Archives de catégorie : Violence envers les femmes dans le monde

Éditorial

À travers cette recherche, nous explorerons les causes et conséquences de la condition des femmes dans le Monde, qui est loin d’être idéale. Effectivement, en 2014, selon la Confédération des Syndicats nationaux, les femmes représentent moins de la moitié de la population québécoise. Elles représentent également plus de la moitié de la main d’œuvre au travail du Québec (Confédération des syndicats nationaux, 2014). Cette statistique démontre efficacement l’importance et la valeur qu’a la femme dans la province de Québec, au cours des dernières décennies. Toutefois, à travers le monde, la femme n’occupe pas une place aussi marquée dans la société. En effet, les femmes représentent plus ou moins 50% de la population mondiale et ne possède que 1% des richesses (Lepage (1999) DVD). En d’autres mots, les richesses ne sont aucunement réparties proprement entre les hommes et les femmes, créant ainsi une inégalité des sexes qui pourrait expliquer leurs conditions souvent déplorables. De ce fait, leurs conditions divergent grandement d’un pays à l’autre. Qu’il s’agisse des traditions, des valeurs, des croyances, ou bien des évènements historiques, les diverses mentalités mondiales déterminent précisément, en lien avec ces critères, la place qu’occupera la femme dans leur société. Malheureusement, la condition générale féminine à l’échelle mondiale n’est pas tout à fait irréprochable. Bien que leur situation ait évoluée grandement depuis les dernières décennies, les femmes se retrouvent, encore aujourd’hui, confrontées à diverses formes de violence. Différente d’un pays à l’autre, cette violence se doit d’être dénoncée. La prise de conscience et l’intérêt grandissant de la société envers cette cause a menée à une analyse globale de la situation des femmes dans six pays répartis sur le globe et à une étude de cas détaillée qui sera présentée ci-dessous. Notre équipe supporte le fait que la situation des femmes devrait être rectifiée dans plusieurs pays du Monde. On semble croire que les femmes sont victimes de nombreuses inégalités et de discrimination pouvant mener à la violence. Possédant qu’une infime partie des richesses mondiales, les femmes sont coincées avec des problèmes économiques les empêchant d’atteindre de meilleures conditions. Nous croyons donc qu’il est primordial que les pays se mobilisent afin de faire respecter les règles préalablement établies.

Les types de violence envers les femmes

Les types de violence

La violence se repose sur une notion centrale qui est le contrôle. La violence amène à exercé un pouvoir sur une autre personne. Cette domination entre les sexes résulte des sociétés patriarcaux et de l’inégalité des femmes dans la société. N’aidant pas la cause, on remarque une tolérance sociale ou une vision que la violence est privé et qu’on ne doit pas intervenir. De plus, on remarque que 70% des personnes violentes ont subi de la violence durant l’enfance, ils deviennent donc pris dans un cercle vicieux. La violence va plus loin que des blessures ou des coups, en effet, il existe cinq types de violence envers les femmes. Les coups et blessures mentionnés plus haut sont l’exemple de violence physique. Il existe aussi la violence verbale qui se résume à des insultes ou à empêcher la femme de s’exprimer. Lorsqu’une femme est dénigrée et ridiculisée devant d’autres personnes, elle est victime de violence psychologique tandis que lorsqu’elle est forcée à des actes sexuels sans son consentement, elle est victime de violence sexuelle.  Un dernier type de violence est d’ordre économique, celle-ci sera contrôlée au niveau de ses dépenses et ne pourra pas atteindre de l’autonomie financière.(note de cours sociologie,2013)

«Le cycle de la violence», [Les violences conjugales], sur le site eolia forse , [En ligne], http://www.eoliaforse.fr/ViolencesConjugales/le_cycle_de_la_violence_conjugale_et_ses_consquences.html (Page consultée le 20 avril 2015

Condition féminine mondiale: Colombie

La Colombie 

La Colombie est considérée comme l’une des plus anciennes démocraties du continent sud-américain. Comptant, au total, 48 321 405 habitants, en 2013 (Colombie, 2014), la Colombie est le seul pays de l’Amérique du Sud à être borné par la Mer des Caraïbes ainsi que l’Océan Pacifique. La population du pays est composée à 60%, d’individus d’origine métisse dont près d’un cinquième d’entre eux ont des descendances européennes. Environ 15% de la population représente un métissage entre Africains et Européens et 5% de la population, qui est noire, se situe le long des côtes, à Magdalena et Cauca Valleys (Colombia, 2015). Ayant comme capitale la ville de Bogota, la Colombie est un pays où la religion catholique prédomine et où l’espagnol est la langue principalement utilisée (Colombia, 2015).

 Bien que la Colombie soit un pays chargé d’histoire, il ne compte pas parmi ceux ayant développé un système convenable des droits de la personne. Les femmes, en particulier, sont victimes de diverses injustices sociales.  Celles-ci impliquent notamment plusieurs formes de violence, autant physiques que psychologiques, des obligations à s’enrôler, des interdictions à dénoncer un viol, et diverses autres. La condition de la femme colombienne laisse donc à désirer, à plusieurs niveaux, et c’est pour cette raison qu’il est primordial de l’aborder. Multiples alternatives peuvent être élaborées afin de faire stopper ces pratiques envers les femmes, et il est temps de les repérer. Bien que le pays soit reconnu comme faisant partie, depuis 1982, du Comité sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (Les femmes en Colombie, 2010), le quotidien de ces femmes n’évoque rien de très plaisant. Représentant l’une des cinq puissantes économiques d’Amérique latine (Les femmes en Colombie, 2010), le gouvernement colombien concentre majoritairement ses efforts sur l’efficacité économique du pays, laissant ainsi de côté les problèmes sociaux.  En effet, Amnesty International s’est rendu sur place en 2004 afin d’y observer ces déficiences (Amnesty International, 2004).

militaire
Hommes militaires http://therivardreport.com/colombia-paramilitarism-arrives-texas-border/

   L’une des formes de violence les plus répandues en Colombie est l’exploitation des femmes à des fins militaires. Depuis le début des années 1960, l’armée colombienne est impliquée dans un conflit armé ayant causé la mort de plusieurs centaines de milliers d’individus et ayant également provoqué la migration d’une grande partie de la population à l’intérieur des frontières, dont 50,5% sont des femmes (Colombie : les violences sexuelles comme arme de guerre qualifiées de « crimes contre l’humanité, 2014). Les forces de sécurité du pays, les paramilitaires soutenus par l’armée et les mouvements de guérilla (Guérilla, 2005) obligent autant de femmes que de fillettes à se transformer en militante au combat. Selon le rapport de 2004, les paramilitaires transforment leurs corps en « champ de bataille » (Amnesty International Report 2004, 2004). Les femmes et fillettes sont mutilées, violées et forcées de garder le silence sur plusieurs crimes cachés. Ces conflits, opposant les guérillas d’extrême-gauche et les paramilitaires d’extrême-droite depuis plus de 40 ans (Amnesty International Report 2004, 2004), font plusieurs victimes d’agressions sexuelles lorsque les militantes défient les lois régies par les groupes d’autorité. « Les paramilitaires et les membres de la guérilla cherchent [également] à s’immiscer dans les aspects les plus intimes de la vie des femmes, en instaurant des couvre-feux et des codes vestimentaires, mais aussi en humiliant, flagellant, violant et même en éliminant celles qui osent transgresser la règle (Amnesty International Report 2004, 2004) ». En fait, on compte 4672 victimes féminines dans le cadre du conflit armé, en 2014. De plus, ces deux groupes militants s’en prennent fortement aux travailleuses du sexe, aux lesbiennes et aux femmes possiblement atteintes du SIDA. Ils les considèrent comme des groupes « indésirables » de la société et font tout pour les éliminer.  Ces graves entraves aux droits des femmes n’entrainent aucune réaction de la part des autorités colombiennes. Ces diverses formes de violence paraissent rarement dans les rapports de viol ou de décès. Malgré les 43 280 femmes ayant porté plainte pour dommages corporels et les 1292 cas de meurtre rapportés (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie, 2011) comme les femmes, il en reste énormément qui restent dans l’anonymat.  De plus, les autorités ferment les yeux sur les causes de plusieurs morts et n’offrent aucune aide aux victimes qui se retrouvent donc sans ressources.

En plus d’être violentées physiquement, les femmes et fillettes colombiennes vivent une autre sorte de violence à travers les menaces du conflit armé, mais cette fois-ci psychologique. Les femmes sont terrifiées constamment et ne vivent pas en paix d’esprit. Elles affirment ne pas se sentir en sécurité (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie, 2011) puisque la violence se manifeste par le biais de pamphlets, d’enlèvements, d’arrestations de femmes leadeurs communistes, d’assassinats et de féminicides (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie, 2011). Les Colombiennes, plus précisément celles-ci qui habitent le long de la côte Nord où le conflit est plus intense,  sont constamment dans un état de panique et de stress.

 De plus, comme mentionné plus haut, des milliers de femmes sont forcées par les groupes militants à changer de lieu de résidence, laissant ainsi leurs propriété aux mains de ces derniers à tout jamais. Dans la plupart des cas, ces terres qui leur appartenaient sont pillées. Dans ces cas-ci, prouver leurs droits de propriété est quasi-impossible au pays (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie, 2011). Les femmes voient leur mari se faire enlever ou assassiner et sont laissées au dépourvu, avec leurs enfants. Seules, elles doivent faire face au recouvrement judiciaire. Elles doivent couvrir les dettes relatives aux crédits que les hommes des familles avaient obtenu des banques lors de l’acquisition des terres. Toutes ces responsabilités laissées aux femmes causent un immense choc psychologique. Elles n’arrivent plus à supporter toutes ces responsabilités et perdent une fois de plus un espoir de se sortir de leur situation. Elles deviennent anxieuses et leur santé psychologique est grandement affectée.

 Parmi les diverses formes de violence mentionnées précédemment se retrouve la violence conjugale. « La Colombie connaît généralement des taux élevés de violence conjugale et les études effectuées à l’échelle nationale font apparaître des taux encore plus élevés parmi les personnes déplacées. Une étude de 2011, commanditée par le gouvernement, a établi que près de 48% des femmes déplacées avaient déclaré subir des violences au sein de leur couple et plus de 9% avaient affirmé avoir été violées par une personne autre que leur partenaire intime (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie, 2011). » Ces pourcentages troublants démontrent l’ampleur du phénomène au pays. De plus, selon un rapport de Human Rights Watch, la violence conjugale et les viols ne sont pas considérés comme étant graves en Colombie. Les auteurs des actes sont condamnés majoritairement durant une période de un à six mois d’emprisonnement ou vivent sous surveillance (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie, 2011). De janvier à décembre 2010, une étude menée par Derechos Humanos y el Desplazamiento, a déclaré 44 854 cas de violence conjugale. De surcroît, selon le rapport de Human Rights Watch, le gouvernement colombien a instauré un système d’aide humanitaire venant en aide aux familles déplacées par les groupes armés. Cette aide offre aux déportés multiples avantages, notamment de l’aide alimentaire et un nouveau foyer. Toutefois, les familles demandant cette aide doivent enregistrer leur famille sous une seule unité. Les femmes victimes de violence conjugale doivent donc effectuer un choix entre rester dans une situation conjugale violente ou perdre l’accès à ces avantages. Malheureusement, étant ainsi dépendantes de leur mari et de ces avantages, la plupart d’entres elles décident d’y rester, concrétisant donc la roue du cercle vicieux de la violence (Rights out of reach, 2012).

 Sur une note plus positive, évaluons maintenant l’évolution du droit politique des femmes ainsi que leur niveau d’alphabétisation. Bien que la Colombie n’a donné droit de vote aux femmes qu’en 1954 (Colombie), celles-ci ont obtenu une liberté totale de représentation au niveau politique. Les femmes ont le droit de se présenter aux élections présidentielles et de participer à tout évènement politique. Ingrid Betancourt, candidate et fondatrice de l’Oxigena Verde à l’élection présidentielle de 2002, prouve à quel point les femmes peuvent se rendre loin en politique (Colombie). Enfin, la Colombie enregistre une moyenne annuelle d’alphabétisation des femmes, âgées entre 15 et 24 ans, de 97,7%, entre 1993 et 2011 (Colombie)[3]. Il est possible d’affirmer qu’une grande partie de la population féminine de Colombie n’éprouve pas de problèmes d’alphabétisation. Cela est probablement dû au fait que le pays compte parmi les grandes puissances économiques de l’Amérique latine et que le taux d’emploi demeure assez élevé. Outre les diverses formes de violence perpétrées aux femmes, la Colombie leur offre tout de même une place au niveau politique et scolaire.

Afin de contrer les déficiences au niveau de la violence envers les femmes en Colombie, plusieurs solutions devraient être adoptées. D’une part, le gouvernement colombien devrait investir plus de temps sur la création d’organismes venant en aide aux femmes violentées. Des refuges devraient être mis en place pour les femmes en situation difficile. Le système judiciaire devrait être modifié solidement afin de considérer les auteurs de crimes, de dommages corporels, de viols, et multiples autres actes de violence et ainsi punir leurs gestes. Malgré le projet de loi 107 sur la réparation et la restitution des victimes du conflit (Le droit des femmes et le conflit armé en Colombie), les Cours de Justice n’ont pas apporté grands changements à leurs jugements. Le gouvernement colombien devrait imposé des lois pour la protection des femmes, autant lors du conflit armé que dans leur situation conjugale. Il est temps que cette violence cesse et il faut agir !

Condition des femmes: Thaïlande, Inde et Mexique

Il sera question d’approfondir la problématique de la violence envers les femmes à travers trois pays ayant chacun des situations de violences différentes. Les pays analysés seront la Thaïlande, l’Inde et le Mexique. Les thèmes primordiaux abordés seront la prostitution en Thaïlande, le poids des traditions touchant les femmes indiennes en milieux ruraux et le féminicide en Inde.

Thaïlande

La femme thaïlandaise dans l’éducation et le milieu du travail

La Thaïlande est bien placée en ce qui concerne l’intégration des femmes dans le marché ainsi que l’égalité des revenus hommes/femmes. Selon le rapport Grant Thornton International Business 2014, la Thaïlande fait partie du top 10 mondiale avec 38% de femmes occupant des postes à haute responsabilité dans les entreprises. On remarque une progression de 2% comparativement à l’année 2013. Cette amélioration de la position de la femme dans l’économie thaïlandaise donne lieu à une augmentation du nombre de femmes sur le marché de l’emploi. En 2013, elles représentaient 43,5% de personnes actives, soit 2.5% de plus qu’en 2012. «La modernisation du pays a aussi permis une migration des femmes des métiers traditionnels de l’agriculture vers les métiers des services ou encore de l’industrie. En 1980, 75% des femmes actives travaillaient dans le secteur agricole, 30 ans plus tard ce secteur n’emploie plus que 40% d’entre elles» (Cuzin, Les femmes à la tête de l’économie thaïlandaise). Quelques statistiques nous démontrent qu’au niveau de l’éducation, les femmes suivent de très près les hommes. En effet, le taux d’alphabétisation des jeunes (15- 24 ans) en pourcentage de 2008 à 2012 était de 98.2% pour les hommes et de 97.9% pour les femmes. On remarque même une dominance des femmes par rapport à la participation à l’école secondaire, qui obtiennent un taux net de scolarisation de 2008 à 2012 de 83,1%, soit d’un taux plus élevé de 6,5% que les hommes (Unicef, Thaïlande statistiques).

La discrimination de la femme thaïlandaise dans le monde du travail

La discrimination de la femme thaïlandaise dans le monde du travail reste une problématique importante. Cependant, face à ce problème, la directrice régionale de la Thaïlande et du Vietnam pour ADECCO nous donne l’exemple suivant : « Prenons l’exemple d’un homme et d’une femme en compétition pour un poste de direction. S’ils ont tous deux des qualifications similaires, l’homme est favori. Mais si la femme est plus qualifiée et prouve qu’elle peut travailler dans n’importe quelles conditions, alors elle peut aussi avoir le poste » (Cuzin, Les femmes à la tête de l’économie thaïlandaise). C’est donc un point à surveiller avec grand sérieux pour parvenir à un état où les femmes ne seront pas victimes de discrimination au travail.

Cependant, on retrouve une forte disparité ville/ campagne. Il ne faut pas oublier que 60% du pays vivent en zone rurale. Les femmes habitant en campagne sont prises dans des taches plus «traditionnelles» dont s’occuper des enfants, rester au foyer, s’occuper des repas. Il y a alors une forte disparité entre le revenu des personnes vivant en milieu urbains et ceux vivant en milieu ruraux (Cuzin, Les femmes à la tête de l’économie thaïlandaise). Pour venir en aide à cette situation, «l’Initiative d’affaires thaïlandaise dans le développement rural» (TBIRD) a été lancée en 1988. Ce programme avait pour but en autre, de rendre l’accès à l’éducation et à la formation possible aux villageois et ainsi favorisé l’économie du pays. Cette initiative a mérité un certificat pour son succès dans la lutte contre la pauvreté rurale, attribué par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (The Thai Business Initiative in Rural Development (TBIRD)).

L’industrie du sexe en Thaïlande

L’industrie du sexe prend une grande place dans l’économe nationale du pays. La situation de crise économie dans le pays ainsi que le haut taux de chômage attirent les femmes dans l’industrie du sexe. En ce sens, selon Mme Lin Lim, sous la direction d’un rapport sur la prostitution en Thaïlande, crois que : «si les choses se passent comme lors de la récession du milieu des années quatre-vingt, il y a fort à parier que, lorsqu’elles perdront leur emploi dans le secteur manufacturier et le secteur tertiaire, les femmes dont le revenu est indispensable à la famille, seront contraintes de chercher du travail dans l’industrie du sexe» (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est). On compte dans l’année 2000, 9 millions de tourismes ayant visité la Thaïlande dont 65 à 70% sont des hommes. Le trafic sexuel rapporte beaucoup au pays surtout à Bangkok où les touristes occidentaux et nationaux viennent profiter de l’accès facile à la femme thaïlandaise (Franck, Le tourisme sexuel en Thaïlande). En effet, on estime que la prostitution au pays avait rapporté un revenu annuel de 22,5 à 27 milliards de dollars entre 1993 à 1995. «Les femmes qui se prostituent dans les centres urbains rapatrient chaque année près de 300 millions de dollars des États-Unis dans les zones rurales, soit un montant bien souvent supérieur aux budgets des programmes de développement financés par le gouvernement» (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est). On retrouve même dans une brochure officielle du pays des propos vendant la femme thaïlandaise : « Les femmes thaïlandaises sont reconnues pour leur grâce, leur gentillesse, leur politesse et leur nature attentionnée. Elles sont aussi des mères affectueuses et des femmes au foyer méticuleuses qui font d’elles de parfaites compagnes de vie » (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est). Ceci donne alors l’image au occidentaux que les Thaïlandaises sont synonyme de fantasme et qu’elle est facile à dominer. Ces hommes sont donc intéressés aux prostituées thaïlandaise qui sont jeunes et qui viennent des régions rurales défavorisées. On retrouve plusieurs prostituées âgées ente 12 à 18 ans et « plus de 200 000 enfants seraient aujourd’hui exploités dans l’industrie du sexe en Thaïlande» (Franck, Le tourisme sexuel en Thaïlande). Ceux-ci sont, en autre, confrontés à une maladie transmise sexuellement, le sida. En effet, on compte en 2012, 200 milliers de femmes thaïlandaises vivant avec le SIDA (Unicef, Thaïlande statistiques). Sans compter la violence dont les femmes et enfants sont victimes dans l’industrie du sexe (Franck, Le tourisme sexuel en Thaïlande). En effet, plus d’un tiers rapportent avoir été victime de violence ou d’harcèlement (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est).

Inde
Le poids des traditions sur les femmes indiennes

L’Inde est considérée comme étant le quatrième endroit le plus dangereux pour les femmes. En effet, le sort de celle-ci est atroce; elles sont confrontées à des viols, à la violence conjugale et domestique, aux infanticides des filles, aux avortements sélectifs, aux mariages forcés de fillettes, aux meurtres et au harcèlement (Philippon, Inde : à chaque heure, une femme meurt en raison de sa dot). Ces problématiques sont en autres causés par le poids des traditions indiennes qui pèse lourd pour les femmes vivant en milieu rural.

L’Inde est avant tout une société patriarcale, où le père détient tout pouvoir et autorité parentale. La femme indienne sera formée dès ses premières années de vie à devenir une mère et une bonne épouse. Elle s’occupera alors des tâches ménagères de ses enfants et de ses frères. Pour ce qui est de l’éducation des jeunes filles, celles-ci ont un taux de fréquentation à l’école primaire de 81% (2012). Une seconde statistique nous démontre que les femmes sont en retard par rapport aux hommes, avec un taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) de 74 % contre 88% pour les hommes (2008) (Unicef, Inde Statistique). Pour les parents, il sera question de marier leur fille le plus tôt possible. En effet, même si le mariage de jeunes filles est interdit avant 18 ans (La femme en Inde), l’Inde a un pourcentage de mariage d’enfants, marié à 15 ans de 2002 à 2012 de 18,2%. (Unicef, Inde Statistique). De plus, on constate que 95% des mariages sont arrangés. Lors du mariage, pour procurer un meilleur statut à leur fille dans sa nouvelle famille, les parents doivent leur accorder une dot qui se traduit par la donation de biens divers comme des bijoux ou un scooter. Cette dot se doit aussi de compenser le fardeau économique de la jeune fille puisque la belle-famille doit payer sa nourriture, son logement, etc (Sabo, INDE La lutte des femmes contre la violence domestique). Cependant, lorsque la dot est évaluée insuffisante par la belle-famille, on assiste à un dénouement fatal pour la mariée. En effet, même s’«il est interdit par la loi depuis 1961 de tuer les femmes parce que leur dot est insuffisante pour un mariage, pourtant, ce sont plus de 8000 femmes qui meurent encore chaque année pour cette raison» (Philippon, Inde : à chaque heure, une femme meurt en raison de sa dot). En ce sens, selon un rapport paru dans le National crime Records Bureau, reposant sur la violence envers les femmes en Inde, une femme meurt à chaque heure à cause d’un conflit familial (Philippon, Inde : à chaque heure, une femme meurt en raison de sa dot)
Le problème de l’avortement sélectif en Inde
Suite à ce mariage qui est majoritairement forcé, la jeune femme quittera le milieu familial pour aller vivre chez la famille de son nouveau mari. Ces femmes vivent cette situation difficilement, car la plupart du temps elle ne connaît guère son mari et elle doit aussi maintenant vivre sous les ordres et l’autorité de sa nouvelle belle-mère. Ce qu’on attend d’elle, c’est qu’elle donne naissance à un garçon, car on veut continuer la lignée de la famille et on désire aussi un garçon, car « les parents peuvent compter sur leur fils pour subvenir à leurs besoins durant leurs vieux jours » (Sabo, INDE La lutte des femmes contre la violence domestique), contrairement aux filles qui doivent quitter la maison familiale suite au mariage. Ce désir de vouloir donner naissance à un garçon mène à un grave problème présent en Inde : l’avortement sélectif des fœtus féminins. En effet, on compte en 20 ans un minimum de 10 millions de femmes enceintes de fille s’étant fait avorter. Cette pratique est définitivement courante en Inde. En 2006, suite à une dénonciation, l’autorité à trouver deux bassins remplie de 160 fœtus féminins (Marceau et Paquin, la fin des filles). En ce sens, les démographes estiment en général qu’il manque 36 millions de femmes en Inde, si on ajoute aux foeticides les infanticides, les cas fatals de maltraitance. Donner naissance à une fille est d’autant plus difficile physiologiquement pour les femmes puisque celle-ci ne sera pas reconnue et appréciée par la société indienne. Personne ne fête l’arrivée d’une petite fille, même qu’à l’hôpital, les infirmières quittent la salle sans rien dire lorsqu’une femme accouche d’une fillette (Marceau et Paquin, la fin des filles).

«Pyramide des âges, Inde, 2005», sur le site La presse , [En ligne],http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/cousineau/2010/02/22/travailler-jusqua-80-ans-la-suite/ (Page consultée le 20 avril 2015)

 

Mexique
Au niveau de l’éducation, les femmes mexicaines sont bien placées. En effet, quelques statistiques nous démontrent que les jeunes femmes mexicaines (15-24 ans) ont un haut taux d’alphabétisation de 98.5%, soit 0,1% de plus que les jeunes hommes (2008-1012). Les filles ont aussi un taux de fréquentation à l’école primaire de 96% et 74% d’entre elles iront ensuite à l’école secondaire (2008-2012) (Unicef, Mexique Statistique). On remarque cependant que le Mexique est un pays comprenant plusieurs problèmes d’inégalités touchant particulièrement les femmes. En outre, l’inégalité homme/femme est visible au niveau de la pauvreté puisque pour 100 hommes vivant dans la pauvreté, on comptait 115 femmes (Mercier, Mexique : un pas devant, deux pas derrière).
Le féminicide des Mexicaines
Les femmes vivant au Mexique sont prises avec un problème majeur : le féminicide. Ce terme est utilisé pour signaler tout meurtres et conduites violentes envers les femmes commises en raison de leur féminité. Selon Marta Lucía Micher, présidente de la commission sur l’égalité des sexes à la chambre, «Au Mexique, les femmes sont assassinées tout simplement parce qu’elles sont des femmes» (Steels,2014). Ceci dit, on dépiste dans la capitale du Mexique, Mexico, plus de 2000 femmes décédées depuis 2005 à cause de ces crimes sexistes. Une des principales causes de ces crimes est l’impunité face à ces assassinats. Il y a très peu, même point, d’enquêtes faites face à ces meurtres et lorsqu’un cas se retrouve en justice, il n’y a pas de sentence pour le coupable (Steels, 2014). En effet, «Dans cette région de 15 millions d’habitants, seul un meurtrier de femme sur dix atterrit en prison» (Steels, 2014). Cette impunité mène à croire qu’il est normal de tuer des femmes et atténue les conséquences de l’acte mortel.

On retrouve également le cas de ciudad juarez au Mexique qui est considéré comme la capitale mondial du crime. Les femmes vivant dans cette ville travaillent majoritairement dans des maquiladoras qui sont des usines d’assemblage où l’on retrouve des conditions de travail et un salaire atroce (Barbiei, Fémicide au Mexiqe). Le chômage, la pauvreté et les inégalités font de la ville un endroit «fertile pour le trafic de drogue, la prostitution, la contrebande et la corruption» (Barbiei, Fémicide au Mexiqe). Cette ville est devenue le lieu d’affrontements des cartels de drogues qui donne lieu à une série de meurtre contre les femmes depuis les années 1990. On estime qu’une jeune fille disparait par semaine et que depuis 1993, on compte un millier de femmes disparue ou morte. Ces femmes avant d’être retrouvé mortes sont victimes de tortures et d’agressions sexuelles. Il y a malheureusement peu de conséquence pour les meurtriers, en effet, puisque le système judiciaire baigne dans la corruption, « la police, les procureurs, les juges et les hommes politiques sont liés, de près ou de loin, à la mafia locale» (Barbiei, Fémicide au Mexiqe). Les crimes ne sont donc pas punis.

En conclusion, suite à l’analyse de la condition de la femme dans différents pays dont la Thaïlande, l’Inde et le Mexique, nous sommes en mesure de constater que celle-ci n’est pas idéale. La prostitution en Thaïlande, le poids des traditions touchant les femmes indiennes en milieux ruraux et le féminicide en Inde nous démontre qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire. Pour améliorer cette situation, il est primordiale de facilité l’accès à l’éducation pour les femmes de tous pays.

Condition des femmes: Somalie et Chine

La Somalie 

Située à côté de l’Éthiopie, la Somalie est un pays contenant 10 428 043 habitants. La capitale de ce pays, Mogadiscio contient 2 800 000 personnes. En ce qui concerne le type de religion, l’Islam est très présente et puissante chez les somaliens qui parlent, dans la majorité, arabe. N’étant pas un pays riche, 73,6% des habitants de la population urbaine vivent dans des bidonvilles. De plus, l’espérance de vie d’un somalien s’élève à 51,8 ans et le taux de mortalité infantile atteint les 100,14 ‰ (Statistiques mondiales, 2014).

femme somalie
Mère somalienne http://www.theguardian.com/world/2011/aug/11/somali-refugees-kenya-camp-empty

Dans ce pays, la situation de la femme est pénible. Classés comme étant le 5e pays le plus dangereux, les Somaliennes ont des conditions de vie difficiles. Subordonnées aux hommes, leur mariage est souvent arrangé par la famille. L’âge légal minimum pour se marier est de 18 ans pour les femmes, mais 8.3 % des mariages s’effectuent à 15 ans(Statistiques mondiales, 2014). Après celui-ci, les femmes ont pour rôle de prendre soin de la famille et de la maison. La responsabilité d’éduquer les enfants leur appartient. Par contre, il est très difficile pour les Somaliennes de scolariser. En effet, même si une loi les oblige à passer huit ans à l’étude, 74,2% de celle-ci ne savent pas lire ou écrire(Statistiques mondiales, 2014). Leur niveau de scolarisation équivaut au tiers de celui des hommes (Rapport sur les droits de la personne : La femme en Somalie, 1994).

En matière législative, «les femmes ont le droit de vote depuis 1958 dans le sud du pays et depuis 1961 dans le nord. Toutefois, elles ne peuvent pas prendre part aux assemblés des anciens du clan ou du sous-clan, où sont prises les décisions. » (Statistiques mondiales, 2014). L’homme, qui a beaucoup d’emprise sur la femme l’influence énormément dans sa décision. Cette domination de l’homme entraîne différentes formes de violence que la femme doit constamment subir.

En premier lieu, la mutation génitale féminine fait un ravage en Somalie. Même si elle a été interdite par la loi en 1947, 97.9% des Somaliennes la subissent entre 5 et 10 ans (Statistiques mondiales, 2014). La Mutation génitale féminine «consiste à exciser le clitoris, les petites lèvres et une grande partie des grandes lèvres de la vulve et à recoudre partiellement l’entrée du vagin» (Rapport sur les droits de la personne : La femme en Somalie, 1994). En réduisant le plaisir lors des relations sexuelles, cette chirurgie vise à assurer que les jeunes filles conservent leur virginité jusqu’au mariage. La plupart du temps, elle est pratiquée par une femme âgée du village. Cette intervention n’est pas exécutée dans des conditions hygiéniques ce qui peut entraîner des problèmes d’infection ou d’hémorragie. De plus, la mutilation est extrêmement douloureuse et peut provoquer des traumatismes qui sont générés par la douleur, le stress et la peur. L’évanouissement est fréquent et l’état de choc peut quelquefois être mortel chez la jeune fille (Rapport sur les droits de la personne : La femme en Somalie, 1994).

Toutefois, leur cauchemar ne prend pas fin de si tôt. L’intervention est aussi responsable des nombreux décès lors de l’accouchement ; «les tissus cicatrisés et durcis de la vulve bloquent souvent le passage de l’enfant, dans lequel cas, les parois du vagin risquent d’êtres déchirées et l’utérus perforé» (L’enfer d’être une femme en Somalie, 2011). Toutes les souffrances subites par la femme, à cause de cette mutilation, sont causées par la tradition somalienne. Les hommes justifient leur pratique en mettant la faute sur la tradition. En effet, plusieurs croyances dans la société incitent la mutilation génitale. La première suppose que le clitoris pourrait être empoisonné et que son contact avec le nouveau-né pourrait entraîner la mort du bébé. La deuxième suppose que la MCG augmente la fertilité chez la femme (Statistiques mondiales, 2014). Alors, les croyances sont apparues afin de rendre la pratique plus légitime. Cette forme de violence physique est directement liée au fait que les femmes n’ont aucune liberté et qu’elles doivent se soumettre aux hommes et respecter leurs lois.

En deuxième lieu, les Somaliennes vivent constamment dans la peur d’être violées (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). Le viol, qui est trop présent dans ce pays, touche un nombre innombrable de femmes. Les Somaliennes les plus touchées sont celles qui «ont été poussées à fuir leur domicile par le conflit armé et la sécheresse» (Amnesty, 2013) et celles qui résident désormais dans des camps. La plupart d’entres-elles ont été relocalisées dans des camps parce que leur lieu de résidence n’était plus accessible ou bien détruit. Alors, avec cette relocalisation, tout leur déplacement dans la société leur apporte un stress supplémentaire, car, elles ont peur d’être agressées et battues.

Par ailleurs, UNICEF affirme que le tiers des victimes de violences sexuelles sont des jeunes filles de moins de 18 ans (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). Dans ces camps de personnes déplacées, 1700 cas de viols ont été rapportés en 2012 (Amnesty, 2013). En plus, ce nombre n’inclut pas tous les viols et agressions commises qui n’ont pas été dénoncés et qui ferait grimper le chiffre à la hausse. Les femmes ne dénoncent pas leur agresseur parce qu’elles sont hantées par la honte et elles savent que leur dénonciation ne serait pas reconnue par les autorités. Les rares somaliennes qui ont signalé leurs tentatives de viol n’ont reçu aucune aide de la police et elles ont même été humiliées. Prenons l’exemple de Maryam qui a subi un viol collectif dans son camp. Après avoir été violée, celle-ci est allée dénoncer son agression aux autorités qui l’ont rabaissée pendant qu’elle était blessée et qu’elle perdait beaucoup de sang. Ils lui ont demandé de laver l’endroit où qu’elle eût saigné, avant de partir. Après que la police lui ait lancé une brosse, Maryam a nettoyé le sol et elle est partie (Amnesty, 2013). Cet exemple vient affirmer que les autorités n’ont aucunement de pitié pour les femmes et qu’elles sont traitées comme des esclaves. Les Somaliennes subissent constamment de doubles victimisations ; «tout d’abord le viol ou l’agression sexuelle elle-même, puis l’incapacité des autorités à rendre une justice effective ou à fournir une assistance médicale et sociale» (Amnesty, 2013). En raison de la corruption des autorités, les hommes ne s’empêchent pas d’effectuer ce genre d’actions, car elles sont maintenant banalisées et non punies. Les agresseurs savent qu’ils ne se feront pas réprimander à cause de leurs gestes. De ce fait, une Somalienne s’est fait dire par des hommes qui ont commis son viol collectif «Tu peux aller raconter que c’est nous qui avons fait ça, nous ne craignons rien» (Amnesty, 2013).

Par ailleurs, Human Rights Watch a interrogé une femme afin de savoir pourquoi elle n’avait pas dénoncé son agression et elle a répondu : «Le viol est fréquent en Somalie. Ici, le viol est normal» (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). Ces paroles prouvent que le viol est banalisé par les Somaliennes et que l’État n’y accorde aucune importance.

Créant ainsi un phénomène récurrent, le gouvernement islamique de la Somalie devrait agir afin d’atténuer et de finir par abolir les violences que les femmes subissent. Certaines réformes et programmes d’aides pourraient être mis en place pour aider celle-ci. De plus, les Somaliennes ont besoin de programme qui pourrait les aider à réintégrer la vie en société (programme social, économique, etc.) (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). En espérant que l’État prendra la situation au sérieux et que des modifications seront effectuées en faveur des femmes.

La Chine 

Étant le pays le plus peuplé au monde, la Chine contient 1 377 064 000 habitants, ce qui représente 20,2% de la population mondiale (UNICEF, 2012). La capitale du pays, Pékin, renferme 19 000 000 personnes. Ce pays est fortement dirigé par le parti communiste chinois qui refuse l’instauration de toute classe sociale. Parlant majoritairement mandarin, les chinois ont une espérance de vie qui s’élève à 75,2 ans (UNICEF, 2012). Le bouddhisme est la religion prédominante dans ce pays.

La Chine est en constante évolution en ce qui a trait à la condition de la femme. Vers les années 1990, la situation de celle-ci est déplorable. Ayant un taux d’alphabétisation de 99,6%, les femmes sont bien éduquées et possèdent le droit de vote depuis 1949 (UNICEF, 2012). Par contre, l’éducation des femmes vivant en campagne est beaucoup plus faible. En effet, en ce qui concerne leurs situations dans la société, les femmes vivaient de constantes inégalités par rapport aux hommes. Plus présente en campagne, ces inégalités touchent autant l’éducation, le travail et la vie politique.

En matière économique, la Chinoise a un salaire inférieur à celui de l’homme et doit travailler des heures supplémentaires obligatoires. Elles ne sont donc aucunement indépendantes financièrement parce que son rôle est de s’occuper de la famille et de se soumettre à son mari. De plus, la femme est privée de plusieurs droits et est exclue de la vie politique. Subissant un mariage arrangé, le choix de son mari ne lui appartient pas. Elle doit se conformer aux règles de sa belle-famille et la femme doit obéir à son mari (Position égale dans la vie matrimoniale et familiale, 2014). C’est différentes injustices n’englobent pas tout ce que les femmes chinoises vivent. Elles sont aussi soumises à plusieurs formes de violence (Bouge ta planète, 2014).

En premier lieu, la discrimination envers les jeunes filles est très présente en Chine. En effet, « une jeune chinoise n’a pas la même valeur qu’un garçon, lequel va bénéficier d’avantages ou de préférences particulières» (Ballouhey, 2010). Cette croyance vient donc augmenter le niveau de décès des filles en bas âge. L’avortement sélectif, qui peut être effectué grâce à l’échographie, est interdit. Beaucoup d’hommes médecins l’acceptent, car ils sont corrompues et compatissent avec l’homme de la famille en question (Ballouhey, 2010). Alors, «quelque cinq cent mille filles seraient éliminées chaque année» (Position égale dans la vie matrimoniale et familiale, 2014). Les jeunes chinoises représentent une charge pour la famille, car celle-ci préfère avoir un hérité du nom de la famille. Donc, les jeunes chinoises, qui ne sont pas tuées, sont, la plupart du temps, abandonnées. N’ayant plus d’endroit où résider et n’ayant aucune ressource, «des milliers d’enfants tombent dans les mains de trafiquants» (UNICEF, 2012). Certaines d’entre elles entretiennent le réseau de prostitution et sont victimes de maltraitance. En Chine, il y a trois grandes formes de prostitution pratiquées. Premièrement, celle de la seconde épouse, qui se fait tout payer par l’homme qu’elle doit accompagner partout en comblant ses besoins sexuels. Deuxièmement, il y a celles qui font partie du service spécial et qui offre leurs services dans les salons de coiffures, de massages, de thé, etc. Finalement, il y a les professionnelles qui elles, ont pour mission de divertir les hommes dans les karaokés, dans les hôtels, etc. (Marketing Chine, 2009). Elles boivent et dansent avec eux sans nécessairement se prostituer. De plus, la loi de l’enfant unique, émise en 1979, prétend que la plupart des familles ne sont pas autorisées à avoir plus qu’un enfant (Bouge ta planète, 2014). Étant restreinte et préférant avoir un jeune garçon, l’annonce de la naissance d’une fille à la famille provoque souvent un avortement ou un abandon. Bref, étant donné la valeur inférieure de la femme en Chine, la société chinoise se masculinise vigoureusement depuis plusieurs années. Ainsi, on compterait «cent-vingt-deux hommes pour cent femmes» (Ballouhey, 2010). Ce rapport vient donc confirmer que la population chinoise contient plus d’hommes que de femmes.

En deuxième lieu, la forme de violence la plus répandue en Chine est la violence conjugale. Le pays ne possède aucune loi pour la définir, ce qui n’apporte aucun empêchement pour l’homme de battre sa femme, car, il sait qu’il ne se fera pas accuser et qu’il peut mentir (Quillet, 2014). Les hommes et les femmes ont une vision banalisée de cette forme de violence. Elle affecterait «un quart des familles» (Quillet, 2014) même après l’obtention de la loi sur le mariage qui interdit nettement la violence conjugale(2001). Les autorités banalisent cette forme de violence et n’interviennent pas dans ses situations. En effet, «celles qui osent se plaindre sont renvoyés de bureau de police en comité de quartier et à la Fédération des femmes» (Quillet, 2014). Cette affirmation prouve que la violence conjugale n’est aucunement prise au sérieux dans ce pays. Toutes les raisons sont valables pour l’homme qui bat sa femme. Les femmes doivent se comporter de manière exemplaire et effectuer leurs tâches correctement sinon, un enfer les attend. Les Chinoises vivent constamment dans la terreur face à leur mari. En effet, «la moitié des plaintes déposées dans les postes de polices de quartier concernent des problèmes de violences conjugales» (Ballouhey, 2010). N’ayant pas de ressources suffisantes pour quitter leurs maris, les chinoises sont prises au piège.

Finalement, même si la situation actuelle de la femme s’est améliorée en matière générale, la condition des femmes en campagne n’a pas vraiment progressé. Les femmes se rassemblent de plus en plus afin de lutter pour leur cause. De plus, un projet de loi a été émis en 2014 «Ce projet de loi, publié en novembre 2014 par le Bureau des Affaires législatives du Conseil des Affaires d’Etat, autorise les organisations sociales et les individus à dissuader, interdire et signaler les abus physiques et psychologiques commis par la famille de la victime.»(La chine élabore son premier projet de loi sur la violence familiale). Les policiers se doivent de signaler les plaintes de violences immédiatement après les avoir reçues. En plus, des améliorations ont été constatées en ce qui concerne le taux de mortalité infantile. Il est passé de 42%, en 1990, à 12% en 2012. Donc, les femmes sont moins discriminées et sont plus acceptées. Mais, les nombreux changements drastiques que l’État a apportés afin d’améliorer la condition des femmes ne font pas le bonheur de tous. Les hommes qui ont toujours possédé cette mentalité se révoltent contre leurs femmes et les cas de violences conjugales sont à la hausse (Greenetvert, 2011). Bref, la situation des femmes en Chine s’améliore de plus en plus à cause que l’État a commencé à intervenir afin de réduire l’écart entre l’homme et la femme. Cette progression apporte une lueur aux femmes quant à leur situation actuelle.

Le Pakistan- étude de cas

Afin de mieux saisir l’ampleur de la situation déplorable des femmes nous allons tenter d’analyser plus en profondeur un pays en particulier. Après avoir exploré la condition féminine de plusieurs pays à travers le Monde, nous allons diriger nos recherches vers le Pakistan où les femmes vivent dans des conditions plus ou moins contrastées. Dans cette étude de cas, il sera question des principaux enjeux liés à la domination masculine, pour ensuite cibler les multiples formes de violence que subissent beaucoup de femmes au Pakistan.

 

L’ampleur du phénomène de la violence envers les femmes au Pakistan

La violence domestique est un phénomène plutôt courant au Pakistan. En effet, en 2011 on a reporté qu’environ 70 à 90% des pakistanaises était victimes de violence psychologique et physique (Pakistan: Domestic violence, including effectiveness of the Protection of Women, 2006). Les conditions de vie des Pakistanaises sont loin d’être idéales et ne s’améliore guerre avec les années. Chaque jour, celles-ci doivent se conformer aux traditions si ancrées dans la mentalité de la population. Dans ce pays, il est normal et courant de réprimander sa fille ou sa femme par la violence. Plusieurs raisons constituent un motif pour utiliser la force contre les femmes: par exemple, si celles-ci tentent de sortir sans le consentement de leur mari ou de leur famille, si elles n’entretiennent pas une belle relation avec la belle-famille ou même si elles osent brûler le repas. En les empêche de sortir seules, ces femmes sont en quelque sorte emprisonnées dans leur environnement c’est pourquoi, dans la majorité des cas, celles-ci ne connaissent pas leurs droits. N’ayant aucune aide extérieure et étant non informées des services d’aide existants, elles se retrouvent prises dans cette situation et il est difficile pour elles de s’en sortir. Elles subissent donc leur sort en silence puisqu’elles ne possèdent pas les connaissances nécessaires pour quitter leur situation. Toutefois, quelques une auront  la force  de dénoncer ces injustices et de tenir tête à leur mari mais, dans la plupart du temps, cela ne donnera rien. Elles seront obligées de retourner auprès de leur mari, faute de ressources financières et de support, qui usera encore da violence. Les femmes pakistanaises sont donc, dès leur naissance, prises dans un cercle vicieux, qu’on appelle le cycle de la violence.  En d’autres mots, elles seront sans cesse victimes d’abus, mais, puisqu’elles sont sans ressource et seules dans cette société misogyne, elles resteront emprisonnées dans leur situation.

La violence envers les femmes au Pakistan

Tout d’abord, « le Pakistan est un pays où règnent six religions différentes. » (L’homme et la femme selon le Coran) Comptant 75% de la population (Philips, 2012), l’Islam est sans aucun doute la religion la plus pratiquée au pays. C’est pour cette raison même que cette analyse portera essentiellement sur l’influence de cette idéologie sur la population et son régime politique. En effet, l’Islam amène une société davantage patriarcale dans laquelle « [les] normes et [les] traditions sont établies par des hommes » (Centre d’apprentissage interculturel). Il est donc évident qu’en choisissant ces normes, les hommes ont fourni moins de pouvoir aux femmes, créant ainsi un écart de supériorité entre les sexes. Cependant, les hommes se basent également sur le Coran pour établir ces normes. Ce document sacré décrète que :

«Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu à élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises; […] vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez; mais aussitôt qu’elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle ». Coran 4.34

 

De plus, pour appuyer le fait que l’homme est plus important que la femme il est écrit dans le Coran que « le témoignage de la femme équivaut à la moitié de celui de l’homme » (l’homme et la femme selon le coran). La figure masculine est doublement présente dans la vie, montrant ainsi leur supériorité en rabaissant les femmes les entourant.

La religion islamique est si importante pour ses fidèles qu’elle en vient à empiéter sur les droits des femmes. En effet, le système juridique pakistanais appuie grandement ses fondements sur le Coran. Suite à un acte criminel, les victimes pakistanaises peuvent avoir recours à la justice. Cependant, les autorités ne sont pas objectif et vont fréquemment être influencés par la croyance, discriminant ainsi les droits des femmes. La tradition pakistanaise est également ancrée dans l’esprit des représentants de l’État, qui ne sont pas impartiaux face aux femmes. L’État est corrompu par la mentalité du pays, et c’est pourquoi les pakistanaises se voient recevoir des peines et des châtiments inégaux par rapport à ceux des hommes. Afin de démontrer cet écart, énumérons deux sortes de peines qui sont infligées tant aux hommes qu’aux femmes. Premièrement, la peine de hadd consiste en une lapidation publique ou à cent coups de fouet infligés à l’accusé. Deuxièmement, « le châtiment de taazir pour le viol est une peine comprise entre quatre et vingt-cinq ans d’emprisonnement assortis de trente coups de fouet et d’une amende » (Amnesty international, 1997). Bien que ces deux types de sanction s’appliquent aux deux sexes, les autorités sont plus indulgentes envers les hommes et ce sont les femmes qui écopent généralement ce type punitions brutal. Les hommes, quant à eux, échappent souvent à ces sentences inhumaines et se départissent de leur accusation en ne payant seulement qu’une amende. (Amnesty International, 1997)

Par ailleurs, le sexe féminin n’est pas seulement discriminé au niveau juridique, mais également dans la vie en société. Dès leur naissance, les femmes pakistanaises sont considérées comme étant inférieures à l’homme. Toute femme donnant vie à une jeune fille est coupable et vue comme responsable d’avoir mis au monde cet être inférieur. Effectivement, « la naissance d’une fille provoque souvent un sentiment de déception, voire de colère» (Amnesty International, 1997). Suite à cette amertume, les femmes sont moins bien traitées tout au long de leur vie, entre autres, par une malnutrition et un manque de scolarisation. Au Pakistan, la femme est dédiée à l’entretien de la maison, ne laissant aucune place pour l’éducation. En réalité, « selon les statistiques gouvernementales, 24% des femmes sont instruites contre 49% des hommes » (Amnesty International, 2010). De surcroît, on estime que seulement 61,5% des Pakistanaises sont alphabétisées (Unicef, 2013). Ce pourcentage prouve que le rôle de la femme se limite davantage au dévouement de celles-ci envers leur famille.  En effet, les Pakistanais ont le pouvoir de décision sur tout ce qui concerne la participation des femmes pour tous les aspects de leur vie (Amnesty International, 2010). Par exemple, dans le domaine de l’éducation au Pakistan, « c’est la famille qui décide ce qui est bon pour une femme. » (Amnesty international, 2010) C’est le cas de Shaista, une jeune femme du Pakistan qui désirait accéder à des études supérieures. Toutefois, sa famille avait une toute autre idée de ce que sa vie serait. Après l’avoir fiancée à son propre cousin, ce dernier l’interdit de continuer ses études et Shaista dut rester au foyer pour accomplir ses devoirs de femmes. (Amnesty International, 2010) Ce cas est l’un parmi tant d’autres. Au Pakistan, environ 40% des femmes âgées entre quinze et vingt-quatre ans n’ont pas la capacité de lire ni d’écrire. (Unicef, 2013) Cette statistique frappante montre que près de la moitié des femmes vivant au Pakistan n’ont pas eu l’opportunité d’augmenter leurs apprentissages dus à l’interdiction de leur mari ou de leur famille. Il est important de prendre en compte le fait que le tiers de la population féminine, soit 30,7%, est marié avant l’âge de 18 ans, donc encore considéré comme des enfants lors de l’union arrangée. (Unicef, 2013) Dès l’âge de la puberté, et dans certains cas, même si elles ne l’ont pas encore atteint, les femmes sont vues comme étant prêtes à être confiées en mariage à un autre homme.

Cela étant dit, celles-ci ne peuvent donc en aucun cas choisir leur compagnon de vie. Elles doivent se conformer aux désirs de leur famille en oubliant les leurs. En d’autres cas, les femmes qui décident de s’unir à l’homme de leur choix sont perçues comme désobéissantes et responsables d’avoir sali l’honneur de la famille. Ces unions hors de l’approbation familiale sont définies comme étant des « relations illicites » (Amnesty international, 1999) passibles d’une peine de mort ou de violence à titre de sanction. Le père qui offre sa fille en mariage s’attend à recevoir, en échange de sa progéniture, une compensation. Si la décision de l’union s’effectue à l’extérieur des normes familiales, le géniteur ne recevra rien portant ainsi atteinte à son honneur. La famille considère alors ce mariage comme n’étant pas valable, et accuse leur fille de zina (relations sexuelles illicites). Étant donné leur statut de zina, la famille peut alors décider de se faire justice afin de préserver leur honneur, en les tuant ou en les reniant.

Les crimes d’honneur pour cause de zina sont l’un parmi tant d’autres formes de violence commis envers les pakistanaises. Plusieurs femmes, soit 943, en 2011 (Dutoya, 2014), ont été victimes d’assassinat pour avoir mis en danger l’honneur de leur famille. Dans la tradition pakistanaise, les femmes sont perçues comme des objets ne jouissant d’aucune dignité et de droits égaux à ceux de l’homme. Ces derniers croient posséder un droit de propriété sur les femmes qui ne peuvent y échapper causant ainsi de sévères punitions. La tradition pakistanaise est si ancrée dans la société que l’État est convaincu « que toute ingérence dans la structure patriarcale va semer la confusion dans la société et qu’elle a pour devoir d’empêcher un tel bouleversement »(Amnesty International, 1999). C’est pourquoi cette société est tant discriminatoire face aux droits des femmes puisqu’elle se base seulement sur les normes sociales du pays régies par le Coran. Survolons maintenant les différentes causes de crimes d’honneur au Pakistan.

En premier lieu, certains crimes sont mis en œuvre lorsqu’une femme décide de mettre fin au mariage pour cause de violence conjugale. Dans ces cas-ci, « le fait de solliciter le divorce est vu dans les milieux traditionnels comme un défi public qui exige une action punitive pour rétablir l’honneur masculin» (Amnesty International, 1999). L’exemple de Samia, qui a été abattue dans les cabinets de son avocate alors qu’elle déposait une demande de divorce, « montre que les auteurs étaient convaincus de la justesse de leurs actes» (Amnesty International, 1999). La famille de Samia, voulant défendre l’honneur masculin qui serait brimé par ce divorce, a commis ce geste sans prendre le soin de se dissimuler étant certain de n’avoir aucun compte à rendre à l’État. Les meurtriés n’avaient pas tort puisqu’aucune procédure judiciaire n’a été émise. De plus, le père de Samia ainsi que plusieurs organisations religieuses ont réclamé que les deux avocates, Hina Jilani et Asma Jahangir, soient arrêtées pour cause de détournement « des femmes pakistanaises du droit chemin et [pour avoir] contribuées à la mauvaise image du pays à l’étranger» (Amnesty International, 1999) conformément aux normes islamiques. Une récompense a également été avancée à toute personne qui mettrait fin aux jours des deux avocates.

En second lieu, plusieurs meurtres pour des questions d’honneur ont été commis pour cause d’adultère. Lorsqu’un crime est perpétré au Pakistan, « les gardiens de l’honneur » (Amnesty International, 1999) ne s’entêtent pas à comprendre les évènements et si, oui ou non, la femme était consentent à l’acte sexuel. « Par conséquent, une femme fait honte à sa famille si elle est violée » (Amnesty International, 1999). En effet, lorsqu’une Pakistanaise a une relation sexuelle forcée, celle-ci « perd » automatiquement sa pureté déshonorant ainsi sa famille. Il est très fréquent qu’une femme reste dans le silence et ne dénonce pas son viol afin d’empêcher les innombrables sanctions possibles.

Enfin, certains homicides peuvent être considérés comme étant des crimes d’honneur, puisque les instigateurs de ces meurtres ont maquillé leurs actes. En surcroit, plusieurs hommes ont recours aux meurtres afin de régler certaines situations qu’ils considèrent déplaisantes. Ils tentent de se faire justice eux-mêmes, et pour ne pas être condamnés, ils maquillent ainsi leurs meurtres en crimes d’honneur. Par exemple, un individu peut décider de tuer un autre homme puisque celui-ci lui doit une somme considérable, et pour s’assurer de s’en sortir indemne, il tue sa femme dans le but de justifier son meurtre. Le meurtrier peut fréquemment commettre cet acte dans le but de disculper son homicide en déclarant que sa femme aurait eu une relation illicite brimant son honneur.

Lorsqu’une famille se sent déshonorée, elle peut avoir recours au meurtre pour regagner leur réputation, mais peut également renier la fautive en la laissant sans ressources. Dans certains cas, « les femmes qui sont reniées par leur famille à la suite de leur mariage sont coupées de leur environnement social et elles risquent d’être exploitées. » (Amnesty International, 1999).

PakistaniWomenblog
femmes dans les DUA http://asiafoundation.org/in-asia/2012/03/07/pakistans-first-oscar-exposes-womens-realities-honors-their-strength/

Étant seules et privées de ressources, les femmes deviennent vulnérables face à leur environnement extérieur. N’ayant aucune possibilité d’échapper à leur sort, les Pakistanaises tentent, dans la plupart des cas, de trouver refuge dans des centres d’hébergement alloués aux femmes vivant des situations similaires. Dans certains cas, les femmes provenant de zones rurales doivent assumer des coûts de transport imposés par les policiers afin d’accéder à ces refuges. Ces derniers ne se gênent pas de menacer ces femmes si elles refusent de payer la somme demandée. N’ayant pas les moyens de supporter ces coûts, les femmes sont gardées au poste de police, où elles sont fréquemment victimes d’abus physiques et sexuels. (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007) Ces centres, accueillant en majorité des femmes âgées d’environ 16 à 30 ans, fournissent gratuitement des services juridiques et médicaux ainsi qu’une protection physique et morale. La majorité des femmes vivant dans ces centres sont mariées et non divorcées, soit 73 à 84%, ce qui permet de conclure que la cause principale de leur fuite est la violence subie dans leur situation conjugale. Toutefois, tristes et austères, ces maisons d’hébergement s’apparentent aux prisons dues au fait que « l’endroit est entouré de hauts murs et de grilles cadenassées. » (Sivignon et Sinic, 2013) De plus, les 20 000 femmes et enfants accueillis chaque année ne peuvent sortir sans autorisation et sont souvent confrontés « à des abus très sévères. » (Sivignon et Sinic, 2013)  Effectivement, les 34 « maisons de la paix », communément appelées Dar Ul Aman, accueillent plusieurs femmes dans le besoin, dont plus de 90% ont souffert de violences domestiques (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007). Ce pourcentage renferme des femmes ayant subi des violences verbales et physiques, soit respectivement 90% et 86%. Puisque les DUA, maison de la paix, regorgent de femmes et d’enfants, ceux-ci sont complètement laissés à eux-mêmes et « sont responsables de leur sécurité et de leur bien-être, mais trop souvent à l’origine de négligence et mauvais traitements » (Sivignon et Sinic, 2013). En effet, plusieurs cas de violence à l’encontre des résidentes sont recensés. Celles-ci sont « battues, forcées d’accepter une visite, de retourner dans leur famille, de donner de l’argent » (Sivignon et Sinic, 2013) par un personnel qui ne détient aucune formation spécifique afin de travailler auprès de femmes battues.

La plupart des femmes qui sont victimes de maltraitance se retrouvent dans ces refuges ce qui fait en sorte que ceux-ci sont surpeuplés, limitant ainsi le nombre de lits disponibles et la qualité des repas. Ce surpeuplement peut expliquer les conditions sanitaires des DUA qui sont loin d’être acceptables. Effectivement, les Pakistanaises vivant dans ces maisons d’hébergement déclarent fréquemment avoir des problèmes médicaux tels que de la fièvre et des problèmes gynécologiques. Tentant de fuir une situation de vie insupportable, ces femmes se retrouvent dans un milieu guère mieux que leur condition précédente.  Après avoir été victimes de plusieurs formes de violence, ces femmes développent des problèmes d’anxiété qui les poussent vers la dépression et même vers une tentative de suicide. De ce fait, « 61%  des femmes vivant dans les DUA de Faisalabad ont déjà tenté de se suicider 26% à Lahore et 19% à Gujranwala. » (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007) Cette statistique prouve à quel point il est difficile pour ces Pakistanaises de se sortir de leur souffrance revenant sans cesse et s’apparentant au cercle vicieux de la violence.

Cependant, ces endroits sont également une source d’espoir pour les Pakistanaises souffrant de maltraitance et qui désire se défaire de l’emprise de leurs maris et de leur famille. Malgré tous les aspects négatifs que peuvent apporter les DUA dans la vie des résidentes, ces dernières reçoivent tout de même un minimum d’aide qui n’est pas négligeable.   De ce fait, grâce aux « entretiens individuels et sessions collectives, les résidentes réalisent ce que représentent leurs droits, mais aussi ce que signifie l’estime de soi» (Sivignon et Sinic, 2013). De plus, « les thérapies de groupes organisées par les psychologues contribuent à diminuer le stress vécu par les résidentes, mais aussi à apaiser les tensions existantes dans le groupe » (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007). L’exemple rare de Maryam vient soutenir ces affirmations. Cette femme a trouvé refuge dans un foyer pour femme à Karachi qui l’a épaulé au niveau juridique. Ce support lui a permis d’obtenir la garde de deux de ses enfants par le tribunal. Par la suite, elle a décidé de laisser une seconde chance à son mari qui a déclaré vouloir la traiter avec respect dans un document officiel. (Amnesty International, 2010) La situation de Maryam est l’un des rares cas survenant au Pakistan montrant ainsi la triste réalité des conditions des femmes dans ce pays.

femme acide
femme brûlée à l’acide http://theworldoutline.com/2013/06/the-disturbing-rise-of-acid-violence-in-south-asia/

Après avoir survolé plusieurs formes de violence présentes au Pakistan, il serait capital d’exposer l’une des plus fatales : l’attaque à l’acide. Dans plusieurs cas, les hommes se sentant contraints par la désobéissance de leur femme optent pour ce type de violence extrême. Se sentant trahis, ils ressentent le besoin de les faire souffrir pour se gratifier de leur supériorité. En 2010, on a recensé 135 cas au Pakistan (Amnesty International, 2010). Ce nombre ne tient pas compte des cas non rapportés aux autorités ou n’ayant pas donné suite à des procédures judiciaires. Plusieurs victimes n’osent pas dénoncer leur mari et restent dans le silence par peur de succomber à des conséquences plus graves. Dévorées par la honte d’avoir été martyrisées, celles-ci préférèrent mentir et se cacher pour masquer les faits (Amnesty International, 1997). De toute évidence, les Pakistanaises subissant ce sort souffrent à en vouloir la mort. Toutefois, la plupart d’entre elles ne succombent pas à leurs brulures supportant ainsi d’importantes séquelles autant physiques que psychologiques. Les victimes d’attentat à l’acide ou incendiaires n’osent plus se regarder dans une glace revivant constamment cette scène qui mit fin à leur estime personnelle. Sans confiance en soi et n’y voyant aucune issue, les victimes souffrent en silence, n’ayant aucune aide extérieure. Accrochées à leur mari par dépendance financière, les Pakistanaises restent auprès d’eux sachant que les actes de violence ne cesseront point. Compte tenu de ce qui précède, ces femmes plongent dans le cycle de la violence. Elles sont constamment confrontées à diverses formes de violence, mais elles finissent fréquemment par excuser leur mari faute de ressources financières. Sans argent, ces femmes ne peuvent réussir à se départir de leur mari afin d’obtenir une vie meilleure. Cependant, certaines femmes réussissent à acquérir une liberté financière. Par contre, il est très rare pour celles-ci de se trouver un emploi dans la société, car leur apparence physique, après l’attentat, s’additionne à leur statut social de femme. De ce fait, une femme pakistanaise est parvenue à trouver un emploi dans un salon d’esthétique pour les femmes défigurées, suite à l’attaque de son mari. Après avoir économisé assez d’argent pour survivre seule, elle a mis fin à son mariage et partie pour un monde meilleur. (Junge et Obdaid-Chinoy, 2012)

Reportage sur les femmes brûlées à l’acide

www.dailymotion.com/video/x8jgmh_femmes-defigurees-par-attaque-a-l-a_news

Entrevue

Nous avons interviewé Emmanuelle Walter, journaliste française s’intéressant à la condition des femmes et des jeunes filles autochtones au Québec et au Canada. Dans cette entrevue, elle fait part de son opinion au sujet de la condition féminine mondiale, mais également sur celle des femmes autochtones. Elle confirme également le fait que la situation des femmes au Québec n’est pas aussi idéale que nous le croyons. Enfin, elle nous éclaire sur la problématique des inégalités des femmes dans le Monde.

Solutions et recommandations

En premier lieu, il est primordial, dans tous les pays, que les femmes obtiennent une éducation adéquate et afin de pouvoir être informée au sujet de leurs droits et de leur condition. Le fait d’obtenir un diplôme d’études leur permettrait d’élargir leurs possibilités quant à leur cheminement. Ainsi, elles obtiendraient une indépendance financière qui leur permettrait d’échapper à leur situation déplorable. Il serait également essentiel que les femmes obtiennent des rôles importants en politique afin de représenter leurs intérêts. En effet, celles-ci pourraient témoigner en leur faveur et créer des mouvements en leur faveur. Étant influentes, les femmes au pouvoir pourraient aider la situation féminine de leur pays et ainsi régler multiples inégalités.

En second lieu, les valeurs de chaque pays ne devraient pas influencer les autorités. En effet, celles-ci doivent être neutres et impartiales. Leur rôle est d’être le plus objectif possible afin de faire respecter les lois mises en place. Pour ce faire, des lois devraient être imposées afin d’obliger les autorités à faire régner l’égalité entre les sexes sans y inclure de valeurs traditionnelles.

 Recommandations étude de cas

Après avoir approfondi sur le sujet de la condition des femmes au Pakistan, il est clair qu’il y a un réel problème de discrimination du sexe féminin dans ce pays. Cela étant dit, cette situation pourrait se régler si le gouvernement pakistanais remplissait «ses obligations de protéger efficacement les femmes contre les violences exercées à leur encontre». (Amnesty international, 1999) Toutefois, le problème ne vient pas seulement du gouvernement pakistanais qui a de la difficulté à «mettre un terme à l’impunité dont bénéficient actuellement les auteurs de tels agissements»(Amnesty international, 1999) , mais également de plusieurs autres facteurs. De nombreuses solutions pourraient être apportées pour freiner cette discrimination. Il faudrait, tout d’abord, s’assurer que les mesures législatives soient égalitaires et prônent la non-violence envers les femmes. En effet, les Pakistanaises devraient, entre autres, jouir d’une protection juridique égale à celle des hommes. De plus, les ministères provinciaux et les policiers devraient ouvrir un dossier pour tous les meurtres signalés, entre autres, pour des questions d’honneur, et s’assurer qu’ils fassent l’objet d’une enquête et de poursuites judiciaires  débouchant sur la condamnation des criminels. L’acquittement est une action très commune au Pakistan et il faut en mettre un terme. Les instigateurs de ces crimes doivent comprendre qu’ils ne sont pas dans leurs droits et que la loi ne le permettra plus. Cependant, la mise en place de mesures législatives n’est pas suffisante. Il faudrait également instaurer des mesures préventives et protectrices. De ce fait, il serait préférable d’informer, en premier lieu, les femmes de leurs droits. En prenant connaissance de leurs droits, celles-ci pourront réclamer ce qu’elles méritent : être traitées comme des citoyens.  De plus, le personnel qui est chargé de travailler auprès de ces femmes, par exemple les représentants de la loi, devrait « être formé dans le domaine de l’égalité des sexes afin de traiter avec impartialité les plaintes pour des violences commises»(Amnesty international, 1999) à leur égard. Finalement, pour s’assurer que les victimes de violence reçoivent une protection adéquate, le gouvernement pakistanais devrait instaurer des centres d’aide dans tout le pays qui serait évidemment composé de suffisamment de ressources et de programmes d’aide juridique et professionnel. De plus, sachant que ces femmes sont habituellement accompagnées de leur enfant lors de leur arrivée au centre, il faudrait disposer d’installation pour les jeunes.(Amnesty international, 1999)

 

Comme mentionné plus haut, les maisons d’hébergements pour femmes violentées sont communément appelées les Dar-Ul-Aman. Les conditions de vie des femmes séjournant dans ces logements sont loin d’être agréables et s’apparentent souvent à leur milieu d’origine, c’est pourquoi quelques dispositifs doivent être mis en place.  Cela étant dit, voici une présentation de quelques recommandations qui pourraient améliorer les DUA. Ces centres devraient être munis davantage de lits et devraient fournir à ses jeunes femmes une meilleure alimentation tant au niveau de la qualité que de la quantité. De plus, celles-ci ont souvent l’impression d’être prisonnières et d’être traitées comme des criminelles. Pour remédier à la situation, elles devraient pouvoir jouir d’une plus grande liberté de mouvement et d’une meilleure communication avec l’extérieur. Par ailleurs, dans les DUA, les femmes peuvent manquer de soutien, elles sont beaucoup et peu de services y sont offerts. Il faudrait alors augmenter la quantité de soutiens médicaux, juridiques et psychologiques en s’assurant que toutes les femmes bénéficient d’un suivi régulier. Pour finir, le personnel s’occupant du soutien, peu importe le domaine, devrait avoir obtenu une formation spécifique qui traite des violences domestiques et des problématiques auxquelles les Pakistanaises sont confrontées. (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007)

 

Conclusion

Suite à l’analyse de la condition des femmes dans le monde, il est possible de conclure que leur situation est loin d’être idéale et qu’elles sont quotidiennement victimes de discrimination. La violence perpétrée envers les femmes peut prendre plusieurs formes. Allant de la violence conjugale à la mutation génitale, les femmes sont constamment dévalorisées et maltraitées. L’homme semble croire qu’il est supérieur à la femme en les traitant ainsi comme des objets privés de droits. Toutefois, ces femmes, peu importe leur origine, ont des droits qui doivent être respectés. La comparaison de la violence faite aux femmes dans plusieurs pays permet de constater que les sources de cette violence diffèrent d’un continent à l’autre. Outre l’influence des religions, des mentalités et des événements antérieurs, nous pouvons conclure que les croyances sont, dans la majorité des cas, à la base de tout abus physique, psychologique et sexuel. De plus, on remarque que le manque de scolarisation des femmes ne fait qu’empirer leur situation. Étant prisonnières du cercle vicieux de la violence, les femmes arrivent rarement à se sortir de cette misère. En effet, les femmes sont, dans plusieurs cas, extrêmement dépendantes financièrement de leur mari ou de leur famille, rendant difficile leur séparation. Sans ressources, celles-ci ne peuvent se garantir une meilleure vie. Cependant, malgré la condition féminine déplorable dans nos pays analysés, il ne faut pas généraliser. Certains pays, tels que le Canada et la France, offre à la femme, dans la plupart des cas, une possibilité d’être valorisée et de se sentir égale. Par contre, tel que discuté lors de l’entrevue présentée ci-dessus, la situation des femmes autochtones vivant au Québec devrait être considérée et rectifiée. Les hommes vivant dans les réserves ressentent une frustration sociale due à leur exclusion de la société. Cette frustration mène souvent à l’alcoolisme et à la violence à l’égard des femmes, puisqu’elles sont pour eux une cible facile de défoulement. Il est donc faux de penser que les pays développés offrent aux femmes des conditions de vie supérieures à celles évaluées dans les pays sous-développés. C’est pourquoi, il serait intéressant, dans une étude ultérieure, d’approfondir nos recherches à l’ensemble de la planète afin de bien comprendre l’ampleur de la problématique de la condition féminine.

etoile rouge : Pays étudiés

carte
Carte du monde des pays étudiés http://www.carte-du-monde.net/map-16-carte-du-monde-noms-originaux-des-pays.html

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