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L’évolution du territoire autochtone

Les autochtones et les gouvernements, tant canadien que québécois, ont eu des discussions houleuses depuis le début concernant la question du territoire. Comme nous verrons dans la présente section, au fil du temps les autochtones ont peu à peu perdu le territoire sur lequel ils vivaient pour être placés dans des réserves. En même temps que ce processus de confinement des différentes tribus par les gouvernements, les autochtones ont répondu par des mouvements de revendications territoriales. Dans cette section, nous traiterons des deux processus, pour le confinement nous ferons un bref historique de traités et de lois qui ont forcé les autochtones à s’établir dans un territoire de plus en plus restreint, pour la réponse autochtone, nous nous attarderons principalement sur deux processus de revendications territoriales autochtones.

 

La signature de traités

 

Avant l’arrivée des Européens en Amérique, tout le continent appartenait aux différents peuples autochtones. Avec l’arrivée des Européens, la situation a changée, les différents lieux de colonisation de ceux-ci ont forcé les autochtones à s’établir ailleurs. Le premier traité qui fait référence à un accord territorial entre Autochtones et Européens est le Traité d’Albany de 1701, connu également sous le nom de Nanfan Treaty. Ce traité stipule que les Iroquois ont cédé les terres au sud des Grands Lacs à la couronne britannique en échange d’une protection militaire de la part des Britanniques et d’un libre-accès aux terres concernées par le traité pour la chasse et la pêche (Nanfan, 1701) (Affaires autochtones et développement du Nord Canada, 2011). Ce traité ne limitait pas le territoire des Iroquois, mais il est une introduction au processus de colonisation des terres autochtones par les colons européens.

proclamation
Carte du territoire divisé selon la Proclamation Royale de 1763 Source: Anne-Marie PANASUK et Jean-René PROULX, Carte no.1 La Proclamation Royale, [En ligne], http://classiques.uqac.ca/contemporains/savard_remi/canada_derrire_epopee_autochtones/canada_tdm_figures.html, (Page consultée le 25 février 2015)
Le premier document qui attribue officiellement un territoire aux peuples autochtones de l’Amérique du Nord est la Proclamation Royale de 1763. Cette Proclamation a attribué un vaste territoire aux Autochtones. Ce territoire s’étend de la Mer du Labrador et de la Terre de Rupert au nord jusqu’à la Floride Ouest au sud, et des Treize Colonies à l’est jusqu’au fleuve du Mississippi à l’est. Sur ce territoire, aucune colonie ne peut être fondée et aucun échange commercial ne peut être fait avec les peuples autochtones sans l’accord du département des Indiens (Affaires autochtones et développement du Nord Canada, 2011). Cette disposition limite grandement les possibilités économiques des Autochtones, car le département des Indiens a ainsi la décision finale sur qui est autorisé à échanger avec ceux-ci, ce qui pourrait causer une limitation sur les marchandises disponibles pour le troc.

En 1850, deux traités importants sont signés, les traités Robinson-Huron et Robinson-Supérieur. Ces traités avaient pour but de s’approprier les terres au nord-est des Lacs Huron et Supérieur dans le but de faciliter l’exploitation minière de cette région. Ces traités, qui ont été signés avec des tribus membres de la nation ojibway, leur assurent un revenu annuel, une annuité, suite à la signature en échange de la cession des terres. Les tribus qui ne voulaient pas signer les traités étaient menacées de la prise de leur territoire sans rétribution monétaire, cette menace a été utilisée avec les tribus vivant sur les rives du lac Huron. Les tribus gardaient leurs droits de chasse et pêche sur le territoire tant qu’aucune colonie n’était établie sur celui-ci et recevait un territoire, une réserve, sur lequel habiter (Affaires autochtones et développement du Nord Canada, 2011).

carte traite
Carte des différents traités territoriaux signés avant 1975 Source: AFFAIRES AUTOCHTONES ET DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, Traités pré-1975 au Canada, [En ligne], 2013, http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100032297/1100100032309 (Page consultée le 25 février 2015)
En 1867, avec l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique (AANB), le gouvernement fédéral est devenu le responsable officiel des relations avec les peuples autochtones sur son territoire. À la suite de cet Acte, plusieurs traités dit « numérotés » furent signés. Ces traités font suite à la vente de la Terre de Rupert par la Compagnie de la Baie d’Hudson au Dominion du Canada en 1869. Cette vente faisait en sorte que l’implantation de colonies dans ce territoire était maintenant permis, les Autochtones et les Métis de cette région perçurent cette vente comme la « vente de leurs terres traditionnelles sans qu’ils aient été consultés et sans leur consentement » (Affaires autochtones et développement du Nord Canada, 2011). Pour remédier à cette situation et pour pouvoir coloniser ce territoire, la Couronne a entrepris la signature de 11 traités entre 1871 et 1921 sous la même formule que les traités Robinson. Ces traités concernent un vaste territoire englobant le nord de l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta et les Territoires du Nord-Ouest actuels. Ces traités offraient aux peuples autochtones les ayant signés « des terres de réserves, des annuités et le droit  et de chasse et pêche sur les terres de la Couronne inoccupées » (Affaires autochtones et développement du Nord Canada, 2013). Le gouvernement fédéral leur proposait également de se sédentariser dans les réserves en apprenant l’agriculture et en recevant une éducation occidentale dans les écoles. Ces traités avaient une grande valeur pour le Dominion du Canada, car en plus de d’ouvrir le Nord-Ouest Canadien à la colonisation, le gouvernement fédéral pouvait maintenant exploiter les ressources naturelles présentes sur ce territoire, par exemple les terres arables des Prairies canadiennes et les minerais des Territoires du Nord-Ouest(Affaires autochtones et développement du Nord Canada, 2013).

La Nation atikamekw a dû faire face à divers atteintes à son territoire ancestral au cours des 19e et 20e siècles. Il y a eu premièrement la construction d’un chemin de fer qui a permis une accessibilité plus grande pour les allochtones au territoire du Nitaskinan. Il y a également eu les concessions de territoire à des corporations pour qu’elles y exploitent les ressources forestières. En 1918, il y a eu la construction du barrage de la Loutre qui a créé le réservoir Gouin ce qui a grandement réduit la superficie habitable des terres ancestrales atikamekw(Poirier, 2000).

En 2012, le gouvernement fédéral a proposé des modifications à la Loi sur les Indiens et d’autres lois avec les projets de loi omnibus C-38 et C-45. Ces projets de loi visaient entre autre à modifier le statut des terres des réserves, elles sont maintenant considérées comme louées, ce qui permet de louer plus facilement les terres à d’autres personnes ou organismes non-autochtones et diminue les recours que peuvent avoir les autochtones dans ces situations. Le projet de loi C-38 a également modifié la façon dont sont évalué les projets énergétiques sur des terres autochtones, il fait en sorte que les peuples autochtones ont moins d’opportunités pour émettre leurs opinions vis-à-vis ces projets. Pour les projets énergétiques mineurs, les examens fédéraux peuvent être substitués par des examens provinciaux où les normes sont souvent moins rigoureuses et la participation des Autochtones est moins sollicitée.  Les projets de lois modifient également la Loi sur les voies navigables, où avec ce projet de loi, moins de cours d’eau sont protégés, ce qui fait en sorte que les cours d’eau qui ne sont plus protégés peuvent être développés. Toutes ces modifications entrainent une perte d’autonomie et de pouvoir des Autochtones sur leurs terres ancestrales (Assemblée des Premières Nations).

 

Les revendications territoriales autochtones

 

Les peuples autochtones ne sont pas restés sans réponse à leur perte de territoire. À plusieurs reprises au cours de ce processus de confinement des Autochtones dans les réserves, ceux-ci ont répondu par des revendications territoriales souvent accompagnées de moyens de pressions pour se faire entendre par le gouvernement. Dans cette section, nous traiterons de différentes revendications autochtones, soit certaines réponses aux traités évoqués précédemment, la Crise d’Oka, le mouvement Idle No More et le mouvement atikamekw.

La notion du territoire est très importante pour les Autochtones, car c’est un vecteur important de leur culture. Les autochtones ont adapté leur mode de vie selon leur territoire, par exemple les nations algonquiennes, dont les Atikamekws font partie, sont traditionnellement nomades à cause de la migration du gibier et de la rudesse des hivers, tandis que les nations iroquoiennes sont plutôt sédentaires  cause de leur pratique de l’agriculture. De plus, les Autochtones considèrent la terre comme leur mère et qu’ainsi elle leur enseigne comment vivre. Cela fait en sorte que les Autochtones entretiennent un lien très étroit avec le territoire qu’ils habitent et donc qu’ils tiennent tant à le garder intact (Thibault Girard, 2009).

Le 9 septembre 2014, date du 164e anniversaire du traité Robinson-Huron, différents chefs autochtones, dont la bande a signé ledit traité, ont intenté une action en justice face à la Couronne. Cette action vise à ce que le montant des annuités que le gouvernement fédéral leur doit en échange des droits sur leurs terres ancestrales soit augmenté comme le voulait le traité signé en 1850. L’augmentation devait se faire par rapport au niveau d’utilisation et le développement des terres par les colons européens, aujourd’hui les allochtones. Le montant de l’annuité en 1874, première année de perception des annuités par les autochtones, était de 4$, ce montant n’a jamais augmenté depuis. Les chefs ont décidé d’entamer ce processus juridique puisqu’au cours des dernières années, plusieurs entreprises ont engendré de grands profits suite à l’exploitation minière et forestière dans la région (Restoule, 2014).

En 1990 a eu lieu la Crise d’Oka. Cette crise a été déclenchée par la volonté de la municipalité de Deux-Montagnes de construire un projet domiciliaire et d’agrandir le golf municipal sur des terres convoitées par le conseil de bande de Kanesatake. La cause de ce conflit est souvent mal définie (et plusieurs supposent que c’est à cause que la municipalité voulait construire sur un cimetière mohawk, en réalité la municipalité prévoyait agrandir le cimetière, mais le conseil de bande et la municipalité ne se sont pas entendus sur les modalités). Pour montrer leur opposition au projet, les Mohawks de Kanesatake ont entrepris de bloquer un chemin de terre, tandis que les Mohawks de Kahnawake ont bloqué le pont Mercier pour montrer leur appui. Le matin du 11 juillet 1990, alors que les Mohawks bloquaient le chemin de terre, il y a eu un affrontement avec les policiers de la Sécurité du Québec. Dans cet affrontement, il y a eu un mort chez les policiers. Cette réponse autochtone a été la plus violente des récentes années et montre que les Autochtones sont déterminés dans leurs luttes pour la reconnaissance de leurs droits (Hébert, 2009).

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Manifestation du mouvement Idle No More Source: https://www.flickr.com/photos/bcpaterson/8318806332/

Le mouvement Idle No More, qui en français veut dire « jamais plus l’inaction », est parti en 2012 suite au dépôt du projet de loi C-45 et est l’initiative de quatre femmes de la Saskatchewan, deux autochtones et deux allochtones. Ce mouvement a mis en place une escalade des moyens de pressions pour que les voix autochtones se fassent entendre dans le débat entourant le projet de loi C-45. Ils ont par exemple entrepris d’envoyer des lettres au Premier Ministre, M. Harper, d’organiser des manifestations et des blocages de routes. Mme Spence, une des leaders du mouvement, a également entrepris une grève de la faim.  Le Nouveau Parti Démocratique, le Parti Libéral du Canada et l’Association des Premières Nations ont émis une déclaration d’appui à la cause (McKenzie, 2013). Le mouvement a forcé le gouvernement Harper de tenir un sommet avec les Premières Nations afin de discuter des relations entre autochtones et allochtones suite aux traités, des droits autochtones et de développement économique (La Presse Canadienne, 2013). Selon Widia Larivière, une des leaders du mouvement au Québec, Idle No More a apporté une plus grande visibilité aux enjeux et revendications autochtones, mais il reste, selon elle, encore beaucoup de travail à faire sur le plan politique pour que les droits autochtones soient respectés dans les nouvelles législations proposées par le gouvernement fédéral (Larivière, 2014).

Le mouvement de revendication territorial atikamekw date des 1980 avec la création de divers institutions pour s’affirmer dans différentes sphères de la vie.  Au niveau politique, la Nation atikamekw a créé Atikamekw Sipi : le Conseil de la Nation atikamekw. Ces organismes ont révolutionné les relations entre autochtones et les dirigeants allochtones (Poirier, 2000). Plus récemment, les Atikamekws ont revalorisé le rôle du ka nikaniwitc, le chef de territoire chez eux: c’est par lui que les décisions concernant le territoire du Nitaskinan doivent passer. Cette revalorisation a permis de faciliter les négociations avec l’État canadien, car pour les Autochtones, pour bien pouvoir gérer un territoire, il faut également bien le connaitre et ceci fait partie des compétences du ka nikaniwitc (Houde, 2014). Selon l’analyse que fait les Atikamekw de ce qu’est un droit ancestral sur un territoire, ils ont défini qu’avoir un droit ancestral sur un territoire leur permettait de se déclarer souverain sur ce territoire (Houde, 2014). Suite à cette interprétation des droits ancestraux, les Atikamekws ont déclaré leur souveraineté sur leur territoire ancestral, soit le Nitaskinan, le 8 septembre 2014. Cette déclaration de souveraineté fait en sorte que pour tout projet d’exploitation des ressources naturelles et de développement sur le territoire du Nitaskinan, les Atikamekws veulent être consultés. Ils veulent également que tout projet sur ce territoire nécessite l’approbation de leur Nation pour que celui ait lieu (Awashish, 2014). Avant de faire cette déclaration, les Atikamekws ont bloqué des routes donnant accès à des chantiers forestiers sur leur terrtitoire en 2012 pour forcer le gouvernement québécois à reconnaître leurs droits territoriaux sur le Nitaskinan(ICI Radio-Canada, 2014). Les chefs atikamekws se sont fait entendre en avril dernier à l’ONU concernant leur volonté de souveraineté territoriale. Durant leur présentation à l’Instance permanente sur les questions autochtones, ils ont fait valoir que les autochtones ont le droit au « consentement libre préalable et éclairé » et de ce fait, ils doivent consentir à toute exploitation de leur territoire avec que celle-ci est lieu (Tremblay, 2015).

Médiagraphie

  1. Livres

GAGNON, Alain-G. et Guy ROCHER, dir.  Regard sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, Montréal, Éditions Québec-Amérique inc., 2002, 302 p.

LEPAGE, Pierre, Mythes et réalités sur les peuples autochtones, 2 e édition, 2011

PAPALIA, Diane E., Sally W. OLDS et Ruth D.FELDMAN, adaptation par Annick BÈVE, Psychologie du développement humain, 7e édition, [s.l] édition Chenelière McGraw-Hill, 2010, p.192

 

  1. Sites Internet

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 CANADA, Affaires autochtones et Développement du Nord Canada, La convention de la Baie James et du Nord québécois et la convention du nord-est québécois, 2010, [En ligne] https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1100100030830/1100100030835 (page consultée le 22 avril 2015)

 CANADA, AFFAIRES AUTOCHTONES ET DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, « Les Traités numérotés (1871-1921) », dans Affaires autochtones et développement du Nord Canada, [En ligne], http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1360948213124/1360948312708 (Page consultée le 23 février 2015)

CANADA, AFFAIRES AUTOCHTONES ET DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, «Les Traités Robinson et les traités Douglas (1850-1854) », dans Affaires autochtones et développement du Nord Canada, [En ligne],  http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1360945974712/1360946016409 (Page consultée le 23 février 2015)

CANADA, AFFAIRES AUTOCHTONES ET DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, «L’histoire des traités au Canada », dans Affaires autochtones et développement du Nord Canada, [En ligne], https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1314977704533/1314977734895 (Page consultée le 23 février 2015)

CANADA, MINISTÈRE DE LA JUSTICE, Loi sur les Indiens, Ottawa, 1985, [En ligne], http://laws.justice.gc.ca/fra/lois/I-5/page-1.html  (Page consultée le 21 et 22 février 2015)

COMMISSION D’ÉTUDE SUR LA GESTION DE LA FORÊT PUBLIQUE QUÉBÉCOISE. Chapitre 8 – Les Autochtones et la gestion forestière, 2004, http://www.commission-foret.qc.ca/rapportfinal/chapitre_8.pdf (22 février 2015)

DUFOUR, JULES, Les Autochtones et la reconnaissance de leurs droits et de leurs valeurs culturelles, [En ligne], http://www.panorama-quebec.com/cgi-cs/cs.waframe.content?topic=27083&lang=1 (page consultée le 1er février 2015)

QUÉBEC, MINISTÈRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS, La gestion forestière et les communautés autochtones, [En ligne], http://mffp.gouv.qc.ca/forets/gestion/communautes-autochtones.jsp, (page consultée le 1er février 2015)

QUÉBEC, Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques, Évaluation environnementale des projets en milieu nordique, 2015, [En ligne] http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/evaluations/mil-nordique/#haut (page consultée le 22 avril 2015)

RESTOULE, Mike, « Les chefs du traité Robinson-Huron déposent une déclaration contre l’Ontario et le Canada pour demander à la Couronne d’honorer ses promesses et de verser les revenus tirés des ressources du territoire désigné dans le traité », dans Assemblée des Premières Nations, [En ligne],

http://www.afn.ca/index.php/fr/nouvelles-et-medias/dernieres-nouvelles/les-chefs-du-traite-robinsonhuron-deposent-une-declaration-contre-lontario-et-le-canada-pour-demander-a-la-couronne-dhonorer-ses-promesses-et-de-verser-les-revenus-tires-des-ressources-du-territoire-designe-dans-le-traite (Page consultée le 24 février 2015)

SALÉE, DANIEL, L’État québécois et la question autochtone, [En ligne], http://classiques.uqac.ca/contemporains/salee_daniel/Etat_qc_question_autochtone/Etat_qc_question_autochtone_texte.html (page consultée le 1er février 2015)

SOCAM, Société de communication Atikamekw-Montagnais, « Festival de musique autochtone», septembre 2010, [En ligne] http://www.socam.net/mikuan_sept2010.html (page consultée le 20 avril 2015)

Ici Radio-Canada.ca, Commission de vérité et réconciliation-morts dans les pensionnats autochtones, [En ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/04/26/002-pensionnats-autochtones-morts.shtml (page consultée le 23 février 2015)

 

  1. Articles de journal en ligne

ALLARD, Michel, «Il y a 70 ans, l’école devenait obligatoire», Journal le Devoir, 25 mai 2013, [En ligne] http://www.ledevoir.com/societe/education/379028/il-y-a-70-ans-l-ecole-devenait-obligatoire (consulté le 9 février)

LAFORTUNE, Pascal. « Autochtones et racisme, deux mots qui vont toujours de paire », Journal(I) Média ,12 février 2013, [En ligne], http://journalimedia.uqam.ca/autochtones-et-racisme-deux-mots-qui-vont-toujours-de-paire/ (Page consultée le 12 février 2015).

LA PRESSE CANADIENNE, « Harper va rencontrer les Premières Nations vendredi prochain », La presse, 4 janvier 2013, [En ligne], http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201301/04/01-4608374-harper-va-rencontrer-les-premieres-nations-vendredi-prochain.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4609029_article_POS4 (Page consultée le 25 février 2015)

 

  1. Audiovisuel

HIGGINS, Olivier, Mélanie CARRIER, Québekoisie, Canada, MÖ Film, 2013, 1h21, couleur, DVD.

PASCAL, Léa.  Jolianne Ottawa, Québec, Productions Nikan inc., 2005, 24 min., coul., émission de télévision

 

  1. Articles de périodiques en ligne

HÉBERT, Martin, dir., « La crise d’Oka de 1990 », Recherche amérindiennes au Québec, [En ligne], vol. 39, no 1-2 (2009), p.129-135, dans Érudit (Page consultée le 24 février 2015)

HOUDE, Nicolas, « La gouvernance territoriale contemporaine du Nitaskinan : tradition, adaptation et flexibilité », Recherches amérindiennes au Québec, [En ligne], vol. 44, no 1 (2014), p.23-33, dans Érudit (Page consultée le 25 février 2015)

LARIVIÈRE, Widia, « Idle No More Québec, un an plus tard», À babord!, [En ligne],  https://www.ababord.org/Idle-No-More-Quebec-un-an-plus (Page consultée le 25 février 2015)

MCKENZIE, Gérald, « Idle No More», À babord!, février 2013,  [En ligne], https://www.ababord.org/Idle-No-More (Page consultée le 25 février)

POIRIER, Sylvie, « Contemporanéités autochtones, territoires et (post)colonialisme : réflexions sur des exemples canadiens et australiens », Anthropologie et sociétés, [En ligne], vol. 24, no 1 (2000), p.137-153, dans Érudit (Page consultée le 25 février 2015)

 

  1. Audio

AWASHISH, Karine,« Le décrochage scolaire», L’avenir est indien, Radio-Canada Première, diffusion le 15 janvier 2012. http://ici.radio-canada.ca/emissions/l_avenir_est_indien/2011-2012/document.asp?idDoc=193954 (consulté le 16 février 2015)

 

  1. Documents en ligne

ASSEMBLÉE DES PREMIÈRES NATIONS, Loi fédérale omnibus : Projet de loi C-38 : Loi sur l’emploi, la croissance et la prospérité durable et Projet de loi C-45 : Loi de 2012 sur l’emploi et la croissance, [En ligne], http://www.afn.ca/uploads/files/12-12-18_omnibus_summary_next_steps_ff.pdf (Page consultée le 24 février 2015)

AWASHISH, Constant et al. Déclaration de souveraineté d’Atikamekw Nehirowisiw, [En ligne], http://www.atikamekwsipi.com/fichiers/File/declaration_souverainete_signe.pdf (Page consultée lw 25 février 2015)

«Budget 2013-2014», Commission scolaire de la Capital [En ligne] http://www.cscapitale.qc.ca/organisation/documents/Budgetinitialofficiel2013-2014.pdf (consulté le 4 février 2015)

Le Canada en devenir, « Les problèmes autochtones découlant de la colonisation de l’Ouest », Notre mémoire en ligne, [En ligne] http://www.canadiana.ca/citm/specifique/abprobsprairie_f.pdf (page consultée le 13 février 2015)

©CENTRE DE COLABORATION NATIONALE SUR LA SANTÉ AUTOCHTONE(CCNSA) . Comprendre le racisme, [En ligne], 2013, http://www.nccah/ccnsa.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments (page consultée le 6 février 2015)

©CENTRE DE COLABORATION NATIONALE SUR LA SANTÉ AUTOCHTONE (CCNSA) . L’effet du racisme sur les autochtones et ses conséquences, [En ligne], 2013, http://www.nccah/ccnsa.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments (page consultée le 6 février 2015)

© CENTRE DE COLABORATION NATIONALE SUR LA SANTÉ AUTOCHTONE (CCNSA) . Politiques, programmes et stratégies contre le racisme envers les autochtones, [En ligne], 2013, http://www.nccah/ccnsa.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments (page consultée le 6 février 2015)

Conseil en éducation des premières nations, Histoire de réussite : programme des partenariats en éducation, [En ligne] http://www.cepn-fnec.com/PDF/CEPN/PPE-Bruno-FR_web.pdf (consulté le 16 février 2015)

École secondaire Otapi, Plan de réussite, [En ligne] http://www.otapi.ca/media/Plan_reussite_2012_2013.pdf (consulté le 16 février 2015)

FORCHEMEX, Projet de scierie à Wemotaci, [En ligne] http://www.forchemex.ca/source/projet%20de%20référence%20foresterie%20projet%20de%20scierie%20a%20Wemotaci.pdf (page consultée le 22 avril 2015)

GAUTHIER, Roberto, Miriame BLACKBURN, favoriser l’accès aux études supérieur pour les étudiants des premières nations,  [En ligne] http://www.aqpc.qc.ca/UserFiles/File/Vol27%20No4/GauthierBlackburn-Vol_27-4.pdf (Page consultée le 2 février 2015)

HALDANE, Scott, George LAFOND et Caroline KRAUSE, «faire mieux pour les élèves des premières nations : une priorité nationale », Rapport du Panel national sur l’éducation primaire et secondaire des Premières Nations pour les élèves dans les réserves, [En ligne] http://www.aadnc-aandc.gc.ca/DAM/DAM-INTER-HQ-EDU/STAGING/texte-text/nat_panel_final_report_1373997803969_fra.pdf (consulté le 2 février)

KIRMAYER Laurence J., BRASS Gregory M., HOLTON Tara, PAUL Ken, SIMPSON Cori et TAIT Caroline. « Suicide chez les Autochtones au Canada », Fondation autochtone de guérison, 2007, [En ligne] http://www.fadg.ca/downloads/le-suicide.pdf  (page consultée le 20 février 2015)

NANFAN, John, Deed from the Five Nations to the King of their Beaver Hunting Ground, [En ligne], http://www.sixnations.ca/LandsResources/NanFanTreaty.pdf (Page consulée le 23 février 2015)

RICHARD, John, Aboriginal Educationin Quebec: A Benchmarking Exercise, [En ligne], http://www.cdhowe.org/pdf/Commentary_328.pdf (consulté le 9 février 2015)

 

  1. Notes de cours

DERET, Anne. Notes de cours : Session automne 2012, Montréal, 2012

LAFERTÉ, Nathalie. Recueil de textes et notes de cours : Session automne 2013, Montréal, 2013

LAFERTÉ, Nathalie, Recueil de textes et notes de cours : Session hiver 2014, Montréal 2014

 

  1. Publications gouvernementales

CANADA, AFFAIRES AUTOCHTONES ET DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, L’histoire des traités au  Canada, Gatineau, 2011, 14 p.

CANADA, AFFAIRES AUTOCHTONES ET DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, Les traités conclus avec les Autochtones au Canada, Ottawa,  2010

CANADA, BIBLIOTHÈQUE DU PARLEMENT, Les autochtones : Historique des lois discriminatoires à leur endroit, Ottawa,  1987, révisé en 1991, 26 p.

CANADA, Gouvernement du Canada, Affaires autochtones et développement du Nord, Les Premières nations au Canada, 17 octobre 2013 [En ligne], https://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1307460755710/1307460872523 (page consultée le 13 février 2015)

CANADA, Statistiques Canada, Les peuples autochtones au Canada : Premières nations, métis et Inuits, 2011, [En ligne] http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/as-sa/99-011-x/99-011-x2011001-fra.cfm (page consultée le 13 février 2015)

 

 

Mon portrait

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Je m’appelle Liam Wolfs. Je suis un étudiant en sciences humaines au cégep Gérald-Godin.  Dans le cadre du cours de DIA, j’étudie la question du territoire autochtone.

Je suis quelqu’un de très engagé dans les luttes sociales, surtout étudiante et ouvrière. Je m’implique dans divers groupes et organismes militants.