Archives par mot-clé : 11 septembre 2001

Histoire du terrorisme

1 L’histoire du terrorisme

1.1 Définition de concept de « terrorisme »

Pour bien comprendre le terrorisme, il faut tout d’abord remonter dans le temps et étudier les événements qui sont arrivés. Tout d’abord, d’où vient le mot terrorisme ? Le terrorisme est une forme de violence politique, religieuse, économique, sociale ou culturelle dans le but de désorganiser la société (Trésor de la langue française , (n.d)). Cependant, il est très difficile d’établir une définition du terrorisme puisqu’il est très diversifié. Nous pouvons par contre étudier son histoire et tous les événements qui se sont passés auparavant. Le terme « Terrorisme » est né en 1794 et voulait désigner une « doctrine des partisans de la Terreur » (Trésor de la langue française , (n.d)). L’époque de la Terreur apparut durant la Révolution française. Le mot Terreur désignait un mode de gouvernement, mais plus précisément, ce fut une période traumatisante pour une grande majorité de la population avec plusieurs attentats pour essayer de détruire la monarchie. Un attentat est automatiquement considéré comme un acte terroriste, puisqu’il est organisé dans un but précis et cause la Terreur parmi les citoyens.

1.2 Le terrorisme de ses débuts à 1900

1.2.1 Les « Hashshashins »

Cependant, même si le terme « Terrorisme » n’est apparu qu’à la fin du XVIIIe  siècle, il était présent bien avant ce siècle. Entre le XIe siècle et le XIIIe siècle, pendant les premières croisades en 1080, une branche de l’islam était constituée des personnes qui assassinaient les membres des sectes religieuses ennemies. Ceux-ci s’appelaient les « Hashshashin » ce qui veut dire en arabe : ceux qui fument du hashish. À l’époque, le roi faisait fumer du hashish à ses assassins avant qu’ils aillent faire des attentats. Le mot assassin est né de cette époque. Ces assassins sont la preuve que le terrorisme dure depuis des centaines d’années, puisqu’ils organisaient des attentats pour essayer de faire dominer leurs pensées. De plus, ces assassins faisaient ces attentats pour leur roi et non pour eux. Dès que leur roi trouvait une nouvelle victime, il envoyait les Hashshashin pour assassiner la personne. Leur but était de rétablir l’ordre dans le monde et d’éliminer les personnes qui pourraient les empêcher d’arriver à leur but. Finalement, le terrorisme existe bien avant l’apparition du mot Terrorisme. Cependant, il était utilisé pour les mêmes raisons.

1.2.2 Quelques dates d’événements.

Plusieurs événements terroristes sont survenus depuis que l’Homme existe, mais l’Homme n’a commencé à utiliser le terme Terrorisme et à se rendre compte que ce sont des actes terroristes qu’au début du XIXe siècle, peu après l’invention du mot « Terrorisme » en 1794.

En 1800, Napoléon Bonaparte connaît le premier acte de terrorisme dit moderne. Il échappe un attentat à la bombe qui était organisé par des royalistes qui voulaient rétablir la monarchie (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Napoléon Bonaparte a pris contrôle de la France. Il est devenu rapidement empereur et a créé l’Empire de France. Cependant, certaines personnes n’étaient pas contentes de cette prise de pouvoir. Cet attentat fut le premier acte de terrorisme moderne enregistré. Après cet attentat, plusieurs attentats furent retenus par l’Homme.

En 1881, le tsar Alexandre II, empereur de la Russie, a été assassiné par des anarchistes. Ces anarchistes étaient contre le tsar et voulaient donner le pouvoir au peuple.

Entre 1892 et 1894, plusieurs attentats sont survenus à Paris. Des bombes explosent dans des restaurants et partout ailleurs. Et en 1894, le président de la République Sadi Carnot s’est fait assassiner à Lyon par un anarchiste.

En somme, plusieurs attentats sont survenus depuis le début de l’existence de l’homme à 1900, mais ils n’ont pas tous été enregistrés, puisqu’ils n’avaient pas la technologie nécessaire pour pouvoir enregistrer tous les événements terroristes. De plus, avant l’invention du mot terrorisme, l’Homme ne savait pas comment classifier ces événements, mais depuis 1794, une bonne partie des événements ont pu être catégorisés.

1.3 De 1900 à aujourd’hui

À partir du XXe siècle, les détails de l’histoire commencent à être plus clairs, on connaît les événements qui se sont passés, ainsi que leurs dates et les détails de ceux-ci. L’Homme connaît le terrorisme et est capable de classifier les événements marquants selon les différentes formes de terrorisme, soit politique, religieux, économique, social ou culturel.

En juin 1914, « l’attentat contre l’archiduc François d’Autriche précipite l’Europe dans la Première Guerre mondiale » (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Cela montre jusqu’à     quel point les actes terroristes peuvent avoir des répercussions sur le monde. Cet attentat eut pour effet d’enflammer l’Europe au complet et de causer des modifications des frontières nationales en Europe. L’attentat en Autriche a aussi eu pour effet de créer de nouveaux pays à la fin de la Première Guerre mondiale. Et plus encore, il a enlevé des vies à des familles, des soldats, des femmes et des enfants. Des millions de personnes innocentes sont mortes à cause d’un petit attentat.

La Deuxième Guerre mondiale est un événement très important à ne pas oublier dans l’histoire du terrorisme. Cette guerre qui dura de 1939 à 1945 est la plus meurtrière de l’histoire. Elle est considérée comme un acte de terrorisme puisqu’elle a fait des millions de morts pour exterminer une religion. Les Juifs ont été la cible principale de cette guerre. Le but d’Adolf Hitler était d’exterminer toutes les personnes qui sont différentes. Par exemple les juifs, les musulmans, les noirs, etc. Cependant, les Juifs ont été la cible principale de cette guerre. Cette guerre a causé environ 50 millions de morts (le bilan humain (Cours d’histoire). (n.d.)), dont 5 à 6 millions de juifs (Bilan de la Seconde Guerre mondiale. (n.d.)). De plus, plusieurs attentats organisés par l’État sont survenus. Par exemple, les bombes nucléaires des États-Unis qui ont été lancées au Japon. Près de 100 000 personnes sont mortes pour chacune des bombes qui ont éclaté (Hersey, J. Hiroshima 6 août 1945 ,(2005)). Les nazis ont détruit une population pour imposer leur pensée. La Deuxième Guerre mondiale était une forme de terrorisme religieuse et politique. Hitler pensait pouvoir imposer sa façon de penser au monde entier, mais les autres pays pensaient autrement.

En 1980, une bombe explose dans la gare de Bologne en Italie, cela est causé par un mouvement néofasciste (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Le néofascisme est une « Tendance politique italienne qui a repris sous une forme nouvelle, après 1945, au sein du Mouvement social italien » (Définitions : Néofascisme – Dictionnaire de français Larousse. (n.d.)) ce qui veut dire que c’est un mouvement de l’extrême gauche. Ce mouvement est une forme plus moderne du mouvement fasciste de Mussolini. Ils auraient attaqué la gare parce qu’elle transporte tous les jours des travailleurs vers les usines et les mines (1980 : Carnage à Bologne, 85 morts. 2004). Cette bombe serait l’acte terroriste le plus meurtrier depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Entre 1980 et 1990, on compte plus de 31 attentats (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004) qu’ils soient des attentats dans des avions, dans le métro, avec des bombes, avec du gaz ou n’importe quel autre type d’attentat. Ce qui veut dire qu’il y a eu plus d’un attentat par année. En 1985, un Boeing 747 d’Air India explose en vol causé par des extrémistes sikhs (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Et en 1988, Oussama Ben Laden crée le mouvement d’Al-Qaïda.

Le 11 septembre 2001, les tours jumelles à New York ont été atteintes par un attentat suicide, en même temps, un avion s’est écrasé tout près du Pentagone et un troisième en Pennsylvanie. Ces attentats étaient organisés par Al-Qaïda dans le but de semer la terreur. Ces événements ont été les plus importants du XXIsiècle, puisque c’est un moment tournant pour la lutte contre le terrorisme. Avec ses 2973 innocents morts ( plaque de mémoire du 11 septembre 2001 à New York.), l’évènement du 11 septembre fut l’attaque terroriste la plus meurtrière depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une centaine de pompiers et policiers ont aussi péri lors de cet incident en essayant de sauver les sinistrés des décombres. En attaquant le « World Trade Center », les membres d’Al-Qaïda ont réussi à geler l’économie des États-Unis. Puisqu’ils n’avaient pas une assez grande puissance pour s’attaquer à l’armée américaine, les terroristes en ont profité pour paralyser leur finance. Le Dow Jones et la NASDAQ ont baissé énormément, mais les activités ont pu reprendre deux semaines plus tard (Renaud, C. Le 11 septembre a paralysé le secteur financier. 2011). En fin de compte, cet événement terrorise a causé énormément de mal, mais Oussama Ben Laden, le chef du groupe d’Al-Qaïda, a été tué par l’armée Américaine le 2 mai 2011.

De 1948 à aujourd’hui, un conflit important persiste au Moyen-Orient. Ce conflit oppose les Israéliens aux Palestiniens. Le conflit israélo-palestinien qui dure depuis 66 ans est causé par la création de l’État d’Israël. Avec une population grandissante et les réfugiés israéliens retournant dans leur pays, les juifs ont besoin de plus de place. Et pour avoir les terres, ils font usage de la force. Les Israéliens massacrent des familles palestiniennes entières pour pouvoir récupérer les terres palestiniennes. Les Palestiniens construisent alors un mur autour de Gaza pour se protéger contre les Israéliens. Après l’emprise de la bande de Gaza par le Hamas, l’Israël et l’Égypte imposent un blocus autour de cette région (Maltais, B. Genèse du conflit israélo-palestinien. (2012)). C’est-à-dire qu’ils vont empêcher toute entrée et sortie de cette partie. En 2006, le Hamas et l’Israël signent une trêve qui ne durera que quelque mois. Les Israéliens tirent des roquettes sur Gaza après avoir trouvé des tunnels qui supposément ont servi à capturer des soldats israéliens et les Palestiniens ripostent. (Maltais, B. Genèse du conflit israélo-palestinien. (2012)) Depuis le début du conflit, il y a 2018 morts du côté palestiniens et 66 morts du côté israélien. La plupart des musulmans tués étaient innocents, tandis que les 66 Israéliens morts étaient en majorité des militaires. Ce conflit de haute importance est considéré comme un acte de terreur, puisque c’est un groupe de personne, dans ce cas-ci un pays, qui oppresse un pouvoir sur un autre groupe de personne. Le conflit n’a pas seulement une nature géographique, mais aussi politique (avec le Hamas) et religieuse (musulmans et juifs). Ce conflit qui dure toujours continue de faire des morts innocents causés par une oppression.

(http://www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/, KARIM, 2012)
Évolution de la palestine jusqu’aujourd’hui JWERK, «L’État de Palestine en 2012», 2012, sur Jwerk, [En ligne], http://www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/ (Page consultée le 20 avril 2015)
Plus récemment, en 2015, un attentat en France à Charlie hebdo  a fait rugir le peuple. Un extrémiste musulman est entré dans les bureaux de Charlie hebdo, une compagnie de revues critiques, pour ensuite faire feu sur les auteurs d’une œuvre provocatrice envers les musulmans. Ici, vous pouvez voir à gauche, la revue qui a causé tous ces problèmes et à droite, La réplique que la compagnie Charlie Hebdo a publiée.

une du charlie hebdo
CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2 novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr [En ligne], https://www.flickr.com/photos/apbpix/8759497349/ (Page consultée le 22 février 2015)
derniere une du charlie hebdo
CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la suite de cet événement, des personnes dans le monde entier ont commencé à tenir des pancartes avec écrites dessus : « Je suis Charlie ». Pour dire que les terroristes ne se sont pas seulement attaqués à l’agence Charlie Hebdo, mais aussi à la liberté d’expression.

Aussi en 2015, des membres d’ISIS, un groupe terroriste de musulmans extrémistes ont capturé 21 chrétiens d’Égypte et les ont exécutés sur une plage en Lybie. Cette vidéo virale a fait le tour du monde et continue d’enrager les combattants du terrorisme.

Les événements terroristes continuent d’affecter notre monde et il devient difficile de les contrôler. Les membres du groupe terroriste ISIS ne sont toujours pas arrêtés et continuent à faire des morts dans plusieurs pays. Ce groupe de terroriste se dit vouloir faire régner l’Islam partout à travers le monde. Cependant, ils ne représentent aucunement la réalité de la religion des musulmans.

En guise de conclusion, plusieurs événements terroristes sont survenus depuis le début de l’existence de l’Homme. Le Terrorisme est une forme de violence politique, religieuse, économique, sociale ou culturelle dans le but de désorganiser la société. Plusieurs événements sont survenus et ils ont tous causé des changements, qu’ils soient géographiques, sociaux ou même psychologiques. Le terrorisme peut être exercé par tout le monde, même par l’État. Cela veut dire que ce ne sont pas seulement les religions qui sont la cause des attentats terroristes. Que le terrorisme ait des intentions mauvaises ou pas, il reste dans l’histoire de l’homme comme étant un acte dangereux et terrorisant.

Chris Philippi

portrai

Quelques attentats terroristes et les conséquences qu’ils ont engendrées

Afin de faire passer leur message et de recruter de nouveaux partisans prêts à adopter leurs idéaux, les adeptes du terrorisme posent un ensemble d’actes basés sur l’usage de la violence. Que ce soit un attentat, une prise d’otage ou  une exécution publique, les actions perpétrées par une organisation terroriste sont déclenchées «pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement [ou] pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système» (Encyclopédie Larousse). Une infime partie des actes revendiqués par des insurgés ou par des regroupements terroristes depuis le début du XXème siècle devint l’exemple auquel plusieurs se réfèrent aujourd’hui pour illustrer ce phénomène. Certains attentats ont marqué l’imaginaire populaire à cause de leur ampleur, leurs conséquences ou bien l’importance de la couverture médiatique qui leur fut accordée. Parmi ces derniers, mentionnons l’attentat de Sarajevo ayant causé la mort de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche en 1914 à l’aube du déclenchement de la Première Guerre mondiale,  les attentats du World Trade center et du Pentagone aux États-Unis le 11 septembre 2001, ainsi que la tuerie du journal Charlie Hebdo survenue le 12 janvier dernier sur le territoire parisien.

 

L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie

La Première Guerre mondiale, conflit qui décima toute une génération en causant plus de 10 millions de morts et plus de 20 millions de blessés entre 1914 et 1918, «découle de la conjonction de nombreux facteurs déjà à l’œuvre depuis plusieurs décennies» (Langlois et Villemure, 2012, p. 314). En effet, le déclenchement de la Grande Guerre est attribuable à l’accumulation des conséquences de plusieurs éléments et événements, dont les tensions palpables sur le sol européen causées par «l’inadéquation entre les frontières des États et les vœux formulés par les différentes nations» (Venayre). Le peuple serbe, dispersé sur la majorité du territoire balkanique (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense, 2012) caressait le rêve de modifier les frontières politiques de la péninsule afin de les faire coïncider avec les frontières culturelles existantes et ainsi mettre en place des États-nations.

carte aspiration des balkans
Aspirations des pays balkaniques à l’aube de la Première Guerre mondiale REPORT OF THE INTERNATIONAL COMMISSION TO INQUIRE INTO THE CAUSES AND CONDUCT OF THE BALKAN WARS, CARNEGIE ENDOWMENT FOR INTERNATIONAL PEACE, «Balkan Aspirations (showing boundaries of 1912) », 1914, [balkan_aspirations_1914.jpg], sur le site University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/history_balkans.html (Page consultée le 10 avril 2015)

En 1912, profitant du déclin de l’Empire Ottoman, les nations balkaniques s’allièrent et déclenchèrent une guerre contre les empires Ottoman et Austro-hongrois afin de proclamer leur indépendance et se détacher de l’emprise des grandes puissances présentes sur leur territoire. Ce conflit dura deux années et se solda par une victoire des peuples balkaniques sur l’Empire Ottoman. Par contre, à l’issue de ces combats, le découpage des pays repris aux turcs ne fut pas administré comme l’auraient souhaité les nationalistes serbes et la double couronne austro-hongroise conserva la maîtrise de quelques territoires de la péninsule. Ces décisions transformèrent les Balkans en véritable «poudrière» qui finit par éclater le 28 juin 1914, lorsqu’un groupe d’étudiants serbes exécutèrent l’héritier du trône de l’Empire austro-hongrois.

S’inscrivant dans le courant du terrorisme nationaliste, idéologie prônant la souveraineté de l’État-nation, l’attentat terroriste ayant couté la vie à l’héritier François-Ferdinand et à son épouse fut perpétré à Sarajevo par Gavrilo Princip, un jeune nationaliste serbe. Désireuse de  venger cet événement, l’Autriche-Hongrie délivra un ultimatum à la Serbie et face au refus de cette dernière d’accepter l’entièreté des termes évoqués, elle déclara la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914 (Becker, 2003), ce qui entraîna la planète dans un des conflits les plus sanglants de l’histoire.

S’étendant sur quatre longues années, la Grande Guerre eut des conséquences majeures sur l’ensemble de la population. Ayant causé la mort d’une génération entière sur les champs de bataille, elle s’attaqua aussi aux populations civiles, femmes et enfants, vivant à l’écart du front, mais tout autant traumatisés par les horreurs de la guerre. Du côté financier, les grandes puissances européennes furent durement endettées par le coût de la guerre et par les montants devant être déboursés afin d’assurer la reconstruction de leurs pays. Au niveau du territoire, les empires disparurent et firent place à de nouveaux pays, majoritairement des républiques, délimités par le tracé de nouvelles frontières. De plus, afin de s’assurer qu’un conflit comme celui-ci ne se reproduise plus, la Société des nations, ancêtre de l’ONU, fut créée et le Traité de Versailles fut adopté.

Les éléments énumérés ci-dessus ne sont qu’une infime partie de toutes les conséquences engendrées par la Première Guerre mondiale.  Bien que demeurant flou, le rôle joué par l’attentat terroriste de Sarajevo dans le déclenchement de cette dernière reste certain. Qu’il soit l’étincelle responsable de la mise en branle du conflit ou simplement un événement parmi plusieurs ayant eu un impact minime sur le déclenchement de la guerre, le meurtre de François-Ferdinand restera à jamais lié à la Grande Guerre dans l’imaginaire populaire.

 

Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 sur le sol étasunien

La date du 11 septembre 2001 restera à jamais gravée dans l’histoire comme le jour où fut commis «l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis» (Guay, 2014) puisque cette attaque causa la mort de près de 3000 personnes. Perpétré par 19 terroristes membres du groupe extrémiste Al-Qaïda créé et dirigé par Oussama Ben Laden, cet acte d’une extrême violence fut exécuté grâce au détournement de 4 avions de ligne.

En effet, le matin du 11 septembre 2001, quatre avions utilisés pour le transport de passagers furent pris en otage par des terroristes et leurs itinéraires furent modifiés afin de les rediriger vers des cibles préétablies par le groupe extrémiste. Deux des avions s’écrasèrent au cœur de Manhattan sur les tours jumelles du World Trade center. L’édifice abritant, entre autre, les bureaux de 350 entreprises reliées au commerce mondial, s’effondra peu de temps après avoir été touché causant la mort de milliers de personnes. Le troisième avion atteint le Pentagone, bâtiment au sein duquel se trouve le département de la défense des États-Unis, à Washington. Le quatrième et dernier engin s’écrasa dans un champ de Pennsylvanie. Cet attentat, entrant dans la catégorie du terrorisme islamique, fut perpétré par des islamistes radicaux souhaitant démontrer au monde entier leur désaccord avec la vision américaine du monde ainsi que la position des États-Unis sur la scène internationale. Cette attaque reste, à ce jour, la plus importante exécutée sur le sol américain depuis la tentative d’assaut de l’armée japonaise sur la base militaire de Pearl Harbor en 1941.

carte world trade center
Dommages générés parles attentats du 11 septembre 2001 sur le territoire des États-Unis MOUSSAOUI TRIAL, «World Trade Center – Diagram Depicting the Damage to the Buildings in the World Trade Center Area as a Result of the Attacks on September 11», 2006, [Exhibit GX-P200009], sur University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/wtc_p200009-1.jpg (Pagecionsultée le 10 avril 2015)

Ces attaques s’étant déroulées à New York et Washington furent mises en place, entre autres, pour dénoncer la politique étrangère des États-Unis qui accorde à ces derniers un statut de dominance sur la scène internationale. Ces attentats engendrèrent des conséquences et modifièrent, entre autres, la politique du pays américain. En effet, l’ampleur de l’attentat généra un état de crise sur le sol des États-Unis et poussa le gouvernement à instaurer des mesures de contrôle plus strictes afin de protéger les citoyens et ce, en renforçant notamment l’espace aérien du pays. De plus, afin d’être en mesure de débusquer les auteurs présumés des attaques du 11 septembre, le gouvernement  américain soutint la thèse selon laquelle il est du devoir des États-Unis, en tant que grande puissance mondiale,  d’imposer la démocratie aux peuples jugés «inférieurs». En utilisant cette vision puisée dans les principes de base du colonialisme, le président Bush pu, avec le soutient de l’ONU, déployer l’armée sur le territoire afghan, pays susceptible d’abriter en son sein Oussama Ben Laden. Au lieu de permettre l’arrestation de ce chef terroriste, la mission américaine entraîna la mise en place de deux guerres qui sévirent pendant plus de dix ans en Afghanistan et en Irak. Ces déploiements sur les territoires du Proche-Orient en 2001 et de l’Asie centrale en 2003, ne générèrent que désolation et affrontements sanglants, des coûts exorbitants pour les États-Unis et l’attribution d’une image moins qu’enviable des américains sur la scène internationale.

Il est aujourd’hui possible de déclarer que les affrontements meurtriers déclenchés au nom de l’éradication du terrorisme, objectif numéro un de la politique étrangère des États-Unis depuis le 11 septembre 2001, furent les responsables de la destruction de plusieurs territoires du Moyen Orient et, ce faisant, causèrent la mort de milliers de personnes. En effet, il est estimé que ces guerres ont coûté la vie à plus de 225 000 personnes et en ont blessées plus de 365 000 autres. Au sein de ce lourd bilan, ce sont les pertes civiles qui occupent la plus grande place, totalisant plus de 172 000 morts sur les sols afghan, pakistanais et irakien (Agence France-Presse, 2011). En plus d’avoir causé la mort de centaines de milliers d’individus, ces guerres engendrèrent des dépenses faramineuses de la part du gouvernement américain.

Outre la destruction de plusieurs territoires musulmans et la mort de milliers de personnes, les  affrontements armés déclenchés par les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre engendrèrent une augmentation de la radicalisation chez les jeunes en provenance de plusieurs pays à travers la planète. En effet, la colère et l’indignation de la diaspora musulmane suite au massacre causé par les guerres américaines fut une des motivations incitant des jeunes de diverses régions du globe à se radicaliser en rejoignant un mouvement extrémiste prônant l’usage de la violence. En plus des politiques étrangères, l’exclusion sociale est aussi un facteur poussant des jeunes à adhérer à la branche radicale de certaines religions en rejoignant des groupes vivant à des milliers de kilomètres de chez eux, et ce dans l’espoir de trouver des solutions à leurs problèmes personnels (CIEM, 2006).

En plus d’être une des causes de la montée de la radicalisation à travers la planète, les guerres déclenchées par les États-Unis dans le but d’éradiquer le terrorisme eurent de grands impacts sur l’économie américaine. Afin de financer sa lutte contre le terrorisme, le gouvernement des États-Unis dut débourser plus de 3700 milliards de dollars (ce qui représente le quart de la dette du pays) (CIEM, 2006), et ce, sans compter la baisse de revenu engendrée par les attentats du World Trade center. En effet, la destruction des tours jumelles obligea beaucoup d’entreprises, étant auparavant situées en leur sein, à se relocaliser ou à se reconstruire, ce qui fit perdre un montant d’argent considérable à la ville de New York. Par la suite, plus de 100 milliards de dollars furent perdus et en plus, plus de 125 000 personnes se retrouvèrent dès lors au chômage (Fillion, 2006).

Le secteur économique le plus touché fut sans doute celui de l’aviation puisque les attaques furent perpétrées grâce au détournement d’avions contenant à leur bord des civils américains. Cette réalité causa une vague d’effroi au sein de la population, autant celle en provenance des États-Unis que d’ailleurs, qui devint réticente à l’idée d’utiliser le transport aérien. Accompagnant cette baisse de fréquentions du système d’aviation, il fut possible d’observer des pertes de revenus dans les secteurs du tourisme, de l’hébergement et de la restauration sur le territoire new-yorkais (Fillion, 2006), et ce, à cause de la peur d’assister à quelques représailles de la part de groupes terroristes. Ce sentiment, bien que toujours présent aujourd’hui, s’estompa avec le temps ce qui permit à l’économie américaine de se remettre sur pied assez rapidement.

Ayant marqué les années 2000 par leur ampleur et les nombreux changements qu’ils engendrèrent sur la planète entière, les attentats du World Trade center représentent aujourd’hui l’exemple le plus exploité afin d’illustrer le concept de terrorisme. Pour certains spécialistes, le 11 septembre 2001 marque une cassure dans l’histoire des États-Unis car, à partir de ce moment, le territoire américain fut «perçu comme vulnérable [et ce], même si les mesures décidées après les attentats […] l’ont dans l’ensemble protégé de nouvelles attaques» (Gayral, 2011). Pour d’autres, les attentats commis par des extrémistes commettant un suicide altruiste, c’est-à-dire des personnes appuyant leur cause jusque dans la mort, furent l’occasion de prouver la puissance des États-Unis et le sentiment identitaire reliant l’ensemble du peuple américain.  Malgré les opinions divergentes existantes sur le sujet, une chose est sure; les événements ayant pris place sur le sol américain en septembre 2001 eurent de gros effet sur la planète entière.

 

Les attentats du Charlie Hebdo au cœur de la capitale française

Dès ses premiers moments, l’année 2015 fut marquée par la barbarie de «la tuerie qui a coûté la vie à 12 personnes dans les locaux de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo» (Bourgeault-Côté, 2015) le 7 janvier dernier.  Visant l’élimination des caricaturistes du journal, cette fusillade fut exécutée par des terroristes souhaitant venger le prophète Mahomet, plus d’une fois mis en scène dans les publications du Charlie Hebdo, en punissant les individus ayant illustré cette figure emblématique musulmane dans leur journal.

Cet hebdomadaire, ouvertement athée et revendiquant un ton provocateur, reçut, au fil des ans, de nombreuses menaces de la part de groupes politiques ou religieux en réponse aux caricatures illustrant ses pages. La polémique la plus importante à laquelle se retrouva mêlé le journal fut celle de 2006, dite des caricatures du prophète Mahomet.

une du charlie hebdo
Caricature de Mahomet sur la une du Charlie Hebdo du 2 novembre 2012 CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2 novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/apbpix/8759497349/ (Page consultée le 22 février 2015).

Le 8 février 2006, le «Charlie Hebdo réalis[a] un « coup » éditorial et  ouvr[it] un vaste débat sur la liberté d’expression en publiant, dans ses pages intérieures, douze caricatures du prophète musulman Mahomet» (Le Monde, 2015). Pour les adeptes de la religion musulmane, faire circuler des dessins mettant en scène Dieu ou le prophète représente un blasphème et c’est pourquoi le journal satirique s’attira les foudres des ardents défenseurs de cette religion. Ce fut en représailles à la publication de ces caricatures et de plusieurs autres au cours des années qui suivirent que l’évènement du 7 janvier 2015 fut perpétré.

La tuerie ayant pris place sur le sol français eut pour conséquence de relancer le débat sur la liberté d’expression. Encadrée par plusieurs lois, cette liberté possède tout de même des limites. Principe de base du système démocratique évoqué dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la liberté d’expression donne le droit à tout un chacun de parler, écrire et imprimer librement (Le Monde politique, 2013). Ce droit est garanti par le système démocratique, mais il est loin d’être absolu, c’est-à-dire que «les divers moyens permettant la liberté d’expression font l’objet de limitations. [C’est pourquoi], la presse doit parfois limiter les propos tenus dans ses articles en raison notamment des délits de provocation à la haine et de discrimination raciale» (Le Monde politique, 2013). Suite au massacre du Charlie Hebdo, beaucoup de questionnements fusèrent quant à savoir où se trouvent les limites évoquées plus haut et jusqu’à quel point la presse doit se censurer pour ne pas tenir des propos à caractère haineux pouvant offenser certaines personnes et donc, contrevenir aux limitations en questions. Dans cette optique, certains spécialistes jugèrent que les rédacteurs du journal satirique ont peut-être poussé leur audace un peu trop loin en s’attaquant directement à la religion musulmane à plusieurs reprises et ce, en dépit du mécontentement général exprimé par les adeptes de cette religion. Bien que comprenant les idées ayant poussées les terroristes à agir ainsi, les quelques partisans de cette pensée s’entendirent tous pour dire que le recours à la violence n’est jamais la bonne manière de faire passer des idées et ils s’allièrent tout de-même derrière le journal afin de dénoncer l’acte effroyable s’étant produit sur le sol français.

Nombreuses furent les personnes qui donnèrent leur appui au Charlie Hebdo et encouragèrent la population à ne pas céder devant les menaces en continuant à s’exprimer à l’aide du slogan : «Je suis Charlie».

lieu de rassemblement Charlie hebdo
Lieu de recueillement rendant hommage aux caricaturistes du Charlie Hebdo FLICKR, «Je suis Charlie», 2015, [16038034800], [En ligne], https://www.flickr.com/photos/valentinacala/16038034800/ (Page consultée le 10 avril 2015)

Cet appui fut manifesté, entre autres, à l’aide de marches au cœur de plusieurs pays, de l’affichage du slogan «Je suis Charlie» un peu partout à travers le monde, ainsi que de la publication d’éditoriaux et de caricatures incitant les gens à utiliser leur plume et leur crayon afin de combattre le terrorisme par des mots et des idées, et en n’utilisant la violence sous aucun prétexte. De plus, le fait que l’édition du 14 janvier 2015 du Charlie Hebdo, parut une semaine après les attentats, fut écoulée à plus de 7 millions d’exemplaires, au lieu des 30 000 habituels (La tribune, 2015), est un autre exemple de l’appui du public envers les rédacteurs de ce journal satirique et de l’envi général de dénoncer le terrorisme et l’utilisation de la violence dans le but de faire passer des idéaux ou des messages.

Premier attentat terroriste de l’année 2015 sur le sol français, le massacre visant à éliminer les membres  du Charlie Hebdo restera gravé dans les mémoires comme étant le jour où la liberté d’expression fut attaquée.

derniere une du charlie hebdo
Une de la dernière édition du Charlie Hebdo CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)

Il est évident que cet évènement ira rejoindre les attentats du 11 septembre 2001 et le meurtre de l’archiduc François-Ferdinand à titre d’exemples utilisés afin d’illustrer les moyens pouvant être utilisés par les terroristes. Ces trois événements ne représentent qu’une infime partie de ceux qui furent perpétrés depuis le début du vingtième siècle et les conséquences énoncées ne font qu’un survol rapide de l’impact qu’ils eurent sur l’ensemble de la planète. Il est donc nécessaire de comprendre ce que font les pays  pour tenter de mettre un terme à ces attaques meurtrières. De plus, il est aussi essentiel de s’interroger quant aux solutions que nous pourrions apporter afin d’éradiquer ce phénomène et ses conséquences de plus en plus présentes au sein de la société.

 

10666084_341351272709453_328188173498726137_n   Laurence Bouchard

Conclusion

En conclusion, le terrorisme, ensemble d’actes d’une violence extrême visant à transmettre un message précis, est présent sur la planète depuis des siècles et ce, sous diverses formes et suivant les principes de plusieurs courants bien distincts. La propagation de cette forme de violence fut, entre autres, engendrée par l’intensification de la misère sur la planète et par la politique étrangère agressive des États-Unis. De plus, l’augmentation du recours aux actes terroristes pour faire passer une idée se voit par le nombre important d’événements de nature terroriste perpétrés au cours des derniers siècles tels que l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à l’aube de la Première Guerre mondiale, les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et la tuerie du journal Charlie Hebdo sur le territoire français.

L’utilisation de ce moyen de communication extrêmement violent entraîne des conséquences psychologiques, économiques, sociologiques et même géographiques sur le territoire et la population visés par les actes commis. De plus, ces conséquences peuvent être de longue durée et même nécessiter une intervention des gouvernements influents à travers le monde ainsi que de l’ONU. Afin de réparer les dommages causés par les attentats terroristes perpétrés ou bien afin de prévenir d’éventuelles attaques, l’ONU et les divers gouvernements se doivent d’implanter des politiques assurant la sécurité de leurs citoyens, telle que la politique des États-Unis visant l’élimination complète du terrorisme, qui fut instaurée en réponse aux attentats du World Trade center qui furent perpétrés à New York en septembre 2001.

Bien que plusieurs solutions furent proposées afin d’éradiquer le terrorisme, bon nombre de celles qui furent essayées ne firent que causer d’autres problèmes et ne permirent aucunement de remplir le but initial pour lequel elles furent créées. Afin de modifier la donne, il est nécessaire de continuer à étudier le sujet du terrorisme pour tenter de dénicher d’autres solutions permettant de mettre un terme à ce fléau. Dans cette optique, il serait tout d’abord important de réduire l’accès au contenu violent présent dans les médias et prenant de plus en plus de place dans la société.

10666084_341351272709453_328188173498726137_nLaurence Bouchard

Photo DDCSamuel Groulx

portraiChris Philippi

sssssPatrick Tobgi