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Entrevue avec un bio agronome

L’entrevue avec Greg Dewavrin, un technicien en agriculture biologique, a effectivement conclu l’importance de la culture biologique. Monsieur Dewavrin a toujours eu une passion pour la terre étant donné qu’il a été élevé sur une ferme biologique. Pour lui, le cycle de la vie commence par la récolte de semences d’année en année. Il dit être entièrement contre la firme de Monsanto puisqu’elle contrôle le présent et le futur et l’humanité. Pour lui, l’agriculture biologique est un art vu l’effort qu’ils mettent dans leurs champs comparativement aux agriculteurs conventionnels. Malgré l’effort, il est fier d’être aussi près de la terre et de pouvoir satisfaire les consommateurs avec des aliments sains fait de manière durable. De plus, leur ferme travail en coopérative avec d’autres petits agriculteurs biologiques à travers le Québec pour permettre à tous et chacun d’avoir la chance d’accéder soit à un moulin ou à des machineries agricoles. Bien que les gens soient mal informés sur la cause de l’agriculture, Greg croit que l’agriculture biologique est tout de même sur la bonne voie. Il soutient que si tout le monde était au courant des enjeux liés aux cultures d’organismes génétiquement modifiés, nous pourrions combattre Monsanto. C’est seulement dans le vouloir et le savoir du peuple mondial qu’est la solution agroalimentaire. Si l’on se posait les bonnes questions avant d’acheter, il ferait longtemps que les gens auraient laissé l’agriculture conventionnelle pour l’agriculture biologique. Le futur de l’agriculture se trouve dans les choix des consommateurs qui vont avoir été informés.

Nous avons eu de la difficulté à mettre l’entrevue vocale ici sur le blogue, mais nous vous proposons d’écouter cette vidéo du père de Greg qui nous rappelle l’importance de garder les propres semences après les récoltes.

Une réforme agraire nationale

De plus en plus, la planète fait face à un problème agricole important : la lutte des intérêts durables des paysans contre les intérêts des multinationales agroalimentaires. Ici, la lutte est par crainte que le modèle agricole industriel surpasse l’agriculture biologique qui ne cesse de se faire écraser par Monsanto et d’autres entreprises semencières similaires. En fait, c’est principalement par une révolution agricole que les petits agriculteurs pourront imposer à l’État une redistribution juste et équitable des terres. La réforme agraire constitue alors une imposition d’une politique publique qui est une stratégie de lutte contre les injustices agricoles pour ainsi permettre aux paysans de construire un processus de développement durable en leur donnant accès à la terre. (AGTER, 2007). En effet, l’alternative face à la domination du marché agroalimentaire des organismes génétiquement modifiés est une opposition collective des paysans contre les politiques agricoles déjà établis. Si dans le cadre d’une réforme agraire nationale, l’on appliquait les droits des communautés, et que l’on investissait dans la souveraineté alimentaire, les paysans et la population locale seraient protégés contre les inégalités socio-économiques et les abus en matière de droits humains. (Zacune, 2012, p.15). La souveraineté alimentaire est, par conséquent, la meilleure alternative du modèle agricole capitaliste industriel qui est le fruit d’une réforme agraire. Nous sommes presque rendus à se demander si le contrôle de la vie sur terre est une dictature imposée par les grandes firmes agroalimentaires égocentristes qui sont affiliées avec les gouvernements mondiaux.

La souveraineté alimentaire

La souveraineté alimentaire serait la clé des communautés mondiales puisqu’elle leur permettrait d’accéder à un marché agricole équitable dans un contexte socio-économique. La souveraineté alimentaire accorde une importance aux conditions environnementales, sociales ou économiques puisqu’elle a pour but de protéger l’agriculture plus familière dont celle biologique. Ce mode de marché agricole est en rupture avec la monopolisation des multinationales agroalimentaires dans le monde. Il y a une nécessité d’introduire des politiques agricoles les mieux adaptés pour un pays, ou bien pour une communauté. La souveraineté alimentaire passe par le développement et la protection d’une agriculture familiale et est liée aux questions de protection de l’emploi et des ressources naturelles (sols, terre, biodiversité, espaces naturels protégés). (ABC Burkina, 2013). Ainsi, la souveraineté alimentaire permettrait un soutien pour les agricultures biologiques à travers la planète, car il y aurait davantage de consensus politique entre l’État, les habitants et les grandes firmes de semences génétiquement modifiées. Si les paysans se soutiennent en faveur d’une souveraineté, elle permettrait également une régulation concernant la commercialisation et la production d’OGM. Cette protection pourrait même aller jusqu’à l’étiquetage de tous produits contenant des organismes génétiquement modifiés ainsi rendant le marché de l’agriculture un marché unique qui protégerait autant la santé publique que l’environnement. Il est légitime, par ailleurs, d’information la population planétaire des aliments que nous consommons. La souveraineté alimentaire est une alternative aux OGM qui englobent énormément de sphères. En plus de permettre une plus grande indépendance paysanne, il y aurait un transfert des connaissances en termes d’agriculture biologique d’une région du monde à l’autre. La souveraineté alimentaire c’est une pratique qui est également intégrée au développement durable.

En somme, beaucoup d’alternatives peuvent s’appliquer pour lutter contre les organismes génétiquement modifiés, mais l’agriculture biologique et une révolution au niveau des agriculteurs reste les alternatives les plus réalisables et efficaces. L’agriculture biologique permet, d’une part, de sauvegarder l’environnement en appliquant des méthodes naturelles dans sa production. Elle crée une plus grande autonomie paysanne puisque les agriculteurs ne sont pas dépendants des multinationales comme Monsanto. De plus, ce type d’agriculture assure une sécurité au niveau des aliments, les communautés n’ont pas à se questionner sur les composants toxiques se trouvant dans les produits qu’ils consomment. La culture biologique est plus durable puisqu’elle permet de concilier les progrès économiques des agriculteurs tout en conservant l’aspect de l’environnement à son plus naturel.  Un régime agraire national permettrait également une meilleure justice pour les agriculteurs biologiques. C’est par des mouvements de protestation paysanne que les agriculteurs auront une plus grande équité par rapport aux multinationales agroalimentaires et c’est également en boycottant les produits dérivés d’organismes génétiquement modifiés que nous pourrons irradier les grandes firmes agroalimentaires qui monopolisent notre planète. Il faut s’informer sur ce que l’on mange et encourager les agriculteurs locaux et biologiques par des achats intelligents qui permettra aux générations futures de bénéficiers, eux aussi, d’une aussi grande biodiversité agricole comme la nôtre.

Plus de réglementations doivent être introduit dans la sphère agricole. Les organisations agraires internationales devraient financer davantage des programmes agricole biologique. Tout compte fait, l’agriculture urbaine est la clé qui permettrait une autarcie agroalimentaire aux populations mondiales. Si on considère que l’agriculture industrielle fait 3 fois le tour de la planète avant d’arriver dans nos assiettes, il y a un problème. Si nous devenions tous indépendants par rapport à notre production alimentaire, il y aurait une plus grande équité et solidarité dans le marché agroalimentaire. L’agriculture urbaine est la solution pour une souveraineté alimentaire, car elle est accessible, saine autant pour nous que pour l’environnement et elle constitue une économie verte tout en permettant à la société d’y participer. L’objectif de l’agriculture urbaine n’est pas de faire des profits, mais d’éduquer les citoyens en leur montrant qu’il est possible de travailler en communauté pour créer un nouveau système alimentaire soutenable.

En 2050, 80% des gens habiteront en ville alors pourquoi ne pas commencer maintenant à conscientiser les gens à la facilité de faire leurs propres jardins biologiques.  En plus d’être un moyen d’intégration sociale, d’enseignement sur l’environnement, l’agriculture urbaine devient également un loisir collectif.

L’agriculture biologique

Par définition, l’agriculture biologique est un mode de production de denrées végétales et animales qui choisit de ne pas utiliser des pesticides, des engrais, des organismes génétiquement modifiés, des antibiotiques ou des hormones de croissance. (Martin, 2010). Ainsi dit, l’agriculture biologique est la solution la plus avantageuse puisqu’elle assure une protection de la biodiversité agricole, elle garantit également une autonomie paysanne et une meilleure santé publique. En effet, le secret d’une agriculture durable est un meilleur usage des ressources naturelles locales. Il advient donc impossible d’affirmer que les cultures d’OGM soient la réponse d’un mode d’agriculture saine et durable. La culture de champs biologique permet d’harmoniser la préservation de l’environnement au développement économique tout en assurant une tranquillité alimentaire aux communautés s’inquiétant de leur santé.

La biodiversité en agriculture

Il faut savoir que la biodiversité biologique est une ressource capitale et indispensable dans la sphère de l’agriculture. La multiplicité génétique des espèces vivantes assure, préserve et favorise la capacité à un autre organisme vivant à survivre. La préservation de la vie est l’objectif qui devrait tous nous guider dans nos actions pour l’agriculture de demain. Pensons par exemple aux milliers d’organismes utiles, des coccinelles aux parasites, qui aident les agriculteurs à produire des denrées alimentaires selon des méthodes durables, ou bien aux champignons et microorganismes qui sont nécessaires au maintien de la fertilité du sol. (OFAG, 2009). Le bémol majeur par rapport à la culture d’OGM est que l’agriculteur ne peut pas réutiliser ses semences après les récoltes, car celles-ci ne sont pas fécondables ainsi forçant les fermiers à débourser pour de nouvelles semences d’année en année.

En revanche, les agriculteurs de culture biologique peuvent reprendre les grains de leurs récoltes précédentes et les semer où bon leur semble ainsi créant une plus grande biodiversité locale puisqu’il n’y a pas de risque de contamination génétique possible qui pourrait entraîner un déséquilibre dans la chaîne alimentaire. De plus, la culture d’OGM contamine les sols avec leurs hautes teneurs en herbicides et pesticides rendant ainsi les écosystèmes perturbés.  Cette méthode agricole ne respecte pas les lois de la nature. En effet, le fait de faire vivre une culture agricole artificiellement, par la modification génétique d’une semence, ne respecte pas l’évolution réelle d’une plante. L’agriculture industrielle d’organisme génétiquement modifié entraîne trop de perte comme la destruction des sols, la pollution des eaux, le dérèglement climatique et le déclin de la biodiversité pour ce qu’elle apporte réellement aux populations mondiales. (Greenpeace, 2012). Après les récoltes, les sols d’agriculture OGM perdent une bonne partie de leur richesse puisqu’elles ont été maltraitées par les produits utilisés pour entretenir les semences génétiquement modifiées. De plus, la culture d’OGM est l’un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre sur terre. Le marché d’agriculture biologique est indubitablement l’alternative la plus faisable et réelle par rapport à l’agronégoce d’OGM. Cette méthode d’agriculture nous rapproche également d’une symbiose magnifique entre nous, la vie et la terre.

Une autonomie paysanne

Par conséquent, l’agriculture biologique permet aux fermiers locaux une autonomie financière, car ils sont indépendants des multinationales de culture transgénique pour leur fournir leurs semences.  Par cette indépendance, les agriculteurs biologiques peuvent administrer eux-mêmes leurs terres et leurs semences sans avoir la pression de leurs fournisseurs agricoles. Le plus grand semencier du monde, Monsanto, fournit à 21 000 employés (agriculteurs) dans 66 pays des semences génétiquement modifiées qui obligent les fermiers à signer des contrats leur interdisant de conserver les grains après la récolte sinon ils pourraient faire l’objet de poursuites. (Zacune, 2012, p.3). Les paysans d’OGM ne sont pas protégés contre cette soumission agroalimentaire qui est loin d’être équitable. Par ailleurs, des études menées en Europe, Afrique, Asie et Amérique démontrent que l’agriculture écologique est plus rentable pour les agriculteurs puisque les méthodes modernes d’agroécologies sur lesquelles elle s’appuie permettent d’augmenter les rendements de production. (Greenpeace, 2012). La méthode d’agriculture biologique peut produire jusqu’à 4 fois ce que les multinationales agroalimentaires peuvent produire à travers le monde avec leur modèle d’agriculture de pointe, comme disent-ils si bien ceux-ci.

La santé publique

D’une autre part, l’agriculture biologique reste inévitablement une alternative à l’agronégoce des organismes génétiquement modifiés puisqu’elle assure une sécurité alimentaire au niveau de la santé étant donnée sa méthode verte et naturelle de production. Il faut savoir que Monsanto fait beaucoup de propagande pour démanteler les reproches à leurs égards. Cette firme agricole est l’une des plus grandes multinationales à travers la planète, et beaucoup trop de gens ne savent même pas qu’elle est son rôle ou bien qui elle est tout simplement. Pourquoi cette firme, aussi importante et puissante, qui nourrit la population mondiale reste-t-elle cachée ? En effet, cette multinationale ne veut pas déclarer certains faits saillants par rapport à l’impact de la consommation de produits OGM pour notre santé, mais des organisations non gouvernementales tel que Greenpeace se sont lancées dans la bataille pour informer les communautés mondiales des risques élevés des OGM. Une étude a été faite sur des rats de laboratoire démontrant que si un rat mangeait pendant 3 mois des aliments génétiquement modifiés celui-ci aurait des signes de toxicités élevés dans son foie et ses reins. (Greenpeace, 2008). Les multinationales d’organisme génétiquement modifiées ont menti et continuent de mentir aux citoyens lorsqu’ils affirment qu’il n’y a aucun risque alimentaire dans la consommation de ses denrées. Objectivement, une seconde étude a démontré que les communautés vivant à proximité des plantations génétiquement modifiées ont été frappées par un empoissonnement dû à leurs terres les entraînant à des maladies graves et à des malformations à la naissance. (Zacune, 2012, p.3). En sommes, il faut se demander si l’utilisation de cultures transgéniques est réellement la solution à la crise tant économique, culturelle, politique, sociale et environnementale à travers la planète. L’agriculture est avant tout essentielle pour l’humanité, il faut agir pour introduire des nouveaux modes de gouvernances dans la sphère agricole. L’agriculture est, et restera, le plus vieux métier du monde, alors nous devrions développer un système permanent, sain et efficace.

Alternatives à l’agrobusiness des OGM

Depuis les dernières années, l’agriculture est de plus en plus manipulée par la science qui crée artificiellement des semences pour résoudre les problèmes environnementaux, sociaux, culturels, politiques et économiques à travers le monde. Certains disent que les organismes génétiquement modifiés sont des avancées scientifiques prometteuses, et d’autres disent que c’est totalement aberrant que l’humain veuille tout contrôler jusqu’à la simple petite semence. Toutes les opinions sont partagées, mais il faut savoir que les OGM ne sont pas la réponse à la crise agroalimentaire internationale présente à ce jour dans le monde. En effet, toutes les solutions par rapport aux OGM doivent se faire dans le concept du développement durable qui est une forme de développement ayant comme but principal de concilier le progrès économique et social avec la préservation de l’environnement, et en ne compromettant pas la possibilité des générations futures à répondre à leurs besoins. (Bourg, 2005). La réalité qui s’oppose à une utopie dans le monde de l’agriculture est l’importance des entreprises internationales qui contrôlent les activités de productions et de commercialisations comme la multinationale Monsanto qui détient 80% du marché agricole mondiale. (Bauraind et Parmentier, 2008). Il faut comprendre que les multinationales de semences, comme celle de Monsanto, sont en position d’oligopole dans le marché des échanges agricoles étant donné leur influence et pouvoir dans cette sphère. Ces grandes entreprises influencent les gouvernements à prendre des décisions qui favoriseront leur expansion mondiale. L’agriculture est devenue comme une guerre qui est au cœur de plusieurs enjeux mondiaux. Ainsi, c’est par des alternatives sociales, économiques et environnementales que les communautés mondiales pourront irradiés l’actuel système capitaliste agroalimentaire concentré sur la profitabilité que sur le développement durable et équitable sociale. Tout compte fait, l’agriculture biologique et une réforme agraire nationale sont les deux meilleures alternatives au commerce d’organisme génétiquement modifié. Nous devons prendre conscience des lois inévitables de la nature tout en changeant le modèle agricole présent ce qui résoudrait plusieurs problèmes planétaires. L’humanité n’a aucune envie de continuer sur la voie de la destruction de notre avenir. Durant plusieurs années, nous avons oublié la pratique de méthodes de culture agricole plus saine. Il est maintenant temps de prendre conscience de la gravité dans lequel le système agroalimentaire présent nous mène depuis longtemps.