Archives de catégorie : GauthierMéribel

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Conclusion

Suite à l’analyse de la condition des femmes dans le monde, il est possible de conclure que leur situation est loin d’être idéale et qu’elles sont quotidiennement victimes de discrimination. La violence perpétrée envers les femmes peut prendre plusieurs formes. Allant de la violence conjugale à la mutation génitale, les femmes sont constamment dévalorisées et maltraitées. L’homme semble croire qu’il est supérieur à la femme en les traitant ainsi comme des objets privés de droits. Toutefois, ces femmes, peu importe leur origine, ont des droits qui doivent être respectés. La comparaison de la violence faite aux femmes dans plusieurs pays permet de constater que les sources de cette violence diffèrent d’un continent à l’autre. Outre l’influence des religions, des mentalités et des événements antérieurs, nous pouvons conclure que les croyances sont, dans la majorité des cas, à la base de tout abus physique, psychologique et sexuel. De plus, on remarque que le manque de scolarisation des femmes ne fait qu’empirer leur situation. Étant prisonnières du cercle vicieux de la violence, les femmes arrivent rarement à se sortir de cette misère. En effet, les femmes sont, dans plusieurs cas, extrêmement dépendantes financièrement de leur mari ou de leur famille, rendant difficile leur séparation. Sans ressources, celles-ci ne peuvent se garantir une meilleure vie. Cependant, malgré la condition féminine déplorable dans nos pays analysés, il ne faut pas généraliser. Certains pays, tels que le Canada et la France, offre à la femme, dans la plupart des cas, une possibilité d’être valorisée et de se sentir égale. Par contre, tel que discuté lors de l’entrevue présentée ci-dessus, la situation des femmes autochtones vivant au Québec devrait être considérée et rectifiée. Les hommes vivant dans les réserves ressentent une frustration sociale due à leur exclusion de la société. Cette frustration mène souvent à l’alcoolisme et à la violence à l’égard des femmes, puisqu’elles sont pour eux une cible facile de défoulement. Il est donc faux de penser que les pays développés offrent aux femmes des conditions de vie supérieures à celles évaluées dans les pays sous-développés. C’est pourquoi, il serait intéressant, dans une étude ultérieure, d’approfondir nos recherches à l’ensemble de la planète afin de bien comprendre l’ampleur de la problématique de la condition féminine.

etoile rouge : Pays étudiés

carte
Carte du monde des pays étudiés http://www.carte-du-monde.net/map-16-carte-du-monde-noms-originaux-des-pays.html

Entrevue

Nous avons interviewé Emmanuelle Walter, journaliste française s’intéressant à la condition des femmes et des jeunes filles autochtones au Québec et au Canada. Dans cette entrevue, elle fait part de son opinion au sujet de la condition féminine mondiale, mais également sur celle des femmes autochtones. Elle confirme également le fait que la situation des femmes au Québec n’est pas aussi idéale que nous le croyons. Enfin, elle nous éclaire sur la problématique des inégalités des femmes dans le Monde.

Solutions et recommandations

En premier lieu, il est primordial, dans tous les pays, que les femmes obtiennent une éducation adéquate et afin de pouvoir être informée au sujet de leurs droits et de leur condition. Le fait d’obtenir un diplôme d’études leur permettrait d’élargir leurs possibilités quant à leur cheminement. Ainsi, elles obtiendraient une indépendance financière qui leur permettrait d’échapper à leur situation déplorable. Il serait également essentiel que les femmes obtiennent des rôles importants en politique afin de représenter leurs intérêts. En effet, celles-ci pourraient témoigner en leur faveur et créer des mouvements en leur faveur. Étant influentes, les femmes au pouvoir pourraient aider la situation féminine de leur pays et ainsi régler multiples inégalités.

En second lieu, les valeurs de chaque pays ne devraient pas influencer les autorités. En effet, celles-ci doivent être neutres et impartiales. Leur rôle est d’être le plus objectif possible afin de faire respecter les lois mises en place. Pour ce faire, des lois devraient être imposées afin d’obliger les autorités à faire régner l’égalité entre les sexes sans y inclure de valeurs traditionnelles.

 Recommandations étude de cas

Après avoir approfondi sur le sujet de la condition des femmes au Pakistan, il est clair qu’il y a un réel problème de discrimination du sexe féminin dans ce pays. Cela étant dit, cette situation pourrait se régler si le gouvernement pakistanais remplissait «ses obligations de protéger efficacement les femmes contre les violences exercées à leur encontre». (Amnesty international, 1999) Toutefois, le problème ne vient pas seulement du gouvernement pakistanais qui a de la difficulté à «mettre un terme à l’impunité dont bénéficient actuellement les auteurs de tels agissements»(Amnesty international, 1999) , mais également de plusieurs autres facteurs. De nombreuses solutions pourraient être apportées pour freiner cette discrimination. Il faudrait, tout d’abord, s’assurer que les mesures législatives soient égalitaires et prônent la non-violence envers les femmes. En effet, les Pakistanaises devraient, entre autres, jouir d’une protection juridique égale à celle des hommes. De plus, les ministères provinciaux et les policiers devraient ouvrir un dossier pour tous les meurtres signalés, entre autres, pour des questions d’honneur, et s’assurer qu’ils fassent l’objet d’une enquête et de poursuites judiciaires  débouchant sur la condamnation des criminels. L’acquittement est une action très commune au Pakistan et il faut en mettre un terme. Les instigateurs de ces crimes doivent comprendre qu’ils ne sont pas dans leurs droits et que la loi ne le permettra plus. Cependant, la mise en place de mesures législatives n’est pas suffisante. Il faudrait également instaurer des mesures préventives et protectrices. De ce fait, il serait préférable d’informer, en premier lieu, les femmes de leurs droits. En prenant connaissance de leurs droits, celles-ci pourront réclamer ce qu’elles méritent : être traitées comme des citoyens.  De plus, le personnel qui est chargé de travailler auprès de ces femmes, par exemple les représentants de la loi, devrait « être formé dans le domaine de l’égalité des sexes afin de traiter avec impartialité les plaintes pour des violences commises»(Amnesty international, 1999) à leur égard. Finalement, pour s’assurer que les victimes de violence reçoivent une protection adéquate, le gouvernement pakistanais devrait instaurer des centres d’aide dans tout le pays qui serait évidemment composé de suffisamment de ressources et de programmes d’aide juridique et professionnel. De plus, sachant que ces femmes sont habituellement accompagnées de leur enfant lors de leur arrivée au centre, il faudrait disposer d’installation pour les jeunes.(Amnesty international, 1999)

 

Comme mentionné plus haut, les maisons d’hébergements pour femmes violentées sont communément appelées les Dar-Ul-Aman. Les conditions de vie des femmes séjournant dans ces logements sont loin d’être agréables et s’apparentent souvent à leur milieu d’origine, c’est pourquoi quelques dispositifs doivent être mis en place.  Cela étant dit, voici une présentation de quelques recommandations qui pourraient améliorer les DUA. Ces centres devraient être munis davantage de lits et devraient fournir à ses jeunes femmes une meilleure alimentation tant au niveau de la qualité que de la quantité. De plus, celles-ci ont souvent l’impression d’être prisonnières et d’être traitées comme des criminelles. Pour remédier à la situation, elles devraient pouvoir jouir d’une plus grande liberté de mouvement et d’une meilleure communication avec l’extérieur. Par ailleurs, dans les DUA, les femmes peuvent manquer de soutien, elles sont beaucoup et peu de services y sont offerts. Il faudrait alors augmenter la quantité de soutiens médicaux, juridiques et psychologiques en s’assurant que toutes les femmes bénéficient d’un suivi régulier. Pour finir, le personnel s’occupant du soutien, peu importe le domaine, devrait avoir obtenu une formation spécifique qui traite des violences domestiques et des problématiques auxquelles les Pakistanaises sont confrontées. (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007)

 

Le Pakistan- étude de cas

Afin de mieux saisir l’ampleur de la situation déplorable des femmes nous allons tenter d’analyser plus en profondeur un pays en particulier. Après avoir exploré la condition féminine de plusieurs pays à travers le Monde, nous allons diriger nos recherches vers le Pakistan où les femmes vivent dans des conditions plus ou moins contrastées. Dans cette étude de cas, il sera question des principaux enjeux liés à la domination masculine, pour ensuite cibler les multiples formes de violence que subissent beaucoup de femmes au Pakistan.

 

L’ampleur du phénomène de la violence envers les femmes au Pakistan

La violence domestique est un phénomène plutôt courant au Pakistan. En effet, en 2011 on a reporté qu’environ 70 à 90% des pakistanaises était victimes de violence psychologique et physique (Pakistan: Domestic violence, including effectiveness of the Protection of Women, 2006). Les conditions de vie des Pakistanaises sont loin d’être idéales et ne s’améliore guerre avec les années. Chaque jour, celles-ci doivent se conformer aux traditions si ancrées dans la mentalité de la population. Dans ce pays, il est normal et courant de réprimander sa fille ou sa femme par la violence. Plusieurs raisons constituent un motif pour utiliser la force contre les femmes: par exemple, si celles-ci tentent de sortir sans le consentement de leur mari ou de leur famille, si elles n’entretiennent pas une belle relation avec la belle-famille ou même si elles osent brûler le repas. En les empêche de sortir seules, ces femmes sont en quelque sorte emprisonnées dans leur environnement c’est pourquoi, dans la majorité des cas, celles-ci ne connaissent pas leurs droits. N’ayant aucune aide extérieure et étant non informées des services d’aide existants, elles se retrouvent prises dans cette situation et il est difficile pour elles de s’en sortir. Elles subissent donc leur sort en silence puisqu’elles ne possèdent pas les connaissances nécessaires pour quitter leur situation. Toutefois, quelques une auront  la force  de dénoncer ces injustices et de tenir tête à leur mari mais, dans la plupart du temps, cela ne donnera rien. Elles seront obligées de retourner auprès de leur mari, faute de ressources financières et de support, qui usera encore da violence. Les femmes pakistanaises sont donc, dès leur naissance, prises dans un cercle vicieux, qu’on appelle le cycle de la violence.  En d’autres mots, elles seront sans cesse victimes d’abus, mais, puisqu’elles sont sans ressource et seules dans cette société misogyne, elles resteront emprisonnées dans leur situation.

La violence envers les femmes au Pakistan

Tout d’abord, « le Pakistan est un pays où règnent six religions différentes. » (L’homme et la femme selon le Coran) Comptant 75% de la population (Philips, 2012), l’Islam est sans aucun doute la religion la plus pratiquée au pays. C’est pour cette raison même que cette analyse portera essentiellement sur l’influence de cette idéologie sur la population et son régime politique. En effet, l’Islam amène une société davantage patriarcale dans laquelle « [les] normes et [les] traditions sont établies par des hommes » (Centre d’apprentissage interculturel). Il est donc évident qu’en choisissant ces normes, les hommes ont fourni moins de pouvoir aux femmes, créant ainsi un écart de supériorité entre les sexes. Cependant, les hommes se basent également sur le Coran pour établir ces normes. Ce document sacré décrète que :

«Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu à élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises; […] vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre la désobéissance; vous les relèguerez dans des lits à part, vous les battrez; mais aussitôt qu’elles vous obéissent, ne leur cherchez point querelle ». Coran 4.34

 

De plus, pour appuyer le fait que l’homme est plus important que la femme il est écrit dans le Coran que « le témoignage de la femme équivaut à la moitié de celui de l’homme » (l’homme et la femme selon le coran). La figure masculine est doublement présente dans la vie, montrant ainsi leur supériorité en rabaissant les femmes les entourant.

La religion islamique est si importante pour ses fidèles qu’elle en vient à empiéter sur les droits des femmes. En effet, le système juridique pakistanais appuie grandement ses fondements sur le Coran. Suite à un acte criminel, les victimes pakistanaises peuvent avoir recours à la justice. Cependant, les autorités ne sont pas objectif et vont fréquemment être influencés par la croyance, discriminant ainsi les droits des femmes. La tradition pakistanaise est également ancrée dans l’esprit des représentants de l’État, qui ne sont pas impartiaux face aux femmes. L’État est corrompu par la mentalité du pays, et c’est pourquoi les pakistanaises se voient recevoir des peines et des châtiments inégaux par rapport à ceux des hommes. Afin de démontrer cet écart, énumérons deux sortes de peines qui sont infligées tant aux hommes qu’aux femmes. Premièrement, la peine de hadd consiste en une lapidation publique ou à cent coups de fouet infligés à l’accusé. Deuxièmement, « le châtiment de taazir pour le viol est une peine comprise entre quatre et vingt-cinq ans d’emprisonnement assortis de trente coups de fouet et d’une amende » (Amnesty international, 1997). Bien que ces deux types de sanction s’appliquent aux deux sexes, les autorités sont plus indulgentes envers les hommes et ce sont les femmes qui écopent généralement ce type punitions brutal. Les hommes, quant à eux, échappent souvent à ces sentences inhumaines et se départissent de leur accusation en ne payant seulement qu’une amende. (Amnesty International, 1997)

Par ailleurs, le sexe féminin n’est pas seulement discriminé au niveau juridique, mais également dans la vie en société. Dès leur naissance, les femmes pakistanaises sont considérées comme étant inférieures à l’homme. Toute femme donnant vie à une jeune fille est coupable et vue comme responsable d’avoir mis au monde cet être inférieur. Effectivement, « la naissance d’une fille provoque souvent un sentiment de déception, voire de colère» (Amnesty International, 1997). Suite à cette amertume, les femmes sont moins bien traitées tout au long de leur vie, entre autres, par une malnutrition et un manque de scolarisation. Au Pakistan, la femme est dédiée à l’entretien de la maison, ne laissant aucune place pour l’éducation. En réalité, « selon les statistiques gouvernementales, 24% des femmes sont instruites contre 49% des hommes » (Amnesty International, 2010). De surcroît, on estime que seulement 61,5% des Pakistanaises sont alphabétisées (Unicef, 2013). Ce pourcentage prouve que le rôle de la femme se limite davantage au dévouement de celles-ci envers leur famille.  En effet, les Pakistanais ont le pouvoir de décision sur tout ce qui concerne la participation des femmes pour tous les aspects de leur vie (Amnesty International, 2010). Par exemple, dans le domaine de l’éducation au Pakistan, « c’est la famille qui décide ce qui est bon pour une femme. » (Amnesty international, 2010) C’est le cas de Shaista, une jeune femme du Pakistan qui désirait accéder à des études supérieures. Toutefois, sa famille avait une toute autre idée de ce que sa vie serait. Après l’avoir fiancée à son propre cousin, ce dernier l’interdit de continuer ses études et Shaista dut rester au foyer pour accomplir ses devoirs de femmes. (Amnesty International, 2010) Ce cas est l’un parmi tant d’autres. Au Pakistan, environ 40% des femmes âgées entre quinze et vingt-quatre ans n’ont pas la capacité de lire ni d’écrire. (Unicef, 2013) Cette statistique frappante montre que près de la moitié des femmes vivant au Pakistan n’ont pas eu l’opportunité d’augmenter leurs apprentissages dus à l’interdiction de leur mari ou de leur famille. Il est important de prendre en compte le fait que le tiers de la population féminine, soit 30,7%, est marié avant l’âge de 18 ans, donc encore considéré comme des enfants lors de l’union arrangée. (Unicef, 2013) Dès l’âge de la puberté, et dans certains cas, même si elles ne l’ont pas encore atteint, les femmes sont vues comme étant prêtes à être confiées en mariage à un autre homme.

Cela étant dit, celles-ci ne peuvent donc en aucun cas choisir leur compagnon de vie. Elles doivent se conformer aux désirs de leur famille en oubliant les leurs. En d’autres cas, les femmes qui décident de s’unir à l’homme de leur choix sont perçues comme désobéissantes et responsables d’avoir sali l’honneur de la famille. Ces unions hors de l’approbation familiale sont définies comme étant des « relations illicites » (Amnesty international, 1999) passibles d’une peine de mort ou de violence à titre de sanction. Le père qui offre sa fille en mariage s’attend à recevoir, en échange de sa progéniture, une compensation. Si la décision de l’union s’effectue à l’extérieur des normes familiales, le géniteur ne recevra rien portant ainsi atteinte à son honneur. La famille considère alors ce mariage comme n’étant pas valable, et accuse leur fille de zina (relations sexuelles illicites). Étant donné leur statut de zina, la famille peut alors décider de se faire justice afin de préserver leur honneur, en les tuant ou en les reniant.

Les crimes d’honneur pour cause de zina sont l’un parmi tant d’autres formes de violence commis envers les pakistanaises. Plusieurs femmes, soit 943, en 2011 (Dutoya, 2014), ont été victimes d’assassinat pour avoir mis en danger l’honneur de leur famille. Dans la tradition pakistanaise, les femmes sont perçues comme des objets ne jouissant d’aucune dignité et de droits égaux à ceux de l’homme. Ces derniers croient posséder un droit de propriété sur les femmes qui ne peuvent y échapper causant ainsi de sévères punitions. La tradition pakistanaise est si ancrée dans la société que l’État est convaincu « que toute ingérence dans la structure patriarcale va semer la confusion dans la société et qu’elle a pour devoir d’empêcher un tel bouleversement »(Amnesty International, 1999). C’est pourquoi cette société est tant discriminatoire face aux droits des femmes puisqu’elle se base seulement sur les normes sociales du pays régies par le Coran. Survolons maintenant les différentes causes de crimes d’honneur au Pakistan.

En premier lieu, certains crimes sont mis en œuvre lorsqu’une femme décide de mettre fin au mariage pour cause de violence conjugale. Dans ces cas-ci, « le fait de solliciter le divorce est vu dans les milieux traditionnels comme un défi public qui exige une action punitive pour rétablir l’honneur masculin» (Amnesty International, 1999). L’exemple de Samia, qui a été abattue dans les cabinets de son avocate alors qu’elle déposait une demande de divorce, « montre que les auteurs étaient convaincus de la justesse de leurs actes» (Amnesty International, 1999). La famille de Samia, voulant défendre l’honneur masculin qui serait brimé par ce divorce, a commis ce geste sans prendre le soin de se dissimuler étant certain de n’avoir aucun compte à rendre à l’État. Les meurtriés n’avaient pas tort puisqu’aucune procédure judiciaire n’a été émise. De plus, le père de Samia ainsi que plusieurs organisations religieuses ont réclamé que les deux avocates, Hina Jilani et Asma Jahangir, soient arrêtées pour cause de détournement « des femmes pakistanaises du droit chemin et [pour avoir] contribuées à la mauvaise image du pays à l’étranger» (Amnesty International, 1999) conformément aux normes islamiques. Une récompense a également été avancée à toute personne qui mettrait fin aux jours des deux avocates.

En second lieu, plusieurs meurtres pour des questions d’honneur ont été commis pour cause d’adultère. Lorsqu’un crime est perpétré au Pakistan, « les gardiens de l’honneur » (Amnesty International, 1999) ne s’entêtent pas à comprendre les évènements et si, oui ou non, la femme était consentent à l’acte sexuel. « Par conséquent, une femme fait honte à sa famille si elle est violée » (Amnesty International, 1999). En effet, lorsqu’une Pakistanaise a une relation sexuelle forcée, celle-ci « perd » automatiquement sa pureté déshonorant ainsi sa famille. Il est très fréquent qu’une femme reste dans le silence et ne dénonce pas son viol afin d’empêcher les innombrables sanctions possibles.

Enfin, certains homicides peuvent être considérés comme étant des crimes d’honneur, puisque les instigateurs de ces meurtres ont maquillé leurs actes. En surcroit, plusieurs hommes ont recours aux meurtres afin de régler certaines situations qu’ils considèrent déplaisantes. Ils tentent de se faire justice eux-mêmes, et pour ne pas être condamnés, ils maquillent ainsi leurs meurtres en crimes d’honneur. Par exemple, un individu peut décider de tuer un autre homme puisque celui-ci lui doit une somme considérable, et pour s’assurer de s’en sortir indemne, il tue sa femme dans le but de justifier son meurtre. Le meurtrier peut fréquemment commettre cet acte dans le but de disculper son homicide en déclarant que sa femme aurait eu une relation illicite brimant son honneur.

Lorsqu’une famille se sent déshonorée, elle peut avoir recours au meurtre pour regagner leur réputation, mais peut également renier la fautive en la laissant sans ressources. Dans certains cas, « les femmes qui sont reniées par leur famille à la suite de leur mariage sont coupées de leur environnement social et elles risquent d’être exploitées. » (Amnesty International, 1999).

PakistaniWomenblog
femmes dans les DUA http://asiafoundation.org/in-asia/2012/03/07/pakistans-first-oscar-exposes-womens-realities-honors-their-strength/

Étant seules et privées de ressources, les femmes deviennent vulnérables face à leur environnement extérieur. N’ayant aucune possibilité d’échapper à leur sort, les Pakistanaises tentent, dans la plupart des cas, de trouver refuge dans des centres d’hébergement alloués aux femmes vivant des situations similaires. Dans certains cas, les femmes provenant de zones rurales doivent assumer des coûts de transport imposés par les policiers afin d’accéder à ces refuges. Ces derniers ne se gênent pas de menacer ces femmes si elles refusent de payer la somme demandée. N’ayant pas les moyens de supporter ces coûts, les femmes sont gardées au poste de police, où elles sont fréquemment victimes d’abus physiques et sexuels. (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007) Ces centres, accueillant en majorité des femmes âgées d’environ 16 à 30 ans, fournissent gratuitement des services juridiques et médicaux ainsi qu’une protection physique et morale. La majorité des femmes vivant dans ces centres sont mariées et non divorcées, soit 73 à 84%, ce qui permet de conclure que la cause principale de leur fuite est la violence subie dans leur situation conjugale. Toutefois, tristes et austères, ces maisons d’hébergement s’apparentent aux prisons dues au fait que « l’endroit est entouré de hauts murs et de grilles cadenassées. » (Sivignon et Sinic, 2013) De plus, les 20 000 femmes et enfants accueillis chaque année ne peuvent sortir sans autorisation et sont souvent confrontés « à des abus très sévères. » (Sivignon et Sinic, 2013)  Effectivement, les 34 « maisons de la paix », communément appelées Dar Ul Aman, accueillent plusieurs femmes dans le besoin, dont plus de 90% ont souffert de violences domestiques (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007). Ce pourcentage renferme des femmes ayant subi des violences verbales et physiques, soit respectivement 90% et 86%. Puisque les DUA, maison de la paix, regorgent de femmes et d’enfants, ceux-ci sont complètement laissés à eux-mêmes et « sont responsables de leur sécurité et de leur bien-être, mais trop souvent à l’origine de négligence et mauvais traitements » (Sivignon et Sinic, 2013). En effet, plusieurs cas de violence à l’encontre des résidentes sont recensés. Celles-ci sont « battues, forcées d’accepter une visite, de retourner dans leur famille, de donner de l’argent » (Sivignon et Sinic, 2013) par un personnel qui ne détient aucune formation spécifique afin de travailler auprès de femmes battues.

La plupart des femmes qui sont victimes de maltraitance se retrouvent dans ces refuges ce qui fait en sorte que ceux-ci sont surpeuplés, limitant ainsi le nombre de lits disponibles et la qualité des repas. Ce surpeuplement peut expliquer les conditions sanitaires des DUA qui sont loin d’être acceptables. Effectivement, les Pakistanaises vivant dans ces maisons d’hébergement déclarent fréquemment avoir des problèmes médicaux tels que de la fièvre et des problèmes gynécologiques. Tentant de fuir une situation de vie insupportable, ces femmes se retrouvent dans un milieu guère mieux que leur condition précédente.  Après avoir été victimes de plusieurs formes de violence, ces femmes développent des problèmes d’anxiété qui les poussent vers la dépression et même vers une tentative de suicide. De ce fait, « 61%  des femmes vivant dans les DUA de Faisalabad ont déjà tenté de se suicider 26% à Lahore et 19% à Gujranwala. » (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007) Cette statistique prouve à quel point il est difficile pour ces Pakistanaises de se sortir de leur souffrance revenant sans cesse et s’apparentant au cercle vicieux de la violence.

Cependant, ces endroits sont également une source d’espoir pour les Pakistanaises souffrant de maltraitance et qui désire se défaire de l’emprise de leurs maris et de leur famille. Malgré tous les aspects négatifs que peuvent apporter les DUA dans la vie des résidentes, ces dernières reçoivent tout de même un minimum d’aide qui n’est pas négligeable.   De ce fait, grâce aux « entretiens individuels et sessions collectives, les résidentes réalisent ce que représentent leurs droits, mais aussi ce que signifie l’estime de soi» (Sivignon et Sinic, 2013). De plus, « les thérapies de groupes organisées par les psychologues contribuent à diminuer le stress vécu par les résidentes, mais aussi à apaiser les tensions existantes dans le groupe » (ENQUETE MEDECINS DU MONDE AUPRES DES FEMMES VIVANT DANS LES DAR UL AMAN, 2007). L’exemple rare de Maryam vient soutenir ces affirmations. Cette femme a trouvé refuge dans un foyer pour femme à Karachi qui l’a épaulé au niveau juridique. Ce support lui a permis d’obtenir la garde de deux de ses enfants par le tribunal. Par la suite, elle a décidé de laisser une seconde chance à son mari qui a déclaré vouloir la traiter avec respect dans un document officiel. (Amnesty International, 2010) La situation de Maryam est l’un des rares cas survenant au Pakistan montrant ainsi la triste réalité des conditions des femmes dans ce pays.

femme acide
femme brûlée à l’acide http://theworldoutline.com/2013/06/the-disturbing-rise-of-acid-violence-in-south-asia/

Après avoir survolé plusieurs formes de violence présentes au Pakistan, il serait capital d’exposer l’une des plus fatales : l’attaque à l’acide. Dans plusieurs cas, les hommes se sentant contraints par la désobéissance de leur femme optent pour ce type de violence extrême. Se sentant trahis, ils ressentent le besoin de les faire souffrir pour se gratifier de leur supériorité. En 2010, on a recensé 135 cas au Pakistan (Amnesty International, 2010). Ce nombre ne tient pas compte des cas non rapportés aux autorités ou n’ayant pas donné suite à des procédures judiciaires. Plusieurs victimes n’osent pas dénoncer leur mari et restent dans le silence par peur de succomber à des conséquences plus graves. Dévorées par la honte d’avoir été martyrisées, celles-ci préférèrent mentir et se cacher pour masquer les faits (Amnesty International, 1997). De toute évidence, les Pakistanaises subissant ce sort souffrent à en vouloir la mort. Toutefois, la plupart d’entre elles ne succombent pas à leurs brulures supportant ainsi d’importantes séquelles autant physiques que psychologiques. Les victimes d’attentat à l’acide ou incendiaires n’osent plus se regarder dans une glace revivant constamment cette scène qui mit fin à leur estime personnelle. Sans confiance en soi et n’y voyant aucune issue, les victimes souffrent en silence, n’ayant aucune aide extérieure. Accrochées à leur mari par dépendance financière, les Pakistanaises restent auprès d’eux sachant que les actes de violence ne cesseront point. Compte tenu de ce qui précède, ces femmes plongent dans le cycle de la violence. Elles sont constamment confrontées à diverses formes de violence, mais elles finissent fréquemment par excuser leur mari faute de ressources financières. Sans argent, ces femmes ne peuvent réussir à se départir de leur mari afin d’obtenir une vie meilleure. Cependant, certaines femmes réussissent à acquérir une liberté financière. Par contre, il est très rare pour celles-ci de se trouver un emploi dans la société, car leur apparence physique, après l’attentat, s’additionne à leur statut social de femme. De ce fait, une femme pakistanaise est parvenue à trouver un emploi dans un salon d’esthétique pour les femmes défigurées, suite à l’attaque de son mari. Après avoir économisé assez d’argent pour survivre seule, elle a mis fin à son mariage et partie pour un monde meilleur. (Junge et Obdaid-Chinoy, 2012)

Reportage sur les femmes brûlées à l’acide

www.dailymotion.com/video/x8jgmh_femmes-defigurees-par-attaque-a-l-a_news

Éditorial

À travers cette recherche, nous explorerons les causes et conséquences de la condition des femmes dans le Monde, qui est loin d’être idéale. Effectivement, en 2014, selon la Confédération des Syndicats nationaux, les femmes représentent moins de la moitié de la population québécoise. Elles représentent également plus de la moitié de la main d’œuvre au travail du Québec (Confédération des syndicats nationaux, 2014). Cette statistique démontre efficacement l’importance et la valeur qu’a la femme dans la province de Québec, au cours des dernières décennies. Toutefois, à travers le monde, la femme n’occupe pas une place aussi marquée dans la société. En effet, les femmes représentent plus ou moins 50% de la population mondiale et ne possède que 1% des richesses (Lepage (1999) DVD). En d’autres mots, les richesses ne sont aucunement réparties proprement entre les hommes et les femmes, créant ainsi une inégalité des sexes qui pourrait expliquer leurs conditions souvent déplorables. De ce fait, leurs conditions divergent grandement d’un pays à l’autre. Qu’il s’agisse des traditions, des valeurs, des croyances, ou bien des évènements historiques, les diverses mentalités mondiales déterminent précisément, en lien avec ces critères, la place qu’occupera la femme dans leur société. Malheureusement, la condition générale féminine à l’échelle mondiale n’est pas tout à fait irréprochable. Bien que leur situation ait évoluée grandement depuis les dernières décennies, les femmes se retrouvent, encore aujourd’hui, confrontées à diverses formes de violence. Différente d’un pays à l’autre, cette violence se doit d’être dénoncée. La prise de conscience et l’intérêt grandissant de la société envers cette cause a menée à une analyse globale de la situation des femmes dans six pays répartis sur le globe et à une étude de cas détaillée qui sera présentée ci-dessous. Notre équipe supporte le fait que la situation des femmes devrait être rectifiée dans plusieurs pays du Monde. On semble croire que les femmes sont victimes de nombreuses inégalités et de discrimination pouvant mener à la violence. Possédant qu’une infime partie des richesses mondiales, les femmes sont coincées avec des problèmes économiques les empêchant d’atteindre de meilleures conditions. Nous croyons donc qu’il est primordial que les pays se mobilisent afin de faire respecter les règles préalablement établies.

Mon portrait

 

bonjour! je 246643_3772420984506_125713002_nm’appel Méribel et je suis étudiante en science humain profil administration au cégep Gérald Godin . J’aime beaucoup rire et m’amuser, mes passes temps préférés sont la dance et écouter des films et ce qui me passionne par dessous tout ce sont les chats! Je les adore. Pour finir, mon plus grand rêve serait d’être remplie de bonheur et de joie toute ma vie et d’être entourée de gens que j’aime!