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Les types de violence envers les femmes

Les types de violence

La violence se repose sur une notion centrale qui est le contrôle. La violence amène à exercé un pouvoir sur une autre personne. Cette domination entre les sexes résulte des sociétés patriarcaux et de l’inégalité des femmes dans la société. N’aidant pas la cause, on remarque une tolérance sociale ou une vision que la violence est privé et qu’on ne doit pas intervenir. De plus, on remarque que 70% des personnes violentes ont subi de la violence durant l’enfance, ils deviennent donc pris dans un cercle vicieux. La violence va plus loin que des blessures ou des coups, en effet, il existe cinq types de violence envers les femmes. Les coups et blessures mentionnés plus haut sont l’exemple de violence physique. Il existe aussi la violence verbale qui se résume à des insultes ou à empêcher la femme de s’exprimer. Lorsqu’une femme est dénigrée et ridiculisée devant d’autres personnes, elle est victime de violence psychologique tandis que lorsqu’elle est forcée à des actes sexuels sans son consentement, elle est victime de violence sexuelle.  Un dernier type de violence est d’ordre économique, celle-ci sera contrôlée au niveau de ses dépenses et ne pourra pas atteindre de l’autonomie financière.(note de cours sociologie,2013)

«Le cycle de la violence», [Les violences conjugales], sur le site eolia forse , [En ligne], http://www.eoliaforse.fr/ViolencesConjugales/le_cycle_de_la_violence_conjugale_et_ses_consquences.html (Page consultée le 20 avril 2015

Condition des femmes: Thaïlande, Inde et Mexique

Il sera question d’approfondir la problématique de la violence envers les femmes à travers trois pays ayant chacun des situations de violences différentes. Les pays analysés seront la Thaïlande, l’Inde et le Mexique. Les thèmes primordiaux abordés seront la prostitution en Thaïlande, le poids des traditions touchant les femmes indiennes en milieux ruraux et le féminicide en Inde.

Thaïlande

La femme thaïlandaise dans l’éducation et le milieu du travail

La Thaïlande est bien placée en ce qui concerne l’intégration des femmes dans le marché ainsi que l’égalité des revenus hommes/femmes. Selon le rapport Grant Thornton International Business 2014, la Thaïlande fait partie du top 10 mondiale avec 38% de femmes occupant des postes à haute responsabilité dans les entreprises. On remarque une progression de 2% comparativement à l’année 2013. Cette amélioration de la position de la femme dans l’économie thaïlandaise donne lieu à une augmentation du nombre de femmes sur le marché de l’emploi. En 2013, elles représentaient 43,5% de personnes actives, soit 2.5% de plus qu’en 2012. «La modernisation du pays a aussi permis une migration des femmes des métiers traditionnels de l’agriculture vers les métiers des services ou encore de l’industrie. En 1980, 75% des femmes actives travaillaient dans le secteur agricole, 30 ans plus tard ce secteur n’emploie plus que 40% d’entre elles» (Cuzin, Les femmes à la tête de l’économie thaïlandaise). Quelques statistiques nous démontrent qu’au niveau de l’éducation, les femmes suivent de très près les hommes. En effet, le taux d’alphabétisation des jeunes (15- 24 ans) en pourcentage de 2008 à 2012 était de 98.2% pour les hommes et de 97.9% pour les femmes. On remarque même une dominance des femmes par rapport à la participation à l’école secondaire, qui obtiennent un taux net de scolarisation de 2008 à 2012 de 83,1%, soit d’un taux plus élevé de 6,5% que les hommes (Unicef, Thaïlande statistiques).

La discrimination de la femme thaïlandaise dans le monde du travail

La discrimination de la femme thaïlandaise dans le monde du travail reste une problématique importante. Cependant, face à ce problème, la directrice régionale de la Thaïlande et du Vietnam pour ADECCO nous donne l’exemple suivant : « Prenons l’exemple d’un homme et d’une femme en compétition pour un poste de direction. S’ils ont tous deux des qualifications similaires, l’homme est favori. Mais si la femme est plus qualifiée et prouve qu’elle peut travailler dans n’importe quelles conditions, alors elle peut aussi avoir le poste » (Cuzin, Les femmes à la tête de l’économie thaïlandaise). C’est donc un point à surveiller avec grand sérieux pour parvenir à un état où les femmes ne seront pas victimes de discrimination au travail.

Cependant, on retrouve une forte disparité ville/ campagne. Il ne faut pas oublier que 60% du pays vivent en zone rurale. Les femmes habitant en campagne sont prises dans des taches plus «traditionnelles» dont s’occuper des enfants, rester au foyer, s’occuper des repas. Il y a alors une forte disparité entre le revenu des personnes vivant en milieu urbains et ceux vivant en milieu ruraux (Cuzin, Les femmes à la tête de l’économie thaïlandaise). Pour venir en aide à cette situation, «l’Initiative d’affaires thaïlandaise dans le développement rural» (TBIRD) a été lancée en 1988. Ce programme avait pour but en autre, de rendre l’accès à l’éducation et à la formation possible aux villageois et ainsi favorisé l’économie du pays. Cette initiative a mérité un certificat pour son succès dans la lutte contre la pauvreté rurale, attribué par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (The Thai Business Initiative in Rural Development (TBIRD)).

L’industrie du sexe en Thaïlande

L’industrie du sexe prend une grande place dans l’économe nationale du pays. La situation de crise économie dans le pays ainsi que le haut taux de chômage attirent les femmes dans l’industrie du sexe. En ce sens, selon Mme Lin Lim, sous la direction d’un rapport sur la prostitution en Thaïlande, crois que : «si les choses se passent comme lors de la récession du milieu des années quatre-vingt, il y a fort à parier que, lorsqu’elles perdront leur emploi dans le secteur manufacturier et le secteur tertiaire, les femmes dont le revenu est indispensable à la famille, seront contraintes de chercher du travail dans l’industrie du sexe» (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est). On compte dans l’année 2000, 9 millions de tourismes ayant visité la Thaïlande dont 65 à 70% sont des hommes. Le trafic sexuel rapporte beaucoup au pays surtout à Bangkok où les touristes occidentaux et nationaux viennent profiter de l’accès facile à la femme thaïlandaise (Franck, Le tourisme sexuel en Thaïlande). En effet, on estime que la prostitution au pays avait rapporté un revenu annuel de 22,5 à 27 milliards de dollars entre 1993 à 1995. «Les femmes qui se prostituent dans les centres urbains rapatrient chaque année près de 300 millions de dollars des États-Unis dans les zones rurales, soit un montant bien souvent supérieur aux budgets des programmes de développement financés par le gouvernement» (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est). On retrouve même dans une brochure officielle du pays des propos vendant la femme thaïlandaise : « Les femmes thaïlandaises sont reconnues pour leur grâce, leur gentillesse, leur politesse et leur nature attentionnée. Elles sont aussi des mères affectueuses et des femmes au foyer méticuleuses qui font d’elles de parfaites compagnes de vie » (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est). Ceci donne alors l’image au occidentaux que les Thaïlandaises sont synonyme de fantasme et qu’elle est facile à dominer. Ces hommes sont donc intéressés aux prostituées thaïlandaise qui sont jeunes et qui viennent des régions rurales défavorisées. On retrouve plusieurs prostituées âgées ente 12 à 18 ans et « plus de 200 000 enfants seraient aujourd’hui exploités dans l’industrie du sexe en Thaïlande» (Franck, Le tourisme sexuel en Thaïlande). Ceux-ci sont, en autre, confrontés à une maladie transmise sexuellement, le sida. En effet, on compte en 2012, 200 milliers de femmes thaïlandaises vivant avec le SIDA (Unicef, Thaïlande statistiques). Sans compter la violence dont les femmes et enfants sont victimes dans l’industrie du sexe (Franck, Le tourisme sexuel en Thaïlande). En effet, plus d’un tiers rapportent avoir été victime de violence ou d’harcèlement (Essor de l’industrie du sexe en Asie du Sud-Est).

Inde
Le poids des traditions sur les femmes indiennes

L’Inde est considérée comme étant le quatrième endroit le plus dangereux pour les femmes. En effet, le sort de celle-ci est atroce; elles sont confrontées à des viols, à la violence conjugale et domestique, aux infanticides des filles, aux avortements sélectifs, aux mariages forcés de fillettes, aux meurtres et au harcèlement (Philippon, Inde : à chaque heure, une femme meurt en raison de sa dot). Ces problématiques sont en autres causés par le poids des traditions indiennes qui pèse lourd pour les femmes vivant en milieu rural.

L’Inde est avant tout une société patriarcale, où le père détient tout pouvoir et autorité parentale. La femme indienne sera formée dès ses premières années de vie à devenir une mère et une bonne épouse. Elle s’occupera alors des tâches ménagères de ses enfants et de ses frères. Pour ce qui est de l’éducation des jeunes filles, celles-ci ont un taux de fréquentation à l’école primaire de 81% (2012). Une seconde statistique nous démontre que les femmes sont en retard par rapport aux hommes, avec un taux d’alphabétisation des jeunes (15-24 ans) de 74 % contre 88% pour les hommes (2008) (Unicef, Inde Statistique). Pour les parents, il sera question de marier leur fille le plus tôt possible. En effet, même si le mariage de jeunes filles est interdit avant 18 ans (La femme en Inde), l’Inde a un pourcentage de mariage d’enfants, marié à 15 ans de 2002 à 2012 de 18,2%. (Unicef, Inde Statistique). De plus, on constate que 95% des mariages sont arrangés. Lors du mariage, pour procurer un meilleur statut à leur fille dans sa nouvelle famille, les parents doivent leur accorder une dot qui se traduit par la donation de biens divers comme des bijoux ou un scooter. Cette dot se doit aussi de compenser le fardeau économique de la jeune fille puisque la belle-famille doit payer sa nourriture, son logement, etc (Sabo, INDE La lutte des femmes contre la violence domestique). Cependant, lorsque la dot est évaluée insuffisante par la belle-famille, on assiste à un dénouement fatal pour la mariée. En effet, même s’«il est interdit par la loi depuis 1961 de tuer les femmes parce que leur dot est insuffisante pour un mariage, pourtant, ce sont plus de 8000 femmes qui meurent encore chaque année pour cette raison» (Philippon, Inde : à chaque heure, une femme meurt en raison de sa dot). En ce sens, selon un rapport paru dans le National crime Records Bureau, reposant sur la violence envers les femmes en Inde, une femme meurt à chaque heure à cause d’un conflit familial (Philippon, Inde : à chaque heure, une femme meurt en raison de sa dot)
Le problème de l’avortement sélectif en Inde
Suite à ce mariage qui est majoritairement forcé, la jeune femme quittera le milieu familial pour aller vivre chez la famille de son nouveau mari. Ces femmes vivent cette situation difficilement, car la plupart du temps elle ne connaît guère son mari et elle doit aussi maintenant vivre sous les ordres et l’autorité de sa nouvelle belle-mère. Ce qu’on attend d’elle, c’est qu’elle donne naissance à un garçon, car on veut continuer la lignée de la famille et on désire aussi un garçon, car « les parents peuvent compter sur leur fils pour subvenir à leurs besoins durant leurs vieux jours » (Sabo, INDE La lutte des femmes contre la violence domestique), contrairement aux filles qui doivent quitter la maison familiale suite au mariage. Ce désir de vouloir donner naissance à un garçon mène à un grave problème présent en Inde : l’avortement sélectif des fœtus féminins. En effet, on compte en 20 ans un minimum de 10 millions de femmes enceintes de fille s’étant fait avorter. Cette pratique est définitivement courante en Inde. En 2006, suite à une dénonciation, l’autorité à trouver deux bassins remplie de 160 fœtus féminins (Marceau et Paquin, la fin des filles). En ce sens, les démographes estiment en général qu’il manque 36 millions de femmes en Inde, si on ajoute aux foeticides les infanticides, les cas fatals de maltraitance. Donner naissance à une fille est d’autant plus difficile physiologiquement pour les femmes puisque celle-ci ne sera pas reconnue et appréciée par la société indienne. Personne ne fête l’arrivée d’une petite fille, même qu’à l’hôpital, les infirmières quittent la salle sans rien dire lorsqu’une femme accouche d’une fillette (Marceau et Paquin, la fin des filles).

«Pyramide des âges, Inde, 2005», sur le site La presse , [En ligne],http://blogues.lapresse.ca/lapresseaffaires/cousineau/2010/02/22/travailler-jusqua-80-ans-la-suite/ (Page consultée le 20 avril 2015)

 

Mexique
Au niveau de l’éducation, les femmes mexicaines sont bien placées. En effet, quelques statistiques nous démontrent que les jeunes femmes mexicaines (15-24 ans) ont un haut taux d’alphabétisation de 98.5%, soit 0,1% de plus que les jeunes hommes (2008-1012). Les filles ont aussi un taux de fréquentation à l’école primaire de 96% et 74% d’entre elles iront ensuite à l’école secondaire (2008-2012) (Unicef, Mexique Statistique). On remarque cependant que le Mexique est un pays comprenant plusieurs problèmes d’inégalités touchant particulièrement les femmes. En outre, l’inégalité homme/femme est visible au niveau de la pauvreté puisque pour 100 hommes vivant dans la pauvreté, on comptait 115 femmes (Mercier, Mexique : un pas devant, deux pas derrière).
Le féminicide des Mexicaines
Les femmes vivant au Mexique sont prises avec un problème majeur : le féminicide. Ce terme est utilisé pour signaler tout meurtres et conduites violentes envers les femmes commises en raison de leur féminité. Selon Marta Lucía Micher, présidente de la commission sur l’égalité des sexes à la chambre, «Au Mexique, les femmes sont assassinées tout simplement parce qu’elles sont des femmes» (Steels,2014). Ceci dit, on dépiste dans la capitale du Mexique, Mexico, plus de 2000 femmes décédées depuis 2005 à cause de ces crimes sexistes. Une des principales causes de ces crimes est l’impunité face à ces assassinats. Il y a très peu, même point, d’enquêtes faites face à ces meurtres et lorsqu’un cas se retrouve en justice, il n’y a pas de sentence pour le coupable (Steels, 2014). En effet, «Dans cette région de 15 millions d’habitants, seul un meurtrier de femme sur dix atterrit en prison» (Steels, 2014). Cette impunité mène à croire qu’il est normal de tuer des femmes et atténue les conséquences de l’acte mortel.

On retrouve également le cas de ciudad juarez au Mexique qui est considéré comme la capitale mondial du crime. Les femmes vivant dans cette ville travaillent majoritairement dans des maquiladoras qui sont des usines d’assemblage où l’on retrouve des conditions de travail et un salaire atroce (Barbiei, Fémicide au Mexiqe). Le chômage, la pauvreté et les inégalités font de la ville un endroit «fertile pour le trafic de drogue, la prostitution, la contrebande et la corruption» (Barbiei, Fémicide au Mexiqe). Cette ville est devenue le lieu d’affrontements des cartels de drogues qui donne lieu à une série de meurtre contre les femmes depuis les années 1990. On estime qu’une jeune fille disparait par semaine et que depuis 1993, on compte un millier de femmes disparue ou morte. Ces femmes avant d’être retrouvé mortes sont victimes de tortures et d’agressions sexuelles. Il y a malheureusement peu de conséquence pour les meurtriers, en effet, puisque le système judiciaire baigne dans la corruption, « la police, les procureurs, les juges et les hommes politiques sont liés, de près ou de loin, à la mafia locale» (Barbiei, Fémicide au Mexiqe). Les crimes ne sont donc pas punis.

En conclusion, suite à l’analyse de la condition de la femme dans différents pays dont la Thaïlande, l’Inde et le Mexique, nous sommes en mesure de constater que celle-ci n’est pas idéale. La prostitution en Thaïlande, le poids des traditions touchant les femmes indiennes en milieux ruraux et le féminicide en Inde nous démontre qu’il y a encore beaucoup de progrès à faire. Pour améliorer cette situation, il est primordiale de facilité l’accès à l’éducation pour les femmes de tous pays.