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Étude de cas: Séralini et ses rats

 L’expérience de Séralini

La question concernant les répercussions des OGM sur la santé des humains a été soulevée maintes fois, et ce, par plusieurs acteurs sociaux, mais personne n’avait vraiment réalisé une étude longitudinale permettant de les observer dans la réalité.  Le professeur Gilles-Eric Séralini a été le tout premier chercheur à rendre publique une étude de deux ans, contrairement à celles portant seulement sur 3 mois, préalablement réalisés par diverses firmes agroalimentaires (notamment par Monsanto). Cela a donc permis une plus grande fiabilité des données recueillies (car la durée de l’expérience était nettement prolongée), malgré que la véridicité des résultats qu’elle a dévoilés reste encore fortement controversée.  (Garlic, 2012)

L’étude a porté sur des rats, en raison que ces petits rongeurs affichent un système organisationnel des différentes composantes de leurs organismes très semblables à celui de l’humain. En effet, leur corps réagit  d’une manière très similaire à celui d’un humain et donc, serait porté à réagir tout aussi pareil. C’est pourquoi 200 rats albinos ont été utilisés pour la réalisation de cette étude, dont 100 mâles et 100 femelles. Monsieur Séralini et ses collaborateurs ont divisé cet échantillon en trois catégories bien différentes : une dans laquelle les rats ont été nourris avec du maïs NK603 et traité ou non avec l’herbicide Roundup, la seconde  dans laquelle les rats ont été nourris normalement, mais abreuvés avec de l’eau contaminée par trois doses différentes de Roundup, et finalement la dernière, où les rats n’étaient que simplement un groupe témoin, où ils mangeaient du maïs et buvaient de l’eau non modifiée. Dix groupes ont été formés à partir de ces trois catégories. Les résultats prélevés étaient renversants : les rats  faisant partie des deux catégories où le recours aux OGM était présent, démontraient à la fin de l’étude des anomalies non négligeables. Les rats mâles souffraient d’atteintes du foie et des reins, tandis que les femelles souffraient de tumeurs mammaires importantes. Les rats nourris par des OGM ont eu une espérance de vie plus courte que celle faisant partie de la normalité. Cette étude a été réalisée en quasi-clandestinité, car les chercheurs ont reçu les semences transgéniques de la part d’un lycée agricole canadien. En effet, ils voulaient éviter à tout prix d’avoir recours au fabricant Monsanto et à la participation des pouvoirs publics, de peur qu’ils tentent de leur mettre des bâtons dans les roues ou que cela ne soit pas aussi représentatif qu’ils s’étaient donnés comme objectif. (Sergent et Réju, 2012)

L’étude des rats du professeur Séralini a d’abord été publiée en 2012, dans la fameuse revue Food and Chemical Toxicology,  qui a ensuite décidé de la retirer, puisqu’elle remettait en cause la méthodologie utilisée lors de cette expérience. Deux reproches principaux ont été soulevés et appuyés notamment par Gérard Pascal (directeur de recherche et spécialiste de l’Inra de la sécurité alimentaire), soit d’une part, le nombre insuffisant d’animaux par lot (les dix groupes) et la souche des rats (Sprague-Dawley) qui était connue pour développer spontanément des cancers.  (Garlic, 2012)

Pour sa défense, le professeur Séralini, appuyé, par Dr Joël Spiroux affirme, en réponse à la première critique que l’échantillon de 200 rats, divisés en 20 rats par lot était exactement le même ratio lors de l’étude  de trois mois réalisés par la frime Monsanto, et défend qu’ils se sont davantage attardés sur les paramètres toxicologiques que ce dont avait effectué Monsanto. Aussi, le facteur économique a pesé dans la balance, car l’étude a couté 3.2 millions d’euros et pour travailler avec davantage de rats, il aurait fallu débourser une plus grande somme encore, ce dont ils ne pouvaient pas se permettre. En réponse au type de rats employé, les chercheurs ont expliqué que c’est la sorte de rats utilisés partout dans le monde servant spécifiquement aux recherches toxicologiques. En effet, il semble que ces rats sont reconnus pour être stables au niveau biologique et physique, ce qui permet de tirer de meilleurs résultats d’expériences en laboratoire. Selon ces derniers, l’étude à démontrer que les tumeurs des groupes traités se déclencherait dès le 4e mois et deviendrait significative au 11e et au 12e mois, ce qui correspond à l’âge de 35 à 40 ans chez les humains. Ce qui consiste une grosse différence, car la normalité de l’apparition de tumeurs chez les rats apparaitrait vers le 23e mois et le 24e mois. (Bertrand, 2012)

De plus, monsieur Séralini sème même le potentiel doute que le retrait de son étude dans la revue Food and Chemical Toxicology pourrait être en lien avec l’arrivée en 2013, d’un ex-cadre de Monsanto au sein du comité éditorial de la revue. En effet, il s’agit d’un dénommé Monsieur Goodman, biologiste de profession, et chargé dorénavant de participer activement en donnant son avis sur les articles dont le sujet est les biotechnologies. Par contre, ce dernier est un ex-travaillé de Monsanto, et plusieurs traces de sa carrière laisse entendre qu’il tente « de convaincre les gouvernements d’adopter des es méthodes d’évaluations des risques peu contraignantes pour les firmes commercialisant OGM » (Sergent et Réju, 2012, p. 19). À ce sujet, monsieur Spiroux déclare : « On n’a pas de preuve écrite que c’est Goodman qui a mené la danse, mais on n’est pas niais, on sait comment les messages passent, dans un bon restaurant » (Sergent et Réju, 2012, p. 19), phrase qui laisse place à bien des sous-entendus.

Heureusement pour Séralini et ses chercheurs, cette étude a revu le jour dans la revue Environmental Sciences Europe (groupe Springer), cependant celle-ci a presque aussitôt relancé les différents acteurs du monde agroalimentaire à se confronter une seconde fois à propos de ces résultats qui ne font pas l’unanimité.  (Garlic, 2012)

Est-ce que ces résultats sans l’être à 100% ont un fondement de vérité? Jusqu’à où nous pouvons nous questionner sur la  qui peut être présent dans le domaine des biotechnologies? N’est-ce pas inquiétant?

Ce qui semble être primordial, c’est que nous devons nous questionner sur les répercussions sur notre santé, du petit pourcentage, aussi faible soit-il, de nocivité des OGM. Aussi, il semble important de pousser dans le sens qu’une meilleure recherche soit réalisée, et qui répond à tous les critères qui lui permettront d’être jugée valide. Une certaine méfiance quant au discours mensonger que peuvent tenir les grandes firmes comme Monsanto, peut tenter de cacher la vérité pour ne pas salir son image.

Au cœur de la controverse

LES PARTISANS DÉFENDENT

Voyons maintenant quelques avantages avec lesquels les partisans des OGM justifient leur position. D’abord ce tout nouveau « génie génétique » semble révolutionner l’agriculture, car il permet l’acquisition de meilleurs rendements et même le dépassement des objectifs préalablement fixés. Ces améliorations représentatives semblent notamment être dues à l’élaboration du développement de végétaux résistants aux maladies, parasites, insectes de tout genre, et même à des conditions climatiques rigoureuses (Monardes, 2004). Cette possibilité de contrôle sur des facteurs habituellement incontrôlables se présente comme une solution plus qu’avantageuse pour l’agriculteur qui, en optant pour cette solution, augmente ses chances d’être plus productif. Revenons au concept mentionner plus haut du nom de transgénèse. Selon les producteurs, la majorité des plantes OGM commercialisées contiennent plus de valeur nutritive et de vitamines, ce qui permet aux consommateurs de bénéficier d’une meilleure qualité de produit (Manga, 2004). Il y a aussi des bienfaits écologiques, permettant de trouver des solutions à la pollution de l’eau et des sols, due notamment au développement de plantes ayant une capacité à dépolluer les sols, ou encore avec la présence d’OGM permettant de limiter les apports d’engrais ou les rejets de phosphore dans l’environnement (Monardes, 2004).

 

Les pays en voie de développement sont pro-OGM

Un autre aspect clé évoqué par les partisans des OGM est en lien avec la situation des pays en voie de développement (PVD). En effet, bien qu’un pays en développement n’ait pas de définition précise selon l’organisation du commerce (OMC), en raison du fait qu’il ne semble pas y avoir de « seuil précis à franchir pour entrer ou de sortir de cette catégorie », les PVD sont toutefois reconnaissables par leurs traits communs (Dico commerce international, 2002). En effet, « ce statut intermédiaire [entre les pays non développés et ceux qui sont dits développés] est caractérisé par l’engagement d’un processus, sur les plans économique et social, pour relever le niveau de vie de ses habitants, en tentant de mettre fin, notamment, au faible développement de son industrie, à l’insuffisance de sa production agricole, au déséquilibre entre la rapidité de sa croissance démographique et l’augmentation de son revenu national » (Dico commerce international, 2002). Comme il est mentionné, ces pays ne détiennent pas un mode de vie aisé comme peuvent en bénéficier les pays dits développés, et donc les OGM semblent être perçus comme un remède à certains problèmes. À titre d’exemple, par l’entremise de la meilleure qualité de la valeur nutritive contenue dans un OGM, il serait possible de réduire significativement les cas de famine ou et des troubles alimentaires causés par les déficits nutritionnels (Monardes, 2004).

 

Le « riz doré », une solution aux problèmes de carences alimentaires?

Prenons un exemple pour mieux illustrer la situation. Un certain Ingo Potrykus a développé un riz enrichi de bêta de carotène (précurseur en vitamine A) (Persico, 2002). La consommation insuffisante de celle-ci, souvent observable dans les PVD, est à l’origine de nombreux problèmes de santé en termes de carence alimentaire (Persico, 2002). Une personne qui souffre de carence alimentaire est due à la sous-alimentation de cette dernière en nutriments riches et en vitamines, essentielles à sa bonne alimentation. Aussi, ces pays ne possèdent que très peu de terres cultivables dont les sols sont riches. Ainsi, les OGM leur permettraient d’améliorer la qualité de leur production tout en réduisant la mise en culture de nouvelles terres (origine de la déforestation, érosion, épuisement des ressources). Ainsi, tous les points énumérés ci-haut expriment clairement pourquoi les pays en voie de développement voient une partie de leur avenir alimentaire et économique dans les OGM.

LES OPPOSANTS CRITIQUENT

Bien qu’il y ait une vague pro-OGM qui se montre assez déterminée, les opposants ne se laissent pas faire. En effet, un aspect quant à la vie fondamentale d’un organisme est évoqué. Selon Monsieur Arnaud Apoteker, qui se démarque par ses compétences (il est un scientifique, un militant, un spécialiste des OGM et un ancien travailleur pour Greenpeace) les OGM sont «de nouveaux organismes vivants, inconnus de la nature, sans passé évolutif ni prédateur naturel, et dont le comportement dans les écosystèmes est imprévisible » (Monardes, 2004). Ainsi, l’équilibre même des écosystèmes naturels préétabli et conçu naturellement risquerait d’être chamboulé par l’arrivée de ces organismes modifiés génétiquement.  Il faut aussi mentionner qu’il y a un risque de contamination entre espèces, lorsqu’un organisme génétiquement modifié est réinséré dans la nature. La contamination peut être due, par exemple, au vent, qui transporte notamment le pollen. C’est le phénomène qui porte le nom de « pollinisation croisée » (Monardes, 2004). À titre d’exemple, un tournesol modifié, dont la propriété est d’être résistante aux parasites, transmet son gène Bt à un tournesol sauvage. Le gène Bt (du nom scientifique bacillus thuringiensis) est en agriculture, l’insecticide le plus populaire à ce jour dans le monde. Ainsi, selon les écologistes, les scientifiques et les opposants, la barrière première à la généralisation disséminée des OGM dans l’environnement pur et naturel est cette « pollution génétique ». Selon eux, les écosystèmes tels que nous les connaissons aujourd’hui ne sont pas menacés par cette pratique, mais l’avenir de l’évolution de ces espèces naturelles dans le futur l’est. Une perspective économique et sociale est ici soulevée quant à l’exploitation de ceux-ci, et comme dans tout milieu où l’on tente constamment d’augmenter le rendement et la compétitivité, des inégalités émergent. Cette logique mercantile, à laquelle l’agriculture ne s’est pas pliée pendant des siècles, semblerait pour certains amener l’agriculture à perdre toute signification et respect envers la terre et ses ressources. Plusieurs sont contre et ne se taisent point à dénoncer la monopolisation de grandes firmes génétiques dans le monde, telle que celle dont il sera question dans la prochaine partie de ce travail, c’est-à-dire de la grande multinationale, Monsanto.

Qu’est-ce qu’un OGM

 

Un OGM c’est …

Un organisme génétiquement modifié est un microorganisme qui peut être soit un végétal ou un animal sans toutefois être un humain, et qui résulte de ce qu’on appelle la transgénèse. Mais qu’est-ce que la transgénèse. Il est ainsi possible de rendre un organisme issu de la nature, totalement différent de son état d’origine et pouvant dorénavant être plus résistant aux caractéristiques de l’environnement qui l’entoure.   C’est le processus « d’introduire dans le patrimoine génétique d’un organisme vivant (ensemble des caractéristiques génétiques dont hérite un individu) (Mader, 2014, p. 489), un gène provenant d’une autre origine et de cette manière, conférer à cette espèce donnée, un caractère entièrement nouveau » (Noisette, 2012, p. 8). Pour illustrer un peu mieux ce à quoi ressemble la transgénèse, prenons l’exemple d’une plante. Elle sera considérée transgénique si l’on multiplie son génome (ensemble de gène portés par une espèce) (Mader, 2014, p. 486) afin qu’elle devienne génétiquement modifiée. (Monardes, 2014)

 

 Technique de modification génétique

Pour commencer, il suffit d’introduire dans une cellule de plante un transgène qui est composé de séquences génétiques issues de plusieurs organismes. Pour résumer brièvement, tout en empruntant les termes scientifiques opportuns, ce transgène est composé de trois éléments essentiels. Premièrement d’un promoteur, qui est une courte séquence d’ADN qui stimule la fabrication de protéines par ce gène (Radio-Canada, 2012).  Il est pertinent de mentionner qu’il existe aussi différents degrés d’intensité d’efficacité entre les différents promoteurs. Ainsi, il existe une grande variété de promoteurs ayant des caractéristiques différentes, mais dans la majorité des cas où on doit y avoir recours, celui utilisé est issu d’un virus du chou-fleur (CAMVs35). Deuxièmement, d’un gène d’intérêt qui est défini, comme étant le « gène responsable de la nouvelle caractéristique que l’on voudrait donner à un organisme vivant » (Radio-Canada, 2012). Autrement dit, c’est le gène lui-même, que l’on tente de transférer à l’autre organisme lors de la transgénèse. La résistance à la chaleur, la tolérance aux pesticides ou encore la capacité à vivre en milieu aqueux sont des exemples de caractéristiques artificielles dont on voudrait munir l’élément modifié. Finalement, il faut ce qu’on appelle un gène terminateur, c’est-à-dire « une séquence du génome qui marque la fin de la transcription d’un gène » (Radio-Canada, 2012). Avec ces trois éléments clés, réunis en laboratoire, où l’ensemble des facteurs formant l’environnement de ce dernier est pleinement contrôlé, qu’il est possible pour les scientifiques de créer ce qu’on appelle communément les OGM.

 

Éditorial

D’ici 2050, la population mondiale aura atteinte 9 milliards d’habitants. Or, les terres agricoles ne sont pas infiniment extensibles. Comment répondre aux besoins alimentaires d’une population aussi grandissante ? Les OGM (organismes génétiquement modifiés) sont considérés comme étant un moyen pour mettre fin à la crise alimentaire présente à ce jour dans le monde. Malgré l’ambivalence des opinions à leur sujet, leur présence ne cesse d’augmenter à l’échelle mondiale. L’agriculture d’OGM est liée à une structure capitaliste qui n’est pas équitable, saine ou durable pour l’environnement. Dès lors, il faut comprendre les OGM pour préparer notre avenir et celle des générations futures. Par conséquent, c’est ce que nous avons tenté de faire dans le cadre de ce projet.

Notre méthodologie a consisté d’abord à nous poser plusieurs questions. Par la suite, nous avons tenté de répondre à celles-ci par l’entremise d’une recherche intégratrice sur les OGM. Par exemple, nous nous sommes intéressés à comprendre, dans un premier temps, qu’est-ce qu’un OGM ? Dans un deuxième temps, on s’est questionnés si ceux-ci peuvent mettre fin ou non à la crise alimentaire ? De plus, nous nous sommes aussi attardés à savoir à qui profitent les OGM et à qui ils nuisent, notamment en étudiant le géant dans la commercialisation des OGM, Monsanto. Finalement, nous avons tenté de démystifier quelles étaient les alternatives possibles à leur consommation et quelles actions concrètes pouvons-nous poser en tant qu’acteur social, pour améliorer notre sort ainsi que celui de la planète? Autrement dit, quelles solutions proposons-nous aux problèmes qu’engendrent les organismes génétiquement modifiés? À partir des résultats des recherches documentaires de chaque membre de l’équipe, nous avons conçu une revue de notre littérature sous la forme d’un rapport préliminaire. À l’intérieur de ce dernier, nous avons pris soin de faire des liens entre les différentes disciplines que nous avons eu à étudier au cours de notre parcours au collégial. En effet, il comporte plusieurs concepts intégrateurs qui permettent de mettre en relief nos différents acquis sous forme d’une synthèse, complète et structurée. Il est opportun de souligner que c’est en étudiant l’enjeu des OGM, sous différents angles (politique, économique sociologique etc.) que nous avons pu nous en faire le meilleur portrait.  Nous avons par la suite perfectionné ce dernier afin de le présenter dans notre blogue. Celui-ci est maintenant disponible à tous les étudiants et enseignants rattachés au cour synthèse DIA, afin que ceux-ci puissent aussi avoir accès aux points forts de notre recherche et puissent être davantage sensibilisé à la place dominante et non négligeable que les OGM prennent dans le monde alimentaire.

Au cœur même de la problématique, il est sans dire que la dissémination des OGM dans notre monde est un sujet qui préoccupe de plus en plus d’acteurs sociaux; passant par les petits agriculteurs, les consommateurs, les environnementalistes jusqu’aux plus imposantes multinationales, et soulève des controverses. En effet, il est préférable de ne pas rester indifférent à  cette problématique, car elle touche l’ensemble de la population. Ainsi, que nous soyons en accord ou non,  il s’avère que les organismes génétiquement modifiée font parti de notre quotidien, car ils se retrouvent dans nos assiettes. De plus, ils sont présents dans une multitude de pays.

Afin d’illustrer l’ampleur que ceux-ci prennent ces dernières années, il convient de prendre conscience de la superficie accordée à la culture des OGM. Cette dernière est passée de 1.7 millions d’hectares en 1995 à 175.2 millions d’hectares en 2013 (Gouvernement québécois, 2013).

Les principales cultures d’OGM dans le monde sont le coton, le  maïs, le soya et le canola. Ces aliments sont à la base de l’alimentation mondiale. Ce faisant, la variation de leur production et de leur prix influent sur un vaste nombre d’êtres humains. Selon la FAO, le prix des céréales a augmenté de 47 % en 2007, incluant le prix des semences OGM plus que répondues auprès des agriculteurs. Cette hausse des prix touche particulièrement les petits agriculteurs, notamment ceux des pays en voie de développement, qui ne peuvent se permettre de tels taux. En ce sens, le prix des semences ainsi que la commercialisation des organismes génétiquement modifiés sont deux facteurs parmi tant d’autres qui contribuent à la perpétuation de la crise alimentaire mondiale.

Cependant, il faut se souvenir que ces biotechnologies sont modifiées en laboratoire. Étant donné que le recours aux OGM semble s’être popularisé que depuis le début des années 90, il  convient de se demander pourquoi nous nous sommes créés ce besoin  quant à cette consommation « moderne » alors qu’avant nous nous satisfaisions à  nous alimenter que par ce que la terre nous fournissait naturellement.

D’abord, il y a des atouts économiques rattachés à l’utilisation d’OGM. Par le biais de ceux-ci, il serait possible de nourrir un plus grand nombre de personnes tout en bénéficiant d’un coût de production moins élevé. Autrement dit, les OGM permettent aux entreprises de percevoir un meilleur rendement. Le principe est simple, si nous parvenons à rendre un organisme résistant aux facteurs incontrôlables de la nature, les récoltes ne seront plus menacées. Garantir la stabilité de récoltes viables engendre une hausse de la production, car les pertes sont minimisées.

Cependant, cette logique productiviste  a été souvent critiquée car on lui reprochait d’être dommageable pour l’environnement et pour l’ensemble des écosystèmes. Ainsi, on en vient à se demander « à quel point nous sommes prêts à favoriser l’économie, avec sa plus grande productivité et ses meilleurs profits, au dépend même de l’environnement? ». Ce conflit éthique ne date pas d’hier puisque environnement et productivité sont deux concepts contradictoires, en raison de leurs objectifs distincts.

Par l’entremise de ce blogue, notre objectif premier est de faire l’état des diverses connaissances que nous possédons en ce qui à trait aux OGM. Nous visons aussi à explorer les enjeux qui les entourent. Ainsi, les lecteurs pourront être davantage conscientisés sur la problématique entourant les OGM et pourront se forger leur propre opinion.

Suite à nos recherches, nous sommes d’avis qu’il faut bannir les OGM de notre alimentation si nous espérons, d’une part, assurer la protection de notre environnement, et, d’autre part, mettre fin aux abus de pouvoir des entreprises privées. Notre planète a atteint un seuil critique, et un compromis n’est plus possible. Il ne faut plus favoriser les valeurs de production et de consommation qui sont si bien encrées dans notre société, car notre planète souffre trop. Par ailleurs, les agriculteurs subissent des répercussions néfastes en raison des organismes génétiquement modifiés, et ces inégalités ne devraient pas être tolérées. La synthèse de nos connaissances, de nos réflexions et de nos recommandations se trouvent dans les diverses sections de ce blogue. Ce dernier est divisé en trois grandes parties soit, la présentation du phénomène des OGM, une étude de cas sur l’entreprise Monsanto ainsi qu’une dernière section sur les alternatives qui s’offrent à nous.

Portait

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Holà! Je m’appelle Alexandra Guèvremont.

Je suis quelqu’un qui aime beaucoup la rigueur et s’appliquer dans un travail. Je souhaite, après avoir achever mes études sciences humaines, rentrer à l’université en août prochain en psychologie.

J’aimerais un jour, après mes 7 ans d’université (juste le dire ça me décourage) pouvoir …
-relaxer dans un hamac sur le bord de l’eau
-faire des roadtrip avec ma west falia
-écouter du pink floyd sur ma table tournante
– et aller au tim-hortons à cheval

A la proxima, amigos

Source photo grenouille: http://www.ipnoze.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/grenouille-rodeo-scarabee-01.jpg

Surviver