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Recommandations pour contrer le phénomène des paradis fiscaux

Voici nos recommandations au gouvernement canadien pour contrer l’effet des paradis fiscaux.

 Considérant que le Canada et la Barbade partagent un traité de non-double imposition permettant aux investisseurs de payer leurs impôts non au Canada, mais à la Barbade, celui-ci possédant un taux d’imposition quasi-nul soit de 0,25% en moyenne, pour ensuite rapatrier leur fonds et éviter la fiscalité, nous recommandons au Canada l’abolition de ce traité. Cela permettrait au gouvernement de récupérer une grande partie des fonds qui lui échappe.

Considérant que le Canada partage plusieurs traités de partage d’informations avec des pays qui sont considérés comme des paradis fiscaux,  les Accords d’échange de renseignements fiscaux, et que ceux-ci ne permettent pas d’avoir des renseignements valables ce qui, ultimement, facilite l’utilisation des paradis fiscaux, nous recommandons au Canada de revoir leur législation dans le but de soit la rendre plus efficace pour avoir des renseignements pertinents sur l’évasion fiscale ou soit l’abolir puisqu’elle n’a aucune utilité si elle ne remplit pas son rôle.

Considérant que les peines pour les coupables ne sont pas assez sévères puisqu’elles ne consistent qu’à rembourser les impôts impayés de la dernière année comptabilisée, nous recommandons au Canada d’implanter une pénalité de 30% de leur revenu qui sera additionnée aux impôts qu’ils doivent rembourser pour l’année comptabilisée. Non seulement ceci sert d’avertissement aux autres investisseurs, mais cette pénalité permettrait, d’une certaine façon, de récupérer une partie d’impôt qui a évitée la fiscalité.

Considérant que le Canada n’est pas au même niveau que les autres pays de l’OCDE concernant les politiques qui devraient être mis en oeuvre pour combattre les paradis fiscaux, nous recommandons au Canada de participer aux discussions internationales sur le sujet. De cette façon, le Canada pourra suivre la tendance mondiale de combat contre les paradis fiscaux.

Considérant que le Canada a perdu environ 170 milliards de dollars dans les paradis fiscaux en 2013, et que ce type de donnée n’est plus disponible puisqu’il n’y a plus assez de personnel au sein de l’Agence du Revenu du Canada pour se pencher sur la question d’évasion fiscale, celui-ci ayant procédé à des coupures de postes dans cette même année de presque 8000 employés, nous recommandons au Canada de créer un groupe spécial qui se penchera sur l’évasion fiscale pour mieux cerner le problème et trouver des solutions pour y remédier.

Considérant que le Canada perd des quantités énormes d’argent; que retrouver même une partie des sommes perdues à l’évasion fiscale pourrait grandement bénéficier les services publics fédéraux et provinciaux, et la population; que ces sommes d’argent peuvent aider à diminuer les déficits budgétaire fédéraux et provinciaux; et que malgré le fait que l’évasion fiscale existera toujours, il y a des façons de le contrer dont l’abolition des paradis fiscaux, nous recommandons au Canada d’abolir ceux-ci et d’obliger les entreprises à avoir leur siège social au Canada. De plus, nous exigeons que le Canada augmente le taux d’imposition des entreprises qui se situe à 15%, à au moins 38%, ce à quoi il était auparavant. De cette façon, la plupart de l’argent sera récolté par les impôts et pourra être réinjecté dans les services publics pour améliorer la qualité de ceux-ci.

Peut-on récupérer la somme totale de l’argent perdu? – Extrait d’entrevue d’Alain Deneault

 

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Recommandations pour contrer le terrorisme

  • Étant donné l’échec des politiques étrangères basées sur la force et l’intervention militaire dans l’éradication du terrorisme, il faudrait plutôt que les gouvernements des grandes puissances sur la scène mondiale adoptent des politiques basées sur la diplomatie, la paix, la justice et la compréhension.
  • Étant donné le lien important existant entre l’accès aux images violentes et la propagation des idées terroristes, il serait important de réduire le contenu à caractère violent diffusé dans les médias, les films et particulièrement dans les jeux vidéos.
  • Étant donné le nombre important de jeunes en provenance d’un peu partout qui se radicalisent et partent rejoindre des groupes terroristes, il serait primordial que chaque pays travaille, de l’intérieur, pour freiner ce phénomène en apportant de l’aide à ces jeunes.
  • Étant donné le grand nombre de jeunes qui se radicalisent sur internet, il serait nécessaire de régulariser cet outil.
  • Étant donné que bon nombre des jeunes qui se radicalisent et partent rejoindre des groupes terroristes ont des problèmes d’intégration ou sont en quête de sens dans leur vie, il serait nécessaire de mettre en place des politiques visant l’intégration de ces jeunes.
  • Étant donné que la majorité des jeunes qui se radicalisent sont des jeunes idéalistes pensant aller changer le monde en rejoignant des groupes extrémistes, il serait nécessaire de bien expliquer à la population, surtout aux jeunes en quête de sens, ce qu’implique vraiment le fait de rejoindre un groupe terroriste.
  • Étant donner que les politiques du Canada en appui aux israéliens et à la destruction du Moyen-Orient aident à la radicalisation des jeunes du pays, il serait nécessaire de modifier les positions politiques de notre pays.
  • Étant donné le développement de l’Islam radical à travers la planète, il serait important d’instaurer des mesures concrètes afin d’en ralentir la propagation.

 

10666084_341351272709453_328188173498726137_nLaurence Bouchard

Photo DDCSamuel Groulx

portraiChris Phillipi

sssssPatrick Tobgi

Conclusion et pistes de solutions

Les enjeux qui touchent les femmes en Inde nous ont énormément préoccupés. Nous avons donc choisis de proposer des pistes de solutions qui permettraient d’améliorer la condition de ses femmes, mais tout d’abord, un bref retour sur tous les aspects abordés dans ce blogue nous permettra de mieux nous remettre dans le contexte de la problématique.

En somme, c’est en comprenant et en analysant la religion hindoue que l’on parvient à saisir l’importance qu’occupe la place des traditions dans cette société encore même aujourd’hui. Toutefois, c’est en explorant cette culture sous l’angle féministe que l’on réalise la situation préoccupante dans laquelle sont les femmes indiennes. Effectivement, en remontant à la source des traditions hindoues, on découvre que plusieurs rites religieux expliquent la violence que subissent ces femmes aujourd’hui. Tout d’abord, le système de la dot qui force la famille de la mariée à offrir cadeaux et argent à celle du marié place la femme dans une situation précaire où elle est sujette aux abus de sa belle-famille. Aussi, le rite de la sati qui encourage les veuves à aller sur le bûcher pour rejoindre leur défunt mari est un exemple concret des violences que subissent les femmes pratiquant la religion hindouiste. Ce qui est le plus alarmant c’est de constater que ces rituels sont encore fortement pratiqués en Inde surtout dans le nord de ce pays où il y a davantage de régions rurales peu développées et extrêmement pauvres. L’importance accordée aux hommes dans cette société est aussi inquiétante puisqu’il y a peu de place pour les femmes ce qui en fait une société patriarcale. Puisque la culture indienne découle des traditions religieuses, la place accordée aux femmes est secondaire. Celles-ci sont opprimées, mais surtout abusées. Effectivement, la violence envers les femmes est acceptée culturellement, surtout dans les régions du Nord. Malheureusement, les crimes contre la femme sont peu punis à cause de la corruption qui règne dans la police, ce qui empêche les tribunaux d’appliquer correctement les lois dues aux manques de preuves contre l’accusé. Ceci est un problème de grande importance puisque très peu d’agresseurs sont condamnés. Cela installe donc un climat de peur chez les femmes qui redoutent de porter plainte par peur d’être mal défendue devant la cour. La culture du viol est un enjeu actuel en Inde où comme vu récemment dans l’actualité, des viols collectifs se produisent de plus en plus souvent, mais sont aussi de plus en plus souvent dénoncés. En 2012, le viol d’une jeune étudiante de New Delhi fait les manchettes des journaux indiens, mais aussi des journaux internationaux. En fait, c’est à la suite de ce troublant évènement que la mobilisation et la sensibilisation pour la cause des femmes en Inde s’intensifient. De plus en plus, d’organismes pour la défense des femmes s’activent en Inde et font pression pour changer cette situation critique. Les groupes féministes sont entre autres parvenus à influencer des décisions des tribunaux pour que des agresseurs soient condamnés. Cependant, ces groupes de pressions doivent encore se battent contre le manque de volonté des institutions publiques pour qu’il y ait de véritables changements politiques et législatifs pour protéger les femmes indiennes.

Puisque le sujet de violence envers les Indiennes est un sujet chaud d’actualité, les solutions pour améliorer la situation en Inde sont en cours de développement. Pour le moment, comme mentionné précédemment, les groupes féministes sont en moyens de pression contre les systèmes politiques et judiciaires afin que les lois soient mieux appliquées et que de nouvelles soient légiférées pour protéger les femmes. Aussi, la dénonciation des situations de violence est un facteur important dans cette situation, puisque c’est en parlant et en informant la population sur de tels évènements que les gens se mobilisent et manifestent pour le changement. Ainsi, il est évident que c’est en s’impliquant davantage dans la vie politique indienne que ces femmes pourront apporter un véritable changement dans leur pays, puisqu’il doit y avoir une restructuration des institutions policières et judiciaires pour éliminer la corruption et changer la mentalité des hommes qui œuvrent dans ces secteurs afin que la situation des femmes change une bonne fois pour toutes dans ce pays d’Asie. Même si dans ce rapport, nous nous attardons davantage sur la condition des femmes en Inde, il ne faut pas croire pour autant que la condition des femmes ailleurs dans le monde est idéale. Seulement au Québec 82% des victimes d’agressions sexuelles sont des femmes. De plus une statistique alarmante dévoile que 2/3 de ses victimes sont âgées de 18 ans ou moins. Aussi, près de 90% des agressions commises ne sont pas déclarées à la police. En observant ces données, il est évident que la violence envers les femmes n’est pas un problème qui se concentre dans un seul pays. C’est plutôt un enjeu mondial qui touche toutes les femmes de partout dans le monde (Gouvernement du Québec).

Maude Boucher-Réhel

Toutefois, nous avons des pistes de solutions plus concrètes que nous voudrions partager.

  1. Étant donné qu’il y a 66% des victimes de viol en Inde qui garde le silence, nous recommandons que le gouvernement de l’Inde produise des campagnes publicitaires afin de sensibiliser la population au phénomène du viol afin que celui-ci ne sois plus un sujet tabou.
  2. Étant donné qu’il règne un problème de corruption policière en Inde, nous recommandons au gouvernement de l’Inde de revoir sa structure de ses cadres policiers et de faire une enquête sur la corruption, afin de punir les malfaiteurs.
  3. Étant donné que certaines traditions hindoues telles la sati et la dot sont toujours en pratique en Inde, nous recommandons à l’ONU d’intervenir afin d’arrêter ses pratiques qui vont à l’encontre des droits de l’homme.
  4. Étant donné que la violence envers les femmes est beaucoup plus élevée dans les zones rurales de l’Inde, nous recommandons un renforcement des autorités dans ces lieux, afin de protéger les femmes.
  5. Étant donné que le taux d’éducation et d’instruction chez les femmes est extrêmement faible dans la plupart des régions de l’Inde, nous proposons au gouvernement d’établir un âge minimal jusqu’auquel les filles doivent suivre un encadrement scolaire.
  6. Étant donné qu’il y a énormément de corruption policière, nous proposons que des femmes soient formés pour le métier et que celles-ci exercent la profession de policier. Non seulement cela permettra aux femmes d’avoir accès à une éducation et donc un statut social, mais celles-ci permettront à la société d’être moins sexiste et de ne plus ignorer les violences commises aux femmes.
  7. Étant donné que la dot apporte de nombreuses conséquences néfastes à la société, nous proposons au gouvernement de sanctionner les citoyens qui ont recours à cette pratique et qui marient les femmes d’une caste inférieure. Il est impossible d’abolir le système de dot, mais le fait d’interdire la dot entre castes de différentes importances sociales réduira les dommages crées aux familles de la femme provenant d’une caste inférieure.

Catherine McConnell et Maude Boucher-Réhel