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Le racisme envers les autochtones

Le racisme est une injustice sociale basée sur des opinions fausses, mais profondément ancrées par rapport aux gens et à leur valeur sociale (CCSNA, 2014, p.1).  En effet, les Autochtones au Canada ont subi cette injustice dans des contextes historiques et actuels. Cette partie du rapport tentera de mettre l’accent sur les préjugés actuels et leur impact sur la communauté autochtone. Le racisme se définit comme étant «une idéologie fondée sur une croyance qu’il existe entre les groupes humains, les races : comportement inspiré par cette idéologie» (Larousse, 2015).

Erika Palamaro
Erika Palamaro

Depuis leurs premiers contacts avec les Européens, les Autochtones ont été victimes de racisme qui a eu des effets néfastes sur tous les aspects de leur vie et de leur bien-être. Le concept de race est nouveau dans les sociétés occidentales. Effectivement, en Europe, vers la fin du 16e siècle, tout ce qui définissait quelqu’un était la langue et la religion. Le concept de race en lien avec l’identité n’existait pas avant que les Européens commencent à faire de la colonisation sur d’autres continents. Durant cette période de colonisation, en observant les allochtones et les autochtones, il y a une distinction entre les deux races basées sur les différences de celles-ci.  Ces recherches ont provoqué une nouvelle idéologie que nous connaissons très bien sous la forme de racisme (CCSNA, 2014, p.1). À l’arrivée du 19e siècle, le mot «race» a été utilisé pour classifier et a maintenir des hiérarchies sociales basées sur la discrimination. Malgré cela, ces classifications ont continué à survivre jusqu’à l’âge contemporain. Ainsi, les différences raciales se retrouvent en biologie dans la composition physique, par exemple la couleur de peau, la forme des yeux et ainsi de suite. De plus, la langue et la culture que partage une race consiste de certaines caractéristiques communes qui aident à l’identification de celle-ci.

Formes de racisme

Racisme épistémique: Cette forme de racisme se classifie parmi l’étude de l’épistémologie, qui est l’étude des connaissances. Cette forme de racisme est importante parce que la domination par l’occident favorise la croyance que la culture occidentale est supérieure à lui qu’elle domine. Ainsi,  avec ces genres de recherches avancés, les Autochtones ont été ciblés comme étant des «sauvages» : moins évolué et moins intelligent que les Européens.

Racisme relationnel : Le mot relationnel se définit comme étant quelque chose qui est relatif à une relation (CCM BENCHMARK, 2015), donc ce que les êtres humains vivent chaque jour. Cette forme de racisme est dite la plus commune. Effectivement, ce type de racisme se passe lorsque quelqu’un subit les  conséquences d’un acte discriminatoire  provenant d’une personne qu’elle voit dans son quotidien. (CCSNA, 2013, p.4) Ce genre de comportement inclut les agressions physiques, les insultes et les agressions sexuelles. Par exemple, le racisme est rationnel est observé quand une personne se fait suivre par une employée dans un magasin, sous le doute du vol, sans  y avoir de raison valable.

Racisme  structurel : La définition de structurel va comme suit : qui est relatif à une structure (Linternaute, 2015). Donc, cette forme de racisme émerge lorsqu’un groupe domine, et avec ce nouveau pouvoir qu’il a, il impose des lois, des politiques, des règles qui ne font pas preuve d’équité. Celle-ci fonctionne avec des pratiques qui sont soutenues par des idéologies racistes (CSSNA, 2013, P.4). Par ailleurs, la loi sur les Indiens suit ce type de racisme parce que les lois qui ont été imposées sur eux n’ont jamais été approuvées pour les Autochtones. En effet, le gouvernement impose cette loi, avec le pouvoir en se basant sur leurs stéréotypes (dont l’alcoolisme, leur paresse et leur comportement irresponsable).

Exclusion sociale : L’exclusion sociale va restreindre et prohiber des groupes spécifiques, de façon physique et sociale, de faire partie du système éducationnel, politique et économique. Ceci fait en sorte que les groupes qui vivent une injustice raciale sont désavantagés parce qu’ils n’obtiennent pas les mêmes ressources que les autres, ce qui va leur permettre d’avancer dans la société. Par ailleurs, on retrouve l’exclusion sociale souvent avec l’habitation, les possibilités quant à l’éducation, d’emploi, de justice et les soins de santé. Par exemple, on remarque que l’exclusion sociale des autochtones est évidente parce qu’ils sont des citoyens vivant sous la garde du gouvernement fédéral (CSSNA, 2013, p.5).  Assurément, les peuples autochtones se sentent exclus, car ils ne sont pas considérés comme des citoyens canadiens à part entière.

Racisme symbolique : Ce type de racisme est moins direct, c’est une forme plutôt mineure, mais qui a les mêmes conséquences du racisme en fin de compte. La plupart du temps, ceux qui expriment cette forme de racisme, ne le pense pas parce qu’ils maintiennent les normes de la société. Ainsi, ils démontrent des attitudes similaires malgré leur but, et donc manifeste le racisme qu’ils évoquent. Par exemple, le racisme symbolique serait de supporter des lois qui évoquent du racisme, mais de le faire de manière subtile. Entres-autres, supporter des causes comme les programmes de services de santé non assurés (CSSNA, 2013, p. 6).

Racisme corporel : Cette forme de racisme s’identifie par l’angoisse que provoquent la discrimination, la violence sociale et l’aliénation (CSSNA, 2013, p.6). En effet, ceci cause des fortes réactions physiques et psychologiques pour les gens qui en sont victimes. Par ailleurs, dans la création raciale d’un «État-providence pour les Autochtones», à cause de l’emprisonnement des peuples autochtones dans les systèmes coloniaux, il y a une grande majorité de problèmes liés aux maladies, aux blessures et aux décès prématurés (CSSNA, 2013, p.6).

Daltonisme : La définition exacte du mot «daltonisme» est une anomalie de la vue caractérisée par une confusion de certaines couleurs. Malgré cette définition, quand ce mot est défini en lien au racisme, le mot daltonisme veut dire que c’est les différences raciales ne sont pas importantes (CSSNA, 2013, p.6). C’est une forme plus subtile que la ségrégation et d’autres formes de racisme. Le daltonisme qui est le concept de l’«inexistence» des races présente la race comme étant une invention sociale. Malgré le concept des races étant réfuté, ceci ne tient pas en compte du racisme qui surgit dans la société chaque jour. Par conséquent, les inégalités sont prolongées parce que ça ne reconnait pas que les gens se font traiter différemment en fonction de leur catégorie ethnique. En effet, les gens qui souffrent d’injustice raciale sont victimes de discrimination systématique, tandis que les blancs vont être favorisés, à cause de leur couleur de peau. Les statistiques nationales liées à l’éducation et à l’emploi supportent la réalité de cette différence d’attitude envers les autochtones.  Par ailleurs, d’après Mme Dupuisporte-parole du Mouvement Idle No More,  le racisme aujourd’hui en est un d’omission. Elle déplore que, dans le système d’éducation, on commence l’histoire du Québec en 1534 alors que les communautés autochtones étaient déjà présentes depuis 7 000 ans au Québec et 15 000 ans au Canada. Elle s’étonne que la participation des autochtones à l’économie canadienne et québécoise soit écartée de l’enseignement dans nos écoles (WordPress, 2015).

Où retrouve-t-on ce racisme?

Le racisme se retrouve partout, mais il y a des manifestations plutôt évidentes dans certains secteurs dont: les politiques gouvernementales, le système d’éducation,  les services médicaux et le système judiciaire.

Les politiques gouvernementales : l’exemple le plus évident du racisme envers les Autochtones a été la Loi sur les Indiens appliqués en 1876 par le gouvernement canadien. D’ailleurs, mon coéquipier Christophe Tellier a abordé le sujet de la Loi sur les indiens dans son article l’«Identité Autochtone et historique des lois».  Le racisme structurel est à l’origine des politiques qui vont renforcer ou même créer la discrimination. Cette loi prétendait protéger les droits des autochtones, cependant la Loi sur les Indiens imposait une structure fédérale pour exercer un contrôle sur leurs identités, leurs terres, leurs langues, leurs pratiques culturelles et leurs ressources. Entre autres, cette loi a brimé tous les droits des Autochtones. Nous retrouvons souvent le racisme parmi les politiques gouvernementales, la loi sur les Indiens ne comptait seulement un exemple pertinent (CCSNA, 2013, p.5).

Le système d’éducation : Le racisme structurel est davantage présent dans le système d’éducation, et ce, par les institutions.

Erika Palamaro, 2015
Erika Palamaro, 2015

Une des formes les plus reconnues de racisme au niveau institutionnel était le système des pensionnats, qui avait pour but d’assimiler les enfants autochtones. Originellement, les gouvernements canadiens se sont entendus sur une éducation riche en tradition autochtone pour l’enseignement des enfants, tandis qu’à la place de faire cela, ils ont imposé des pensionnats qui visaient à «tuer l’Indien dans l’enfant» (CCSNA, 2013, p.4) .

Les services de santé : On retrouve aussi le racisme dans les services de santé. Beaucoup d’autochtones ne vont pas se faire soigner dans des hôpitaux hors de la réserve parce qu’ils ne sont pas respectés. Plusieurs autochtones ont vécu des expériences négatives quand ils étaient malades. Des exemples de discrimination vont comme suit : moins de renvois à des spécialistes, plus de temps à attendre un spécialiste et des traitements insultants envers les Autochtones (CCSNA, 2013, p.8). Selon un article de Huffington Post Québec, Dre Janet Smylie, une médecin métisse dans le système de santé canadien affirme que les stéréotypes auprès des Autochtones vont nuire à la santé de ceux-ci. Elle dit que leur cas d’injustice est si extrême, qu’ils doivent développer des stratégies afin de se faire admettre en urgence. Alors, ils finissent souvent par abandonner sur les soins qu’ils nécessitent. (Radio-Canada, 2015

Le système judiciaire: Les politiques racistes viennent s’ajouter au système judiciaire et le racisme envers les autochtones se poursuit, même en Cour judiciaire.  C’est ainsi qu’un Autochtone dit coupable d’infractions a plus de chance de recevoir une peine d’emprisonnement que quelqu’un d’allochtone (CCSNA, 2013, p.8).  De toute évidence, les Autochtones sont ceux qui représentent le groupe le  moins représenté dans le système judiciaire. Ainsi, les préjugés auxquels les Autochtones doivent faire face peuvent notamment motiver les autorités à contester les motifs et la crédibilité de la victime.

Le racisme se manifeste sous quelle forme?

Au Canada, le racisme autochtone se manifeste de plusieurs façons :

Stéréotypes :

Erika Palamaro, 2015
Erika Palamaro, 2015

Il y a plusieurs stéréotypes négatifs associés à la culture autochtone, par exemple, l’abus d’alcool, la dépendance de drogues, le taux élevé de chômage et la violence. Une idée qui continue de se propager c’est que les Autochtones sont dépendants de l’État et qu’ils sont réellement heureux de ne pas avoir à gérer leur argent, et de tous laisser gérer leurs affaires par le gouvernement.

Erika Palamaro, 2015
Erika Palamaro, 2015

Ces stéréotypes engendrent non seulement des problèmes d’humiliation pour les autochtones, mais aussi ne respecte pas l’autonomie des autochtones quant à leur droit légitime à l’autodétermination. Les médias font beaucoup pour propager ces fausses associations, les médias ont souvent falsifié des aspects historiques. Donc, ceux qui décident dans les groupes de média peuvent choisir à contribuer, à améliorer ou même à polluer l’opinion publique.

Stigmatisation : Selon la définition du dictionnaire la stigmatisation c’est la «Mise à l’écart d’une personne pour ses différences qui sont considérées comme contraires aux normes de la société»(Linternaute, 2015) .Le résultat est justifié par les stéréotypes coloniaux, ancrés dans une mentalité de division «nous contre eux». Par exemple, dans le film de Disney «Pocahontas», la stigmatisation est présente par l’idée de supériorité de l’homme blanc. Dans le film, Pocahontas est une autochtone, qui tombe en amour avec l’ennemi, le blanc. Le film représente une division des deux races, et raconte une histoire d’amour impossible autour de celui-ci.

Violence : Le racisme se manifeste aussi par des actes de violence auprès d’une personne ou d’un groupe, relatif aux caractéristiques raciales de ceux-ci. Dans l’histoire des Autochtones, on retrouve de nombreux cas envers ce peuple par les colons. Par exemple, un cas qui a bouleversé les peuples autochtones était celui de l’expérience vécue par la communauté Mi’kmaq en Nouvelle-Écosse. Les Mi’kmaq ont occupé pendant des milliers d’années leurs terres, qui regroupait les provinces atlantiques : Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du Prince-Édouard et Terre-Neuve. Ils vivaient tous près des cours d’eau qui constituaient leur forme de voie de communication; en canot. La nature leur offrait tous ce dont ils avaient besoin : la chasse, la pêche et la terre, ils ne représentaient donc aucune menace. Les premiers colons sont alors arrivés et ont compté sur les connaissances des Mi’kmaq mais leur croissance démographique rapide a causé énormément de problèmes pour ce peuple autochtone (Nouvelle-ecosse.com, 2014). En 1749, Edward Cornwallis a été nommé gouverneur de la Nouvelle-Écosse, et fondateur de Halifax. Après l’Arrivée des blancs, les allochtones et les Autochtones viennent rapidement à s’affronter et Cornwallis envoie des soldats pour repousser les Mi’kmaq loin de la colonie. Ceci ne suffit pas à les éliminer de leur chemin, donc le fondateur publie une instruction sous le nom de la «Proclamation de la scalpation». Effectivement, Edward Cornwallis va payer quiconque qui tuera de manière inhumaine un Mi’kmaq, autant les adultes que les enfants, pour les expulser de la Nouvelle-Écosse (Nouvelle-ecosse.com, 2014). Avant ceci, la population entière de la Nouvelle-Écosse c’était des Mi’kmaq, et aujourd’hui ils représentent moins de 2% de la population de la Nouvelle-Écosse.

Structure de la société canadienne: Le racisme se manifeste dans la structure de notre société, et ceci se voit surtout dans les institutions et processus politiques, économiques et sociaux. Néanmoins, la structure de notre société est visiblement différente de ceux des autochtones. À ce sujet, ce qui forme une culture, ou une société c’est l’ensemble des personnes qui partagent les mêmes valeurs. D’abord, les valeurs des allochtones et des autochtones se distinguent de plusieurs façons.   Du côté des Autochtones, l’attachement à la terre, propriété collective de la communauté, la terre est vue comme étant une mère nourricière, tandis que les allochtones eux privilégient la propriété privée des terres afin d’exploiter les ressources naturelles. Une autre différence entre les valeurs des autochtones et les blancs c’est leur vie dépend des différentes saisons, à l’égard des blancs qui eux vivent selon l’efficacité et la technologie (Laferté, Recueil de texte, 2014). Ensuite, il y a plusieurs autres différences qui font en sorte que le racisme structurel devient plus facile. Effectivement, l’établissent de «réserves indiennes» représentent un exemple parfait de racisme structurel, et le manque d’investissement adéquat dans ces réserves aussi maintiennent des conditions désavantageuses.

Mouvement «Idle No More»

Au Québec, on retrouve le mouvement Idle No More (Encyclopédie, 2014). Ce mouvement trouve son origine de quatre femmes autochtones à Saskatoon. Par ailleurs, lors de l’adoption de la Loi omnibus C-45, qui inclut des amendements d’injustices en relation aux droits des Autochtones. D’après celle-ci, la permission de la déréglementation en cas de développement industriel et permettrait à des entreprises d’acheter ou de vendre des terrains situés dans les réserves dans tenir compte des communautés installées sur ces terres ou sans compensation à leur égard. Cette loi ne tient pas en compte les droits des Autochtones, les communautés ont revendiqué ceci et le mouvement s’est répandu grâce aux réseaux sociaux (Wikipédia, 2015). La porte-parole de ce mouvement s’appelle Mélissa Dupuis et celle-ci dit que la charte contredit les valeurs autochtones et «ne représente pas du tout la grandeur que le Québec peut avoir et ça ferme la conversation entre les peuples autochtones et québécois alors que nous sommes censés être un peuple fondateur» (Radio-Canada, 2015). C’est ainsi que le mouvement Idle No More encourage les membres des Premières Nations d’être fières de leurs symboles spirituels, religieux et culturels.

Entrevue auprès des intervenantes dans le domaine de la santé

Erika Palamaro, 2015
Erika Palamaro, 2015

À la suite d’un séjour sur la réserve autochtone de Manawan, j’ai pu constater que mes recherches par rapport aux injustices dans le domaine de santé ont été vérifiées et confirmées. C’est ainsi que nous avons rencontré deux infirmières et la directrice des services professionnels sur la réserve de Manawan. Les trois femmes que nous avons passées en entrevue sont Madame Francine Mor, directrice des services professionnels (à la gauche), madame Jacinthe Petiquay, infirmière (au centre) et finalement madame Jolianne Ottawa, infirmière (à la droite).  Elles ont dit que le racisme envers les autochtones est très présent dans leur domaine, même plus que dans tous les autres. Ceci a été constaté dans mes recherches, d’ailleurs les femmes ont parlé d’expériences qui leur sont arrivées en tant qu’infirmières autochtones. Par exemple, quand elles parlent à des docteurs blancs des hôpitaux, les docteurs ne les prennent pas au sérieux puisqu’elles sont autochtones. Un enjeu important auquel elles font face est celui du manque d’ambulance dans la communauté.

Erika Palamaro,2015

Madame Jolianne Ottawa, en décrivant la situation des ambulances, nous dit : «Nous essayons  de toutes les manières possibles d’avoir une ambulance dans notre communauté. Nous sommes une population d’environ 2000 personnes, et nous n’en avons pas. On trouve ça ridicule. » Cela est un enjeu qu’elles doivent faire face parce que sans ambulance dans la réserve, tout devient compliqué. Quand une femme accouche, elle doit être envoyée deux semaines avant la date de l’accouchement à la ville la plus proche, à St-Michel à environ 1 heure et demi. Les trois femmes nous ont expliqué qu’il y a eu beaucoup de cas d’accouchement dans les ambulances parce qu’ils ne se sont pas rendus. Arrivé dans les hôpitaux de St-Michel, il y a aussi un non-respect des traditions autochtones. Par exemple, les autochtones ramènent le placenta dans la communauté après un accouchement et ensuite le planter dans le sol pour que la plante puisse grandir en même temps que l’enfant. Ceci fait partie d’une ancienne tradition des autochtones, mais n’est pas respecté par les blancs. Bref, il y a plusieurs raisons pour lesquels les autochtones vivent des injustices raciales.