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Histoire du terrorisme

1 L’histoire du terrorisme

1.1 Définition de concept de « terrorisme »

Pour bien comprendre le terrorisme, il faut tout d’abord remonter dans le temps et étudier les événements qui sont arrivés. Tout d’abord, d’où vient le mot terrorisme ? Le terrorisme est une forme de violence politique, religieuse, économique, sociale ou culturelle dans le but de désorganiser la société (Trésor de la langue française , (n.d)). Cependant, il est très difficile d’établir une définition du terrorisme puisqu’il est très diversifié. Nous pouvons par contre étudier son histoire et tous les événements qui se sont passés auparavant. Le terme « Terrorisme » est né en 1794 et voulait désigner une « doctrine des partisans de la Terreur » (Trésor de la langue française , (n.d)). L’époque de la Terreur apparut durant la Révolution française. Le mot Terreur désignait un mode de gouvernement, mais plus précisément, ce fut une période traumatisante pour une grande majorité de la population avec plusieurs attentats pour essayer de détruire la monarchie. Un attentat est automatiquement considéré comme un acte terroriste, puisqu’il est organisé dans un but précis et cause la Terreur parmi les citoyens.

1.2 Le terrorisme de ses débuts à 1900

1.2.1 Les « Hashshashins »

Cependant, même si le terme « Terrorisme » n’est apparu qu’à la fin du XVIIIe  siècle, il était présent bien avant ce siècle. Entre le XIe siècle et le XIIIe siècle, pendant les premières croisades en 1080, une branche de l’islam était constituée des personnes qui assassinaient les membres des sectes religieuses ennemies. Ceux-ci s’appelaient les « Hashshashin » ce qui veut dire en arabe : ceux qui fument du hashish. À l’époque, le roi faisait fumer du hashish à ses assassins avant qu’ils aillent faire des attentats. Le mot assassin est né de cette époque. Ces assassins sont la preuve que le terrorisme dure depuis des centaines d’années, puisqu’ils organisaient des attentats pour essayer de faire dominer leurs pensées. De plus, ces assassins faisaient ces attentats pour leur roi et non pour eux. Dès que leur roi trouvait une nouvelle victime, il envoyait les Hashshashin pour assassiner la personne. Leur but était de rétablir l’ordre dans le monde et d’éliminer les personnes qui pourraient les empêcher d’arriver à leur but. Finalement, le terrorisme existe bien avant l’apparition du mot Terrorisme. Cependant, il était utilisé pour les mêmes raisons.

1.2.2 Quelques dates d’événements.

Plusieurs événements terroristes sont survenus depuis que l’Homme existe, mais l’Homme n’a commencé à utiliser le terme Terrorisme et à se rendre compte que ce sont des actes terroristes qu’au début du XIXe siècle, peu après l’invention du mot « Terrorisme » en 1794.

En 1800, Napoléon Bonaparte connaît le premier acte de terrorisme dit moderne. Il échappe un attentat à la bombe qui était organisé par des royalistes qui voulaient rétablir la monarchie (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Napoléon Bonaparte a pris contrôle de la France. Il est devenu rapidement empereur et a créé l’Empire de France. Cependant, certaines personnes n’étaient pas contentes de cette prise de pouvoir. Cet attentat fut le premier acte de terrorisme moderne enregistré. Après cet attentat, plusieurs attentats furent retenus par l’Homme.

En 1881, le tsar Alexandre II, empereur de la Russie, a été assassiné par des anarchistes. Ces anarchistes étaient contre le tsar et voulaient donner le pouvoir au peuple.

Entre 1892 et 1894, plusieurs attentats sont survenus à Paris. Des bombes explosent dans des restaurants et partout ailleurs. Et en 1894, le président de la République Sadi Carnot s’est fait assassiner à Lyon par un anarchiste.

En somme, plusieurs attentats sont survenus depuis le début de l’existence de l’homme à 1900, mais ils n’ont pas tous été enregistrés, puisqu’ils n’avaient pas la technologie nécessaire pour pouvoir enregistrer tous les événements terroristes. De plus, avant l’invention du mot terrorisme, l’Homme ne savait pas comment classifier ces événements, mais depuis 1794, une bonne partie des événements ont pu être catégorisés.

1.3 De 1900 à aujourd’hui

À partir du XXe siècle, les détails de l’histoire commencent à être plus clairs, on connaît les événements qui se sont passés, ainsi que leurs dates et les détails de ceux-ci. L’Homme connaît le terrorisme et est capable de classifier les événements marquants selon les différentes formes de terrorisme, soit politique, religieux, économique, social ou culturel.

En juin 1914, « l’attentat contre l’archiduc François d’Autriche précipite l’Europe dans la Première Guerre mondiale » (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Cela montre jusqu’à     quel point les actes terroristes peuvent avoir des répercussions sur le monde. Cet attentat eut pour effet d’enflammer l’Europe au complet et de causer des modifications des frontières nationales en Europe. L’attentat en Autriche a aussi eu pour effet de créer de nouveaux pays à la fin de la Première Guerre mondiale. Et plus encore, il a enlevé des vies à des familles, des soldats, des femmes et des enfants. Des millions de personnes innocentes sont mortes à cause d’un petit attentat.

La Deuxième Guerre mondiale est un événement très important à ne pas oublier dans l’histoire du terrorisme. Cette guerre qui dura de 1939 à 1945 est la plus meurtrière de l’histoire. Elle est considérée comme un acte de terrorisme puisqu’elle a fait des millions de morts pour exterminer une religion. Les Juifs ont été la cible principale de cette guerre. Le but d’Adolf Hitler était d’exterminer toutes les personnes qui sont différentes. Par exemple les juifs, les musulmans, les noirs, etc. Cependant, les Juifs ont été la cible principale de cette guerre. Cette guerre a causé environ 50 millions de morts (le bilan humain (Cours d’histoire). (n.d.)), dont 5 à 6 millions de juifs (Bilan de la Seconde Guerre mondiale. (n.d.)). De plus, plusieurs attentats organisés par l’État sont survenus. Par exemple, les bombes nucléaires des États-Unis qui ont été lancées au Japon. Près de 100 000 personnes sont mortes pour chacune des bombes qui ont éclaté (Hersey, J. Hiroshima 6 août 1945 ,(2005)). Les nazis ont détruit une population pour imposer leur pensée. La Deuxième Guerre mondiale était une forme de terrorisme religieuse et politique. Hitler pensait pouvoir imposer sa façon de penser au monde entier, mais les autres pays pensaient autrement.

En 1980, une bombe explose dans la gare de Bologne en Italie, cela est causé par un mouvement néofasciste (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Le néofascisme est une « Tendance politique italienne qui a repris sous une forme nouvelle, après 1945, au sein du Mouvement social italien » (Définitions : Néofascisme – Dictionnaire de français Larousse. (n.d.)) ce qui veut dire que c’est un mouvement de l’extrême gauche. Ce mouvement est une forme plus moderne du mouvement fasciste de Mussolini. Ils auraient attaqué la gare parce qu’elle transporte tous les jours des travailleurs vers les usines et les mines (1980 : Carnage à Bologne, 85 morts. 2004). Cette bombe serait l’acte terroriste le plus meurtrier depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Entre 1980 et 1990, on compte plus de 31 attentats (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004) qu’ils soient des attentats dans des avions, dans le métro, avec des bombes, avec du gaz ou n’importe quel autre type d’attentat. Ce qui veut dire qu’il y a eu plus d’un attentat par année. En 1985, un Boeing 747 d’Air India explose en vol causé par des extrémistes sikhs (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Et en 1988, Oussama Ben Laden crée le mouvement d’Al-Qaïda.

Le 11 septembre 2001, les tours jumelles à New York ont été atteintes par un attentat suicide, en même temps, un avion s’est écrasé tout près du Pentagone et un troisième en Pennsylvanie. Ces attentats étaient organisés par Al-Qaïda dans le but de semer la terreur. Ces événements ont été les plus importants du XXIsiècle, puisque c’est un moment tournant pour la lutte contre le terrorisme. Avec ses 2973 innocents morts ( plaque de mémoire du 11 septembre 2001 à New York.), l’évènement du 11 septembre fut l’attaque terroriste la plus meurtrière depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une centaine de pompiers et policiers ont aussi péri lors de cet incident en essayant de sauver les sinistrés des décombres. En attaquant le « World Trade Center », les membres d’Al-Qaïda ont réussi à geler l’économie des États-Unis. Puisqu’ils n’avaient pas une assez grande puissance pour s’attaquer à l’armée américaine, les terroristes en ont profité pour paralyser leur finance. Le Dow Jones et la NASDAQ ont baissé énormément, mais les activités ont pu reprendre deux semaines plus tard (Renaud, C. Le 11 septembre a paralysé le secteur financier. 2011). En fin de compte, cet événement terrorise a causé énormément de mal, mais Oussama Ben Laden, le chef du groupe d’Al-Qaïda, a été tué par l’armée Américaine le 2 mai 2011.

De 1948 à aujourd’hui, un conflit important persiste au Moyen-Orient. Ce conflit oppose les Israéliens aux Palestiniens. Le conflit israélo-palestinien qui dure depuis 66 ans est causé par la création de l’État d’Israël. Avec une population grandissante et les réfugiés israéliens retournant dans leur pays, les juifs ont besoin de plus de place. Et pour avoir les terres, ils font usage de la force. Les Israéliens massacrent des familles palestiniennes entières pour pouvoir récupérer les terres palestiniennes. Les Palestiniens construisent alors un mur autour de Gaza pour se protéger contre les Israéliens. Après l’emprise de la bande de Gaza par le Hamas, l’Israël et l’Égypte imposent un blocus autour de cette région (Maltais, B. Genèse du conflit israélo-palestinien. (2012)). C’est-à-dire qu’ils vont empêcher toute entrée et sortie de cette partie. En 2006, le Hamas et l’Israël signent une trêve qui ne durera que quelque mois. Les Israéliens tirent des roquettes sur Gaza après avoir trouvé des tunnels qui supposément ont servi à capturer des soldats israéliens et les Palestiniens ripostent. (Maltais, B. Genèse du conflit israélo-palestinien. (2012)) Depuis le début du conflit, il y a 2018 morts du côté palestiniens et 66 morts du côté israélien. La plupart des musulmans tués étaient innocents, tandis que les 66 Israéliens morts étaient en majorité des militaires. Ce conflit de haute importance est considéré comme un acte de terreur, puisque c’est un groupe de personne, dans ce cas-ci un pays, qui oppresse un pouvoir sur un autre groupe de personne. Le conflit n’a pas seulement une nature géographique, mais aussi politique (avec le Hamas) et religieuse (musulmans et juifs). Ce conflit qui dure toujours continue de faire des morts innocents causés par une oppression.

(http://www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/, KARIM, 2012)
Évolution de la palestine jusqu’aujourd’hui JWERK, «L’État de Palestine en 2012», 2012, sur Jwerk, [En ligne], http://www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/ (Page consultée le 20 avril 2015)
Plus récemment, en 2015, un attentat en France à Charlie hebdo  a fait rugir le peuple. Un extrémiste musulman est entré dans les bureaux de Charlie hebdo, une compagnie de revues critiques, pour ensuite faire feu sur les auteurs d’une œuvre provocatrice envers les musulmans. Ici, vous pouvez voir à gauche, la revue qui a causé tous ces problèmes et à droite, La réplique que la compagnie Charlie Hebdo a publiée.

une du charlie hebdo
CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2 novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr [En ligne], https://www.flickr.com/photos/apbpix/8759497349/ (Page consultée le 22 février 2015)
derniere une du charlie hebdo
CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la suite de cet événement, des personnes dans le monde entier ont commencé à tenir des pancartes avec écrites dessus : « Je suis Charlie ». Pour dire que les terroristes ne se sont pas seulement attaqués à l’agence Charlie Hebdo, mais aussi à la liberté d’expression.

Aussi en 2015, des membres d’ISIS, un groupe terroriste de musulmans extrémistes ont capturé 21 chrétiens d’Égypte et les ont exécutés sur une plage en Lybie. Cette vidéo virale a fait le tour du monde et continue d’enrager les combattants du terrorisme.

Les événements terroristes continuent d’affecter notre monde et il devient difficile de les contrôler. Les membres du groupe terroriste ISIS ne sont toujours pas arrêtés et continuent à faire des morts dans plusieurs pays. Ce groupe de terroriste se dit vouloir faire régner l’Islam partout à travers le monde. Cependant, ils ne représentent aucunement la réalité de la religion des musulmans.

En guise de conclusion, plusieurs événements terroristes sont survenus depuis le début de l’existence de l’Homme. Le Terrorisme est une forme de violence politique, religieuse, économique, sociale ou culturelle dans le but de désorganiser la société. Plusieurs événements sont survenus et ils ont tous causé des changements, qu’ils soient géographiques, sociaux ou même psychologiques. Le terrorisme peut être exercé par tout le monde, même par l’État. Cela veut dire que ce ne sont pas seulement les religions qui sont la cause des attentats terroristes. Que le terrorisme ait des intentions mauvaises ou pas, il reste dans l’histoire de l’homme comme étant un acte dangereux et terrorisant.

Chris Philippi

portrai

Islamophobie

Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, le gouvernement américain se voit mettre la faute sur le groupe terroriste Al-Qaïda, soit un regroupement d’extrémistes appartenant à la religion de l’islam. Les États-Unis qui représentaient à cette époque, et même encore aujourd’hui, l’un des pays «leader» sur la scène internationale, auront eu pour effet, en adoptant une lutte contre l’islam et les regroupements des pays arabes, de débuter ce que l’on appelle de nos jours l’«islamophobie». C’est entre autres en raison de la grande médiatisation de cet événement tragique que les mentalités négatives sur la religion islamique amplifièrent. Certains condamnèrent l’islam, attribuant celle-ci ainsi que ses fidèles à toute atrocité mettant en péril la paix mondiale, alors que d’autres s’engagèrent dans une longue lutte de mentalités dans le but de « déstigmatiser » les pratiquants de l’islam. Au cours des années qui suivirent le tragique évènement, le monde a pu observer les divers élans d’une compétition intense sur les plans politiques, économiques, technologiques, etc., séparant davantage l’Orient de l’Occident. Alors arrivèrent en masse les messages de haine envers la religion de l’islam, et en retour, les protestations contre les pays occidentaux, plus particulièrement les États-Unis lors de son entrée en guerre contre l’Irak en mars 2003 (Benraad, M. (2015)). La peur des représailles par les peuples arabes, ceux-ci majoritairement musulmans, mèneront la population occidentale à percevoir l’islam comme étant une menace dangereuse. La guerre au Moyen-Orient et les actes de «barbaries» pousseront beaucoup d’individus des populations locales à immigrer dans des pays comme la France ou le Canada (Richer, J. (27 janvier 2015)).

 

Comme le rapporte un article de Jocelyn Richer, au Canada et au Québec, environ 21% des immigrants accueillis entre 2009 et 2013 provenaient soit du Maroc ou de l’Algérie (Richer, J. (27 janvier 2015)).  L’arrivée massive de population maghrébine dans ce pays de l’Occident aurait pu avoir comme effet d’apaiser les préjugés et la discrimination, mais au contraire, beaucoup eurent peur de perdre leur culture et d’être aux prises avec les divers types de problèmes que l’on rencontre dans l’autre partie du globe. Tout de même, plusieurs personnes se sont montrées accommodantes et accueillantes avec ces nouveaux immigrants. Les sociétés partagent donc plusieurs opinions: certaines encourageant à voir les immigrants des pays arabes comme des menaces pour la culture et d’autres qui préfèrent encourager l’intégration des immigrants aux cultures locales. D’après les recherches de notre équipe, le monde est constamment en évolution et c’est ce que doivent de suivre aussi les sociétés. Le monde ne pourra être en paix si les populations refusent d’ouvrir leurs esprits et d’intégrer différentes cultures à celles qu’elles connaissent déjà.

 

« Les ambiguïtés de la thèse de «l'islamophobie» », [EN ligne], http://serpent-libertaire.over-blog.com/2015/02/les-ambiguites-de-la-these-de-l-islamophobie.html (page consultée le 20 avril 2015)
« Les ambiguïtés de la thèse de «l’islamophobie» », [EN ligne], http://serpent-libertaire.over-blog.com/2015/02/les-ambiguites-de-la-these-de-l-islamophobie.html (page consultée le 20 avril 2015)

La peur de l’islam

Cette peur de l’Islam, attribuable tout d’abord en raison des médias américains, est par définition «une hostilité envers l’islam et les musulmans» (Définitions : Définitions de islamophobie – Dictionnaire de français Larousse. (23 février 2015)). L’islamophobie se retrouve sous diverses formes. D’abord, à travers le temps, la littérature et les dessins furent les moyens principaux pour communiquer et la propager les idéologies. Il n’est donc pas étonnant de voir l’impact qu’ont les textes, les articles de journaux ou encore les caricatures sur les mentalités des populations. Si l’on prend comme exemple l’attentat survenu le 7 janvier 2015 contre les dirigeants du magazine satirique français Charlie Hebdo, plusieurs experts attribuent cet acte à la publication de caricatures du prophète Mahomet, soit un personnage important dans l’islam, dans certaines éditions du magazine. L’influence qu’ont les publications concernant la religion, ou de ses personnages, est très importante. D’ailleurs, dans certains journaux américains où reviennent trop fréquemment ces types de publication, et ce de façon très subjective, on comprend d’où l’islamophobie prend sa forme d’hostilité. En complément à son côté journalistique ou plutôt littéraire, l’islamophobie apparait aussi en abondance dans les médias audiovisuels, c’est-à-dire les films, les vidéos anti-islams, les reportages de chaînes télévisées, les émissions de télévision, etc., qui figurent parmi les plus grands acteurs islamophobes. De nombreux films américains mettent en action des héros combattant des soldats, des gouvernements ou des terroristes arborant les caractéristiques grossières d’un musulman, soit la longue barbe, le port du turban, la langue arabe, etc. Se retrouvant au premier rang du palmarès des sociétés du cinéma, Hollywood influence donc largement les pensées du monde en mettant des films islamophobes sur ses écrans. Il est donc l’un des agents de socialisation les plus importants pour la propagation d’idées islamophobes. On peut donc comprendre que la peur de l’islam chez la population sera très difficile à éradiquer en raison de la présence de nombreux acteurs sociaux présents dans la culture et le divertissement des populations (Hollywood et les Arabes [DVD]. (2006)., 50 min., coul., Media Education Foundation).

*(Ici un documentaire de Zone Doc sur Hollywood et l’islamophobie: https://www.youtube.com/watch?v=YTLMz1Ra1jA)

 

Les caricatures de Mahomet ou les actions menées par les groupes extrémistes affiliés à l’islam rendent les musulmans, ainsi que toute la population arabe, des cibles aux injures et aux préjugés de toute sorte. Chaque jour, les musulmans sont persécutés en raison de leur religion, mais l’islamophobie ne s’arrête pas la: elle s’attaque désormais à toute personne ayant le teint un peu basanée ou originaire de pays arabes (Hollywood et les Arabes [DVD]. (2006)., 50 min., coul., Media Education Foundation). Al-Qaïda étant principalement actif dans le Moyen-Orient, les gens de nos jours possèdent donc des opinions arrêtées sur ce qu’amène cette partie du globe au reste du monde. Ces idées font d’ailleurs en sorte que malgré les articles parus dans les journaux contre l’islamophobie, les musulmans sont souvent sujets d’attaques personnelles dues aux stéréotypes. Si l’on prend comme exemple la Charte  de la laïcité ayant fait fureur en 2013 au Québec, la représentation type d’islamophobes serait la famille Pinault-Caron ayant témoigné pour l’adoption de la Charte. Il s’agissait dans ce cas d’individus ridiculisant la religion islamique dans ses pratiques et avec ses fidèles. Malheureusement, la question de l’adoption de la Charte eut pour effet de scinder le peuple québécois en plusieurs clans et soulevé une vague de racisme et de discrimination, et plus particulièrement envers l’islam. Beaucoup tente parfois de défendre la grande majorité de musulmans en dénonçant que les préjugés les mettent tous dans le même bateau. On entend alors le tere de « musulman modéré », un terme qui est par contre condamner par l’élite en matière religieuse, car ce dernier serait alors péjoratif et signifierait que les musulmans tendent à la base aux actes méprisables effectués par les groupes extrémistes (Lien vidéo sur les musulmans modérés: http://www.memritv.org/clip/en/4748.htm). Le « musulman modéré » n’existerait donc pas. Il faut plutôt comprendre que tous les musulmans ne sont pas extrémistes, tout comme tous les chrétiens ne sont pas pratiquants au Québec. Cependant,  il faut savoir que l’islam représente la religion la plus populaire au niveau mondial, c’est-à-dire celle ayant le plus d’individus adhérant à ses concepts, croyances et rituels (environ 1,6 millions en 2010) (Benraad, M. (2015)). D’une part, il est donc compréhensible que certaines personnes aient craint de perdre ce qui caractérise la culture québécoise, soit la religion catholique, mais d’une autre part, c’est justement la diversité ethnique qui fait la beauté de la culture et du Québec d’aujourd’hui. Encore une fois, l’ouverture d’esprit de tous et l’accommodation aux différentes cultures, autant pour les nouveaux arrivants que pour la population locale, restent la clé pour vivre en paix.

Photo DDC

Merci,

Samuel Groulx

Réactions sur la scène internationale et les solutions proposées

Le terrorisme, un ou plusieurs actes, unique ou en continu, planifié et/ou exécuté par une ou plusieurs personnes est en des termes plus pacifiques un moyen de pression afin d’imposer ou de revendiquer une idéologie, un système politique, des valeurs, des normes sociales, etc. en employant la peur et la terreur pour mettre à exécution les desseins. Sur la scène internationale, le terrorisme est catégorisé de criminel et reconnu comme étant un crime contre l’humanité (Action de l’ONU contre le terrorisme: Stratégie antiterroriste mondiale. (8 septembre 2006). Puisqu’il va à l’encontre des relations pacifiques que tentent d’établir les différents pays du monde autour de la planète, le terrorisme est très mal perçu et prend souvent sa source lors d’un conflit armé entre deux pays. Tout de même, dans les dernières années, le monde a surtout assisté à une forme de terrorisme prenant sa source de la religion. C’est d’ailleurs le cas de l’actuel groupe terroriste que l’on nomme l’É.I (État islamique) qui est composé de musulmans extrémistes, auteur des attentats à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa au Québec ainsi qu’à Sydney en Australie en décembre 2014, et en France contre Charlie Hebdo en janvier 2015. C’est suite à ces événements ayant secoué la planète entière que nous aborderons les réactions au terrorisme quant à l’ONU, au Canada et aux États-Unis. Nous verrons les moyens de prévention mis en place ainsi que les solutions proposées par chacun.

Organisation des Nations Unies

L’Organisation des Nations Unies fut d’abord créée suite à la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) afin d’éviter de répéter cet évènement qui aura couté la vie à plus de six millions d’individus. Cette guerre aura été d’une atrocité non seulement sur le côté de vie humaine, mais aussi sur le côté psychologique du monde. Ayant vécu dans des climats de terreur pendant environ six ans (1939-1945), des populations entières seront restées marquées par cette forme de terrorisme à grande échelle que pratiquait le gouvernement nazi. C’est donc le 28 octobre 1945 que l’Organisation des Nations Unies (ONU) fut créée, regroupant à la base «51 pays déterminés à maintenir la paix et la sécurité internationale, à développer des relations amicales entre les nations, à promouvoir le progrès social, à instaurer de meilleures conditions de vie et à accroître le respect des droits de l’homme» (À propos de l’ONU. (n.d.)). Aujourd’hui, l’ONU compte 193 États Membres et est très actif à la lutte contre le terrorisme (spécialement depuis les derniers mois en raison des activités de l’État islamique et Boko Haram).

Il faut d’abord comprendre qu’en tant qu’organisation permettant un Conseil des pays du monde, les méthodes adoptées par l’ONU ainsi que ses solutions sont régulièrement appliquées à travers la majorité des États Membres. Ce qui sera sujet dans le texte qui suit est donc les grandes lignes des nombreuses méthodes et solutions employées par les différents pays de l’organisation pour lutter contre le terrorisme.

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

Comme nous sommes au XXIe siècle et que la technologie domine le monde, l’ONU propose surtout des méthodes afin de prévenir le terrorisme en se basant sur de nouveaux logiciels permettant d’augmenter la sécurité des États. Par exemple, la société INTERPOLE, une société développant des systèmes de base de données de haute sécurité, aurait permis à l’ONU d’établir un réseau d’information mettant en lien les services de police, militaires ainsi que politiques afin d’échanger plus facilement des informations concernant la sécurité d’un État et ainsi prévenir plus aisément les actes terroristes ou encore, d’augmenter les chances de découvrir les complots (La Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies: Activités menées par le système des Nations. (4 avril 2012)). De plus, en tenant compte de l’augmentation de la vigilance dans les aéroports, l’ONU ne cesse de mettre à jour ses méthodes visant à contrer le vol d’identité ou le transport de matière ou d’objets nuisibles à la sécurité des populations. Par exemple, l’organisation encourage fortement les aéroports à adopter le système de reconnaissance de l’iris, un système ayant été mis en place en autre à l’aéroport de Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. De plus, l’ONU adopte des mesures économiques visant à empêcher les groupes terroristes de financer leurs activités. C’est en organisant un blocus économique, politique et  militaire complet des gouvernements membres de l’organisation contre les groupes terroristes que l’ONU réussit peu à peu à éradiquer les groupes rebelles. Par exemple, le 12 février dernier, l’ONU a appelé les États Membres à cesser tout commerce, direct ou indirect, avec l’organisation État islamique, ce dernier tirant son argent de la contrebande de pétrole, d’armes et des rançons pour les otages. Chaque pays possède comme devoir d’empêcher quiconque sur son territoire tentant de communiquer ou de commercer avec l’organisation terroriste (Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’État islamique. (10 février 2015)). La lutte dépend donc de l’interdépendance entre les pays membres et chacun d’entre eux est responsable de sa lutte contre le terrorisme.

Tout de même, les valeurs fondamentales de l’ONU, soit celles du respect des droits de l’homme ainsi que la liberté d’expression, ne permettent pas de donner carte blanche aux États Membres afin de lutter individuellement contre le terrorisme. Comme le rappelle le Vice-Secrétaire général, Jan Eliasson, «les États ne peuvent pas se permettre de lutter contre le terrorisme de manière isolée ou uniquement par l’entremise d’actions militaires» (Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’État islamique. (10 février 2015)). L’adoption de mesures pour contrer les groupes terroristes est donc une affaire pointilleuse et qui requiert évidemment la bonne collaboration de tous.

Le Canada et le terrorisme

En ce qui concerne le Canada, selon le site du Ministère de la Justice du Canada, la majorité de la population pense que le gouvernement canadien se doit d’améliorer son système afin de prévenir les attentats terroristes (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)).

Le Ministère de la Justice étale une multitude de solutions ou de méthodes que pourrait adopter le gouvernement du Canada, ces dernières étant proposées par des professeurs d’université se spécialisant dans le domaine du terrorisme, de la liberté d’expression, dans la politique ou encore dans la sécurité nationale et internationale. Parmi ces mesures préventives, on retrouve principalement celle où il s’agirait de l’amélioration d’un système de mise en commun des informations de tout genre pouvant être pertinente à contrer les actes terroristes, non seulement entre les provinces et territoires, mais aussi entre les ministères des gouvernements (provinciaux et fédéral). Une implication au niveau de l’organisation des grandes villes serait aussi importante. Par exemple, d’une étude menée par le gouvernement du Canada auprès d’opinions d’universitaires, un professeur de l’université de Toronto dans la faculté de droit, le professeur Kent Roach propose au gouvernement d’améliorer le système pour l’analyse des eaux potables des grandes villes, mais pas uniquement afin de prévenir le terrorisme: l’application de cette mesure permettrait aussi de bien vérifier la salubrité des eaux et mieux contrôler la qualité de l’eau (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)). Aussi, le professeur Stuart Farson de l’Université Simon Fraser propose que le Canada classe les menaces naturelles ou humaines en ordre de priorité «de façon à ce que les gouvernements au pays puissent réagir convenablement et efficacement à l’échelle régionale» (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)).

Tout de même, il faut mentionner que le gouvernement de Paul Martin en 2003 à 2006 aura instauré «la création, […], du nouveau super-ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile, qui s’intéresse à la menace d’un point de vue global, est un pas dans la bonne direction» (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)). D’une autre paire de manches, plusieurs s’entendent pour dire que le Canada ne devrait peut-être pas trop dépenser dans des mesures préventives au terrorisme. Malgré qu’il ait été mis sur la liste des pays ciblés de Ben Laden en 2002 (Brodeur, J., & Leman-Langlois, S. (2009)), le Canada ne peut juger son risque d’être un pays ciblé pour un attentat terroriste à élever en raison de la diplomatie qu’il emploie envers les autres pays. Tout de même, cette notion peut changer radicalement. Il suffirait d’un gouvernement misant sur les opérations militaires visant à combattre le terrorisme (un peu comme l’est le gouvernement américain) et le sol canadien devient alors un territoire beaucoup plus à risque. Si l’on observe l’actualité, il est plausible de penser que le Canada augmente ses chances d’être victime d’un attentat terroriste dû au fait qu’il est désormais lié à d’autres pays pour combattre l’État islamique.

Afin de résumer cette partie du travail, l’islamophobie se doit, tout comme les actes de racisme et de discrimination, de disparaître des mentalités des populations. Il est irrationnel de blâmer un peuple entier pour des actes commis par un petit nombre de personnes appartenant à ce groupe. L’islamophobie devrait être vue comme un crime au même titre que le terrorisme. Ensuite, l’ONU doit continuer d’apporter de nouvelles solutions afin d’éradiquer les actes de terreur et de violences commis par des extrémistes. Le monde doit vivre en paix et c’est non seulement à l’ONU, mais aussi aux populations du monde de rechercher le Bien commun et d’accepter de vivre ensemble tout en étant différentes dans les cultures. Enfin, en raison des derniers actes terroristes dont a été victime le Canada durant le mois de décembre 2014 et la grande activité du groupe terroriste de l’État islamique qui vise particulièrement les pays occidentaux, il serait bon pour le Canada d’investir un peu plus de son budget dans le domaine de la prévention au terrorisme afin d’assurer la sécurité de sa population et d’avoir les moyens nécessaires pour contrer les actes de terrorisme.

Photo DDC

Merci,

Samuel Groulx