Archives de catégorie : GagnonNoémie

bibliographie

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AWASHISH, Karine, « Le décrochage scolaire», L’avenir est indien, Radio-Canada Première, diffusion le 15 janvier 2012. http://ici.radio-canada.ca/emissions/l_avenir_est_indien/2011-2012/document.asp?idDoc=193954 (consulté le 16 février 2015)

«Budget 2013-2014», Commission scolaire de la Capital [En ligne] http://www.cscapitale.qc.ca/organisation/documents/Budgetinitialofficiel2013-2014.pdf (consulté le 4 février 2015)

Conseil en éducation des premières nations, Histoire de réussite : programme des partenariats en éducation, [En ligne] http://www.cepn-fnec.com/PDF/CEPN/PPE-Bruno-FR_web.pdf (consulté le 16 février 2015)

DERET, Anne,  Note de cours politique, démocratie et citoyenneté automne 2012

École secondaire Otapi, Plan de réussite, [En ligne] http://www.otapi.ca/media/Plan_reussite_2012_2013.pdf (consulté le 16 février 2015) 

GAUTHIER, Roberto et Miriame BLACKBURN favoriser l’accès aux étude supérieur pour les étudiants des premières nation, [En ligne] http://www.aqpc.qc.ca/UserFiles/File/Vol27%20No4/GauthierBlackburn-Vol_27-4.pdf ( consulté le 2 février 2015)

Gouvernement du canada des affaires autochtones et du développement du Nord Canada, «chronologie de l’éducation des premières nations», [En ligne] http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1358799301258/1358799341720 (consulté le 12 mars 2015)

HALDANE, Scott,  George LAFOND et Caroline KRAUSE, « faire mieux pour les élèves des premières nations : une priorité nationale », Rapport du Panel national sur l’éducation primaire et secondaire des Premières Nations pour les élèves dans les réserves, [En ligne] http://www.aadnc-aandc.gc.ca/DAM/DAM-INTER-HQ-EDU/STAGING/texte-text/nat_panel_final_report_1373997803969_fra.pdf (consulté le 2 février)

HIGGINS, Olivier et Mélanie CARRIER, Québekoisie, Canada, MÖ Film, 2013, 1h21, couleur, DVD.

LAFERTÉ, Natalie  Note de cours sociologie automne 2013

LEPAGE, Pierre, Mythes et réalités sur les peuples autochtones, 2 e édition, 2011

PAPALIA, Diane E.,  Sally W. OLDS et Ruth D.FELDMAN, adaptation par Annick BÈVE, Psychologie du développement humain, 7e édition, [s.l] édition Chenelière McGraw-Hill, 2010, p.192

RICHARD, John,  Aboriginal Educationin Quebec: A Benchmarking Exercise, [En ligne] http://www.cdhowe.org/pdf/Commentary_328.pdf (consulté le 9 février 2015)

SIOUI, Marie-Michèle «Manifestation contre le projet de loi C-33 à Kahnawake», La Presse,[En ligne] http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201405/14/01-4766557-manifestation-contre-le-projet-de-loi-c-33-a-kahnawake.php, (consulté le 12 mars 2015)

VOLANT, Guillaume, entrevue à l’école secondaire Otapi à Manawan avril 2015

L’éducation chez les autochtones : un défi quotidien


La scolarité est un bien important de nos jours en société. De plus, depuis les années 1988 l’école est obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans (ALLARD, 2013)  au Québec. Cependant, il arrive que dans certains milieux par exemple, ceux touchés par la pauvreté, l’éducation ne soit pas une priorité pour plusieurs raisons. Les milieux touchés par la pauvreté sont multiples et il y en a partout dans le monde même au Québec. Lorsque l’on pense au milieu défavorisé au Québec on pense aux quartiers défavorisés de Montréal toutefois, il n’y a pas qu’à Montréal que l’on trouve de la pauvreté dans les réserves autochtones aussi. Par exemple, sur la réserve autochtone de Manawan au Québec, la communauté atikamekw est prise avec les problèmes liée à la condition de pauvreté. C’est-à-dire taux de chômage élevé, problème de toxicomanie et d’alcoolisme, fort taux de décrochage scolaire, etc. L’analyse est simple, pour sortir de la pauvreté il faut de l’argent et pour avoir de l’argent il faut un travail seulement, pour avoir un travail il faut de l’éducation, mais quand l’éducation est un problème tout devient plus compliqués à résoudre. Lorsqu’il est question d’éducation, plusieurs domaines entrent en ligne de compte que l’on soit dans un milieu de vie favorisé ou d’un milieu de vie défavorisé. La question de l’éducation devient encore plus complexe lorsqu’il s’agit de l’éducation chez les autochtones. Il y a la question de l’autonomie gouvernementale, le sous-financement scolaire, la perte d’identité liée à une éducation évangélisatrice, la mise en place d’initiative pour la persévérance scolaire et les revendications liées à l’éducation.

 

réserve autochtone de Manawan avril 2015
réserve autochtone de Manawan avril 2015

 

 

Mise en place d’initiative pour la persévérance scolaire

Cependant, il y a un vent de renouveau dans les communautés autochtones afin de combattre ce cercle vicieux qui est encré depuis trop longtemps chez les peuples des premières nations. Avec tous les problèmes politiques, sociaux, économiques et psychologiques mentionnés précédemment, il est difficile d’accéder à l’éducation lorsque l’on vit sur une réserve.   En effet, l’un des graves problèmes sur les réserves c’est le décrochage scolaire. Le décrochage provient de causes multiples : le manque d’encouragement de la part des parents, la conscience de ne pas avoir de travail dans le futur sur la réserve, le préjuger de « plus l’autochtone performe plus il devient blanc » (VOLANT, 2015), etc. Afin de contrer le décrochage scolaire, plusieurs initiatives ont été mises en place.

Guillaume Volant directeur de l'école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
Guillaume Volant directeur de l’école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)

Par exemple, dans la communauté de Manawan afin d’aider les jeunes de l’école secondaire Otapi on a inclus les parents dans leur programme de persévérance scolaire (ÉCOLE SECONDAIRE OTAPI, 2013). En effet, lorsqu’un jeune se sent appuyé par ces parents, l’envie de les rendre fières et de combler leurs parents active le taux de motivation. C’est pourquoi plusieurs partenariats ont été mis en place avec les villes avoisinantes telles que Joliette et Trois-Rivières (CONSEIL EN ÉDUCATION DES PREMIÈRES NATIONS, 2014). De plus, l’école encourage beaucoup les gens à s’impliquer dans l’école en faisant partie de comités. Il a aussi une grande promotion de la langue et de la culture Atikamekw. De plus, l’école utilise beaucoup de rythme des saisons (6 saisons dans la culture Atikamekw) pour organiser le calendrier scolaire et les activités. Autre fait mentionné par madame Mélanie Petiquay, c’est que les jeunes qui s’impliquent dans les comités ont plusieurs idées et n’attendent que d’être écoutés. C’est donc dans un climat d’ouverture d’esprit à l’égard des jeunes que les adultes de l’école secondaire Otapi écoutent les idées proposer et les adultes suivent les jeunes dans leur projet.

(pour plusieurs exemples d’initiatives mit en place avec les première nation http://www.cepn-fnec.com/PDF/CEPN/PPE-Bruno-FR_web.pdf )

hall d'entrée de l'école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
hall d’entrée de l’école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
décoration dans la bibliothèque de l'école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
décoration dans la bibliothèque de l’école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)

Les possibilités offertes aux jeunes sont multiples pour les encourager à rester à l’école le plus longtemps possible. Par exemple, il y a le sport, la musique, l’art visuel (peinture, dessin), l’art médiatique (photo, film, etc.) Rivières (CONSEIL EN ÉDUCATION DES PREMIÈRES NATIONS, 2014) tout ce qui a un rapport traditionnel comme la fabrication de raquette (ÉCOLE SECONDAIRE OTAPI, 2013). Cependant, les critères de sélections sont très stricts et seulement quelques « chanceux » peuvent accéder aux échanges entre les écoles hors réserve. En effet, tous ces critères limitent les places disponibles et cela peut en décourager plus qu’un. La bonne nouvelle est que ces partenariats sont des projets pilotes c’est-à-dire qu’il y a de l’espoir pour que le nombre de places disponibles augmente afin d’aider le plus de jeunes possible. Autre fait intéressant, c’est un partenariat avec la ville de Trois-Rivières qui propose un programme pour leur Cégep. Avec de tels programmes en place la réussite scolaire pour les gens qui en bénéficie est pratiquement assurée.

classe d'art plastique à l'école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
classe d’art plastique à l’école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
classe de secondaire 3  anglais à l'école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)
classe de secondaire 3 anglais à l’école secondaire Otapi à Manawan ( avril 2015)

Autre preuve de la persévérance scolaire, mais cette fois de la part de la communauté, c’est l’installation d’un réseau de fibres optiques permettant à la communauté de rester en contact avec le monde hors de leur réserve (AWASHISH, 2012). Par ce système il est plus facile d’obtenir des professeurs, car un autre problème des écoles sur les réserves c’est non seulement de conserver les enseignants, mais aussi d’en obtenir. C’est donc par ce réseau de communication que l’école obtient des professeurs : l’enseignant donne un cours par vidéoconférence rendant ainsi les cours plus accessibles. Par exemple, il est difficile pour l’école Otapi d’avoir des enseignants de chimie pour le cours offert en secondaire cinq (AWASHISH, 2012). Rappelons-nous que ce cours n’est pas obligatoire selon le ministère de l’Éducation, donc faute de ne pas avoir de professeurs la classe était annulée ce qui empêchait les étudiants qui avait besoin de ce cours pour aller au Cégep de pouvoir entrer dans le domaine désirer faute de manque de préalable. Mais avec cette nouvelle technologie, les professeurs n’ont plus besoin de ce déplacé ce qui facilite le recrutement d’enseignant.

Revendication liés à l’éducation

Malgré tous les aspects négatifs qui entourent les autochtones, ces nations sont d’une persévérance et d’une détermination remarquable. Comme le dit l’anthropologue Serge Bouchard dans le documentaire Québékoisie « c’est un peuple qui fait preuve de résilience»(HIGGINS & CARRIER, 2013). En effet, les peuples autochtones ont subi plusieurs agressions envers leurs cultures il est donc difficile de croire que leurs cultures existent encore. Si nous prenons l’exemple de la communauté atikamekw de Manawan, plusieurs efforts sont déployés pour changer les choses et aider les jeunes à se construire le meilleur avenir possible. En effet, la communauté tente de mettre en place plusieurs projets pour aider les jeunes et les adultes qui vivent une perte d’identité à renouveler avec les traditions atikamekw.

La communauté atikamekw fait partie des communautés autochtones qui désirent avoir leur autonomie afin de gérer leur communauté. Autre solution qui pourrait aider les communautés c’est de leur offrir du support d’intervenants afin d’atténuer les souffrances sociales de la communauté. La persévérance scolaire est une autre solution pour aider à contrer le décrochage scolaire. Même si cette solution est déjà en partie en place le projet n’est pas parfait par exemple, les places sont limitées. Bien que les choses soit en bonne voie, il reste tout de même des améliorations à faire pour aider au maximum les jeunes.

Autre solution apportée, mais qui n’est pas encore parfaite, c’est l’implication des parents dans la scolarité des jeunes afin de conscientiser toute la communauté à cette étape importante dans la vie des nouvelles générations atikamekw de Manawan. Autre solution possible et qui est demandée depuis longtemps par les autochtones, c’est la création d’une commission scolaire afin qu’ils puissent gérer leur éducation. Certes, la création permettrait non seulement de réduire les complications administratives, mais aussi de conserver les traditions autochtones. Cela leur permettrait de planifier les calendriers scolaires en respectant les fêtes autochtones et leur mode de vie encore relié à la terre (chasse et pêche). De plus, la commission scolaire autochtone pourrait centrer les besoins des étudiants dans les réserves.

 

Site ressource:

http://nouvelles.gc.ca/web/article-fr.do?nid=837329

http://www.afn.ca/uploads/files/13-11-25_open_letter_to_minister_valcourt_final.pdf

http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1358799301258/1358799341720

http://www.aadnc-aandc.gc.ca/fra/1358798070439/1358798420982

 

Autonomie gouvernementale

Comme nous l’avons appris lors de nos cours de politique et d’histoire, le Canada possède une structure gouvernementale à deux paliers. Il y a un gouvernement fédéral et un gouvernement pour chaque province et territoire. Dans cette administration, ce qu’il y a comme définition de tâche pour le gouvernement fédéral et ce qu’il y a comme définition de tâche pour le gouvernement provincial est clairement séparé. Par exemple, l’argent, les banques, la poste sont du ressort du gouvernement fédéral et l’éducation, l’agriculture sont du ressort du gouvernement provincial (DERET, 2012). Lorsqu’il s’agit d’une question autochtone, c’est le gouvernement fédéral qui en est le répondant. Pourtant, lorsqu’il est question de l’éducation ce sont les provinces qui sont chargées de ce mandat. L’administration est donc lourde en ce qui concerne l’éducation autochtone. Pour l’argent, c’est le gouvernement fédéral qui la donne, mais pour le programme d’éducation c’est la province qui est responsable de la mise en place des programmes éducatifs pour leur population. Donc pour un problème en apparence simple pour une école allochtone cela devient des complications inutiles pour une école autochtone. L’école doit s’adresser au Conseil de bande pour toute réclamation, et lui doit s’adresser au gouvernement fédéral et/ou provincial selon le problème. C’est entre autres des complications de gestion inutile du genre que les Autochtones réclament le droit de gérer leur éducation (HALDANE, LAFONDE & KRAUSE, 2008) . En effet, le côté politique du problème c’est que les membres des Premières Nations aimeraient l’autonomie : pour pouvoir gérer ce qui se passe dans leur réserve. Et l’un des principaux lieux où il faudrait investir est l’éducation. Cependant, depuis que le projet de loi C-33, déposer le 10 avril 2014 par le gouvernement Harper (SIOUI, 2014), rend cette revendication encore plus importante, car, « cette loi stipule que les écoles autochtones devront ce conformé aux systèmes d’éducation provinciale »(SIOUI,2014). Ce projet de loi est basé sur le fait que les peuples autochtones voulaient l’autonomie en ce qui a trait au contrôle de leur éducation, il s’avère toutefois que le projet de loi ne fait pas l’unanimité puisque celui-ci est en suspens depuis le 5 mai 2014 (GOUVERNEMENT DU CANADA DES AFFAIRES AUTOCHTONES ET DU DÉVELOPPEMENT DU NORD CANADA, 2014).

Le sous financement du système scolaire

Lorsqu’il est question d’éducation, il est surtout question du financement. D’où provient le financement des écoles? Pour ce qui est du Canada, ce sont les provinces qui sont responsables de l’éducation de leur population. Cependant, lorsqu’il est question des réserves c’est le gouvernement fédéral qui s’en occupe( DERET, 2012). Au Canada, il y a un total de 515 écoles autochtones et le budget fédéral pour les écoles est de 689,4 millions par année ( GAUTHIER & BLACBURN,2014) . Bien que ce montant d’argent puisse paraitre tout de même assez colossal, si nous faisons le calcul, ce budget donne aux écoles environ un million trois cent mille dollars par année pour toutes les dépenses scolaire donc les livres, les fournitures, les dépenses liées à l’entretien de l’école, etc. À titre de comparaison, la commission scolaire de la capitale (Québec) reçoit un budget de 316,2 millions pour une centaine d’écoles ce qui fait environ trois millions deux cent mille dollars par école (COMMISSION SCOLAIRE DE LA CAPITAL, 2013). C’est une différence de presque deux millions entre autochtone et allochtone. Il y a donc visiblement un sous-financement des écoles autochtones. Cependant, le gouvernement fédéral « se dit sensible à cette réalité » (GAUTHIER ET BLACKBURN, 2014)  et tente de corriger le tout. Malgré ce bon vouloir de la part du gouvernement, les changements peuvent prendre plusieurs années à voir le jour. Il est certain qu’une des préoccupations majeures de la communauté est l’éducation des enfants, car l’éducation est de nos jours devenue essentielle. Cependant, avec un manque considérable de financement, il est difficile d’offrir les services adéquats aux enfants et il est encore plus difficile de s’occuper des enfants ayant des difficultés scolaires.

La perte d’identité

Si l’on remonte un peu en arrière dans l’histoire autochtone c’est-à-dire en 1892, c’est le début des pensionnats pour les Amérindiens. Ce phénomène s’est produit partout au Canada le but de ces écoles était « l’évangélisation et assimilation progressive des peuples autochtones »(LEPAGE, 2014).

église catholique de Manawan (avril 2015)
église catholique de Manawan (avril 2015)

Le but était donc de détruire les cultures des premières nations afin qu’Amérindiens deviennent des citoyens canadiens. Malgré le fait que leur culture n’a pas été détruite, il n’en reste pas moins que les enfants qui ont fait leur scolarité dans les pensionnats en sont ressorti avec de tristes souvenirs. Ces souvenirs sont marqués « de négligence d’abus et de sévices physiques et sexuels » (LEPAGE, 2014). Plusieurs autochtones en ont été victimes et il est difficile psychologiquement parlant de vivre avec un tel passé. Cette souffrante a pour conséquence de créer une perte d’identité chez les autochtones qui ont vécu les pensionnats. Cette perte d’identité est due à l’éducation évangélisatrice qui condamnait la culture autochtone. En effet, lorsque les enfants étaient dans les pensionnats ils devaient oublier tout ce qui était autochtone pour ne pas être châtier. Toutefois, lorsque ceux-ci revenaient dans leur réserve ils vivaient un « choc culturel », car lorsqu’il était sur leur réserve il était bien d’être autochtone alors qu’ailleurs ce ne l’était pas. Cette perte d’identité a causé bien des problèmes sociaux aux communautés autochtones. Certains pour oublier ce qu’ils avaient vécu dans les pensionnats sont tombés dans l’alcool et la drogue, d’autres se sont suicidés (suicide anomique ou suicide égoïste).

Pour les descendants de cette génération marquée par l’enfer des pensionnats le climat familial n’était pas le meilleur pour l’éducation des enfants. Pour les enfants élevés par un parent ou des parents qui ne possèdent pas de pôle social, il est difficile de se développer dans un milieu sans repère et principalement sans identité. En effet, les enfants qui ont vécu les pensionnats et qui se retrouvent parent n’ont aucune idée comment élever un enfant dû aux trop grandes différences d’éducation qu’ils avaient dans leur école et dans leur famille. C’est bouleversement dans leur enfance crée plus tard des parents de type négligent et distant et d’autre deviennent des parents autoritaires (PAPALIA, OLDS & FELDMAN, 2010). Ces séquelles émotionnelles font donc place à des problèmes sociaux. De plus, lorsqu’une personne a des problèmes sociaux tels que l’alcoolisme ou la toxicomanie le chômage est général une cause ou une conséquence de ces problèmes (LAFERTÉ, 2013). Les enfants, afin d’aider leurs parents, pensent donc plus à faire de l’argent qu’à recevoir une éducation. De plus, pour trouver un emploi payant et en plus sans avoir complété son éducation c’est souvent dans des domaines illégaux. C’est donc un cercle vicieux qui commence. Lorsque ces enfants deviennent adultes, ils restent pris avec leur habitus de classe (LAFERTÉ, 2013)  c’est-à-dire que l’éducation n’est pas une priorité ou ils suivent l’exemple qu’ils ont vu de leurs parents et développent des problèmes de consommation et ainsi de suite pour les générations futures.

En effet, toutes ces années que les autochtones ont vécu une souffrance sociale due à la perte de leur identité les ont conduits à adopter de tels comportements qui se sont transmis de génération en génération. Malgré les efforts pour corriger tout cela, en tentant de garder les enfants à l’école pour leur assurer un avenir meilleur, le taux de décrochage scolaire reste fort. En effet, le décrochage scolaire atteint 43 % pour les autochtones contre environ 15 % pour les allochtones (RICHARD,2011). Cet écart massif, entre les deux cultures, contribue à faire creuser l’écart entre les allochtones et les autochtones dans tous les domaines. Cet écart et ce manque de scolarité n’aident pas les membres des premières nations à sortir de leur condition.