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Éditorial

Suite à la Révolution industrielle qui débute vers la moitié du 18e siècle, un changement sociopolitique et économique survient. C’est la montée du capitalisme dont le fondement principal est la productivité. Au fur et à mesure que les entreprises prennent de l’expansion, la concurrence entre les entreprises augmente, ce qui les pousse à innover. Dans cette économie de marché où la concurrence règne, chaque entreprise se doit d’être plus concurrentielle pour se démarquer des autres.

C’est ici que les paradis fiscaux entrent en jeu. Ils offrent aux entreprises la possibilité d’optimiser leur fiscalité en ne payant pas ou peu d’impôts sur leur revenu. Cependant, cette sortie de capital du pays d’origine entraine un enjeu majeur qu’est l’évasion fiscale. Cela a des répercussions d’importance sur la société puisque l’impôt est une forme de justice sociale. En ces temps de compressions budgétaires, il devient crucial de se pencher sur cette sortie d’argent, causée par les paradis fiscaux, qui autrement devrait être redistribuée dans les services publics comme l’éducation et la santé. Plusieurs questions surgissent à propos de l’éthique, la moralité, la légalité et la légitimité concernant l’utilisation des paradis fiscaux. D’où viennent-ils? Quels sont leurs rôles et leur ampleur dans la société? Quels sont les avantages et les désavantages pour les différents acteurs impliqués? Quelles sont les solutions aux problèmes qu’ils entrainent? Donc, l’objectif de recherche de cet article est d’expliquer les enjeux économiques, sociologiques, historiques et géographiques des paradis fiscaux, de façon objective en illustrant les conséquences positives et négatives ainsi que les solutions.

Alors, selon nous, même si le phénomène est connu, les citoyens sentent une forme d’impuissance face aux problèmes soulevés par les paradis fiscaux. Ils s’aperçoivent que même leur gouvernement facilite l’évasion fiscale grâce à des politiques comme l’accord de non double imposition avec la Barbade, où l’individu peut y transférer son argent, payer les impôts qui sont quasi nuls dans ce pays et ensuite rapatrier ses fonds au Canada. De plus, ils sentent la réticence du gouvernement à appliquer les solutions pourtant connues, car certains membres en profitent aussi. Plusieurs peuvent croire que le parti conservateur au pouvoir commence à agir pour délégitimer les paradis fiscaux grâce à de nouvelles lois. Or, ce regain d’intérêt pour les paradis fiscaux en période d’élections fédérales à l’automne 2015 et d’austérité budgétaire semble opportun pour le gouvernement puisque son but est de se faire réélire. Mais l’État et les entreprises trouvent toujours un moyen d’éviter le fisc en contournant les lois d’une façon ou d’une autre.

Donc, la population, voyant que le seul moyen d’abolir les paradis fiscaux est que le gouvernement le fasse lui-même, ne voit pas de quelle façon elle pourrait agir contre l’évasion fiscale. Cette impuissance n’est pas une indication de l’indifférence du peuple, mais plutôt le résultat d’un manque de ressources pour agir contre les réticences du gouvernement.

L’équipe de rédaction-Le phénomène des paradis fiscaux

Éditorial: La Nation Atikamekw, un peuple ignoré?


Kwe!

Au cours de la session d’automne 2014, nous avons eu la chance de pouvoir nous inscrire à un projet bien particulier dans le cadre de notre cours de Démarche d’intégration en Sciences humaines. Nous nous sommes donc retrouvés, dix étudiants intéressés par la question autochtone, près à faire un projet intégrateur à ce sujet et à séjourner dans la communauté atikamekw de Manawan.

Dès le premier cours de la session d’hiver, notre équipe s’est formée . Toutes les quatre étant allumées au sujet des défis sociaux dans cette communauté, nous avons décidé de dédier notre projet à la culture et aux rites ainsi qu’aux problématiques face à la santé, l’éducation et à la pauvreté de cette nation.

En premier lieu, pour chacun de nos sujets, nous nous sommes posées la question suivante: «Quelles sont les causes et les conséquences des défis sociaux chez les Atikamekws et quelles sont les initiatives mises en place par la communauté afin de les surmonter?». Nous avons donc commencé par faire une liste des concepts que nous connaissons déjà à ce sujet en lien avec des matières de Sciences humaines et nous avons défini les sous-thèmes sur lesquels chacune voulait travailler. Ainsi, nous avons décidé de nous pencher sur les problématiques qui nous semblaient les plus présentes dans les communautés autochtones, soit les troubles de santé mentale, la toxicomanie et le suicide abordés par Laurence, les problèmes liés à la pauvreté présentés par Éloïse, et finalement les défis rencontrés dans le domaine de l’éducation avec Camille. Afin de bien renseigner le lecteur et de bien mettre en contexte notre projet, Élisabeth a tout d’abord bien expliqué l’historique et la culture de la nation atikamekw.

Par la suite, chaque membre de l’équipe a effectué  une recherche bibliographique afin de trouver des sources intéressantes à la mise sur pied de notre projet intégrateur. À la suite de ces recherches, nous étions plus en mesure de cerner les problématiques sociales présentes chez les peuples de premières nations, plus particulièrement au sein de la communauté atikamekw de Manawan. Cette première étape de notre travail s’est terminée avec la remise de notre rapport préliminaire. À la suite des corrections émises par notre enseignante sur ce premier travail, nous avons pu cerner les points à améliorer en vue de la publication de ce blogue. La date du départ pour Manawan approchant et étant de plus en plus fébriles face à la hâte de vivre cette expérience extraordinaire, nous avons dressé une liste des choses à améliorer, et nous nous sommes préparées, par le biais de formations, de réunions lors des pauses communes, et de discussions en équipe, à la rencontre imminente avec  la communauté.

Finalement, le moment tant attendu est arrivé! Du 6 au 9 avril, nous sommes partis, notre équipe, six autres étudiants et deux professeures, pour Manawan. Lors de ce séjour, nous avons eu la chance de nous entretenir avec de nombreux intervenants dans les domaines de la santé et de l’éducation en plus de rencontrer et de discuter avec des gens de la communauté, et ainsi avons pu ajouter des informations prises sur le terrain à celles que nous avons trouvées lors de notre recherche documentaire.

À la lumière de nos recherches et de nos rencontres à Manawan, nous sommes dans la capacité de dire que cette communauté, comme beaucoup d’autres communautés autochtones, se trouve dans une  situation de vulnérabilité constante. Que cela soit dans n’importe quel domaine, les communautés autochtones sont toujours mises en état de dépendance face au gouvernement fédéral, ce qui est une cause très importante de la pauvreté du peuple. De plus, si le Québec se décrit comme une nation tolérante et ouverte aux autres cultures, il ne l’est pas envers les communautés autochtones. En effet, de nombreux préjugés sont encore existants aujourd’hui, et le racisme est très présent envers les autochtones. Pourquoi, en 2015, défend-on les droits des immigrants, en gardant les préjugés contre les peuples qui habitent notre territoire depuis toujours, en les excluant? Pour nous, cette situation est totalement aberrante, et nous croyons que le premier pas pour aider les autochtones à  se sortir de la misère est de passer par-dessus les préjugés et les différences de culture, afin d’entretenir une relation d’entraide et non de méfiance. Nous croyons aussi que la loi sur les Indiens contribue à l’injustice vécue par les premières nations est se devrait d’être révisée afin de réduire les tensions entre les autochtones et les Québécois/Canadiens, et contribuerait à améliorer les conditions de vie des premiers.

Pour finir, notre séjour à Manawan toujours dans la tête et dans le coeur, nous sommes impatientes de partager avec vous notre expérience et souhaitons de tout coeur vous sensibiliser face à cette problématique, et ainsi faire un pas de plus vers l’abolition des nombreux préjugés malheureusement toujours présents dans notre société.

Camille Saucier
Éloïse Gingras
Laurence Blanchette
Élisabeth Leblanc

 

 

Éditorial

 Nous avons basé notre travail sur la problématique suivante : comprendre la violence subie par les femmes en Inde. Effectivement, nous désirons en savoir davantage sur les effets qui ont conduit à cette situation précaire dont sont victimes les femmes indiennes. Ce sujet qui a été très médiatisé récemment, en 2012, suite à un viol collectif qui a laissé la victime sans vie, a attiré notre attention dès le début de notre démarche. En sachant que l’Inde est grandement touché par ce fléau de viols, nous avions envie de comprendre pourquoi est-ce que ce phénomène est omniprésent plus particulièrement dans ce pays. En effectuant nos recherches, c’est avec grand étonnement que nous avons découvert la complexité de la situation. Notre démarche d’intégration s’est, tout d’abord, basée sur de nombreux questionnements que nous avions sur ce sujet tel que : Quels sont les origines de cette maltraitance envers ces femmes? ; Comment cette violence est vécue dans la société actuelle indienne? ; Quelles sont les sortes de violence que subissent ces femmes? ; Est-ce que la situation est en présente évolution dans ce pays?  Quels sont les moyens pris, s’il y en a, par les autorités pour contrer cette situation? En approfondissant toutes ces questions qui nous sont venues en tête, nous avions comme objectif de montrer l’influence de la culture indienne sur la perception qu’ont les femmes d’elles-mêmes et du rôle qu’elles s’octroient dans la société.

En effectuant nos recherches afin de comprendre en profondeur le sujet nous sommes venues en mesure de nous forger une opinion sur celui-ci. C’est en comprenant l’origine de cette violence qui vient des traditions indiennes que l’on parvient à saisir l’importance de l’enjeu auxquelles ces femmes se frappent. Bien entendu que nous croyons que la situation en Inde est inacceptable et mérite que la population mondiale telle l’ONU y accorde davantage d’importance, toutefois, il est nécessaire d’avoir une vue globale du problème et de tenir compte de tous les aspects de la problématique. Effectivement, cette situation est beaucoup plus complexe qu’elle ne le parait, puisqu’une grande partie du problème est dû au silence qui règne parmi les victimes qui ont peur de parler parce que la police est corrompue. Aussi, le soutien qui est omniprésent envers le sexe masculin encourage cette corruption. De plus, l’importance des traditions dans cette culture bloque cette société à évoluer. Bref, en ayant une vue d’ensemble de la problématique, il est possible enfin possible d’exprimer clairement notre point de vue sur la situation. Nous croyons qu’il est nécessaire qu’il y ait une manifestation et un soulèvement des femmes indiennes afin que celles-ci soient entendues dans leur pays, mais aussi mondialement. Puisque la problématique est grandement reliée aux mœurs de la société, c’est uniquement par une révolte citoyenne que la condition des femmes en Inde évoluera. Puisque cette violence se vit culturellement, le changement doit venir du peuple afin que les institutions judiciaires et politiques s’impliquent davantage dans cette situation préoccupante. Donc, comme la violence envers les femmes indiennes est un sujet d’actualité, l’évolution de la condition de celles-ci reste à être déterminé, mais nous croyons que en tant que citoyennes québécoises, que nous devons nous aussi restées vigilantes à la situation des femmes en général dans le monde, car nous ne sommes jamais à l’abri des violences subies par les femmes même si nous vivions en Amérique.

Éditorial

            Lorsque le temps est venu de décider quel serait notre sujet pour notre projet d’intégration, il n’y a pas eu une seule seconde d’hésitation. Nous allions faire notre recherche sur l’homophobie. Il existe plusieurs types de discrimination dans le monde. Cependant, alors que l’on s’entend presque tous pour dire que le racisme est inacceptable, l’utilisation des expressions, «fif» et «tapette », sont plutôt courantes dans la vie quotidienne et assez banalisées. C’est ce qui nous a le plus frappées lors de notre recherche : l’homophobie est complètement banalisée. 40 % des suicides et des tentatives de suicide chez les adolescents seraient liés à des problématiques concernant leur orientation sexuelle. Les homosexuels sont victimes d’oppression sociale, de discrimination et de violence pouvant aller jusqu’à un homicide, mais l’homophobie est encore quelque chose de banale. Nous avons centralisé notre recherche sur l’homophobie, particulièrement, au Québec. Notre objectif de recherche est de tenter de dépeindre l’homophobie avec ses causes, son histoire et les facteurs qui l’ont fait évoluer. D’où vient l’homophobie? Pourquoi est-ce qu’il y en a encore de nos jours? Que peut-on faire pour l’éliminer? Autant de questions auxquelles nous avons tenté de répondre. Après avoir épluché plusieurs ouvrages de spécialistes en sociologie, de groupes militants contre l’homophobie, d’historiens, et surtout en utilisant nos connaissances acquises lors de nos études au cégep, nous espérons avoir réussi notre objectif. Merci énormément de prendre le temps de nous lire, nous espérons que nos articles vous sensibiliseront un peu plus sur le fléau qu’est l’homophobie.

Myriam Laferrière et Catherine Néron