

Les cérémonies

La cérémonie du nouveau-né : Lors d’une naissance, il y a une cérémonie où «la mère présente l’enfant à tous les aînés, qui forment un cercle» (Michelle Provost, 1994,p.10) . Il y a don d’objets ayant une symbolique au nouveau-né, ainsi que prières et chants pour célébrer l’évènement (Michelle Provost, 1994, p.10).

La cérémonie des premiers pas : Lorsqu’un enfant fait ses premiers pas, il y a une cérémonie le matin dans une tente orientée vers l’est afin de laisser passer la lumière. L’enfant marche avec son parrain et sa marraine sur des branches de sapin. Après la marche, l’enfant reçoit «du gibier, une gibecière, un petit arbre décoré de rubans et une hache» (Michelle Provost, 1994, p.10). De plus, le garçon peut tirer un coup de fusil pour la première fois. Pour une jeune fille, on lui offre un Tikinakan (un porte-bébé) pour symboliser le don de la vie. Ce rituel confirme la responsabilité de chacun envers l’enfant pour l’accompagner tout au long de sa vie (Michelle Provost, 1994, p.10).

Lien pour la video de Wapikoni mobile sur le Tikinakan :http://www.wapikoni.ca/films/tikinakan

La cérémonie de sudation Matotasiwatekw : Cette cérémonie, destinée principalement aux adultes, se déroule dans une tente, où l’individu se recueille durant quelques heures. Des pierres chaudes sont placées au centre de celle-ci et on rajoute de l’eau et de la vapeur pour créer une impression de sauna. Durant la séance, c’est le temps de réfléchir sur sa propre vie (Michelle Provost, 1994, p.11).

Le deuil : Lorsqu’un individu de la communauté meurt, on expose le corps dans la maison du défunt durant trois journées et nuits. De surcroît, «les membres de la famille portent un bracelet noir en tissu, qu’ils gardent jusqu’à ce qu’il s’use et se détache» . Aussi, à la fin des repas, «les restes de nourriture sont brûlés par respect pour l’esprit du défunt» (Michelle Provost, 1994, p.26). Lorsqu’il vient le temps de l’enterrement, un repas est préparé pour le mort et tout le monde embrasse le cadavre par respect. Au moment où le cercueil est inséré dans la terre, chaque invité jette une poignée de terre dessus. Finalement, les possessions de la personne décédée sont seulement redistribuées 6 mois à 1 an après sa mort (Michelle Provost, 1994, p.26).

Le jour de l’an : À minuit au jour de l’an et avant le lever du premier jour de l’année, les aînés tirent des coups de fusil vers le ciel. De plus, les membres de la communauté se donnent des câlins (Michelle Provost, 1994, p.26).

Élisabeth