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Terrorisme : principaux courants, formes et causes

2.1 Les types de terrorismes

Il est possible de distinguer les types de terrorisme de différente manière soit selon la nature de leur but, leur forme d’organisation, les niveaux de violence ou les méthodes utilisées,  la chronologie de la justification explicite proposée par les terroristes pour leurs actions et sur l’ampleur du changement qu’ils désirent provoquer ou même selon leur étiquette idéologique (Leman-Langlois, 2010). Pour notre part, nous allons séparer les types de terrorisme selon leur étiquette idéologique c.-à-d. selon l’idéologie qui est à la base de leurs actions, et nous allons donc en observer les trois principaux types de terrorisme: le terrorisme islamiste, d’extrême gauche et nationaliste (Cahuzac, 2013).

2.1.1 Terrorisme islamiste

PROTESTATION CONTRE LE HAMAS                                «Protest against the war in London, United Kingdom »,2009, sur le site Wikipédia ,[En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/International_reactions_to_the_Gaza_War_(2008%E2%80%9309) (Page consultée le 16 avril 2015).

Les islamistes tentent « d’imposer la charia en tout ou en partie comme loi fondamentale d’un État ou d’un groupe d’États […] toutefois, l’islamisme actuel s’exprime surtout par un refus ou une réticence à adopter les caractéristiques de la modernité occidentale que l’islamisme cherche à combattre, voire éliminer » (Guay, « ISLAMISTE », 2014). Les terroristes islamistes veulent donc imposer leur vision du monde en refusant d’adopter celle des autres et vont utiliser la violence et même la peur, ou en d’autres mots le terrorisme, pour atteindre cet objectif. Un bon exemple de terrorisme islamiste est le Hamas qui a été créé à la fin de 1987. Le Hamas a pour but de remplacer Israël par un État islamique palestinien. «Le Hamas refuse de reconnaitre l’État d’Israël et a juré de “lutter” jusqu’à sa destruction » (Hamas : Organisation terroriste de la bande de Gaza. (n.d.), 2015). Certains groupes faisant partie du Hamas ont utilisé des moyens politiques et violents, dont le terrorisme, pour essayer d’atteindre leur objectif (Encyclopédie de L’Agora | Quelques grands groupes terroristes. (n.d.), 2015). En effet, parmi les tactiques employées par le Hamas pour détruire Israël il y a le tir de missiles à partir de zones densément peuplées et l’utilisation des Gazaouis comme boucliers humains  (Hamas : Organisation terroriste de la bande de Gaza. (n.d.), 2015). Un autre exemple  de terrorisme qui tenta de détruire Israël tout comme le Hamas est l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) créée le 17 janvier 1964 au Caire. «Elle a pour objectif la création d’un État  palestinien indépendant sur le territoire aujourd’hui couvert par Israël» et sa charte prône donc « “l’élimination “ de l’État d’Israël en tant qu’état souverain et la création d’un État palestinien» (Baud, 2012).  L’OLP supervise plusieurs organisations terroristes palestiniennes et «mène diverses actions terroristes sous le couvert de groupuscules extrémistes / terroristes comme Septembre Noir ou Force 17 » (Baud, 2012).

ISRAEL
DÉFENSE D’ISRAËL                                                            «Flickr – Israel Defense Forces – The Exemplary IDF Unit of 2011», 2011, [Shayetet 13.jpg],sur le site Wikimedia Commons, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flickr_-_Israel_Defense_Forces_-_The_Exemplary_IDF_Unit_of_2011,_Shayetet_13.jpg (Page consultée le 16 avril 2015).

 

HAMAS
FORMATION DE SOLDAT POUR LE HAMAS       AFP, «Le Hamas forme 17 000 jeunes au combat», 2015, sur le site TVA Nouvelles, [En ligne],http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2015/02/20150208-074420.html (Page consultée le 16 avril 2015).

2.1.2 Terrorisme d’extrême gauche

Le terrorisme d’extrême gauche prône la révolution en vue de renverser le système capitaliste en ayant recours à la violence. Ce type de terrorisme s’inspire des doctrines marxistes radicalisées (Guay, « EXTRÊME GAUCHE » 2014). Un exemple de terrorisme d’extrême gauche est le Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (Mrta) qui est un mouvement révolutionnaire traditionnel marxiste-léniniste fondé en 1983. Son objectif est de libérer le Pérou de l’impérialisme et d’y installer un régime marxiste c’est-à-dire d’abolir les classes sociales dans ce pays (Encyclopédie de L’Agora | Quelques grands groupes terroristes. (n.d.), 2015).

2.1.3 Terrorisme nationaliste

Le nationalisme est une idéologie politique qui prône la souvraineté de l’État-nation. Elle juge que les pouvoirs actuels d’une nation lui nuisent et réclame donc  plus de pouvoirs ou d’autonomie pour cette nation (Guay, « NATIONALISME », 2014). Les terroristes nationalistes vont utiliser de moyens violents tels des attentats pour obtenir la souveraineté de leur nation. Un exemple de groupe terroriste nationaliste est Les Tigres Libérateurs de L’eelam Tamoul (Tlet). Ce groupe, fondé en 1976, est le groupe tamoul, le plus puissant de Sri Lanka, et il utilise des moyens légaux et illégaux pour mobiliser des fonds, acheter des armes et faire connaitre sa cause qui est de créer un État tamoul indépendant. Il utilise une stratégie de guérilla et des techniques terroristes pour atteindre leurs objectifs (Encyclopédie de L’Agora | Quelques grands groupes terroristes. (n.d.), 2015).

D’autres exemples de ce type de terrorisme seraient l’IRA, une organisation paramilitaire nationaliste irlandaise créée en 1919, qui combat l’autorité britannique en Irlande dans le but de réaliser l’union et l’indépendance de l’Irlande et Euskadi Ta Askatasuna (ETA) une organisation armée basque indépendantiste qui désire «contraindre l’État espagnol à des négociations sur l’indépendance du Pays basque» (Zeitung, 2009).

IRA
L’IRA                                                               CARSON Niall. « Members of the Real IRA at a ceremony in Londonderry », 2010, [Real-IRA-members-006.jpg], sur le site The guardian, [En ligne], http://www.theguardian.com/uk/2010/oct/06/one-in-seven-nationalists-support-terrorists (Page consultée le 16 avril 2015).

2.2 Principaux courants du terrorisme

Tout comme les types de terrorisme, il existe de nombreux courants terroristes, toutefois nous nous limitons à 3 des principaux dans cette étude : le terrorisme religieux, le terrorisme d’une question particulière et le terrorisme d’État.

2.2.1        Le terrorisme religieux

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » (Juergensmeyer,2011) Voici un exemple de doctrine qui date de l’époque médiévale et qui pourrait tout à fait correspondre à ce que prône le terrorisme religieux. Dans ce courant terroriste, les terroristes se servent de la violence afin de faire avancer leurs objectifs religieux (Commémoration des victimes d’actes terroristes. (n.d.), 2015). Ils pensent qu’en effectuant des actes terroristes au nom de la religion ils pourront atteindre le bonheur après la vie. Le terrorisme islamiste traité plus haut fait partie de ce courant terroriste, étant donné qu’il veut atteindre un objectif lié à leur religion : imposer la charia. D’ailleurs, l’organisation terroriste État Islamique fait du terrorisme religieux, car il a pour but de « revenir au Califat […] abbasside» (L’Homme, 2014). Pour ce faire ils vont prôner l’antiaméricanisme et la lutte contre les régimes arabes impies, la lutte contre l’Iran et le chiisme et l’attaque et l’occupation par l’Occident des pays musulmans (L’Homme, 2014).

2.2.5 Le terrorisme d’une question particulière

Ce courant terroriste, contrairement aux deux autres, vise à modifier des politiques ou des pratiques précises, plutôt que l’ensemble du régime sociopolitique (El-Khadir, 2005). Quelques exemples d’actes terroristes pour une question particulière seraient les attentats dirigés contre le personnel médical de cliniques et d’hôpitaux par des militants antiavortements aux États-Unis et ceux contre des chercheurs scientifiques de laboratoires commerciaux par les défenseurs des droits des animaux en Grande-Bretagne (El-Khadir, 2005).

2.2.6 Le terrorisme d’État

Le terrorisme d’État est pratiqué par un État désirant atteindre un objectif politique et qui va pour ce faire user de la violence (TLFi. (n.d.), 2015). C’est donc  l’utilisation de la violence par un gouvernement contre son peuple ou d’autres peuples pour une raison d’État c.-à-d. une raison politique. Ce courant terroriste est très présent dans les dictatures et les monarchies, car, tout comme ces régimes, il viole les fondements mêmes de la démocratie. Un exemple de terrorisme d’État se déroula durant la Deuxième Guerre mondiale où le dirigeant soviétique Joseph Staline ordonna, en 1940, à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers et civils de l’armée polonaise, tout en blâmant faussement les nazis. D’ailleurs, l’opération Condor qui a été déclenchée le 28 novembre 1975 à contribuer à forger le terme terrorisme d’État. Cette opération organisée par les régimes militaires d’Amérique du Sud et avec le support des États-Unis avait pour objectif d’éliminer les personnes jugées «subversives» (Guay, « 28 novembre 1975 Déclenchement de l’opération Condor », 2014). Par exemple, la police secrète chilienne a organisé l’assassinat du général chilien Carlos Prats, car il était considéré comme une menace par le président Augusto Pinochet. D’ailleurs, cette opération a permis, en 1975, l’élimination de 119 membres des partis de gauche chiliens (Guay, « 28 novembre 1975 Déclenchement de l’opération Condor », 2014). Le gouvernement de Staline ainsi que ceux ayant participé à l’opération Condor ont donc usé de la violence pour atteindre un objectif politique dans cette situation et sont donc coupables de terrorisme d’État.

Il faut souligner que toutes ces classifications du terrorisme traitées plus haut ne sont pas exhaustives et qu’un acte ou bien un groupe terroriste peut se situer dans plus d’un de ces courants ou types et pourrait également ne se situer dans aucun de ceux mentionnés plus haut. Toutefois, comme nous allons le voir dans la prochaine section, la majorité des actes terroristes ont une similitude : elles ont des causes semblables!

2.3 Causes du terrorisme

Nous allons dans cette section tenter de comprendre les causes du terrorisme. Le terrorisme a plusieurs causes dont les principales peuvent être regroupées sous deux sous-titres soit la mondialisation et la politique étrangère des États-Unis qui alimentent le mouvement terroriste.

2.3.1 La mondialisation

La mondialisation est l’extension à l’échelle mondiale d’enjeux politiques, économiques, sociaux, etc., qui étaient auparavant limités à des régions ou des nations uniquement.  La mondialisation a entrainé avec elle de nombreuses conséquences qui ont causé l’ascension du terrorisme étant donné qu’elle entraine l’imposition d’un modèle économique dominant et l’accroissement des inégalités et l’exclusion sociale.

Tout d’abord, elle a amené la misère chez certains peuples en accentuant le chômage, la pauvreté, la famine et des disparités de développement. D’ailleurs la pauvreté varie selon des aires géographiques dans le monde. En effet, en 2004, « les pauvres représentaient 10 % des habitants de l’Asie de l’Est, 52 % de l’Asie du Sud, 25 % de l’Amérique latine et 47 % de l’Afrique subsaharienne » (El Khadir, 2005). Quant aux disparités de développement, la mondialisation a permis aux riches de s’enrichir et a parallèlement causé l’appauvrissement des pauvres. De plus, les inégalités se retrouvent également au sein d’une même société. Par exemple, les sociétés des pays du Sud sont très inégalitaires. Il y a une petite minorité très riche et une large majorité extrêmement pauvre, qui vit dans des conditions très précaires avec de la famine, du chômage et un faible taux d’alphabétisation, et qui coexistent sur le même territoire (El Khadir, 2005).  « Il faut signaler que le creusement des inégalités se transmet, maintenant, d’une génération à la suivante en fonction du milieu social, ce qui est source de stress, d’humiliation et d’agressivité permanente ; qui entraine, enfin du compte, la désespérance et une perte des raisons de vivre » (El Khadir, 2005).

En effet, le fait que les inégalités deviennent de plus en plus grandes accentue ce sentiment de colère et d’humiliation de certains peuples menant à des actes terroristes. Comme le cite Amy Zalman, Ph.D. expert en terrorisme, ce qui pousse au terrorisme « is the belief that violent means justify the ends. Many terrorists in history said sincerely that they chose violence after long deliberation, because they felt they had no choice » (Zalman,2015).

«boy child kid sad poverty», 2013, [boy-180437_640.jpg], sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/boy-child-kid-sad-poverty-180437/ (Page consultée le 17 avril 2015).
PAUVRETÉ DES ENFANTS DANS LE MONDE                         «boy child kid sad poverty», 2013, [boy-180437_640.jpg], sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/boy-child-kid-sad-poverty-180437/ (Page consultée le 17 avril 2015).

Ne voyant donc aucune autre solution que la violence pour régler ces inégalités, les terroristes décident de commettre des actes violents tel celui du 11 septembre. Toutefois, il faut spécifier que la cause ne justifie pas le geste. Comme le soutient l’article du Devoir :

« Il en va de même des terroristes [de] dire que la cause [de leurs actes] réside dans le fait qu’ils sont pauvres, occupés, exploités, objets de préjugés négatifs ou de discrimination [mais cela] c’est ignorer que d’autres populations pauvres, occupées ou exploitées n’ont pas “produit” de terrorisme et qu’on peut subir la discrimination et les préjugés et lutter contre eux sans devenir terroriste kamikaze. En tant que sujets, ils sont responsables de ce qu’ils font et pourraient agir autrement » (Paquot, 2006).

Par la suite, la mondialisation a également amené le développement des technologies de pointe. En effet, les terroristes utilisent le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que le développement des moyens de piratage et de contrefaçon pour faciliter leurs actions terroristes telles : la communication et la coordination interne, la propagande et la désinformation, le recrutement et le financement, la collecte d’information et de renseignements (El Khadir, 2005). D’ailleurs, selon un rapport présenté au congrès des États-Unis, « dans les années 90 ([c.-à-d. à] l’aube de la mondialisation), la possibilité qu’un acte terroriste cause des victimes a augmenté de 35 % par rapport aux [années] 70 » (El Khadir, 2005). La mondialisation a donc permis au terrorisme de se perfectionner et a même amené de nouvelles formes de terrorisme tel le cyber terrorisme ainsi que du terrorisme utilisant des armes de destruction massive.

2.3.2 La Politique étrangère des États-Unis

L’autre cause principale du terrorisme est la politique étrangère des États-Unis. Politique étrangère ayant pourtant comme premier principe « la lutte contre le terrorisme »! D’un côté, nous savons désormais que le conflit israélo-palestinien est un conflit majeur du terrorisme au XXe et XXIe siècle. Les Israéliens pratiquent un terrorisme d’État contre les Palestiniens et ce terrorisme est alimenté par les Américains qui fournissent de l’aide financière, politique et militaire aux Israéliens. Par exemple, les États-Unis utilisent leur droit de véto au conseil de sécurité de l’ONU pour empêcher toutes représailles contre Israël tel le véto américain de 1997 contre un projet de résolution invitant les Israéliens à cesser toutes constructions illégales de colonie dans les territoires Palestiniens occupés par Israël (El Khadir, 2005). Les États-Unis soutiennent donc les actes terroristes d’Israël malgré qu’ils disent vouloir lutter contre le terrorisme.

D’un autre côté, la politique étrangère des États-Unis est teintée d’une forme d’arrogance.

« Les États-Unis s’efforceront constamment d’attirer le soutien de la communauté internationale, mais n’hésiteront pas à agir seuls, si nécessaire, afin d’exercer leur droit à la défense, en agissant de façon préventive contre les terroristes, dans le but de les empêcher de causer des dommages au peuple américain et au pays ». (Stratégie de Sécurité Nationale de l’administration Bush en 2002) (Thucidyde, 2004)

Les États-Unis ont donc une politique étrangère ethnocentrique et croient donc qu’ils sont au-dessus de tous les autres pays, pensent pouvoir faire cavalier seul dans le monde et se considèrent donc meilleur que des pays tels ceux du Moyen-Orient ce qui accentue la haine de ces derniers envers eux. De plus, à la suite du 11 septembre, les États-Unis ont vu une occasion d’entrer en guerre contre « l’Axe du mal » c’est-à-dire l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord. Les États-Unis ont donc développé leur force militaire et se sont mis à attaquer ces pays et souhaitent même « remodeler le Moyen-Orient » (Guay, «20 septembre 2002 Dévoilement de la doctrine Bush », 2014). Bref, cette politique étrangère des États-Unis accentue la haine envers ces derniers et mène en fin de compte à des actes terroristes.

 

obama
POLITIQUE ÉTRANGÈRE DES ÉTATS-UNIS PAUL, Ron. «Autoriser Obama à faire usage de la force militaire est un chèque en blanc pour la guerre mondiale », 2015, [1168652305.jpg], sur le site Eurp synergies, [En ligne], http://euro-synergies.hautetfort.com/tag/obama (Page consultée le 15 avril 2015).

 

La mondialisation jumelée avec la politique étrangère arrogante des États-Unis sont donc deux des causes principales du terrorisme. Et vont ultimement mener aux évènements traités dans la prochaine section.

Merci,

Patrick Tobgi

sssss

Recommandations pour contrer le terrorisme

  • Étant donné l’échec des politiques étrangères basées sur la force et l’intervention militaire dans l’éradication du terrorisme, il faudrait plutôt que les gouvernements des grandes puissances sur la scène mondiale adoptent des politiques basées sur la diplomatie, la paix, la justice et la compréhension.
  • Étant donné le lien important existant entre l’accès aux images violentes et la propagation des idées terroristes, il serait important de réduire le contenu à caractère violent diffusé dans les médias, les films et particulièrement dans les jeux vidéos.
  • Étant donné le nombre important de jeunes en provenance d’un peu partout qui se radicalisent et partent rejoindre des groupes terroristes, il serait primordial que chaque pays travaille, de l’intérieur, pour freiner ce phénomène en apportant de l’aide à ces jeunes.
  • Étant donné le grand nombre de jeunes qui se radicalisent sur internet, il serait nécessaire de régulariser cet outil.
  • Étant donné que bon nombre des jeunes qui se radicalisent et partent rejoindre des groupes terroristes ont des problèmes d’intégration ou sont en quête de sens dans leur vie, il serait nécessaire de mettre en place des politiques visant l’intégration de ces jeunes.
  • Étant donné que la majorité des jeunes qui se radicalisent sont des jeunes idéalistes pensant aller changer le monde en rejoignant des groupes extrémistes, il serait nécessaire de bien expliquer à la population, surtout aux jeunes en quête de sens, ce qu’implique vraiment le fait de rejoindre un groupe terroriste.
  • Étant donner que les politiques du Canada en appui aux israéliens et à la destruction du Moyen-Orient aident à la radicalisation des jeunes du pays, il serait nécessaire de modifier les positions politiques de notre pays.
  • Étant donné le développement de l’Islam radical à travers la planète, il serait important d’instaurer des mesures concrètes afin d’en ralentir la propagation.

 

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Photo DDCSamuel Groulx

portraiChris Phillipi

sssssPatrick Tobgi

Conclusion

En conclusion, le terrorisme, ensemble d’actes d’une violence extrême visant à transmettre un message précis, est présent sur la planète depuis des siècles et ce, sous diverses formes et suivant les principes de plusieurs courants bien distincts. La propagation de cette forme de violence fut, entre autres, engendrée par l’intensification de la misère sur la planète et par la politique étrangère agressive des États-Unis. De plus, l’augmentation du recours aux actes terroristes pour faire passer une idée se voit par le nombre important d’événements de nature terroriste perpétrés au cours des derniers siècles tels que l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à l’aube de la Première Guerre mondiale, les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et la tuerie du journal Charlie Hebdo sur le territoire français.

L’utilisation de ce moyen de communication extrêmement violent entraîne des conséquences psychologiques, économiques, sociologiques et même géographiques sur le territoire et la population visés par les actes commis. De plus, ces conséquences peuvent être de longue durée et même nécessiter une intervention des gouvernements influents à travers le monde ainsi que de l’ONU. Afin de réparer les dommages causés par les attentats terroristes perpétrés ou bien afin de prévenir d’éventuelles attaques, l’ONU et les divers gouvernements se doivent d’implanter des politiques assurant la sécurité de leurs citoyens, telle que la politique des États-Unis visant l’élimination complète du terrorisme, qui fut instaurée en réponse aux attentats du World Trade center qui furent perpétrés à New York en septembre 2001.

Bien que plusieurs solutions furent proposées afin d’éradiquer le terrorisme, bon nombre de celles qui furent essayées ne firent que causer d’autres problèmes et ne permirent aucunement de remplir le but initial pour lequel elles furent créées. Afin de modifier la donne, il est nécessaire de continuer à étudier le sujet du terrorisme pour tenter de dénicher d’autres solutions permettant de mettre un terme à ce fléau. Dans cette optique, il serait tout d’abord important de réduire l’accès au contenu violent présent dans les médias et prenant de plus en plus de place dans la société.

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