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Condition des femmes: Somalie et Chine

La Somalie 

Située à côté de l’Éthiopie, la Somalie est un pays contenant 10 428 043 habitants. La capitale de ce pays, Mogadiscio contient 2 800 000 personnes. En ce qui concerne le type de religion, l’Islam est très présente et puissante chez les somaliens qui parlent, dans la majorité, arabe. N’étant pas un pays riche, 73,6% des habitants de la population urbaine vivent dans des bidonvilles. De plus, l’espérance de vie d’un somalien s’élève à 51,8 ans et le taux de mortalité infantile atteint les 100,14 ‰ (Statistiques mondiales, 2014).

femme somalie
Mère somalienne http://www.theguardian.com/world/2011/aug/11/somali-refugees-kenya-camp-empty

Dans ce pays, la situation de la femme est pénible. Classés comme étant le 5e pays le plus dangereux, les Somaliennes ont des conditions de vie difficiles. Subordonnées aux hommes, leur mariage est souvent arrangé par la famille. L’âge légal minimum pour se marier est de 18 ans pour les femmes, mais 8.3 % des mariages s’effectuent à 15 ans(Statistiques mondiales, 2014). Après celui-ci, les femmes ont pour rôle de prendre soin de la famille et de la maison. La responsabilité d’éduquer les enfants leur appartient. Par contre, il est très difficile pour les Somaliennes de scolariser. En effet, même si une loi les oblige à passer huit ans à l’étude, 74,2% de celle-ci ne savent pas lire ou écrire(Statistiques mondiales, 2014). Leur niveau de scolarisation équivaut au tiers de celui des hommes (Rapport sur les droits de la personne : La femme en Somalie, 1994).

En matière législative, «les femmes ont le droit de vote depuis 1958 dans le sud du pays et depuis 1961 dans le nord. Toutefois, elles ne peuvent pas prendre part aux assemblés des anciens du clan ou du sous-clan, où sont prises les décisions. » (Statistiques mondiales, 2014). L’homme, qui a beaucoup d’emprise sur la femme l’influence énormément dans sa décision. Cette domination de l’homme entraîne différentes formes de violence que la femme doit constamment subir.

En premier lieu, la mutation génitale féminine fait un ravage en Somalie. Même si elle a été interdite par la loi en 1947, 97.9% des Somaliennes la subissent entre 5 et 10 ans (Statistiques mondiales, 2014). La Mutation génitale féminine «consiste à exciser le clitoris, les petites lèvres et une grande partie des grandes lèvres de la vulve et à recoudre partiellement l’entrée du vagin» (Rapport sur les droits de la personne : La femme en Somalie, 1994). En réduisant le plaisir lors des relations sexuelles, cette chirurgie vise à assurer que les jeunes filles conservent leur virginité jusqu’au mariage. La plupart du temps, elle est pratiquée par une femme âgée du village. Cette intervention n’est pas exécutée dans des conditions hygiéniques ce qui peut entraîner des problèmes d’infection ou d’hémorragie. De plus, la mutilation est extrêmement douloureuse et peut provoquer des traumatismes qui sont générés par la douleur, le stress et la peur. L’évanouissement est fréquent et l’état de choc peut quelquefois être mortel chez la jeune fille (Rapport sur les droits de la personne : La femme en Somalie, 1994).

Toutefois, leur cauchemar ne prend pas fin de si tôt. L’intervention est aussi responsable des nombreux décès lors de l’accouchement ; «les tissus cicatrisés et durcis de la vulve bloquent souvent le passage de l’enfant, dans lequel cas, les parois du vagin risquent d’êtres déchirées et l’utérus perforé» (L’enfer d’être une femme en Somalie, 2011). Toutes les souffrances subites par la femme, à cause de cette mutilation, sont causées par la tradition somalienne. Les hommes justifient leur pratique en mettant la faute sur la tradition. En effet, plusieurs croyances dans la société incitent la mutilation génitale. La première suppose que le clitoris pourrait être empoisonné et que son contact avec le nouveau-né pourrait entraîner la mort du bébé. La deuxième suppose que la MCG augmente la fertilité chez la femme (Statistiques mondiales, 2014). Alors, les croyances sont apparues afin de rendre la pratique plus légitime. Cette forme de violence physique est directement liée au fait que les femmes n’ont aucune liberté et qu’elles doivent se soumettre aux hommes et respecter leurs lois.

En deuxième lieu, les Somaliennes vivent constamment dans la peur d’être violées (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). Le viol, qui est trop présent dans ce pays, touche un nombre innombrable de femmes. Les Somaliennes les plus touchées sont celles qui «ont été poussées à fuir leur domicile par le conflit armé et la sécheresse» (Amnesty, 2013) et celles qui résident désormais dans des camps. La plupart d’entres-elles ont été relocalisées dans des camps parce que leur lieu de résidence n’était plus accessible ou bien détruit. Alors, avec cette relocalisation, tout leur déplacement dans la société leur apporte un stress supplémentaire, car, elles ont peur d’être agressées et battues.

Par ailleurs, UNICEF affirme que le tiers des victimes de violences sexuelles sont des jeunes filles de moins de 18 ans (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). Dans ces camps de personnes déplacées, 1700 cas de viols ont été rapportés en 2012 (Amnesty, 2013). En plus, ce nombre n’inclut pas tous les viols et agressions commises qui n’ont pas été dénoncés et qui ferait grimper le chiffre à la hausse. Les femmes ne dénoncent pas leur agresseur parce qu’elles sont hantées par la honte et elles savent que leur dénonciation ne serait pas reconnue par les autorités. Les rares somaliennes qui ont signalé leurs tentatives de viol n’ont reçu aucune aide de la police et elles ont même été humiliées. Prenons l’exemple de Maryam qui a subi un viol collectif dans son camp. Après avoir été violée, celle-ci est allée dénoncer son agression aux autorités qui l’ont rabaissée pendant qu’elle était blessée et qu’elle perdait beaucoup de sang. Ils lui ont demandé de laver l’endroit où qu’elle eût saigné, avant de partir. Après que la police lui ait lancé une brosse, Maryam a nettoyé le sol et elle est partie (Amnesty, 2013). Cet exemple vient affirmer que les autorités n’ont aucunement de pitié pour les femmes et qu’elles sont traitées comme des esclaves. Les Somaliennes subissent constamment de doubles victimisations ; «tout d’abord le viol ou l’agression sexuelle elle-même, puis l’incapacité des autorités à rendre une justice effective ou à fournir une assistance médicale et sociale» (Amnesty, 2013). En raison de la corruption des autorités, les hommes ne s’empêchent pas d’effectuer ce genre d’actions, car elles sont maintenant banalisées et non punies. Les agresseurs savent qu’ils ne se feront pas réprimander à cause de leurs gestes. De ce fait, une Somalienne s’est fait dire par des hommes qui ont commis son viol collectif «Tu peux aller raconter que c’est nous qui avons fait ça, nous ne craignons rien» (Amnesty, 2013).

Par ailleurs, Human Rights Watch a interrogé une femme afin de savoir pourquoi elle n’avait pas dénoncé son agression et elle a répondu : «Le viol est fréquent en Somalie. Ici, le viol est normal» (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). Ces paroles prouvent que le viol est banalisé par les Somaliennes et que l’État n’y accorde aucune importance.

Créant ainsi un phénomène récurrent, le gouvernement islamique de la Somalie devrait agir afin d’atténuer et de finir par abolir les violences que les femmes subissent. Certaines réformes et programmes d’aides pourraient être mis en place pour aider celle-ci. De plus, les Somaliennes ont besoin de programme qui pourrait les aider à réintégrer la vie en société (programme social, économique, etc.) (Somalie : Les femmes ne devraient plus vivre dans la crainte permanente d’être violées, 2014). En espérant que l’État prendra la situation au sérieux et que des modifications seront effectuées en faveur des femmes.

La Chine 

Étant le pays le plus peuplé au monde, la Chine contient 1 377 064 000 habitants, ce qui représente 20,2% de la population mondiale (UNICEF, 2012). La capitale du pays, Pékin, renferme 19 000 000 personnes. Ce pays est fortement dirigé par le parti communiste chinois qui refuse l’instauration de toute classe sociale. Parlant majoritairement mandarin, les chinois ont une espérance de vie qui s’élève à 75,2 ans (UNICEF, 2012). Le bouddhisme est la religion prédominante dans ce pays.

La Chine est en constante évolution en ce qui a trait à la condition de la femme. Vers les années 1990, la situation de celle-ci est déplorable. Ayant un taux d’alphabétisation de 99,6%, les femmes sont bien éduquées et possèdent le droit de vote depuis 1949 (UNICEF, 2012). Par contre, l’éducation des femmes vivant en campagne est beaucoup plus faible. En effet, en ce qui concerne leurs situations dans la société, les femmes vivaient de constantes inégalités par rapport aux hommes. Plus présente en campagne, ces inégalités touchent autant l’éducation, le travail et la vie politique.

En matière économique, la Chinoise a un salaire inférieur à celui de l’homme et doit travailler des heures supplémentaires obligatoires. Elles ne sont donc aucunement indépendantes financièrement parce que son rôle est de s’occuper de la famille et de se soumettre à son mari. De plus, la femme est privée de plusieurs droits et est exclue de la vie politique. Subissant un mariage arrangé, le choix de son mari ne lui appartient pas. Elle doit se conformer aux règles de sa belle-famille et la femme doit obéir à son mari (Position égale dans la vie matrimoniale et familiale, 2014). C’est différentes injustices n’englobent pas tout ce que les femmes chinoises vivent. Elles sont aussi soumises à plusieurs formes de violence (Bouge ta planète, 2014).

En premier lieu, la discrimination envers les jeunes filles est très présente en Chine. En effet, « une jeune chinoise n’a pas la même valeur qu’un garçon, lequel va bénéficier d’avantages ou de préférences particulières» (Ballouhey, 2010). Cette croyance vient donc augmenter le niveau de décès des filles en bas âge. L’avortement sélectif, qui peut être effectué grâce à l’échographie, est interdit. Beaucoup d’hommes médecins l’acceptent, car ils sont corrompues et compatissent avec l’homme de la famille en question (Ballouhey, 2010). Alors, «quelque cinq cent mille filles seraient éliminées chaque année» (Position égale dans la vie matrimoniale et familiale, 2014). Les jeunes chinoises représentent une charge pour la famille, car celle-ci préfère avoir un hérité du nom de la famille. Donc, les jeunes chinoises, qui ne sont pas tuées, sont, la plupart du temps, abandonnées. N’ayant plus d’endroit où résider et n’ayant aucune ressource, «des milliers d’enfants tombent dans les mains de trafiquants» (UNICEF, 2012). Certaines d’entre elles entretiennent le réseau de prostitution et sont victimes de maltraitance. En Chine, il y a trois grandes formes de prostitution pratiquées. Premièrement, celle de la seconde épouse, qui se fait tout payer par l’homme qu’elle doit accompagner partout en comblant ses besoins sexuels. Deuxièmement, il y a celles qui font partie du service spécial et qui offre leurs services dans les salons de coiffures, de massages, de thé, etc. Finalement, il y a les professionnelles qui elles, ont pour mission de divertir les hommes dans les karaokés, dans les hôtels, etc. (Marketing Chine, 2009). Elles boivent et dansent avec eux sans nécessairement se prostituer. De plus, la loi de l’enfant unique, émise en 1979, prétend que la plupart des familles ne sont pas autorisées à avoir plus qu’un enfant (Bouge ta planète, 2014). Étant restreinte et préférant avoir un jeune garçon, l’annonce de la naissance d’une fille à la famille provoque souvent un avortement ou un abandon. Bref, étant donné la valeur inférieure de la femme en Chine, la société chinoise se masculinise vigoureusement depuis plusieurs années. Ainsi, on compterait «cent-vingt-deux hommes pour cent femmes» (Ballouhey, 2010). Ce rapport vient donc confirmer que la population chinoise contient plus d’hommes que de femmes.

En deuxième lieu, la forme de violence la plus répandue en Chine est la violence conjugale. Le pays ne possède aucune loi pour la définir, ce qui n’apporte aucun empêchement pour l’homme de battre sa femme, car, il sait qu’il ne se fera pas accuser et qu’il peut mentir (Quillet, 2014). Les hommes et les femmes ont une vision banalisée de cette forme de violence. Elle affecterait «un quart des familles» (Quillet, 2014) même après l’obtention de la loi sur le mariage qui interdit nettement la violence conjugale(2001). Les autorités banalisent cette forme de violence et n’interviennent pas dans ses situations. En effet, «celles qui osent se plaindre sont renvoyés de bureau de police en comité de quartier et à la Fédération des femmes» (Quillet, 2014). Cette affirmation prouve que la violence conjugale n’est aucunement prise au sérieux dans ce pays. Toutes les raisons sont valables pour l’homme qui bat sa femme. Les femmes doivent se comporter de manière exemplaire et effectuer leurs tâches correctement sinon, un enfer les attend. Les Chinoises vivent constamment dans la terreur face à leur mari. En effet, «la moitié des plaintes déposées dans les postes de polices de quartier concernent des problèmes de violences conjugales» (Ballouhey, 2010). N’ayant pas de ressources suffisantes pour quitter leurs maris, les chinoises sont prises au piège.

Finalement, même si la situation actuelle de la femme s’est améliorée en matière générale, la condition des femmes en campagne n’a pas vraiment progressé. Les femmes se rassemblent de plus en plus afin de lutter pour leur cause. De plus, un projet de loi a été émis en 2014 «Ce projet de loi, publié en novembre 2014 par le Bureau des Affaires législatives du Conseil des Affaires d’Etat, autorise les organisations sociales et les individus à dissuader, interdire et signaler les abus physiques et psychologiques commis par la famille de la victime.»(La chine élabore son premier projet de loi sur la violence familiale). Les policiers se doivent de signaler les plaintes de violences immédiatement après les avoir reçues. En plus, des améliorations ont été constatées en ce qui concerne le taux de mortalité infantile. Il est passé de 42%, en 1990, à 12% en 2012. Donc, les femmes sont moins discriminées et sont plus acceptées. Mais, les nombreux changements drastiques que l’État a apportés afin d’améliorer la condition des femmes ne font pas le bonheur de tous. Les hommes qui ont toujours possédé cette mentalité se révoltent contre leurs femmes et les cas de violences conjugales sont à la hausse (Greenetvert, 2011). Bref, la situation des femmes en Chine s’améliore de plus en plus à cause que l’État a commencé à intervenir afin de réduire l’écart entre l’homme et la femme. Cette progression apporte une lueur aux femmes quant à leur situation actuelle.