Archives de catégorie : terrorisme international

Éditorial

«La violence traverse le temps, les cultures, les classes sociales et, dès que l’on cherche à la contenir ou à la canaliser, elle ressurgit ailleurs sous une autre forme» (BEDIN et DORTIER). De nos jours, elle semble omniprésente et nul ne peut nier l’importance qu’elle a prise au sein de notre société. En effet, il est aujourd’hui impossible de regarder la télévision, naviguer sur internet ou lire le journal sans être confronté à une vague de violence se présentant sous plusieurs formes et provenant d’un peu partout sur la planète. Préoccupés par l’importance grandissante de ce phénomène et son impact sur notre société ainsi que sur les générations futures, nous avons décidé de nous pencher sur une des formes de violence les plus extrêmes ; le terrorisme.

Exploité comme moyen de communication depuis des siècles par des groupes souhaitant se servir de la violence comme moyen de pression, le terrorisme est aujourd’hui un phénomène connu de la majorité d’entre nous et, pourtant, peu nombreuses sont les personnes qui en connaissent réellement les fondements et qui sont en mesure de répondre aux questions suivantes : Qu’est-ce qui a amené la création de ce moyen d’expression? Comment s’est-il développé? Est-ce que tous les actes terroristes  font partie d’un seul et même courant où est-il possible que le terrorisme soit, en fait, répartis en plusieurs branches comme certaines religions? Quels sont les moments phares de l’histoire de l’humanité où des actes terroristes furent posés? Comment les gouvernements des divers pays sur la planète tentent-ils de freiner la propagation des idées terroristes? Qui sont véritablement les victimes des actes terroristes perpétrés à travers le globe?

Bien que nombreuses, les questions énumérées ci-dessus ne forment qu’une infime partie du questionnement concernant le phénomène du terrorisme. Souhaitant démystifier ce phénomène et comprendre pourquoi le recours à la violence est devenu aujourd’hui un réflexe pour plusieurs personnes, nous nous somme penchés sur la question du terrorisme, et ce, en tentant de regarder au-delà des actes.

Il est certain que faire fi de la violence inouïe engendrée par les actes terroristes tout en conservant un esprit critique et un point de vue neutre est une tâche ardue. Au départ, nous possédions tous une opinion assez arrêtée sur la question terroriste. Par contre, au fil de nos recherches, il fut possible de comprendre les fondements de ce mouvement et de se faire une idée de ce qui amène des personnes à adopter de tels comportements. Cette recherche n’a pas modifié le fait que nous dénonçons tout acte terroriste perpétré sur le globe, mais en revanche, elle nous a permis de comprendre que tous les pays ont un rôle à jouer dans la propagation du mouvement terroriste et que, pour y mettre un terme, chacun doit fournir un effort.

10666084_341351272709453_328188173498726137_nLaurence Bouchard

Photo DDCSamuel Groulx

portraiChris Philippi

sssss Patrick Tobgi

Histoire du terrorisme

1 L’histoire du terrorisme

1.1 Définition de concept de « terrorisme »

Pour bien comprendre le terrorisme, il faut tout d’abord remonter dans le temps et étudier les événements qui sont arrivés. Tout d’abord, d’où vient le mot terrorisme ? Le terrorisme est une forme de violence politique, religieuse, économique, sociale ou culturelle dans le but de désorganiser la société (Trésor de la langue française , (n.d)). Cependant, il est très difficile d’établir une définition du terrorisme puisqu’il est très diversifié. Nous pouvons par contre étudier son histoire et tous les événements qui se sont passés auparavant. Le terme « Terrorisme » est né en 1794 et voulait désigner une « doctrine des partisans de la Terreur » (Trésor de la langue française , (n.d)). L’époque de la Terreur apparut durant la Révolution française. Le mot Terreur désignait un mode de gouvernement, mais plus précisément, ce fut une période traumatisante pour une grande majorité de la population avec plusieurs attentats pour essayer de détruire la monarchie. Un attentat est automatiquement considéré comme un acte terroriste, puisqu’il est organisé dans un but précis et cause la Terreur parmi les citoyens.

1.2 Le terrorisme de ses débuts à 1900

1.2.1 Les « Hashshashins »

Cependant, même si le terme « Terrorisme » n’est apparu qu’à la fin du XVIIIe  siècle, il était présent bien avant ce siècle. Entre le XIe siècle et le XIIIe siècle, pendant les premières croisades en 1080, une branche de l’islam était constituée des personnes qui assassinaient les membres des sectes religieuses ennemies. Ceux-ci s’appelaient les « Hashshashin » ce qui veut dire en arabe : ceux qui fument du hashish. À l’époque, le roi faisait fumer du hashish à ses assassins avant qu’ils aillent faire des attentats. Le mot assassin est né de cette époque. Ces assassins sont la preuve que le terrorisme dure depuis des centaines d’années, puisqu’ils organisaient des attentats pour essayer de faire dominer leurs pensées. De plus, ces assassins faisaient ces attentats pour leur roi et non pour eux. Dès que leur roi trouvait une nouvelle victime, il envoyait les Hashshashin pour assassiner la personne. Leur but était de rétablir l’ordre dans le monde et d’éliminer les personnes qui pourraient les empêcher d’arriver à leur but. Finalement, le terrorisme existe bien avant l’apparition du mot Terrorisme. Cependant, il était utilisé pour les mêmes raisons.

1.2.2 Quelques dates d’événements.

Plusieurs événements terroristes sont survenus depuis que l’Homme existe, mais l’Homme n’a commencé à utiliser le terme Terrorisme et à se rendre compte que ce sont des actes terroristes qu’au début du XIXe siècle, peu après l’invention du mot « Terrorisme » en 1794.

En 1800, Napoléon Bonaparte connaît le premier acte de terrorisme dit moderne. Il échappe un attentat à la bombe qui était organisé par des royalistes qui voulaient rétablir la monarchie (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Napoléon Bonaparte a pris contrôle de la France. Il est devenu rapidement empereur et a créé l’Empire de France. Cependant, certaines personnes n’étaient pas contentes de cette prise de pouvoir. Cet attentat fut le premier acte de terrorisme moderne enregistré. Après cet attentat, plusieurs attentats furent retenus par l’Homme.

En 1881, le tsar Alexandre II, empereur de la Russie, a été assassiné par des anarchistes. Ces anarchistes étaient contre le tsar et voulaient donner le pouvoir au peuple.

Entre 1892 et 1894, plusieurs attentats sont survenus à Paris. Des bombes explosent dans des restaurants et partout ailleurs. Et en 1894, le président de la République Sadi Carnot s’est fait assassiner à Lyon par un anarchiste.

En somme, plusieurs attentats sont survenus depuis le début de l’existence de l’homme à 1900, mais ils n’ont pas tous été enregistrés, puisqu’ils n’avaient pas la technologie nécessaire pour pouvoir enregistrer tous les événements terroristes. De plus, avant l’invention du mot terrorisme, l’Homme ne savait pas comment classifier ces événements, mais depuis 1794, une bonne partie des événements ont pu être catégorisés.

1.3 De 1900 à aujourd’hui

À partir du XXe siècle, les détails de l’histoire commencent à être plus clairs, on connaît les événements qui se sont passés, ainsi que leurs dates et les détails de ceux-ci. L’Homme connaît le terrorisme et est capable de classifier les événements marquants selon les différentes formes de terrorisme, soit politique, religieux, économique, social ou culturel.

En juin 1914, « l’attentat contre l’archiduc François d’Autriche précipite l’Europe dans la Première Guerre mondiale » (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Cela montre jusqu’à     quel point les actes terroristes peuvent avoir des répercussions sur le monde. Cet attentat eut pour effet d’enflammer l’Europe au complet et de causer des modifications des frontières nationales en Europe. L’attentat en Autriche a aussi eu pour effet de créer de nouveaux pays à la fin de la Première Guerre mondiale. Et plus encore, il a enlevé des vies à des familles, des soldats, des femmes et des enfants. Des millions de personnes innocentes sont mortes à cause d’un petit attentat.

La Deuxième Guerre mondiale est un événement très important à ne pas oublier dans l’histoire du terrorisme. Cette guerre qui dura de 1939 à 1945 est la plus meurtrière de l’histoire. Elle est considérée comme un acte de terrorisme puisqu’elle a fait des millions de morts pour exterminer une religion. Les Juifs ont été la cible principale de cette guerre. Le but d’Adolf Hitler était d’exterminer toutes les personnes qui sont différentes. Par exemple les juifs, les musulmans, les noirs, etc. Cependant, les Juifs ont été la cible principale de cette guerre. Cette guerre a causé environ 50 millions de morts (le bilan humain (Cours d’histoire). (n.d.)), dont 5 à 6 millions de juifs (Bilan de la Seconde Guerre mondiale. (n.d.)). De plus, plusieurs attentats organisés par l’État sont survenus. Par exemple, les bombes nucléaires des États-Unis qui ont été lancées au Japon. Près de 100 000 personnes sont mortes pour chacune des bombes qui ont éclaté (Hersey, J. Hiroshima 6 août 1945 ,(2005)). Les nazis ont détruit une population pour imposer leur pensée. La Deuxième Guerre mondiale était une forme de terrorisme religieuse et politique. Hitler pensait pouvoir imposer sa façon de penser au monde entier, mais les autres pays pensaient autrement.

En 1980, une bombe explose dans la gare de Bologne en Italie, cela est causé par un mouvement néofasciste (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Le néofascisme est une « Tendance politique italienne qui a repris sous une forme nouvelle, après 1945, au sein du Mouvement social italien » (Définitions : Néofascisme – Dictionnaire de français Larousse. (n.d.)) ce qui veut dire que c’est un mouvement de l’extrême gauche. Ce mouvement est une forme plus moderne du mouvement fasciste de Mussolini. Ils auraient attaqué la gare parce qu’elle transporte tous les jours des travailleurs vers les usines et les mines (1980 : Carnage à Bologne, 85 morts. 2004). Cette bombe serait l’acte terroriste le plus meurtrier depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Entre 1980 et 1990, on compte plus de 31 attentats (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004) qu’ils soient des attentats dans des avions, dans le métro, avec des bombes, avec du gaz ou n’importe quel autre type d’attentat. Ce qui veut dire qu’il y a eu plus d’un attentat par année. En 1985, un Boeing 747 d’Air India explose en vol causé par des extrémistes sikhs (Chronologie du terrorisme dans le monde et des attentats et actes terroristes, L’histoire du terrorisme, chronologie. 2004). Et en 1988, Oussama Ben Laden crée le mouvement d’Al-Qaïda.

Le 11 septembre 2001, les tours jumelles à New York ont été atteintes par un attentat suicide, en même temps, un avion s’est écrasé tout près du Pentagone et un troisième en Pennsylvanie. Ces attentats étaient organisés par Al-Qaïda dans le but de semer la terreur. Ces événements ont été les plus importants du XXIsiècle, puisque c’est un moment tournant pour la lutte contre le terrorisme. Avec ses 2973 innocents morts ( plaque de mémoire du 11 septembre 2001 à New York.), l’évènement du 11 septembre fut l’attaque terroriste la plus meurtrière depuis la Deuxième Guerre mondiale. Une centaine de pompiers et policiers ont aussi péri lors de cet incident en essayant de sauver les sinistrés des décombres. En attaquant le « World Trade Center », les membres d’Al-Qaïda ont réussi à geler l’économie des États-Unis. Puisqu’ils n’avaient pas une assez grande puissance pour s’attaquer à l’armée américaine, les terroristes en ont profité pour paralyser leur finance. Le Dow Jones et la NASDAQ ont baissé énormément, mais les activités ont pu reprendre deux semaines plus tard (Renaud, C. Le 11 septembre a paralysé le secteur financier. 2011). En fin de compte, cet événement terrorise a causé énormément de mal, mais Oussama Ben Laden, le chef du groupe d’Al-Qaïda, a été tué par l’armée Américaine le 2 mai 2011.

De 1948 à aujourd’hui, un conflit important persiste au Moyen-Orient. Ce conflit oppose les Israéliens aux Palestiniens. Le conflit israélo-palestinien qui dure depuis 66 ans est causé par la création de l’État d’Israël. Avec une population grandissante et les réfugiés israéliens retournant dans leur pays, les juifs ont besoin de plus de place. Et pour avoir les terres, ils font usage de la force. Les Israéliens massacrent des familles palestiniennes entières pour pouvoir récupérer les terres palestiniennes. Les Palestiniens construisent alors un mur autour de Gaza pour se protéger contre les Israéliens. Après l’emprise de la bande de Gaza par le Hamas, l’Israël et l’Égypte imposent un blocus autour de cette région (Maltais, B. Genèse du conflit israélo-palestinien. (2012)). C’est-à-dire qu’ils vont empêcher toute entrée et sortie de cette partie. En 2006, le Hamas et l’Israël signent une trêve qui ne durera que quelque mois. Les Israéliens tirent des roquettes sur Gaza après avoir trouvé des tunnels qui supposément ont servi à capturer des soldats israéliens et les Palestiniens ripostent. (Maltais, B. Genèse du conflit israélo-palestinien. (2012)) Depuis le début du conflit, il y a 2018 morts du côté palestiniens et 66 morts du côté israélien. La plupart des musulmans tués étaient innocents, tandis que les 66 Israéliens morts étaient en majorité des militaires. Ce conflit de haute importance est considéré comme un acte de terreur, puisque c’est un groupe de personne, dans ce cas-ci un pays, qui oppresse un pouvoir sur un autre groupe de personne. Le conflit n’a pas seulement une nature géographique, mais aussi politique (avec le Hamas) et religieuse (musulmans et juifs). Ce conflit qui dure toujours continue de faire des morts innocents causés par une oppression.

(http://www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/, KARIM, 2012)
Évolution de la palestine jusqu’aujourd’hui JWERK, «L’État de Palestine en 2012», 2012, sur Jwerk, [En ligne], http://www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/ (Page consultée le 20 avril 2015)
Plus récemment, en 2015, un attentat en France à Charlie hebdo  a fait rugir le peuple. Un extrémiste musulman est entré dans les bureaux de Charlie hebdo, une compagnie de revues critiques, pour ensuite faire feu sur les auteurs d’une œuvre provocatrice envers les musulmans. Ici, vous pouvez voir à gauche, la revue qui a causé tous ces problèmes et à droite, La réplique que la compagnie Charlie Hebdo a publiée.

une du charlie hebdo
CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2 novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr [En ligne], https://www.flickr.com/photos/apbpix/8759497349/ (Page consultée le 22 février 2015)
derniere une du charlie hebdo
CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À la suite de cet événement, des personnes dans le monde entier ont commencé à tenir des pancartes avec écrites dessus : « Je suis Charlie ». Pour dire que les terroristes ne se sont pas seulement attaqués à l’agence Charlie Hebdo, mais aussi à la liberté d’expression.

Aussi en 2015, des membres d’ISIS, un groupe terroriste de musulmans extrémistes ont capturé 21 chrétiens d’Égypte et les ont exécutés sur une plage en Lybie. Cette vidéo virale a fait le tour du monde et continue d’enrager les combattants du terrorisme.

Les événements terroristes continuent d’affecter notre monde et il devient difficile de les contrôler. Les membres du groupe terroriste ISIS ne sont toujours pas arrêtés et continuent à faire des morts dans plusieurs pays. Ce groupe de terroriste se dit vouloir faire régner l’Islam partout à travers le monde. Cependant, ils ne représentent aucunement la réalité de la religion des musulmans.

En guise de conclusion, plusieurs événements terroristes sont survenus depuis le début de l’existence de l’Homme. Le Terrorisme est une forme de violence politique, religieuse, économique, sociale ou culturelle dans le but de désorganiser la société. Plusieurs événements sont survenus et ils ont tous causé des changements, qu’ils soient géographiques, sociaux ou même psychologiques. Le terrorisme peut être exercé par tout le monde, même par l’État. Cela veut dire que ce ne sont pas seulement les religions qui sont la cause des attentats terroristes. Que le terrorisme ait des intentions mauvaises ou pas, il reste dans l’histoire de l’homme comme étant un acte dangereux et terrorisant.

Chris Philippi

portrai

Terrorisme : principaux courants, formes et causes

2.1 Les types de terrorismes

Il est possible de distinguer les types de terrorisme de différente manière soit selon la nature de leur but, leur forme d’organisation, les niveaux de violence ou les méthodes utilisées,  la chronologie de la justification explicite proposée par les terroristes pour leurs actions et sur l’ampleur du changement qu’ils désirent provoquer ou même selon leur étiquette idéologique (Leman-Langlois, 2010). Pour notre part, nous allons séparer les types de terrorisme selon leur étiquette idéologique c.-à-d. selon l’idéologie qui est à la base de leurs actions, et nous allons donc en observer les trois principaux types de terrorisme: le terrorisme islamiste, d’extrême gauche et nationaliste (Cahuzac, 2013).

2.1.1 Terrorisme islamiste

PROTESTATION CONTRE LE HAMAS                                «Protest against the war in London, United Kingdom »,2009, sur le site Wikipédia ,[En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/International_reactions_to_the_Gaza_War_(2008%E2%80%9309) (Page consultée le 16 avril 2015).

Les islamistes tentent « d’imposer la charia en tout ou en partie comme loi fondamentale d’un État ou d’un groupe d’États […] toutefois, l’islamisme actuel s’exprime surtout par un refus ou une réticence à adopter les caractéristiques de la modernité occidentale que l’islamisme cherche à combattre, voire éliminer » (Guay, « ISLAMISTE », 2014). Les terroristes islamistes veulent donc imposer leur vision du monde en refusant d’adopter celle des autres et vont utiliser la violence et même la peur, ou en d’autres mots le terrorisme, pour atteindre cet objectif. Un bon exemple de terrorisme islamiste est le Hamas qui a été créé à la fin de 1987. Le Hamas a pour but de remplacer Israël par un État islamique palestinien. «Le Hamas refuse de reconnaitre l’État d’Israël et a juré de “lutter” jusqu’à sa destruction » (Hamas : Organisation terroriste de la bande de Gaza. (n.d.), 2015). Certains groupes faisant partie du Hamas ont utilisé des moyens politiques et violents, dont le terrorisme, pour essayer d’atteindre leur objectif (Encyclopédie de L’Agora | Quelques grands groupes terroristes. (n.d.), 2015). En effet, parmi les tactiques employées par le Hamas pour détruire Israël il y a le tir de missiles à partir de zones densément peuplées et l’utilisation des Gazaouis comme boucliers humains  (Hamas : Organisation terroriste de la bande de Gaza. (n.d.), 2015). Un autre exemple  de terrorisme qui tenta de détruire Israël tout comme le Hamas est l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) créée le 17 janvier 1964 au Caire. «Elle a pour objectif la création d’un État  palestinien indépendant sur le territoire aujourd’hui couvert par Israël» et sa charte prône donc « “l’élimination “ de l’État d’Israël en tant qu’état souverain et la création d’un État palestinien» (Baud, 2012).  L’OLP supervise plusieurs organisations terroristes palestiniennes et «mène diverses actions terroristes sous le couvert de groupuscules extrémistes / terroristes comme Septembre Noir ou Force 17 » (Baud, 2012).

ISRAEL
DÉFENSE D’ISRAËL                                                            «Flickr – Israel Defense Forces – The Exemplary IDF Unit of 2011», 2011, [Shayetet 13.jpg],sur le site Wikimedia Commons, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flickr_-_Israel_Defense_Forces_-_The_Exemplary_IDF_Unit_of_2011,_Shayetet_13.jpg (Page consultée le 16 avril 2015).

 

HAMAS
FORMATION DE SOLDAT POUR LE HAMAS       AFP, «Le Hamas forme 17 000 jeunes au combat», 2015, sur le site TVA Nouvelles, [En ligne],http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2015/02/20150208-074420.html (Page consultée le 16 avril 2015).

2.1.2 Terrorisme d’extrême gauche

Le terrorisme d’extrême gauche prône la révolution en vue de renverser le système capitaliste en ayant recours à la violence. Ce type de terrorisme s’inspire des doctrines marxistes radicalisées (Guay, « EXTRÊME GAUCHE » 2014). Un exemple de terrorisme d’extrême gauche est le Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (Mrta) qui est un mouvement révolutionnaire traditionnel marxiste-léniniste fondé en 1983. Son objectif est de libérer le Pérou de l’impérialisme et d’y installer un régime marxiste c’est-à-dire d’abolir les classes sociales dans ce pays (Encyclopédie de L’Agora | Quelques grands groupes terroristes. (n.d.), 2015).

2.1.3 Terrorisme nationaliste

Le nationalisme est une idéologie politique qui prône la souvraineté de l’État-nation. Elle juge que les pouvoirs actuels d’une nation lui nuisent et réclame donc  plus de pouvoirs ou d’autonomie pour cette nation (Guay, « NATIONALISME », 2014). Les terroristes nationalistes vont utiliser de moyens violents tels des attentats pour obtenir la souveraineté de leur nation. Un exemple de groupe terroriste nationaliste est Les Tigres Libérateurs de L’eelam Tamoul (Tlet). Ce groupe, fondé en 1976, est le groupe tamoul, le plus puissant de Sri Lanka, et il utilise des moyens légaux et illégaux pour mobiliser des fonds, acheter des armes et faire connaitre sa cause qui est de créer un État tamoul indépendant. Il utilise une stratégie de guérilla et des techniques terroristes pour atteindre leurs objectifs (Encyclopédie de L’Agora | Quelques grands groupes terroristes. (n.d.), 2015).

D’autres exemples de ce type de terrorisme seraient l’IRA, une organisation paramilitaire nationaliste irlandaise créée en 1919, qui combat l’autorité britannique en Irlande dans le but de réaliser l’union et l’indépendance de l’Irlande et Euskadi Ta Askatasuna (ETA) une organisation armée basque indépendantiste qui désire «contraindre l’État espagnol à des négociations sur l’indépendance du Pays basque» (Zeitung, 2009).

IRA
L’IRA                                                               CARSON Niall. « Members of the Real IRA at a ceremony in Londonderry », 2010, [Real-IRA-members-006.jpg], sur le site The guardian, [En ligne], http://www.theguardian.com/uk/2010/oct/06/one-in-seven-nationalists-support-terrorists (Page consultée le 16 avril 2015).

2.2 Principaux courants du terrorisme

Tout comme les types de terrorisme, il existe de nombreux courants terroristes, toutefois nous nous limitons à 3 des principaux dans cette étude : le terrorisme religieux, le terrorisme d’une question particulière et le terrorisme d’État.

2.2.1        Le terrorisme religieux

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » (Juergensmeyer,2011) Voici un exemple de doctrine qui date de l’époque médiévale et qui pourrait tout à fait correspondre à ce que prône le terrorisme religieux. Dans ce courant terroriste, les terroristes se servent de la violence afin de faire avancer leurs objectifs religieux (Commémoration des victimes d’actes terroristes. (n.d.), 2015). Ils pensent qu’en effectuant des actes terroristes au nom de la religion ils pourront atteindre le bonheur après la vie. Le terrorisme islamiste traité plus haut fait partie de ce courant terroriste, étant donné qu’il veut atteindre un objectif lié à leur religion : imposer la charia. D’ailleurs, l’organisation terroriste État Islamique fait du terrorisme religieux, car il a pour but de « revenir au Califat […] abbasside» (L’Homme, 2014). Pour ce faire ils vont prôner l’antiaméricanisme et la lutte contre les régimes arabes impies, la lutte contre l’Iran et le chiisme et l’attaque et l’occupation par l’Occident des pays musulmans (L’Homme, 2014).

2.2.5 Le terrorisme d’une question particulière

Ce courant terroriste, contrairement aux deux autres, vise à modifier des politiques ou des pratiques précises, plutôt que l’ensemble du régime sociopolitique (El-Khadir, 2005). Quelques exemples d’actes terroristes pour une question particulière seraient les attentats dirigés contre le personnel médical de cliniques et d’hôpitaux par des militants antiavortements aux États-Unis et ceux contre des chercheurs scientifiques de laboratoires commerciaux par les défenseurs des droits des animaux en Grande-Bretagne (El-Khadir, 2005).

2.2.6 Le terrorisme d’État

Le terrorisme d’État est pratiqué par un État désirant atteindre un objectif politique et qui va pour ce faire user de la violence (TLFi. (n.d.), 2015). C’est donc  l’utilisation de la violence par un gouvernement contre son peuple ou d’autres peuples pour une raison d’État c.-à-d. une raison politique. Ce courant terroriste est très présent dans les dictatures et les monarchies, car, tout comme ces régimes, il viole les fondements mêmes de la démocratie. Un exemple de terrorisme d’État se déroula durant la Deuxième Guerre mondiale où le dirigeant soviétique Joseph Staline ordonna, en 1940, à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers et civils de l’armée polonaise, tout en blâmant faussement les nazis. D’ailleurs, l’opération Condor qui a été déclenchée le 28 novembre 1975 à contribuer à forger le terme terrorisme d’État. Cette opération organisée par les régimes militaires d’Amérique du Sud et avec le support des États-Unis avait pour objectif d’éliminer les personnes jugées «subversives» (Guay, « 28 novembre 1975 Déclenchement de l’opération Condor », 2014). Par exemple, la police secrète chilienne a organisé l’assassinat du général chilien Carlos Prats, car il était considéré comme une menace par le président Augusto Pinochet. D’ailleurs, cette opération a permis, en 1975, l’élimination de 119 membres des partis de gauche chiliens (Guay, « 28 novembre 1975 Déclenchement de l’opération Condor », 2014). Le gouvernement de Staline ainsi que ceux ayant participé à l’opération Condor ont donc usé de la violence pour atteindre un objectif politique dans cette situation et sont donc coupables de terrorisme d’État.

Il faut souligner que toutes ces classifications du terrorisme traitées plus haut ne sont pas exhaustives et qu’un acte ou bien un groupe terroriste peut se situer dans plus d’un de ces courants ou types et pourrait également ne se situer dans aucun de ceux mentionnés plus haut. Toutefois, comme nous allons le voir dans la prochaine section, la majorité des actes terroristes ont une similitude : elles ont des causes semblables!

2.3 Causes du terrorisme

Nous allons dans cette section tenter de comprendre les causes du terrorisme. Le terrorisme a plusieurs causes dont les principales peuvent être regroupées sous deux sous-titres soit la mondialisation et la politique étrangère des États-Unis qui alimentent le mouvement terroriste.

2.3.1 La mondialisation

La mondialisation est l’extension à l’échelle mondiale d’enjeux politiques, économiques, sociaux, etc., qui étaient auparavant limités à des régions ou des nations uniquement.  La mondialisation a entrainé avec elle de nombreuses conséquences qui ont causé l’ascension du terrorisme étant donné qu’elle entraine l’imposition d’un modèle économique dominant et l’accroissement des inégalités et l’exclusion sociale.

Tout d’abord, elle a amené la misère chez certains peuples en accentuant le chômage, la pauvreté, la famine et des disparités de développement. D’ailleurs la pauvreté varie selon des aires géographiques dans le monde. En effet, en 2004, « les pauvres représentaient 10 % des habitants de l’Asie de l’Est, 52 % de l’Asie du Sud, 25 % de l’Amérique latine et 47 % de l’Afrique subsaharienne » (El Khadir, 2005). Quant aux disparités de développement, la mondialisation a permis aux riches de s’enrichir et a parallèlement causé l’appauvrissement des pauvres. De plus, les inégalités se retrouvent également au sein d’une même société. Par exemple, les sociétés des pays du Sud sont très inégalitaires. Il y a une petite minorité très riche et une large majorité extrêmement pauvre, qui vit dans des conditions très précaires avec de la famine, du chômage et un faible taux d’alphabétisation, et qui coexistent sur le même territoire (El Khadir, 2005).  « Il faut signaler que le creusement des inégalités se transmet, maintenant, d’une génération à la suivante en fonction du milieu social, ce qui est source de stress, d’humiliation et d’agressivité permanente ; qui entraine, enfin du compte, la désespérance et une perte des raisons de vivre » (El Khadir, 2005).

En effet, le fait que les inégalités deviennent de plus en plus grandes accentue ce sentiment de colère et d’humiliation de certains peuples menant à des actes terroristes. Comme le cite Amy Zalman, Ph.D. expert en terrorisme, ce qui pousse au terrorisme « is the belief that violent means justify the ends. Many terrorists in history said sincerely that they chose violence after long deliberation, because they felt they had no choice » (Zalman,2015).

«boy child kid sad poverty», 2013, [boy-180437_640.jpg], sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/boy-child-kid-sad-poverty-180437/ (Page consultée le 17 avril 2015).
PAUVRETÉ DES ENFANTS DANS LE MONDE                         «boy child kid sad poverty», 2013, [boy-180437_640.jpg], sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/boy-child-kid-sad-poverty-180437/ (Page consultée le 17 avril 2015).

Ne voyant donc aucune autre solution que la violence pour régler ces inégalités, les terroristes décident de commettre des actes violents tel celui du 11 septembre. Toutefois, il faut spécifier que la cause ne justifie pas le geste. Comme le soutient l’article du Devoir :

« Il en va de même des terroristes [de] dire que la cause [de leurs actes] réside dans le fait qu’ils sont pauvres, occupés, exploités, objets de préjugés négatifs ou de discrimination [mais cela] c’est ignorer que d’autres populations pauvres, occupées ou exploitées n’ont pas “produit” de terrorisme et qu’on peut subir la discrimination et les préjugés et lutter contre eux sans devenir terroriste kamikaze. En tant que sujets, ils sont responsables de ce qu’ils font et pourraient agir autrement » (Paquot, 2006).

Par la suite, la mondialisation a également amené le développement des technologies de pointe. En effet, les terroristes utilisent le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication ainsi que le développement des moyens de piratage et de contrefaçon pour faciliter leurs actions terroristes telles : la communication et la coordination interne, la propagande et la désinformation, le recrutement et le financement, la collecte d’information et de renseignements (El Khadir, 2005). D’ailleurs, selon un rapport présenté au congrès des États-Unis, « dans les années 90 ([c.-à-d. à] l’aube de la mondialisation), la possibilité qu’un acte terroriste cause des victimes a augmenté de 35 % par rapport aux [années] 70 » (El Khadir, 2005). La mondialisation a donc permis au terrorisme de se perfectionner et a même amené de nouvelles formes de terrorisme tel le cyber terrorisme ainsi que du terrorisme utilisant des armes de destruction massive.

2.3.2 La Politique étrangère des États-Unis

L’autre cause principale du terrorisme est la politique étrangère des États-Unis. Politique étrangère ayant pourtant comme premier principe « la lutte contre le terrorisme »! D’un côté, nous savons désormais que le conflit israélo-palestinien est un conflit majeur du terrorisme au XXe et XXIe siècle. Les Israéliens pratiquent un terrorisme d’État contre les Palestiniens et ce terrorisme est alimenté par les Américains qui fournissent de l’aide financière, politique et militaire aux Israéliens. Par exemple, les États-Unis utilisent leur droit de véto au conseil de sécurité de l’ONU pour empêcher toutes représailles contre Israël tel le véto américain de 1997 contre un projet de résolution invitant les Israéliens à cesser toutes constructions illégales de colonie dans les territoires Palestiniens occupés par Israël (El Khadir, 2005). Les États-Unis soutiennent donc les actes terroristes d’Israël malgré qu’ils disent vouloir lutter contre le terrorisme.

D’un autre côté, la politique étrangère des États-Unis est teintée d’une forme d’arrogance.

« Les États-Unis s’efforceront constamment d’attirer le soutien de la communauté internationale, mais n’hésiteront pas à agir seuls, si nécessaire, afin d’exercer leur droit à la défense, en agissant de façon préventive contre les terroristes, dans le but de les empêcher de causer des dommages au peuple américain et au pays ». (Stratégie de Sécurité Nationale de l’administration Bush en 2002) (Thucidyde, 2004)

Les États-Unis ont donc une politique étrangère ethnocentrique et croient donc qu’ils sont au-dessus de tous les autres pays, pensent pouvoir faire cavalier seul dans le monde et se considèrent donc meilleur que des pays tels ceux du Moyen-Orient ce qui accentue la haine de ces derniers envers eux. De plus, à la suite du 11 septembre, les États-Unis ont vu une occasion d’entrer en guerre contre « l’Axe du mal » c’est-à-dire l’Irak, la Syrie, l’Iran et la Corée du Nord. Les États-Unis ont donc développé leur force militaire et se sont mis à attaquer ces pays et souhaitent même « remodeler le Moyen-Orient » (Guay, «20 septembre 2002 Dévoilement de la doctrine Bush », 2014). Bref, cette politique étrangère des États-Unis accentue la haine envers ces derniers et mène en fin de compte à des actes terroristes.

 

obama
POLITIQUE ÉTRANGÈRE DES ÉTATS-UNIS PAUL, Ron. «Autoriser Obama à faire usage de la force militaire est un chèque en blanc pour la guerre mondiale », 2015, [1168652305.jpg], sur le site Eurp synergies, [En ligne], http://euro-synergies.hautetfort.com/tag/obama (Page consultée le 15 avril 2015).

 

La mondialisation jumelée avec la politique étrangère arrogante des États-Unis sont donc deux des causes principales du terrorisme. Et vont ultimement mener aux évènements traités dans la prochaine section.

Merci,

Patrick Tobgi

sssss

Quelques attentats terroristes et les conséquences qu’ils ont engendrées

Afin de faire passer leur message et de recruter de nouveaux partisans prêts à adopter leurs idéaux, les adeptes du terrorisme posent un ensemble d’actes basés sur l’usage de la violence. Que ce soit un attentat, une prise d’otage ou  une exécution publique, les actions perpétrées par une organisation terroriste sont déclenchées «pour créer un climat d’insécurité, pour exercer un chantage sur un gouvernement [ou] pour satisfaire une haine à l’égard d’une communauté, d’un pays, d’un système» (Encyclopédie Larousse). Une infime partie des actes revendiqués par des insurgés ou par des regroupements terroristes depuis le début du XXème siècle devint l’exemple auquel plusieurs se réfèrent aujourd’hui pour illustrer ce phénomène. Certains attentats ont marqué l’imaginaire populaire à cause de leur ampleur, leurs conséquences ou bien l’importance de la couverture médiatique qui leur fut accordée. Parmi ces derniers, mentionnons l’attentat de Sarajevo ayant causé la mort de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche en 1914 à l’aube du déclenchement de la Première Guerre mondiale,  les attentats du World Trade center et du Pentagone aux États-Unis le 11 septembre 2001, ainsi que la tuerie du journal Charlie Hebdo survenue le 12 janvier dernier sur le territoire parisien.

 

L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d’Autriche-Hongrie

La Première Guerre mondiale, conflit qui décima toute une génération en causant plus de 10 millions de morts et plus de 20 millions de blessés entre 1914 et 1918, «découle de la conjonction de nombreux facteurs déjà à l’œuvre depuis plusieurs décennies» (Langlois et Villemure, 2012, p. 314). En effet, le déclenchement de la Grande Guerre est attribuable à l’accumulation des conséquences de plusieurs éléments et événements, dont les tensions palpables sur le sol européen causées par «l’inadéquation entre les frontières des États et les vœux formulés par les différentes nations» (Venayre). Le peuple serbe, dispersé sur la majorité du territoire balkanique (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense, 2012) caressait le rêve de modifier les frontières politiques de la péninsule afin de les faire coïncider avec les frontières culturelles existantes et ainsi mettre en place des États-nations.

carte aspiration des balkans
Aspirations des pays balkaniques à l’aube de la Première Guerre mondiale REPORT OF THE INTERNATIONAL COMMISSION TO INQUIRE INTO THE CAUSES AND CONDUCT OF THE BALKAN WARS, CARNEGIE ENDOWMENT FOR INTERNATIONAL PEACE, «Balkan Aspirations (showing boundaries of 1912) », 1914, [balkan_aspirations_1914.jpg], sur le site University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/history_balkans.html (Page consultée le 10 avril 2015)

En 1912, profitant du déclin de l’Empire Ottoman, les nations balkaniques s’allièrent et déclenchèrent une guerre contre les empires Ottoman et Austro-hongrois afin de proclamer leur indépendance et se détacher de l’emprise des grandes puissances présentes sur leur territoire. Ce conflit dura deux années et se solda par une victoire des peuples balkaniques sur l’Empire Ottoman. Par contre, à l’issue de ces combats, le découpage des pays repris aux turcs ne fut pas administré comme l’auraient souhaité les nationalistes serbes et la double couronne austro-hongroise conserva la maîtrise de quelques territoires de la péninsule. Ces décisions transformèrent les Balkans en véritable «poudrière» qui finit par éclater le 28 juin 1914, lorsqu’un groupe d’étudiants serbes exécutèrent l’héritier du trône de l’Empire austro-hongrois.

S’inscrivant dans le courant du terrorisme nationaliste, idéologie prônant la souveraineté de l’État-nation, l’attentat terroriste ayant couté la vie à l’héritier François-Ferdinand et à son épouse fut perpétré à Sarajevo par Gavrilo Princip, un jeune nationaliste serbe. Désireuse de  venger cet événement, l’Autriche-Hongrie délivra un ultimatum à la Serbie et face au refus de cette dernière d’accepter l’entièreté des termes évoqués, elle déclara la guerre à la Serbie le 28 juillet 1914 (Becker, 2003), ce qui entraîna la planète dans un des conflits les plus sanglants de l’histoire.

S’étendant sur quatre longues années, la Grande Guerre eut des conséquences majeures sur l’ensemble de la population. Ayant causé la mort d’une génération entière sur les champs de bataille, elle s’attaqua aussi aux populations civiles, femmes et enfants, vivant à l’écart du front, mais tout autant traumatisés par les horreurs de la guerre. Du côté financier, les grandes puissances européennes furent durement endettées par le coût de la guerre et par les montants devant être déboursés afin d’assurer la reconstruction de leurs pays. Au niveau du territoire, les empires disparurent et firent place à de nouveaux pays, majoritairement des républiques, délimités par le tracé de nouvelles frontières. De plus, afin de s’assurer qu’un conflit comme celui-ci ne se reproduise plus, la Société des nations, ancêtre de l’ONU, fut créée et le Traité de Versailles fut adopté.

Les éléments énumérés ci-dessus ne sont qu’une infime partie de toutes les conséquences engendrées par la Première Guerre mondiale.  Bien que demeurant flou, le rôle joué par l’attentat terroriste de Sarajevo dans le déclenchement de cette dernière reste certain. Qu’il soit l’étincelle responsable de la mise en branle du conflit ou simplement un événement parmi plusieurs ayant eu un impact minime sur le déclenchement de la guerre, le meurtre de François-Ferdinand restera à jamais lié à la Grande Guerre dans l’imaginaire populaire.

 

Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 sur le sol étasunien

La date du 11 septembre 2001 restera à jamais gravée dans l’histoire comme le jour où fut commis «l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire des États-Unis» (Guay, 2014) puisque cette attaque causa la mort de près de 3000 personnes. Perpétré par 19 terroristes membres du groupe extrémiste Al-Qaïda créé et dirigé par Oussama Ben Laden, cet acte d’une extrême violence fut exécuté grâce au détournement de 4 avions de ligne.

En effet, le matin du 11 septembre 2001, quatre avions utilisés pour le transport de passagers furent pris en otage par des terroristes et leurs itinéraires furent modifiés afin de les rediriger vers des cibles préétablies par le groupe extrémiste. Deux des avions s’écrasèrent au cœur de Manhattan sur les tours jumelles du World Trade center. L’édifice abritant, entre autre, les bureaux de 350 entreprises reliées au commerce mondial, s’effondra peu de temps après avoir été touché causant la mort de milliers de personnes. Le troisième avion atteint le Pentagone, bâtiment au sein duquel se trouve le département de la défense des États-Unis, à Washington. Le quatrième et dernier engin s’écrasa dans un champ de Pennsylvanie. Cet attentat, entrant dans la catégorie du terrorisme islamique, fut perpétré par des islamistes radicaux souhaitant démontrer au monde entier leur désaccord avec la vision américaine du monde ainsi que la position des États-Unis sur la scène internationale. Cette attaque reste, à ce jour, la plus importante exécutée sur le sol américain depuis la tentative d’assaut de l’armée japonaise sur la base militaire de Pearl Harbor en 1941.

carte world trade center
Dommages générés parles attentats du 11 septembre 2001 sur le territoire des États-Unis MOUSSAOUI TRIAL, «World Trade Center – Diagram Depicting the Damage to the Buildings in the World Trade Center Area as a Result of the Attacks on September 11», 2006, [Exhibit GX-P200009], sur University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/wtc_p200009-1.jpg (Pagecionsultée le 10 avril 2015)

Ces attaques s’étant déroulées à New York et Washington furent mises en place, entre autres, pour dénoncer la politique étrangère des États-Unis qui accorde à ces derniers un statut de dominance sur la scène internationale. Ces attentats engendrèrent des conséquences et modifièrent, entre autres, la politique du pays américain. En effet, l’ampleur de l’attentat généra un état de crise sur le sol des États-Unis et poussa le gouvernement à instaurer des mesures de contrôle plus strictes afin de protéger les citoyens et ce, en renforçant notamment l’espace aérien du pays. De plus, afin d’être en mesure de débusquer les auteurs présumés des attaques du 11 septembre, le gouvernement  américain soutint la thèse selon laquelle il est du devoir des États-Unis, en tant que grande puissance mondiale,  d’imposer la démocratie aux peuples jugés «inférieurs». En utilisant cette vision puisée dans les principes de base du colonialisme, le président Bush pu, avec le soutient de l’ONU, déployer l’armée sur le territoire afghan, pays susceptible d’abriter en son sein Oussama Ben Laden. Au lieu de permettre l’arrestation de ce chef terroriste, la mission américaine entraîna la mise en place de deux guerres qui sévirent pendant plus de dix ans en Afghanistan et en Irak. Ces déploiements sur les territoires du Proche-Orient en 2001 et de l’Asie centrale en 2003, ne générèrent que désolation et affrontements sanglants, des coûts exorbitants pour les États-Unis et l’attribution d’une image moins qu’enviable des américains sur la scène internationale.

Il est aujourd’hui possible de déclarer que les affrontements meurtriers déclenchés au nom de l’éradication du terrorisme, objectif numéro un de la politique étrangère des États-Unis depuis le 11 septembre 2001, furent les responsables de la destruction de plusieurs territoires du Moyen Orient et, ce faisant, causèrent la mort de milliers de personnes. En effet, il est estimé que ces guerres ont coûté la vie à plus de 225 000 personnes et en ont blessées plus de 365 000 autres. Au sein de ce lourd bilan, ce sont les pertes civiles qui occupent la plus grande place, totalisant plus de 172 000 morts sur les sols afghan, pakistanais et irakien (Agence France-Presse, 2011). En plus d’avoir causé la mort de centaines de milliers d’individus, ces guerres engendrèrent des dépenses faramineuses de la part du gouvernement américain.

Outre la destruction de plusieurs territoires musulmans et la mort de milliers de personnes, les  affrontements armés déclenchés par les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre engendrèrent une augmentation de la radicalisation chez les jeunes en provenance de plusieurs pays à travers la planète. En effet, la colère et l’indignation de la diaspora musulmane suite au massacre causé par les guerres américaines fut une des motivations incitant des jeunes de diverses régions du globe à se radicaliser en rejoignant un mouvement extrémiste prônant l’usage de la violence. En plus des politiques étrangères, l’exclusion sociale est aussi un facteur poussant des jeunes à adhérer à la branche radicale de certaines religions en rejoignant des groupes vivant à des milliers de kilomètres de chez eux, et ce dans l’espoir de trouver des solutions à leurs problèmes personnels (CIEM, 2006).

En plus d’être une des causes de la montée de la radicalisation à travers la planète, les guerres déclenchées par les États-Unis dans le but d’éradiquer le terrorisme eurent de grands impacts sur l’économie américaine. Afin de financer sa lutte contre le terrorisme, le gouvernement des États-Unis dut débourser plus de 3700 milliards de dollars (ce qui représente le quart de la dette du pays) (CIEM, 2006), et ce, sans compter la baisse de revenu engendrée par les attentats du World Trade center. En effet, la destruction des tours jumelles obligea beaucoup d’entreprises, étant auparavant situées en leur sein, à se relocaliser ou à se reconstruire, ce qui fit perdre un montant d’argent considérable à la ville de New York. Par la suite, plus de 100 milliards de dollars furent perdus et en plus, plus de 125 000 personnes se retrouvèrent dès lors au chômage (Fillion, 2006).

Le secteur économique le plus touché fut sans doute celui de l’aviation puisque les attaques furent perpétrées grâce au détournement d’avions contenant à leur bord des civils américains. Cette réalité causa une vague d’effroi au sein de la population, autant celle en provenance des États-Unis que d’ailleurs, qui devint réticente à l’idée d’utiliser le transport aérien. Accompagnant cette baisse de fréquentions du système d’aviation, il fut possible d’observer des pertes de revenus dans les secteurs du tourisme, de l’hébergement et de la restauration sur le territoire new-yorkais (Fillion, 2006), et ce, à cause de la peur d’assister à quelques représailles de la part de groupes terroristes. Ce sentiment, bien que toujours présent aujourd’hui, s’estompa avec le temps ce qui permit à l’économie américaine de se remettre sur pied assez rapidement.

Ayant marqué les années 2000 par leur ampleur et les nombreux changements qu’ils engendrèrent sur la planète entière, les attentats du World Trade center représentent aujourd’hui l’exemple le plus exploité afin d’illustrer le concept de terrorisme. Pour certains spécialistes, le 11 septembre 2001 marque une cassure dans l’histoire des États-Unis car, à partir de ce moment, le territoire américain fut «perçu comme vulnérable [et ce], même si les mesures décidées après les attentats […] l’ont dans l’ensemble protégé de nouvelles attaques» (Gayral, 2011). Pour d’autres, les attentats commis par des extrémistes commettant un suicide altruiste, c’est-à-dire des personnes appuyant leur cause jusque dans la mort, furent l’occasion de prouver la puissance des États-Unis et le sentiment identitaire reliant l’ensemble du peuple américain.  Malgré les opinions divergentes existantes sur le sujet, une chose est sure; les événements ayant pris place sur le sol américain en septembre 2001 eurent de gros effet sur la planète entière.

 

Les attentats du Charlie Hebdo au cœur de la capitale française

Dès ses premiers moments, l’année 2015 fut marquée par la barbarie de «la tuerie qui a coûté la vie à 12 personnes dans les locaux de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo» (Bourgeault-Côté, 2015) le 7 janvier dernier.  Visant l’élimination des caricaturistes du journal, cette fusillade fut exécutée par des terroristes souhaitant venger le prophète Mahomet, plus d’une fois mis en scène dans les publications du Charlie Hebdo, en punissant les individus ayant illustré cette figure emblématique musulmane dans leur journal.

Cet hebdomadaire, ouvertement athée et revendiquant un ton provocateur, reçut, au fil des ans, de nombreuses menaces de la part de groupes politiques ou religieux en réponse aux caricatures illustrant ses pages. La polémique la plus importante à laquelle se retrouva mêlé le journal fut celle de 2006, dite des caricatures du prophète Mahomet.

une du charlie hebdo
Caricature de Mahomet sur la une du Charlie Hebdo du 2 novembre 2012 CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2 novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/apbpix/8759497349/ (Page consultée le 22 février 2015).

Le 8 février 2006, le «Charlie Hebdo réalis[a] un « coup » éditorial et  ouvr[it] un vaste débat sur la liberté d’expression en publiant, dans ses pages intérieures, douze caricatures du prophète musulman Mahomet» (Le Monde, 2015). Pour les adeptes de la religion musulmane, faire circuler des dessins mettant en scène Dieu ou le prophète représente un blasphème et c’est pourquoi le journal satirique s’attira les foudres des ardents défenseurs de cette religion. Ce fut en représailles à la publication de ces caricatures et de plusieurs autres au cours des années qui suivirent que l’évènement du 7 janvier 2015 fut perpétré.

La tuerie ayant pris place sur le sol français eut pour conséquence de relancer le débat sur la liberté d’expression. Encadrée par plusieurs lois, cette liberté possède tout de même des limites. Principe de base du système démocratique évoqué dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la liberté d’expression donne le droit à tout un chacun de parler, écrire et imprimer librement (Le Monde politique, 2013). Ce droit est garanti par le système démocratique, mais il est loin d’être absolu, c’est-à-dire que «les divers moyens permettant la liberté d’expression font l’objet de limitations. [C’est pourquoi], la presse doit parfois limiter les propos tenus dans ses articles en raison notamment des délits de provocation à la haine et de discrimination raciale» (Le Monde politique, 2013). Suite au massacre du Charlie Hebdo, beaucoup de questionnements fusèrent quant à savoir où se trouvent les limites évoquées plus haut et jusqu’à quel point la presse doit se censurer pour ne pas tenir des propos à caractère haineux pouvant offenser certaines personnes et donc, contrevenir aux limitations en questions. Dans cette optique, certains spécialistes jugèrent que les rédacteurs du journal satirique ont peut-être poussé leur audace un peu trop loin en s’attaquant directement à la religion musulmane à plusieurs reprises et ce, en dépit du mécontentement général exprimé par les adeptes de cette religion. Bien que comprenant les idées ayant poussées les terroristes à agir ainsi, les quelques partisans de cette pensée s’entendirent tous pour dire que le recours à la violence n’est jamais la bonne manière de faire passer des idées et ils s’allièrent tout de-même derrière le journal afin de dénoncer l’acte effroyable s’étant produit sur le sol français.

Nombreuses furent les personnes qui donnèrent leur appui au Charlie Hebdo et encouragèrent la population à ne pas céder devant les menaces en continuant à s’exprimer à l’aide du slogan : «Je suis Charlie».

lieu de rassemblement Charlie hebdo
Lieu de recueillement rendant hommage aux caricaturistes du Charlie Hebdo FLICKR, «Je suis Charlie», 2015, [16038034800], [En ligne], https://www.flickr.com/photos/valentinacala/16038034800/ (Page consultée le 10 avril 2015)

Cet appui fut manifesté, entre autres, à l’aide de marches au cœur de plusieurs pays, de l’affichage du slogan «Je suis Charlie» un peu partout à travers le monde, ainsi que de la publication d’éditoriaux et de caricatures incitant les gens à utiliser leur plume et leur crayon afin de combattre le terrorisme par des mots et des idées, et en n’utilisant la violence sous aucun prétexte. De plus, le fait que l’édition du 14 janvier 2015 du Charlie Hebdo, parut une semaine après les attentats, fut écoulée à plus de 7 millions d’exemplaires, au lieu des 30 000 habituels (La tribune, 2015), est un autre exemple de l’appui du public envers les rédacteurs de ce journal satirique et de l’envi général de dénoncer le terrorisme et l’utilisation de la violence dans le but de faire passer des idéaux ou des messages.

Premier attentat terroriste de l’année 2015 sur le sol français, le massacre visant à éliminer les membres  du Charlie Hebdo restera gravé dans les mémoires comme étant le jour où la liberté d’expression fut attaquée.

derniere une du charlie hebdo
Une de la dernière édition du Charlie Hebdo CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)

Il est évident que cet évènement ira rejoindre les attentats du 11 septembre 2001 et le meurtre de l’archiduc François-Ferdinand à titre d’exemples utilisés afin d’illustrer les moyens pouvant être utilisés par les terroristes. Ces trois événements ne représentent qu’une infime partie de ceux qui furent perpétrés depuis le début du vingtième siècle et les conséquences énoncées ne font qu’un survol rapide de l’impact qu’ils eurent sur l’ensemble de la planète. Il est donc nécessaire de comprendre ce que font les pays  pour tenter de mettre un terme à ces attaques meurtrières. De plus, il est aussi essentiel de s’interroger quant aux solutions que nous pourrions apporter afin d’éradiquer ce phénomène et ses conséquences de plus en plus présentes au sein de la société.

 

10666084_341351272709453_328188173498726137_n   Laurence Bouchard

Islamophobie

Alors que le monde entier avait les yeux rivés sur les États-Unis suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York, le gouvernement américain se voit mettre la faute sur le groupe terroriste Al-Qaïda, soit un regroupement d’extrémistes appartenant à la religion de l’islam. Les États-Unis qui représentaient à cette époque, et même encore aujourd’hui, l’un des pays «leader» sur la scène internationale, auront eu pour effet, en adoptant une lutte contre l’islam et les regroupements des pays arabes, de débuter ce que l’on appelle de nos jours l’«islamophobie». C’est entre autres en raison de la grande médiatisation de cet événement tragique que les mentalités négatives sur la religion islamique amplifièrent. Certains condamnèrent l’islam, attribuant celle-ci ainsi que ses fidèles à toute atrocité mettant en péril la paix mondiale, alors que d’autres s’engagèrent dans une longue lutte de mentalités dans le but de « déstigmatiser » les pratiquants de l’islam. Au cours des années qui suivirent le tragique évènement, le monde a pu observer les divers élans d’une compétition intense sur les plans politiques, économiques, technologiques, etc., séparant davantage l’Orient de l’Occident. Alors arrivèrent en masse les messages de haine envers la religion de l’islam, et en retour, les protestations contre les pays occidentaux, plus particulièrement les États-Unis lors de son entrée en guerre contre l’Irak en mars 2003 (Benraad, M. (2015)). La peur des représailles par les peuples arabes, ceux-ci majoritairement musulmans, mèneront la population occidentale à percevoir l’islam comme étant une menace dangereuse. La guerre au Moyen-Orient et les actes de «barbaries» pousseront beaucoup d’individus des populations locales à immigrer dans des pays comme la France ou le Canada (Richer, J. (27 janvier 2015)).

 

Comme le rapporte un article de Jocelyn Richer, au Canada et au Québec, environ 21% des immigrants accueillis entre 2009 et 2013 provenaient soit du Maroc ou de l’Algérie (Richer, J. (27 janvier 2015)).  L’arrivée massive de population maghrébine dans ce pays de l’Occident aurait pu avoir comme effet d’apaiser les préjugés et la discrimination, mais au contraire, beaucoup eurent peur de perdre leur culture et d’être aux prises avec les divers types de problèmes que l’on rencontre dans l’autre partie du globe. Tout de même, plusieurs personnes se sont montrées accommodantes et accueillantes avec ces nouveaux immigrants. Les sociétés partagent donc plusieurs opinions: certaines encourageant à voir les immigrants des pays arabes comme des menaces pour la culture et d’autres qui préfèrent encourager l’intégration des immigrants aux cultures locales. D’après les recherches de notre équipe, le monde est constamment en évolution et c’est ce que doivent de suivre aussi les sociétés. Le monde ne pourra être en paix si les populations refusent d’ouvrir leurs esprits et d’intégrer différentes cultures à celles qu’elles connaissent déjà.

 

« Les ambiguïtés de la thèse de «l'islamophobie» », [EN ligne], http://serpent-libertaire.over-blog.com/2015/02/les-ambiguites-de-la-these-de-l-islamophobie.html (page consultée le 20 avril 2015)
« Les ambiguïtés de la thèse de «l’islamophobie» », [EN ligne], http://serpent-libertaire.over-blog.com/2015/02/les-ambiguites-de-la-these-de-l-islamophobie.html (page consultée le 20 avril 2015)

La peur de l’islam

Cette peur de l’Islam, attribuable tout d’abord en raison des médias américains, est par définition «une hostilité envers l’islam et les musulmans» (Définitions : Définitions de islamophobie – Dictionnaire de français Larousse. (23 février 2015)). L’islamophobie se retrouve sous diverses formes. D’abord, à travers le temps, la littérature et les dessins furent les moyens principaux pour communiquer et la propager les idéologies. Il n’est donc pas étonnant de voir l’impact qu’ont les textes, les articles de journaux ou encore les caricatures sur les mentalités des populations. Si l’on prend comme exemple l’attentat survenu le 7 janvier 2015 contre les dirigeants du magazine satirique français Charlie Hebdo, plusieurs experts attribuent cet acte à la publication de caricatures du prophète Mahomet, soit un personnage important dans l’islam, dans certaines éditions du magazine. L’influence qu’ont les publications concernant la religion, ou de ses personnages, est très importante. D’ailleurs, dans certains journaux américains où reviennent trop fréquemment ces types de publication, et ce de façon très subjective, on comprend d’où l’islamophobie prend sa forme d’hostilité. En complément à son côté journalistique ou plutôt littéraire, l’islamophobie apparait aussi en abondance dans les médias audiovisuels, c’est-à-dire les films, les vidéos anti-islams, les reportages de chaînes télévisées, les émissions de télévision, etc., qui figurent parmi les plus grands acteurs islamophobes. De nombreux films américains mettent en action des héros combattant des soldats, des gouvernements ou des terroristes arborant les caractéristiques grossières d’un musulman, soit la longue barbe, le port du turban, la langue arabe, etc. Se retrouvant au premier rang du palmarès des sociétés du cinéma, Hollywood influence donc largement les pensées du monde en mettant des films islamophobes sur ses écrans. Il est donc l’un des agents de socialisation les plus importants pour la propagation d’idées islamophobes. On peut donc comprendre que la peur de l’islam chez la population sera très difficile à éradiquer en raison de la présence de nombreux acteurs sociaux présents dans la culture et le divertissement des populations (Hollywood et les Arabes [DVD]. (2006)., 50 min., coul., Media Education Foundation).

*(Ici un documentaire de Zone Doc sur Hollywood et l’islamophobie: https://www.youtube.com/watch?v=YTLMz1Ra1jA)

 

Les caricatures de Mahomet ou les actions menées par les groupes extrémistes affiliés à l’islam rendent les musulmans, ainsi que toute la population arabe, des cibles aux injures et aux préjugés de toute sorte. Chaque jour, les musulmans sont persécutés en raison de leur religion, mais l’islamophobie ne s’arrête pas la: elle s’attaque désormais à toute personne ayant le teint un peu basanée ou originaire de pays arabes (Hollywood et les Arabes [DVD]. (2006)., 50 min., coul., Media Education Foundation). Al-Qaïda étant principalement actif dans le Moyen-Orient, les gens de nos jours possèdent donc des opinions arrêtées sur ce qu’amène cette partie du globe au reste du monde. Ces idées font d’ailleurs en sorte que malgré les articles parus dans les journaux contre l’islamophobie, les musulmans sont souvent sujets d’attaques personnelles dues aux stéréotypes. Si l’on prend comme exemple la Charte  de la laïcité ayant fait fureur en 2013 au Québec, la représentation type d’islamophobes serait la famille Pinault-Caron ayant témoigné pour l’adoption de la Charte. Il s’agissait dans ce cas d’individus ridiculisant la religion islamique dans ses pratiques et avec ses fidèles. Malheureusement, la question de l’adoption de la Charte eut pour effet de scinder le peuple québécois en plusieurs clans et soulevé une vague de racisme et de discrimination, et plus particulièrement envers l’islam. Beaucoup tente parfois de défendre la grande majorité de musulmans en dénonçant que les préjugés les mettent tous dans le même bateau. On entend alors le tere de « musulman modéré », un terme qui est par contre condamner par l’élite en matière religieuse, car ce dernier serait alors péjoratif et signifierait que les musulmans tendent à la base aux actes méprisables effectués par les groupes extrémistes (Lien vidéo sur les musulmans modérés: http://www.memritv.org/clip/en/4748.htm). Le « musulman modéré » n’existerait donc pas. Il faut plutôt comprendre que tous les musulmans ne sont pas extrémistes, tout comme tous les chrétiens ne sont pas pratiquants au Québec. Cependant,  il faut savoir que l’islam représente la religion la plus populaire au niveau mondial, c’est-à-dire celle ayant le plus d’individus adhérant à ses concepts, croyances et rituels (environ 1,6 millions en 2010) (Benraad, M. (2015)). D’une part, il est donc compréhensible que certaines personnes aient craint de perdre ce qui caractérise la culture québécoise, soit la religion catholique, mais d’une autre part, c’est justement la diversité ethnique qui fait la beauté de la culture et du Québec d’aujourd’hui. Encore une fois, l’ouverture d’esprit de tous et l’accommodation aux différentes cultures, autant pour les nouveaux arrivants que pour la population locale, restent la clé pour vivre en paix.

Photo DDC

Merci,

Samuel Groulx

Réactions sur la scène internationale et les solutions proposées

Le terrorisme, un ou plusieurs actes, unique ou en continu, planifié et/ou exécuté par une ou plusieurs personnes est en des termes plus pacifiques un moyen de pression afin d’imposer ou de revendiquer une idéologie, un système politique, des valeurs, des normes sociales, etc. en employant la peur et la terreur pour mettre à exécution les desseins. Sur la scène internationale, le terrorisme est catégorisé de criminel et reconnu comme étant un crime contre l’humanité (Action de l’ONU contre le terrorisme: Stratégie antiterroriste mondiale. (8 septembre 2006). Puisqu’il va à l’encontre des relations pacifiques que tentent d’établir les différents pays du monde autour de la planète, le terrorisme est très mal perçu et prend souvent sa source lors d’un conflit armé entre deux pays. Tout de même, dans les dernières années, le monde a surtout assisté à une forme de terrorisme prenant sa source de la religion. C’est d’ailleurs le cas de l’actuel groupe terroriste que l’on nomme l’É.I (État islamique) qui est composé de musulmans extrémistes, auteur des attentats à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa au Québec ainsi qu’à Sydney en Australie en décembre 2014, et en France contre Charlie Hebdo en janvier 2015. C’est suite à ces événements ayant secoué la planète entière que nous aborderons les réactions au terrorisme quant à l’ONU, au Canada et aux États-Unis. Nous verrons les moyens de prévention mis en place ainsi que les solutions proposées par chacun.

Organisation des Nations Unies

L’Organisation des Nations Unies fut d’abord créée suite à la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) afin d’éviter de répéter cet évènement qui aura couté la vie à plus de six millions d’individus. Cette guerre aura été d’une atrocité non seulement sur le côté de vie humaine, mais aussi sur le côté psychologique du monde. Ayant vécu dans des climats de terreur pendant environ six ans (1939-1945), des populations entières seront restées marquées par cette forme de terrorisme à grande échelle que pratiquait le gouvernement nazi. C’est donc le 28 octobre 1945 que l’Organisation des Nations Unies (ONU) fut créée, regroupant à la base «51 pays déterminés à maintenir la paix et la sécurité internationale, à développer des relations amicales entre les nations, à promouvoir le progrès social, à instaurer de meilleures conditions de vie et à accroître le respect des droits de l’homme» (À propos de l’ONU. (n.d.)). Aujourd’hui, l’ONU compte 193 États Membres et est très actif à la lutte contre le terrorisme (spécialement depuis les derniers mois en raison des activités de l’État islamique et Boko Haram).

Il faut d’abord comprendre qu’en tant qu’organisation permettant un Conseil des pays du monde, les méthodes adoptées par l’ONU ainsi que ses solutions sont régulièrement appliquées à travers la majorité des États Membres. Ce qui sera sujet dans le texte qui suit est donc les grandes lignes des nombreuses méthodes et solutions employées par les différents pays de l’organisation pour lutter contre le terrorisme.

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

Comme nous sommes au XXIe siècle et que la technologie domine le monde, l’ONU propose surtout des méthodes afin de prévenir le terrorisme en se basant sur de nouveaux logiciels permettant d’augmenter la sécurité des États. Par exemple, la société INTERPOLE, une société développant des systèmes de base de données de haute sécurité, aurait permis à l’ONU d’établir un réseau d’information mettant en lien les services de police, militaires ainsi que politiques afin d’échanger plus facilement des informations concernant la sécurité d’un État et ainsi prévenir plus aisément les actes terroristes ou encore, d’augmenter les chances de découvrir les complots (La Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies: Activités menées par le système des Nations. (4 avril 2012)). De plus, en tenant compte de l’augmentation de la vigilance dans les aéroports, l’ONU ne cesse de mettre à jour ses méthodes visant à contrer le vol d’identité ou le transport de matière ou d’objets nuisibles à la sécurité des populations. Par exemple, l’organisation encourage fortement les aéroports à adopter le système de reconnaissance de l’iris, un système ayant été mis en place en autre à l’aéroport de Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal. De plus, l’ONU adopte des mesures économiques visant à empêcher les groupes terroristes de financer leurs activités. C’est en organisant un blocus économique, politique et  militaire complet des gouvernements membres de l’organisation contre les groupes terroristes que l’ONU réussit peu à peu à éradiquer les groupes rebelles. Par exemple, le 12 février dernier, l’ONU a appelé les États Membres à cesser tout commerce, direct ou indirect, avec l’organisation État islamique, ce dernier tirant son argent de la contrebande de pétrole, d’armes et des rançons pour les otages. Chaque pays possède comme devoir d’empêcher quiconque sur son territoire tentant de communiquer ou de commercer avec l’organisation terroriste (Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’État islamique. (10 février 2015)). La lutte dépend donc de l’interdépendance entre les pays membres et chacun d’entre eux est responsable de sa lutte contre le terrorisme.

Tout de même, les valeurs fondamentales de l’ONU, soit celles du respect des droits de l’homme ainsi que la liberté d’expression, ne permettent pas de donner carte blanche aux États Membres afin de lutter individuellement contre le terrorisme. Comme le rappelle le Vice-Secrétaire général, Jan Eliasson, «les États ne peuvent pas se permettre de lutter contre le terrorisme de manière isolée ou uniquement par l’entremise d’actions militaires» (Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’État islamique. (10 février 2015)). L’adoption de mesures pour contrer les groupes terroristes est donc une affaire pointilleuse et qui requiert évidemment la bonne collaboration de tous.

Le Canada et le terrorisme

En ce qui concerne le Canada, selon le site du Ministère de la Justice du Canada, la majorité de la population pense que le gouvernement canadien se doit d’améliorer son système afin de prévenir les attentats terroristes (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)).

Le Ministère de la Justice étale une multitude de solutions ou de méthodes que pourrait adopter le gouvernement du Canada, ces dernières étant proposées par des professeurs d’université se spécialisant dans le domaine du terrorisme, de la liberté d’expression, dans la politique ou encore dans la sécurité nationale et internationale. Parmi ces mesures préventives, on retrouve principalement celle où il s’agirait de l’amélioration d’un système de mise en commun des informations de tout genre pouvant être pertinente à contrer les actes terroristes, non seulement entre les provinces et territoires, mais aussi entre les ministères des gouvernements (provinciaux et fédéral). Une implication au niveau de l’organisation des grandes villes serait aussi importante. Par exemple, d’une étude menée par le gouvernement du Canada auprès d’opinions d’universitaires, un professeur de l’université de Toronto dans la faculté de droit, le professeur Kent Roach propose au gouvernement d’améliorer le système pour l’analyse des eaux potables des grandes villes, mais pas uniquement afin de prévenir le terrorisme: l’application de cette mesure permettrait aussi de bien vérifier la salubrité des eaux et mieux contrôler la qualité de l’eau (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)). Aussi, le professeur Stuart Farson de l’Université Simon Fraser propose que le Canada classe les menaces naturelles ou humaines en ordre de priorité «de façon à ce que les gouvernements au pays puissent réagir convenablement et efficacement à l’échelle régionale» (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)).

Tout de même, il faut mentionner que le gouvernement de Paul Martin en 2003 à 2006 aura instauré «la création, […], du nouveau super-ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile, qui s’intéresse à la menace d’un point de vue global, est un pas dans la bonne direction» (LA LOI ANTITERRORISTE ET SES EFFETS : POINT DE VUE D’UNIVERSITAIRES CANADIENS. (7 janvier 2015)). D’une autre paire de manches, plusieurs s’entendent pour dire que le Canada ne devrait peut-être pas trop dépenser dans des mesures préventives au terrorisme. Malgré qu’il ait été mis sur la liste des pays ciblés de Ben Laden en 2002 (Brodeur, J., & Leman-Langlois, S. (2009)), le Canada ne peut juger son risque d’être un pays ciblé pour un attentat terroriste à élever en raison de la diplomatie qu’il emploie envers les autres pays. Tout de même, cette notion peut changer radicalement. Il suffirait d’un gouvernement misant sur les opérations militaires visant à combattre le terrorisme (un peu comme l’est le gouvernement américain) et le sol canadien devient alors un territoire beaucoup plus à risque. Si l’on observe l’actualité, il est plausible de penser que le Canada augmente ses chances d’être victime d’un attentat terroriste dû au fait qu’il est désormais lié à d’autres pays pour combattre l’État islamique.

Afin de résumer cette partie du travail, l’islamophobie se doit, tout comme les actes de racisme et de discrimination, de disparaître des mentalités des populations. Il est irrationnel de blâmer un peuple entier pour des actes commis par un petit nombre de personnes appartenant à ce groupe. L’islamophobie devrait être vue comme un crime au même titre que le terrorisme. Ensuite, l’ONU doit continuer d’apporter de nouvelles solutions afin d’éradiquer les actes de terreur et de violences commis par des extrémistes. Le monde doit vivre en paix et c’est non seulement à l’ONU, mais aussi aux populations du monde de rechercher le Bien commun et d’accepter de vivre ensemble tout en étant différentes dans les cultures. Enfin, en raison des derniers actes terroristes dont a été victime le Canada durant le mois de décembre 2014 et la grande activité du groupe terroriste de l’État islamique qui vise particulièrement les pays occidentaux, il serait bon pour le Canada d’investir un peu plus de son budget dans le domaine de la prévention au terrorisme afin d’assurer la sécurité de sa population et d’avoir les moyens nécessaires pour contrer les actes de terrorisme.

Photo DDC

Merci,

Samuel Groulx

Entrevue avec monsieur Azeddine Hmimssa

L’homme dont nous avons entretenu un interview avec est Président de Bel Agir et membre du collectif de recherche de La Chaire du Canada Islam, Pluralisme Globalisation, Université de Montréal.

Questions/réponses lors de l’entrevue avec monsieur Azeddine Hmimssa

  • Le phénomène de la radicalisation :
  1. Qu’est-ce qui vous a menée à vous intéresser au phénomène de la radicalisation chez les jeunes Québécois?

Réponse: Il y a deux raisons principales. En général, quand on parle de radicalisation chez les jeunes, ça touche principalement les jeunes musulmans. Étant musulman moi-même, il était normal que ce sujet m’interpellais. Ensuite, il s’agissait d’une belle opportunité de recherche universitaire qui me permettait du coup de répondre à mes questions sur le sujet.

  1. À quel point ce phénomène a-t-il pris de l’ampleur au cours des dernières années, et croyez-vous qu’il continuera d’en prendre d’avantage?

Réponse: L’extrémisme violent est en fait une idéologie très ancienne. Elle n’a pas toujours été celle que nous connaissons aujourd’hui, soit une idéologie pratiquée entres autres par des groupes islamiques extrémistes. En fait, l’extrémisme violent aura porté différentes couleurs, chacune propre à chaque période ou génération de l’histoire. Par exemple, les croisades au Moyen-Âge étaient de l’extrémisme violent.

  1. Pourquoi croyez-vous que le phénomène de la radicalisation chez les jeunes Québécois prend de l’expansion en ce moment?

Réponse: En raison de l’accessibilité à l’internet, mais aussi de la forte discrimination au niveau de la pensée du peuple québécois. Bien sûr, des événements comme la Charte de la laïcité au Québec n’aura eu comme effet que de scinder le peuple québécois et c’est à cette image que se réfère les jeunes de la société. Dans l’adolescence, le jeune se trouve à être dans une quête d’identité, une quête personnelle où parfois il va retrouver une raison, un réconfort dans la religion. De plus, la perception du jeune face à un problème est d’ailleurs très importante. La plupart d’entre eux partent pour rejoindre les groupes extrémistes avec en tête non pour tuer, mais bine pour faire un voyage humanitaire et aider les populations locales. Une fois rendu là-bas, ils se rendent compte qu’ils sont pris au piège. Au départ, la radicalisation du jeune passe par l’humiliation, la discrimination, l’islamophobie et plusieurs autres dont il est témoin dans son entourage. De plus, l’internet est un accès facile à de l’information qui semble être satisfaisante et qui offre de belles récompenses à ceux qui veulent bien s’informer. Les groupes extrémistes non besoin que de belles paroles afin d’entraîner les jeunes à rejoindre leur rang. Aussi simple que ça!

  1. Est-ce que la radicalisation est un phénomène qui prend autant d’expansion au Québec qu’ailleurs sur la planète? Quelles sont les régions du globe les plus touchées par ce fléau et pourquoi selon vous le sont-t-elles?

Réponse: Non, le phénomène est assez global. Il est intéressant de noter que durant les 11 derniers mois, 3142 personnes ont été signalés comme suspect d’avoir rejoint les rang de l’É.I. Par contre, seulement 9% d’entres eux ont réussi à rejoindre la Syrie. Les jeunes ont accès à internet partout désormais et l’islamophobie bat à son comble depuis septembre 2001. Les jeunes sont donc sujet à se radicaliser peu importe où ils se trouvent dans le monde d’aujourd’hui.

  • Le terrorisme en sol canadien :
  1. Pourquoi, selon vous, les manifestations terroristes sur le sol canadien sont-elles plus nombreuses aujourd’hui?

Réponse: D’abord il faut comprendre que même si les attentats ont été effectués « back à back », la proportion de répondants à l’État Islamique s’est révélé très faible comparativement au nombre d’adeptes de ce groupe. Il n’y a donc pas vraiment de raison pour s’alarmer. Je crois plutôt qu’il s’agit d’une malchance pour le Canada, car si l’on regarde autour, l’Australie et la France ont eux aussi été touchés.

  1. À votre avis, quelles sont les motivations pouvant se cacher derrières de tels actes?

Réponse: Il s’agit comme pour les jeunes de personnes ayant présenter des signes de recherche d’identité, de raison d’être. Souvent les radicaux agiront en fonction de leur perception face à la situation et certains iront malheureusement trop loin dans leur réflexion.

  1. D’après-vous, comment le Canada devrait-il réagir par rapport aux actes terroristes perpétrés sur son sol et ailleurs sur la planète?

Réponse: Il s’agit ici de prendre des décisions sécuritaires. Il faut développer des stratégies minimisant le nombre de personne à risque de subir les conséquences. Il faut des procédures dans ces stratégies et respecter ces dernières. Aussi, les pays se doivent de cesser de vouloir imposer leur propre régime idéal. C’est important pour la sécurité de tous et le maintien de la paix. Les États totalitaires tomberont si les pays cessent d’intervenir. Une population unie est plus forte que des armes et des bombes contre un gouvernement injuste. On a pu l’observer par exemple en Égypte lors du printemps arabe avec la chute de Mubarak.

  1. Que pensez-vous de la décision de M. Harper de continuer l’intervention militaire canadienne en Syrie afin d’affaiblir le mouvement État Islamique?

Réponse: Encore ici, je propose de cesser les opérations militaires. Les pays comme les États-Unis disent vouloir amener la démocratie dans les pays dirigés par des tyrans, mais l’on voit bien que (depuis la Deuxième Guerre mondiale) les efforts ne font qu’alimenter le feu. Ces interventions militaires ne font qu’augmenter la frustration des populations. Ici, un désengagement militaire pour remplacer par des discussions politiques et des entretiens avec les membres importants des population locales seraient probablement plus approprié.

  • Les conséquences des politiques canadiennes visant l’éradication du terrorisme :
  1. Afin de mettre un terme au terrorisme, le gouvernement du Canada souhaite calquer sa politique face à ce sujet sur celle des États-Unis, est-ce une bonne idée selon vous?

Réponse: Non, comme dis précédemment, je pense plutôt que des interventions pacifiques et diplomates seraient à prioriser pour établir une paix mondiale.

  1. Quelles conséquences cette décision pourrait-elle avoir au sein même du pays (sur la population, les jeunes…) et ailleurs sur la planète?

Réponse: La décision de continuer les opérations militaires? Cela ne ferait qu’augmenter les tensions et augmenter les chances de répercutions envers le Canada. De plus, cela ne donnerait qu’encore plus de raisons pour les jeunes de chercher à se radicaliser et rejoindre ces groupes extrémistes.

  1. Croyez-vous que la position de M. Harper face à la possession et à l’usage des armes à feu puisse encourager le recours à des actions violentes afin de faire passer des idées? Quelles conséquences cette position politique pourrait-elle engendrer?

Réponse: Que de nouveaux problèmes. Nous assiterions à des problèmes comme sont aux prises les États permettant la possession d’armes à feu. Je crois que ce n’engendrerai que de la violence et rien d’autre.

  • Les solutions face au terrorisme et aux conséquences qu’il engendre
  1. Selon-vous, comment pourrions-nous réduire la radicalisation chez les jeunes au Québec et ailleurs sur la planète?

Réponse: Il faut changer nos approches avec les jeunes. Les gouvernements ainsi que les populations se doivent de trouver des solutions pour favoriser la paix entre les individus et l’entraide. Plus il y aura de paix, plus les gens seront ouvert d’esprit et plus on verra une acceptation des autres autour de soi. Il y aura une baisse de la violence et une diminution des tentions entre les différentes nationalités/ethnies.

  1. D’après-vous quelles seraient les actions à poser afin de réduire les actes terroristes perpétrés sur le sol canadien? Et ailleurs sur la planète?

Réponse: Il faut améliorer les moyens de communication entre les pays pour mieux comprendre les intérêts des autres et se diriger tous ensemble vers une paix mondiale. Il y aura ainsi une meilleure justice. Il est d’ailleurs primordiale, en raison des nombreux conflits durant la dernière décennie s’étant déroulé au Moyen-Orient, que les États-Unis adoptent une position neutre face aux conflits mondiaux. Ils se doivent de cesser de toujours se retrouver au devant de la scène internationale au niveau militaire. Cela ne les empêche pas par contre d’être des leaders mondiaux en ce qui concerne des négociations et des échanges pacifiques.

Recommandations pour contrer le terrorisme

  • Étant donné l’échec des politiques étrangères basées sur la force et l’intervention militaire dans l’éradication du terrorisme, il faudrait plutôt que les gouvernements des grandes puissances sur la scène mondiale adoptent des politiques basées sur la diplomatie, la paix, la justice et la compréhension.
  • Étant donné le lien important existant entre l’accès aux images violentes et la propagation des idées terroristes, il serait important de réduire le contenu à caractère violent diffusé dans les médias, les films et particulièrement dans les jeux vidéos.
  • Étant donné le nombre important de jeunes en provenance d’un peu partout qui se radicalisent et partent rejoindre des groupes terroristes, il serait primordial que chaque pays travaille, de l’intérieur, pour freiner ce phénomène en apportant de l’aide à ces jeunes.
  • Étant donné le grand nombre de jeunes qui se radicalisent sur internet, il serait nécessaire de régulariser cet outil.
  • Étant donné que bon nombre des jeunes qui se radicalisent et partent rejoindre des groupes terroristes ont des problèmes d’intégration ou sont en quête de sens dans leur vie, il serait nécessaire de mettre en place des politiques visant l’intégration de ces jeunes.
  • Étant donné que la majorité des jeunes qui se radicalisent sont des jeunes idéalistes pensant aller changer le monde en rejoignant des groupes extrémistes, il serait nécessaire de bien expliquer à la population, surtout aux jeunes en quête de sens, ce qu’implique vraiment le fait de rejoindre un groupe terroriste.
  • Étant donner que les politiques du Canada en appui aux israéliens et à la destruction du Moyen-Orient aident à la radicalisation des jeunes du pays, il serait nécessaire de modifier les positions politiques de notre pays.
  • Étant donné le développement de l’Islam radical à travers la planète, il serait important d’instaurer des mesures concrètes afin d’en ralentir la propagation.

 

10666084_341351272709453_328188173498726137_nLaurence Bouchard

Photo DDCSamuel Groulx

portraiChris Phillipi

sssssPatrick Tobgi

Conclusion

En conclusion, le terrorisme, ensemble d’actes d’une violence extrême visant à transmettre un message précis, est présent sur la planète depuis des siècles et ce, sous diverses formes et suivant les principes de plusieurs courants bien distincts. La propagation de cette forme de violence fut, entre autres, engendrée par l’intensification de la misère sur la planète et par la politique étrangère agressive des États-Unis. De plus, l’augmentation du recours aux actes terroristes pour faire passer une idée se voit par le nombre important d’événements de nature terroriste perpétrés au cours des derniers siècles tels que l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à l’aube de la Première Guerre mondiale, les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et la tuerie du journal Charlie Hebdo sur le territoire français.

L’utilisation de ce moyen de communication extrêmement violent entraîne des conséquences psychologiques, économiques, sociologiques et même géographiques sur le territoire et la population visés par les actes commis. De plus, ces conséquences peuvent être de longue durée et même nécessiter une intervention des gouvernements influents à travers le monde ainsi que de l’ONU. Afin de réparer les dommages causés par les attentats terroristes perpétrés ou bien afin de prévenir d’éventuelles attaques, l’ONU et les divers gouvernements se doivent d’implanter des politiques assurant la sécurité de leurs citoyens, telle que la politique des États-Unis visant l’élimination complète du terrorisme, qui fut instaurée en réponse aux attentats du World Trade center qui furent perpétrés à New York en septembre 2001.

Bien que plusieurs solutions furent proposées afin d’éradiquer le terrorisme, bon nombre de celles qui furent essayées ne firent que causer d’autres problèmes et ne permirent aucunement de remplir le but initial pour lequel elles furent créées. Afin de modifier la donne, il est nécessaire de continuer à étudier le sujet du terrorisme pour tenter de dénicher d’autres solutions permettant de mettre un terme à ce fléau. Dans cette optique, il serait tout d’abord important de réduire l’accès au contenu violent présent dans les médias et prenant de plus en plus de place dans la société.

10666084_341351272709453_328188173498726137_nLaurence Bouchard

Photo DDCSamuel Groulx

portraiChris Philippi

sssssPatrick Tobgi

Médiagraphie

  1. Site internet

AGENCE FRANCE-PRESSE, «Dix ans de guerres américaines: 225 000 morts, 3700 milliards $», La Presse, [En ligne], http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201107/01/01-4414304-dix-ans-de-guerres-americaines-225-000-morts-3700-milliards-.php (Page consultée le 25 mars 2015)

L’AGORA, «Quelques grands groupes terroristes», [En ligne], 2012, http://agora.qc.ca/documents/terrorisme–quelques_grands_groupes_terroristes_par_departement_detat_etats-unis (Page consultée le 23 février 2015)

BALAVOINE, Guillaume, «La situation des Balkans en 1914», 2002, [cartes_popups/Balkans1914GF], sur le site Atlas historique, [En ligne], http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Balkans1914.html (Page consultée le 20 février 2015)

CAHUZAC, Olivia et al. Axel DYEVRE, dir., Une nouvelle approche du terrorisme [En ligne], 2013, http://www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&ved=0CE8QFjAI&url=http%3A%2F%2Fwww.ceis.eu%2Ffr%2Fsystem%2Ffiles%2Fattachements%2Fnote_strategique_-_terrorisme.pdf&ei=C8LgVJKrLvS_sQSe1YC4CA&usg=AFQjCNGZhQivoP-gf-2idPkboEmmQhKsYw&sig2=CDedFVd4gNYHYke_3Wchyw&bvm=bv.85970519,d.cWc (page consultée le 20 février)

BECKER, Jean-Jacques, «La guerre dans les Balkans (1912-1919)», Matériaux pour l’histoire de notre temps, [En ligne], vol. 71 (juillet-septembre 2003), www.pensee.fr/articleAsPDF/mat_0769-3206_2003_num_71_1_914/article_mat_0769-3206_2003_num_71_1_914.pdf (page consultée le 13 février 2015)

BOURGAULT-CÔTÉ, Guillaume,  «12 morts à Charlie Hebdo : un suspect se serait rendu», Le Devoir, libre de penser, [En ligne], www.ledevoir.com/societe/medias/428271/france-charlie-hebdo-est-la-cible-d-une-fusillade (Page consultée le 11 février 2015)

CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2  novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr, [En    ligne], https://www.flickr. com/photos/apbpix /875 9497349/  (Page consultée le 22 février 2015)

CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)

CIEM, «Jihad militant : Radicalisation, conversion, recrutement», Canadian Centre for Intelligence and Security Studies, The Norman Paterson School of International Affairs, Carleton University, [En ligne], www.itac.gc.ca/pblctns/pdf/2006-4-fra.pdf

EL KHADIR, Mahmoud. « Le Terrorisme: les causes et les remèdes », dans MÉMOIRE ONLINE, Relations Internationales, [En ligne], 2004-2005, http://www.memoireonline.com/01/07/330/le-terrorisme-les-causes-et-les-remedes.html (page consultée le 9 février 2015)

ÉTABLISSEMENT DE COMMUNICATION ET DE PRODUCTION AUDIOVISUELLE DE LA DÉFENSE, La Serbie et la Première Guerre mondiale dans les collections de l’ECPAD, [En ligne], http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/serbie.pdf (Page consultée le 13 février 2015)

FILLION, Gérard, «L’impact économique», Ici Radio-Canada, [En ligne], www.ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/2006/08/23/045-11-sept-Chronique-Fillion.shtml (Page consultée le 17 février 2015)

FLICKR, «Je suis Charlie», 2015, [16038034800], [En ligne],  https://www.flickr.com/photos/valentinacala/16038034800/ (Page consultée le 10 avril 2015)

GAYRAL, Michèle, «Ce que le 11 septembre 2001 a changé», rfi : Les voix du monde, [En ligne], www.rfi.fr/ameriques/20110909-le-11-septembre-2001-change-le-monde-etats-unis-terrorisme/ (Page consultée le 12 février 2015)

GOUVERNEMENT DU CANADA, Ministère de la justice, «Définition de terrorisme et contexte canadien», [En ligne], 7 janvier 2015, http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/jp-cj/victim/rr09_6/p3.html (Page consultée le 23 février 2015)

GOUVERNEMENT DU CANADA, « La loi antiterroriste et ses effets : point de vue d’universitaires canadiens », Ministère de la Justice, [En ligne], http://www.justice.gc.ca/fra/pr-rp/jp-cj/antiter/rr05_1/p5_1.html (page consultée le 24 février 2015)

GRESH, Alain,  «11 septembre, qu’est-ce qui a changé?», Le Monde diplomatique, [En ligne], www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-09-09-11-Septembre (Page consultée le 19 février 2015)

GUAY, Jean-Herman, dir., Université de Sherbrooke, Perspective monde,  [En ligne], www.perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEVE=371 (Page consultée le 15 février 2015)

KEEP SCHOOL,« Richesse et pauvreté dans le monde », [En ligne], http://keepschool.com/fiches-de-cours/college/geographie/richesse-pauvrete-dans-monde.html (Page consultée le 23 février 2015)

LA TRIBUNE, «Le Charlie Hebdo étend son tirage à 7 millions d’exemplaires», La Tribune, [En ligne], http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20150117tribd332286fb/charlie-hebdo-etend-son-tirage-a-7-millions-d-exemplaires.html (Page consultée le 19 février 2015)   

LE MONDE, « »Charlie Hebdo », un journal régulièrement menacé», Le Monde, [En ligne], http://www.lemonde.fr/attaque-contre-charlie-hebdo/article/2015/01/07/charlie-hebdo-un-titre-regulierement-menace_4550700_4550668.html (Page consultée le 12 février 2015)

LE MONDE POLITIQUE, «Liberté d’expression en France», Le monde politique, [En ligne], http://www.lemondepolitique.fr/cours/libertespubliques/libertes/liberte_expression.htm (Page consultée le 19 février 2015)

«L’impact du 11 septembre 2001», 2008, [cartes 102#2], sur Arte TV, [En ligne], http://ddc.arte.tv/nos-cartes/le-moyen-orient-americain (Page consultée le 20 février 2015)

L’INTERNAUTE, Histoire du Terrorisme, [En ligne], http://www.linternaute.com/histoire/categorie/115/a/1/1/histoire_du_terrorisme.shtml (page consultée le 9 février 2015)

MARTIN,  Claude, La Première Guerre mondiale et ses conséquences, [En ligne], www.histoire-geo.org/Partenaire/Martin/1914_1918/frame_cours_1918.htm (page consultée le 17 février 2015)

MONDE POLITIQUE, Le Terrorisme en question, [En ligne], www.lemondepolitique.fr/comprendre-le-monde/terrorisme.pdf (page consultée le 9 février 2015)

MOUSSAOUI TRIAL, «World Trade Center – Diagram Depicting the Damage to the Buildings in the World Trade Center Area as a Result of the Attacks on September 11», 2006, [Exhibit GX-P200009], sur University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/wtc_p200009-1.jpg (Pagecionsultée le 10 avril 2015)

NSÉKÉ, Léopold, « L’impact social et économique du terrorisme », dans AFRIQUE EXPANSION, Guerre contre le terrorisme, [En ligne], http://www.afriqueexpansion.com/guerre-contre-le-terrorisme/2078-limpact-economique-et-social-du-terrorisme.html (page consultée le 9 février 2015)

NATIONS UNIES, À propos de l’ONU, [En ligne], http://www.un.org/fr/aboutun/ (page consultée le 24 février 2015)

NATIONS UNIES, La Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies : activités menées par le système des Nations Unies pour appliquer la Stratégie, [En ligne], 4 avril 2012, http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/66/762 (page consultée le 8 février 2015)

NATIONS UNIES, « Le Conseil de sécurité adopte une résolution pour tarir le financement de l’Etat islamique », Action de l’ONU contre le terrorisme, [En ligne], http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=34244#.VOqF_PmG_aQ (page consultée le 23 février 2015)

NATIONS UNIES, Résolution adoptée par l’Assemblée générale le 29 juin 2012, [En ligne], 12 juillet 2012, http://www.un.org/fr/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/66/282  (page consultée le 8 février 2015)

THE PEACE ALLIANCE, The peace alliance, [En ligne], http://peacealliance.org/tools-education/statistics-on-violence/ (Page consultée le 23 février 2015)

THUCIDYDE, « La politique étrangère de George W.Bush : rupture ou continuité dans l’histoire américaine ? », [En ligne], 2004, http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/usa/usa7.htm (Page consultée le 22 février 2015)

TREMBLAY, Monica. « Analyse sur les impacts de la mondialisation sur la sécurité », dans ENAP, Dix ans de politiques de lutte contre le terrorisme, [En ligne], septembre 2011, http://www.leppm.enap.ca/leppm/docs/Rapports_securite/rapport11_s%C3%A9curit%C3%A9_final.pdf (page consultée le 9 février 2015)

REPORT OF THE INTERNATIONAL COMMISSION TO INQUIRE INTO THE CAUSES AND CONDUCT OF THE BALKAN WARS, CARNEGIE ENDOWMENT FOR INTERNATIONAL PEACE, «Balkan Aspirations (showing boundaries of 1912) », 1914, [balkan_aspirations_1914.jpg], sur le site University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/history_balkans.html (Page consultée le 10 avril 2015)

SAWICKI, Patrice, et al. Chronologie établie par la revue «Questions Internationales» pour le dossier «Terrorisme» de juillet-août 2004, [En ligne], http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/terrorisme/terrorisme-chrono.htm (page consultée le 9 février 2015)

SAWICKI, Patrice, et al. Le Terrorisme, [En ligne], http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/terrorisme/terrorisme2.htm (page consultée le 9 février 2015)

  1. Article

PAQUOT, Annette. « Les «causes» du terrorisme », Le Devoir, 9 juin 2006,  [En ligne], http://www.ledevoir.com/non-classe/111171/les-causes-du-terrorisme (page consultée le 9 février 2015)

ÉQUIPE PERSPECTIVE MONDE, Jean-Herman Guay, dir., « 20 septembre 2002 Dévoilement de la doctrine Bush » , Événements, [En ligne], http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codeEve=848 (Page consultée le 22 février 2015)

JUERGENSMEYER, Mark, « Enquête sur le terrorisme religieux », Sciences Humaines, 6 avril 2011, [En ligne], http://www.scienceshumaines.com/enquete-sur-le-terrorisme-religieux_fr_3238.html (Page consultée le 23 février 2015)

LEMAN-LANGLOIS, Stéphane, « Terrorisme », dans articles, Dictionnaire de Criminologie en ligne, [En ligne], http://www.criminologie.com/article/terrorisme (Page consultée le 20 février 2015).

RICHER, Jocelyne, « Le Québec doit éviter de sombrer dans l’islamophobie, dit la ministre Kathleen Weil», La Presse canadienne, [En ligne], http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/01/27/le-quebec-doit-eviter-de-sombrer-dans-lislamophobie-kathleen-weil_n_6555216.html (page consultée le 22 février 2015)

ZALMAN, Amy, « The Causes of Terrorism », dans Global terrorism, About news, [En ligne], http://terrorism.about.com/od/causes/a/causes_terror.htm (Page consultée le 23 février 2015)

  1. Ouvrage de référence

ENCYCLOPÉDIE LAROUSSE, Larousse, dictionnaires de français, [En ligne], http://www.larousse.fr/dictionnaire/francais/terrorisme/77478 (page consultée le 12 février 2015)

DUMOULIN, André, «Pentagone», Encyclopedia Universalis, [En ligne], http://www.universalis.fr/encyclopedie/pentagone/ (page consultée le 16 février 2015)

ÉQUIPE PERSPECTIVE MONDE, Jean-Herman Guay, dir., « EXTRÊME GAUCHE » , Glossaire, [En ligne], http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1498 (page consultée le 23 février)

ÉQUIPE PERSPECTIVE MONDE, Jean-Herman Guay, dir., « Islamisme » , Glossaire, [En ligne], http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1618 (page consultée le 23 février)

ÉQUIPE PERSPECTIVE MONDE, Jean-Herman Guay, dir., « NATIONALISME » , Glossaire, [En ligne], http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1513 (page consultée le 23 février)

« TERRORISME », Ortolang, [En ligne], 2012, http://www.cnrtl.fr/lexicographie/terrorisme (Page consultée le 23 février 2015)

PÉRY, Christophe, «Attentats du 11 septembre 2001», Encyclopedia Universalis, [En ligne], http://www.universalis.fr/encyclopedie/attentats-du-11-septembre-2001/ (Page consultée le 15 février 2015)

VENAYRE, Sylvain, «PREMIÈRE GUERRE MONDIALE», Encyclopedia Universalis, [En ligne], http://universalis.fr/encyclopédie/premiere-guerre-mondiale/ (page consultée le 13 février 2015)

  1. Livre

BEDIN, Véronique, et  DORTIER, Jean-François, Violence(s) et société aujourd’hui, Éditions sciences humaines, [En ligne], www.editions.scienceshumaines.com/violence-s-et-societe-aujoujourd’hui_fr-413.htm

BENRAAD, Myriam, Irak, la revanche de l’histoire: De l’occupation étrangère à l’État islamique, Paris, 2015, Vendémiaire, 288 pages.

BRODEUR, Jean-Paul, et LEMAN-LANGLOIS, Stéphane, Terrorisme et antiterrorisme au canada, [En ligne], Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2010, p.8, dans Ebrary (page consultée le 22 février 2015)

LANGLOIS, George, et Gilles VILLEMURE, Histoire de la civilisation occidentale, Montréal, Chenelière éducation Inc., 2012, p. 372p.

  1. Audiovisuel

JHALLY, Sut, Hollywood et les Arabes: comment Hollywood avilit un peuple, Northampton (Massachussetts), Media Education Fundation, 2006, 50 min., coul., DVD

MEMVI TV, Brooklyn Imam Tareq Yousef Al-Masri on Paris Terror Attacks: We Muslims Must Admit That We Are Time Bombs and We Hate Christians, [En ligne], http://www.memritv.org/clip/en/4748.htm, 9 janvier 2015, 10 min., coul.

YOUTUBE, Reportage Comment Hollywood créé l’Islamophobie et la haine des Arabo Musulmans (Documentaire Islam), [En ligne], https://www.youtube.com/watch?v=YTLMz1Ra1jA, 26 juin 2013, 50 min., coul. 

  1. Image

AFP, «Le Hamas forme 17 000 jeunes au combat» , 2015, sur le site TVA Nouvelles, [En ligne],http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2015/02/20150208-074420.html (Page consultée le 16 avril 2015).

«boy child kid sad poverty», 2013, [boy-180437_640.jpg], sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/en/boy-child-kid-sad-poverty-180437/ (Page consultée le 17 avril 2015)

CARSON Niall. « Members of the Real IRA at a ceremony in Londonderry », 2010, [Real-IRA-members-006.jpg], sur le site The guardian, [En ligne], http://www.theguardian.com/uk/2010/oct/06/one-in-seven-nationalists-support-terrorists (Page consultée le 16 avril 2015).
CHARLIE HEBDO, «Page couverture du Charlie Hebdo du 2  novembre 2011», 2011, [8759497349], sur Flickr, [En    ligne], https://www.flickr. com/photos/apbpix /875 9497349/  (Page consultée le 22 février 2015)

CHARLIE HEBDO, «Je suis Charlie, tout est pardonné», 2015, [16271059135], sur Flickr, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/pointyears/16271059135/ (Page consultée le 22 février 2015)

FLICKR, «Je suis Charlie», 2015, [16038034800], [En ligne],  https://www.flickr.com/photos/valentinacala/16038034800/ (Page consultée le 10 avril 2015)

FLICKR, «Israel Defense Forces – The Exemplary IDF Unit of 2011», 2011, [Shayetet 13.jpg],sur le site Wikimedia Commons, [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Flickr_-_Israel_Defense_Forces_-_The_Exemplary_IDF_Unit_of_2011,_Shayetet_13.jpg (Page consultée le 16 avril 2015).

FLICKR, «Knotted gun», 2010, [En ligne], https://www.flickr.com/photos/sarihuella/4843250331/ (page consultée le 20 avril 2015)

JEWK, « L’État de la Palestine en carte 2012 », [En ligne], www.jwek.com/2012/12/nouvelle-carte-de-la-palestine-2012/ (page consultée le 20 avril 2015)

« Les ambiguïtés de la thèse de «l’islamophobie» », [EN ligne], http://serpent-libertaire.over-blog.com/2015/02/les-ambiguites-de-la-these-de-l-islamophobie.html (page consultée le 20 avril 2015)

MOUSSAOUI TRIAL, «World Trade Center – Diagram Depicting the Damage to the Buildings in the World Trade Center Area as a Result of the Attacks on September 11», 2006, [Exhibit GX-P200009], sur University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/wtc_p200009-1.jpg (Pagecionsultée le 10 avril 2015)

PAUL, Ron. «Autoriser Obama à faire usage de la force militaire est un chèque en blanc pour la guerre mondiale », 2015, [1168652305.jpg], sur le site Eurp synergies, [En ligne], http://euro-synergies.hautetfort.com/tag/obama (Page consultée le 15 avril 2015).

«Protest against the war in London, United Kingdom »,2009, sur le site wikipédia,[En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/International_reactions_to_the_Gaza_War_(2008%E2%80%9309) (Page consultée le 16 avril 2015).
REPORT OF THE INTERNATIONAL COMMISSION TO INQUIRE INTO THE CAUSES AND CONDUCT OF THE BALKAN WARS, CARNEGIE ENDOWMENT FOR INTERNATIONAL PEACE, «Balkan Aspirations (showing boundaries of 1912) », 1914, [balkan_aspirations_1914.jpg], sur le site University of Texas librairies, [En ligne], http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/history_balkans.html (Page consultée le 10 avril 2015)